Retraite : quel avenir pour nos ainés ?

Les chiffres de l’INSEE sont indéniables… En 2050, nos ainés de 85 ans et plus seront 4,2 millions contre 1,1 million aujourd’hui (INSEE - Bilan démographique 2008).

Ces chiffres nous confrontent aux vrais enjeux de demain… Comment permettre à nos ainés de s’assurer une fin de vie en toute dignité ?Outre, le problème du financement des régimes de retraite et de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), se pose le problème de l’hébergement des personnes âgées dépendantes.La dépendance est souvent caractérisée par la conjonction de problèmes d’ordres physiques et psychiques qui rendent impossible la vie chez soi sans le soutien de la famille proche ou de services sociaux adaptés.Le souhait de poursuivre sa vie à domicile le plus longtemps possible est très marqué chez les personnes âgées. En effet, seule une personne sur dix, quel que soit son niveau de dépendance, souhaite entrer dans une maison de retraite.Cependant, les conditions nécessaires au maintien à domicile sont souvent très contraignantes ; taille du logement, qualité des soins apportés, écoute, disponibilité….En effet, chez les personnes dépendantes qui vivent à domicile, la famille ou les amis sont toujours fortement impliqués. On ne peut que souligner l’investissement exceptionnel de l’entourage dans ce domaine, mais aussi s’interroger sur ses limites.Ce temps consacré à la personne âgée entraîne un arbitrage indéniable entre temps de loisirs, temps professionnel et temps personnel.Souvent le vécu de l’entourage face à de nouvelles responsabilités, aux craintes et aux attentes de l’aîné « soigné » provoque un stress et des tensions familiales préoccupantes.Cependant, il existe beaucoup de solutions pour accompagner nos aînés à vieillir sereinement. Mais, c’est une méconnaissance des circuits del’aide sociale destinée aux 3ème et 4ème âge, qui peuvent aggraver des situations. Le problème est d’autant plus inquiétant que l’entourage est seul auprès de la personne âgée (plus d’un tiers des personnes GIR1-3 sont aidées uniquement par leur entourage) et qu’il n’est pas nécessairement formé aux bonnes pratiques de prise en charge tant physique que psychique d’un dépendant.Aux vues des perspectives démographiques, il est légitime de penser, que ces problèmes prendront de plus en plus d’importance dans l’avenir…On peut alors se demander s’il ne faudrait pas développer des fonctions de formation pour les familles, des lieux d’accueil de jours plus nombreux et des établissements médico-sociaux spécialisés en nombres suffisants…Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

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