SYNDICATS : L’ALTERNATIVE (1ère partie)

Bonjour à toutes et tous. Amicalement vôtre. Bien fraternellement. Pdj du mercredi 10 février 21, livré à 15 : 15

Depuis la mise en place de Macron à la tête de l’État, les dirigeants nationaux de la CGT et FO négocient leur place et leur rôle avec le pouvoir. Ils n’incarnent plus un syndicalisme d’accompagnement ou de compromis social mais un syndicalisme asservi à l’État, [1] un syndicalisme « intégré ».

 

Les bases CGT se dressent à des degrés divers contre cet état des choses.

 

La direction centrale de la CGT est en crise ouverte, dans les combles du 363 rue de Paris, à Montreuil – sous – bois,

parlons – en.

 

A la suite de la Chute du mur honni de Berlin et du démantèlement de l’URSS, la Confédération CGT a quitté la FSM « stalinienne ».

Ensuite, la confédé a rejoint la CES et la CSI, ce qui lui évitait, en haut lieu d’intervenir au sein de la FSM pour qu’elle continue selon le principe de la démocratie dans les syndicats et la démocratie ouvrière de masse. (voir « Siglographie » en ANNEXE à ce dossier rouge.)

 

 

Que penser de la Confédération syndicale internationale ?

Bien sûr, nous ne mettons pas un signe égal entre la CSI et la CES, en ce moment.

La CSI porte la marque de la radicalisation de l’ AFL – CIO des USA.

Mais, sur le fond, l’intention est la même et Biden va se préoccuper d’aligner la CSI sur la CES.

Va-t-il y parvenir ?

Rien n’est sûr en période sismique.

Il n’empêche que la CSI revendique son allégeance à l’ONU :

« La Confédération exprime son soutien indéfectible aux principes et au rôle des Nations unies, et à sa légitimité et son autorité uniques qui constituent une garantie réelle de paix, de sécurité et de développement, appelant le respect et l’adhésion de la communauté internationale toute entière.  (STATUTS, page 2). [2])

L’ONU, pensons-nous, tend à être le paravent du gendarme du monde qu’est l’ Oncle Sam.

 affiche 1917/1918

La Confédération Européenne des Syndicats, contre la coopération syndicale continentale

 

Au dessus des confédérations syndicales des diverses nations enchaînées à l’Union Européenne s’est formée au droit du Traité de Maastricht de 1992 une structure « Supra- syndicale » maastrichienne : la C.E.S.

 Objectif : l’harmonisation sociale telle que les eurocrates de Bruxelles l’envisagent.

Le nouveau président de la CES se nomme Laurent Berger, un casuiste qui préfère les papes à la foi.

Les sujets de la Religion orthodoxe et de l’Église évangélique arménienne n’ont qu’a bien se tenir ! Ils sont trop à l’Est…

L’ Officine qu’est la CES est dressée contre la coopération syndicale européenne CONTINENTALE, jamais citconscrite aux frontières de l’ UE.

 

La CGT fragmentée

 

Si notre mémoire est bonne, c’est en 1996 que la CGT a été affiliée à la CES. Bernard Thibault était en passe de devenir le « Général » de la confédération.

Thibault allait s’appuyer sur les « rénovateurs », tels Philippe Herzog qui a inventé le concept de « conflictualité positive », c’est-à-dire « le syndicalisme de proposition » au nom duquel les chefs du « 363 » de Montreuil s’acoquinnent avec Macron.

En fait, il y a une question de gros sous dans ce micmac moche. [3]

Des suites de l’implosion de l’URSS, les subventions russes étaient coupées. « Dommage ! »

Du coup, les chefs de la « Conf » se sont fait graisser la patte par les organismes liés à l’ État …

 

  

[2] https://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/CONSTITUTION_STANDING_ORDERS_-_Vienna_FR.pdf

 [3] D’après Léo Malet : Micmac moche au Boul'Mich' \ Voir : Nestor Burma

 

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