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Billet de blog 18 oct. 2021

²egj²-Les Etats généraux de la Justice doivent se traduire par des Actes!

Si l'article 40 du CPP était appliqué par ''Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit, combien d'hommes/femmes politiques seraient encore en liberté ou seraient inéligibles? Combien pourraient prétendre se présenter à l'élection présidentielle 2022?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

             *PRÉSIDENTIELLE 2022*

   

Tout Ministre doit être en mesure d'appliquer l'Art 40 du CPP. ÉDITER

* *Si l'article 40 du CPP était appliqué par ''Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit, combien d'hommes/femmes politiques seraient encore en liberté ou seraient inéligibles? Combien pourraient prétendre se présenter à l'élection présidentielle 2022?

* *ÊRE UN HOMME D'ÉTAT NE S'IMPROVISE PAS! LE CYNISME RÉGALIEN POUR GOUVERNER LA FRANCE DEVRAIT AVOIR DES LIMITES! OÙ SONT ELLES?

L'intégrité morale, financière et fiscales sont les qualités premières fondamentales qui s'imposent.

                  LE FIL DU BLOG

          ET LE CHOC DES VÉRITÉS

      PAR LA CULTURE DE L'ESPRIT.

                    Bonjour La France, Françaises, Français.

                              Mise à jour au 19.10.2021

             *AFIN QUE NUL N'IGNORE ET N'OUBLIE*

Lettre ouverte adressée à  Monsieur Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, et à tous les Français.

Bonjour Monsieur le Ministre,

cc: M. Emmanuel Macron, Président de la République.

*C'EST  UN RÉDEMPTEUR  AVEC  L'ÉCONOMIE  NATIONALE  MARCHANDE,  SOCIALE  ET  SOCIÉTALE  QU'IL  FAUT  À  LA  FRANCE.

 ÉDITER

      

La PENSEE DU JOUR et de ceux à venir: "Il y a deux manières de conquérir & asservir une nation. L'une est par l'épée. L'autre est par la dette". (John Adams, 1735-1826, deuxième président des Etats Unis).

  

La dette de la France était de 2 250 910 000 000 € au 10.11.2017, chiffres en cours de progression constante de 2 665 € par seconde. La BCE, planche à billets des banques, enrichit les Riches!

Le 06 août 2017, le Pdt Emmanuel Macron m'a écrit: "Mais je sais déjà qui est corrompu. Peut-être pas tous les gens corrompus dans le système, mais j'en ai déjà un bon nombre. Je les surveille depuis de nombreuses années et je me suis plaint à plusieurs reprises mais on m'a dit que je ne peux pas le dire,/// je ne devrais pas y penser /// Personne ne me dit ce que je peux et ne pas dire...

Prenez garde à  "La Vérité économique des affaires fiscales et sociales sortant du puits": Cliquez sur le lien suivant:

** "La Vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l’humanité" de     

.

Tous les hommes et toutes les femmes politiques ont une sainte trouille de cette Vérité qui les dérange.

                                    ----------

Le sujet est brûlant. PLUS, MÊME,     

        IL EST EXPLOSIF!

Je vais vous le démontrer de manière magistrale incontestable en m'adressant directement à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République.

Bonjour Monsieur le Président.

Cet article a pour but de vons faire toucher du doigt tous les problèmes économiques qu'il vous daut redresser pour résoudre tous les autres problèmes. Cliquez sur le lien suivant: 

  • ²40²-Jouer "Franc jeu" avec la justice sera gage du succès régalien France 2030 ÉDITER

Après lecture, il vous restera, tout simplement, de passer aux actes pour retrouver la confiance perdue de la population et des 47 millions d'électeurs que vous allez appeler aux urnes pour élire le futur Président de la République 2022-2027 à l'occasion de l'élection présidentielle 2022.

Armand de Franceville, Nom de Plume, Alain Saiche, Nom Patronyme, 2 Avenue Casteroun, 40 20 St Vincent de Tyrosse. 

                              ----------

                                 Suite.

Emmanuel Macron lance à Poitiers les Etats généraux de la justice

Le président de la République, accompagné du garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, doit prononcer, lundi, un discours et échanger avec des professionnels, des forces de l’ordre, des étudiants et des citoyens de la Vienne.

Le Monde avec AFP

Publié aujourd’hui à 10h59

Emmanuel Macron et Eric Dupond-Moretti, au palais des congrès de Poitiers, lundi 18 octobre STEPHANE MAHE / AFP

Cela doit être une « remise à plat totale » de la justice en France, promet l’Elysée. En pleine polémique sur la lenteur de la machine judiciaire, Emmanuel Macron lance lundi 18 octobre des Etats généraux de la justice, qui devront élaborer des propositions pour « remettre à plat » le système pour 2022 et au-delà ; un legs pour le prochain quinquennat. A Poitiers, le président de la République, accompagné du garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, prononcera un discours au palais des congrès et échangera avec des professionnels, des forces de l’ordre, des étudiants et des citoyens de la Vienne.

Ces Etats généraux réuniront pendant plusieurs mois, dans des groupes de travail, tout l’écosystème de la justice : juges, procureurs, greffiers, auxiliaires, avocats, mandataires huissiers, surveillants pénitentiaires… Ils vont travailler jusqu’à la mi-janvier pour structurer le débat et l’éclairer en fonction des éléments remontés de la phase de consultation, que ce soit à propos de la justice civile, la justice pénale, la justice économique et sociale, la justice pénitentiaire et de réinsertion, ou encore l’évolution des missions et des statuts.

Ils avaient été réclamés au début de juin par les deux plus hauts magistrats de France, Chantal Arens, première présidente de la Cour de cassation, et François Molins, le procureur général près la Cour de cassation, inquiets des « mises en cause systématiques de la justice », critiquée pour sa lenteur et accusée de laxisme par des syndicats de police et des responsables politiques.

Lire le premier épisode de notre série : Article réservé à nos abonnés Justice : le bilan contrasté du quinquennat Macron

Malaise des juges

La troisième phase, jusqu’à la fin de février 2022, consistera en la rédaction de la synthèse censée formaliser les propositions. Elle sera confiée à une commission indépendante présidée par Jean-Marc Sauvé. « La crédibilité de l’exercice permettra, quel que soit l’exécutif au pouvoir en 2022, de reprendre les propositions des Etats généraux, car elles ne proviendront pas de l’exécutif actuel », explique-t-on à l’Elysée. Aucune limite n’est donnée aux idées qui émergeront. « C’est une carte de blanche que souhaite donner le président de la République. » Mais il ne se privera pas de « réformer jusqu’à la dernière minute », si des propositions peuvent être mises en œuvre sans passer par la loi.

Reçus par le chef de l’Etat, ils avaient évoqué le malaise des juges et réclamé cet exercice. Un mal-être exacerbé à la suite d’une grande manifestation, le 19 mai, de dizaines de milliers de policiers devant l’Assemblée nationale, en présence notamment du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, et de nombreux élus Les Républicains et Rassemblement national, mais aussi de certaines figures de gauche, dont Anne Hidalgo et Yannick Jadot, candidats à l’élection présidentielle.

Aussi, le malaise des magistrats survient en pleine tension entre une partie de la magistrature et le garde des sceaux, mis en examen en juillet pour « prise illégale d’intérêts ». M. Dupont-Moretti est soupçonné d’avoir profité de sa fonction de ministre de la justice pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il a eu affaire à partir quand il était avocat, ce qu’il réfute.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés La justice civile en souffrance

« Du pur affichage »

Au sein des syndicats de magistrats, les Etats généraux sont vus avec circonspection. « C’est du pur affichage. On en attend beaucoup de mousse, beaucoup de communication politique, ce qui est pour nous fatiguant, voire assez méprisant », a réagi, lundi, Sarah Massoud, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (classé à gauche) sur RMC. Cécile Mamelin, la vice-présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), estime que « le timing n’est pas bon » et que cette consultation « arrive trop en fin de quinquennat pour être prise au sérieux »« Nous avons été tenus au courant de rien et on ne se fait pas trop d’illusions sur le résultat final », a-t-elle dit.

De leur côté, les deux hauts magistrats dénoncent une justice « sous-budgétée », très loin par exemple du niveau de l’Allemagne. En réponse, l’Elysée fait valoir une augmentation du nombre de magistrats depuis 2017 (650) et une hausse de 33 % du budget de la justice sur le quinquennat.

Ces Etats généraux, a promis la présidence, seront organisés en toute indépendance de l’exécutif. Les consultations qui auront lieu dans toute la France seront pilotées par une commission indépendante, présidée par le haut fonctionnaire Jean-Marc Sauvé, déjà à la tête de la commission d’enquête sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise.

Cette commission comprendra aussi les deux hauts magistrats ainsi que les présidents des commissions des lois de l’Assemblée et du Sénat, pour assurer une approche « transpartisane », a précisé l’Elysée. Elle formulera à la fin de février des propositions, qui seront remises à l’exécutif. La commission aura « carte blanche » pour « une remise à plat totale », promet l’Elysée. Il s’agit donc d’aller bien plus loin que l’actuelle « loi pour la confiance dans l’institution judiciaire », en cours d’examen au Parlement, dont une mesure phare est de pouvoir filmer les procès.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Etats généraux de la justice : le grand imbroglio de l’exécution des peines

Ossature de programme pour un éventuel deuxième mandat

Quant au sort des propositions qui émergeront, la présidence assure que « tout ce qui pourra relever du règlement sera porté le plus vite possible, avec pragmatisme. Le garde des sceaux sera chargé de manager cela jusqu’aux élections ». En revanche, puisque l’Assemblée aura terminé sa session – qui s’arrêtera à la fin de février, un mois et demi avant la présidentielle – tout ce qui relèvera de la loi, y compris ce qui nécessite un financement budgétaire, devra attendre le prochain quinquennat.

Ces propositions pourraient donc fournir à M. Macron une ossature de programme pour un éventuel deuxième mandat, même si l’Elysée se défend d’une telle intention. « Ce n’est pas le président qui a demandé ces Etats généraux pour se faire écrire son programme », insiste une conseillère. Ces propositions rejoindront celles que le président commence à égrener pour une échéance allant au-delà d’avril 2022, autant de potentielles briques d’un futur programme.

Comme le plan d’investissement France 2030, le projet de loi de programmation et d’orientation pour la sécurité intérieure de 2022, qui doit planifier sur cinq ans l’action en matière de sécurité. Ou encore l’expérimentation à Marseille des « écoles du futur », dont les directeurs pourraient choisir les enseignants.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Avec le plan France 2030, un Macron en campagne veut défendre « l’esprit de victoire et de conquête »

DIRECT. Etats généraux de la justice : suivez le discours d'ouverture d'Emmanuel Macron

Cette grande consultation doit réunir pendant plusieurs mois, dans des groupes de travail, tout l'écosystème de la justice.

Juliette CampionThomas BaïettoCharles-Edouard Ama KoffiFrance Télévisions

Mis à jour le 18/10/2021 | 15:46
publié le 18/10/2021 | 14:50

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Alors que la lenteur de la machine judiciaire est systématiquement pointée du doigt, Emmanuel Macron lance lundi 18 octobre à Poitiers (Vienne) des états généraux de la justice qui devront élaborer des propositions pour "remettre à plat" le système pour 2022 et au-delà, un legs pour le prochain quinquennat. Suivez notre direct.

 Une consultation demandée par les plus hauts magistrats. Début juin, les deux plus hauts magistrats de France, Chantal Arens, première présidente de la Cour de cassation, et François Molins, procureur général près la Cour de cassation, s'étaient dits inquiets des "mises en cause systématiques de la justice", critiquée pour sa lenteur et accusée de laxisme par des syndicats de police et des responsables politiques.

 Des groupes de travail. Ces états généraux réuniront pendant plusieurs mois, dans des groupes de travail, tout l'écosystème de la justice : juges, procureurs, greffiers, auxiliaires, avocats, mandataires huissiers, surveillants pénitentiaires... ainsi que des citoyens volontaires, selon l'Elysée.

 Des états généraux critiqués. L'organisation de cette consultation est jugée trop tardive par le monde judiciaire et les syndicats de magistrats. "Il n'y a pas, selon nous, de travail sérieux possible en période préélectorale", a estimé ce lundi sur franceinfo Cécile Mamelin, vice-présidente de l'USM. Emmanuel Macron aura en effet attendu la fin de son mandat pour prononcer un discours donnant sa vision de la justice, alors que pas moins de trois projets de loi, dont une loi de programmation sur cinq ans, ont été portés par ses gardes des Sceaux successifs.

LE LIVE

#JUSTICE "Nous avons deux objectifs : renouer le pacte civique entre la nation et la justice, le second, garantir l'efficacité du service public de la justice"

"Avec les deux principaux magistrats, nous avons partagé le même constat de perte de confiance dans la justice"

#JUSTICE Le président estime qu'il y a "urgence" à renouer le lien entre les Français et la justice. C'est l'une des raisons pour laquelle il a déclaré

"Nous n'avons pas attendu les états généraux pour agir"

#JUSTICE Le président commence par défendre son bilan en matière judiciaire.

#JUSTICE Un peu plus tôt dans la journée, un syndicat de magistrats avait estimé qu'il n'y avait "pas de travail sérieux possible en période préélectorale".

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Emmanuel Macronprésident de la République

"Pourquoi maintenant ? Premier élément de réponse, dans tous les domaines, nous devons agir jusqu'au dernier quart d'heure, tant qu'il y aura des progrès possibles, nous devons nous engager, nous le devons aux Françaises et aux Français".

#JUSTICE Le président répond aux critiques sur le calendrier de ces états généraux.

fermerfacebooktwittercopier le liefranceinfo

#JUSTICE Emmanuel Macron est à Poitiers, pour ouvrir les états généraux de la justice. Vous pouvez écouter son discours ici.

#POLOGNE Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki met en garde, dans une lettre adressée aux autres dirigeants européens, contre le risque pour l'UE de devenir un "organisme géré de manière centralisée par des institutions dépourvues de tout contrôle démocratique". Selon lui, il s'agit d'un "phénomène dangereux qui menace l'avenir de notre union", mais, a-t-il assuré, la Pologne restera un "membre loyal" de l'Union européenne. Il a aussi appelé les dirigeants européens à rester "ouverts au dialogue" sur une réforme de l'UE. Une déclaration qui intervient quelques jours après une décision de la justice polonaise qui remet en cause la primauté du droit européen.

• #ENERGIE Les prix du carburant continuent de grimper, de 2 centimes la semaine dernière. Le gazole, à 1,5583 euro en moyenne, est à son plus haut historique.

• #JUSTICE Emmanuel Macron lance à Poitiers des états généraux de la justice qui devront élaborer des propositions pour "remettre à plat" le système pour 2022 et au-delà. Ils réuniront pendant plusieurs mois tout l'écosystème de la justice : juges, procureurs, greffiers, auxiliaires, avocats... Dans cet article, on vous explique les critiques qui pèsent sur cette initiative.

Présidentielle 2022 :

Extrait de "les échos".

Emmanuel Macron occupe le terrain tous azimuts

Après une semaine intense de déplacements et de prises de parole sur des sujets très variés, le chef de l'Etat s'exprime ce lundi sur la justice depuis la Vienne. A six mois de l'élection présidentielle, une manière de saturer l'espace de cette précampagne, de tenter d'en imposer les thèmes dans un paysage politique incertain.

Emmanuel Macron multiplie les déplacements et les prises de parole comme ici à Marseille, où après sa venue en septembre, il est retourné le week-end dernier pour un suivi. (AFP)

Par Isabelle Ficek

Publié le 18 oct. 2021 à 7:00Mis à jour le 18 oct. 2021 à 10:04

Deux salles, deux ambiances. Ce lundi, Emmanuel Macron se rend dans la Vienne, à Poitiers, pour lancer, à six mois de l'élection présidentielle, les Etats généraux de la justice . Conçus comme une grande consultation qui s'adresse autant au monde judiciaire qu'à tous les Français, ces Etats généraux doivent aboutir à des propositions faites par une commission indépendante avec, dixit l'Elysée, une « idée de remise à plat pour restaurer la confiance en la justice ».

Le lieu de ce lancement n'est pas anodin, avec « la vraie volonté de le faire en province, une volonté d'ouverture », poursuit l'Elysée, et c'est aussi important pour un président sortant qui veut se présenter à nouveau devant les Français, « dans un département où le président ne s'est jamais déplacé depuis le début du quinquennat ».

Macron : le non-candidat n'est pas masqué

Autre décor, jeudi dernier, après une journée en Seine-Saint-Denis consacrée au sport et aux Jeux Olympiques de 2024 - avec au passage des crédits débloqués pour des équipements sportifs de proximité - , le chef de l'Etat chaussait les crampons pour un match de foot caritatif du Variétés Club de France.

Incertitudes sur l'adversaire de second tour

De quoi, sans doute, avec ces images, marquer davantage les esprits qu'avec un discours. De quoi, aussi, continuer, comme il le fait depuis la crise des « gilets jaunes », à arrondir son image dans l'opinion en travaillant sur l'empathie et la proximité.

Le chef de l'Etat n'a d'ailleurs pas esquivé, à l'occasion de ce déplacement, les questions sur d'autres sujets et, en l'occurence, sur la question très sensible de la flambée des prix des carburants, assurant qu'il y aurait des mesures de court terme pour « l'accompagnement des ménages » , afin de « ne laisser personne dans le désarroi ».

Certes, Emmanuel Macron n'est pas encore officiellement candidat à sa réélection en 2022, mais difficile de ne pas voir qu'il a des fourmis dans les jambes avec un agenda intense qui multiplie les déplacements, les prises de parole et tente, alors que le paysage politique est incertain et qu'il ne sait pas qui sera son adversaire au second tour, de saturer l'espace, de cocher toutes les cases et tous les publics, des policiers aux indépendants en passant par les agriculteurs , les amis des animaux , les Harkis , les pompiers…

Sans compter son agenda international, mais également le travail mémoriel qui s'intensifie, avec, là aussi, samedi, à l'occasion des soixante ans du massacre d'Algériens le 17 octobre 1961, la dénonciation par Emmanuel Macron, pour la première fois en ces termes par un président de la République, des « crimes inexcusables pour la République ». « Chacun ne voit que ce qui l'intéresse mais il n'y a que comme ça que l'on gagne une campagne », avance un conseiller de l'exécutif.

Passer du « on gouverne » à « on continue »

Saturer l'espace pour éviter de se laisser imposer par d'autres les thèmes de campagne, montrer, comme il l'a répété à de nombreuses reprises qu'il veut « agir jusqu'au dernier quart d'heure », mais aussi se projeter au-delà de 2022, c'est la stratégie poursuivie par le chef de l'Etat, avec l e plan d'investissement France 2030 , avec le plan pour Marseille ou encore les Etats généraux de la justice.

DOSSIER - Présidentielle 2022 : qui est candidat

DOSSIER - Présidentielle 2022 : dernières infos et décryptages

L'occasion toujours pour lui d'une part de défendre son bilan et d'autre part, de proposer d'aller plus loin. « On ne gagne pas sur un bilan, mais si tout le monde l'a oublié, c'est embêtant », relève une ministre alors qu'un sondage Elabe publié mercredi sur les Français et Emmanuel Macon montre qu'ils sont une majorité à estimer qu'il n'a pas transformé le pays en profondeur et « sur son bilan, rien ne ressort vraiment aujourd'hui comme un succès qu'il pourrait mettre en étendard », relève Bernard Sananès, président d'Elabe.

D'où, dans cette précampagne, l'impression donnée de mettre les bouchées doubles, pour valoriser le bilan et surtout convaincre pour la suite. « Ils cherchent à banaliser son entrée en campagne comme quelque chose de naturel, analyse le sondeur, en estompant la frontière entre''on gouverne'' et''on continue'' ».

Isabelle Ficek

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Protection sociale, retraites, RSA: Macron veut tout remettre à plat

Par Challenges le 13.06.2018 à 13h17 Lecture 6 min.

Le système de protection sociale français doit être repensé mais aucune économie ne sera faite sur le dos des plus fragiles, a promis jeudi Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron estime dans une vidéo diffusée mercredi que les aides sociales coûtent "trop de pognon" sans sortir "les gens de la pauvreté".

PHILIPPE WOJAZER

Emmanuel Macron a annoncé mercredi la présentation d'une loi sur les retraites "au début de l'année 2019" et qui devrait être "votée dans le premier semestre" de la même année. "Je veux que nous puissions maintenir notre système de retraite par répartition et la solidarité entre générations", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours au congrès de la Mutualité à Montpellier.

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Retraites: la réforme votée au "premier semestre 2019"

Emmanuel Macron a annoncé mercredi la présentation d'une loi sur les retraites "au début de l'année 2019" et qui devrait être "votée dans le premier semestre" de la même année. "Je veux que nous puissions maintenir notre système de retraite par répartition et la solidarité entre générations", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours au congrès de la Mutualité à Montpellier.

Plaidant pour un "solidarisme" qui va "avec la fin d'une société de statuts", le président de la République a annoncé "une loi (...) présentée au début de l'année 2019 et (qui) sera votée dans le premier semestre de l'année 2019". "Un temps de transition sera ensuite accordé", a-t-il précisé.

"La refonte de l'ensemble de notre système de retraite", conduira selon le président vers un "système (...) qui permettra qu'un euro cotisé donne le même montant de droit". "Que nous fassions progressivement converger l'ensemble des régimes existants qui s'étaient construits dans des différences aujourd'hui devenues inexplicables, c'est la clé pour rétablir (...) la justice du système", a déclaré M. Macron.

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"C'est la clé pour répondre à la défiance collective dans laquelle nous nous sommes installés et aussi pour répondre au défi du vieillissement", a-t-il ajouté. n"Nous avons choisi de ne pas faire une énième réforme budgétaire privilégiant le court terme", a-t-il justifié, appelant à "enfin remettre à plat l'édifice".

Depuis un an, le chef de l'Etat a peu précisé ses intentions, indiquant seulement vouloir "consolider" le système de retraite par répartition. Les Français sont d'ores et déjà invités à y réfléchir via une "large consultation citoyenne" lancée fin mai. "Un sujet d'une telle ampleur nécessite une large consultation citoyenne", avait alors estimé Jean-Paul Delevoye, Haut commissaire à la réforme des retraites. Des discussions ont également été entamées mi-avril avec les partenaires sociaux.

Protection sociale: "la solution n'est pas de dépenser toujours plus d'argent" 

En matière de protection sociale, "la solution n'est pas de dépenser toujours plus d'argent", a déclaré mercredi Emmanuel Macron qui appelé à "une justice sociale effective plutôt que des incantations", devant le congrès de la Mutualité.

Après avoir critiqué la veille le "pognon de dingue" mis dans les aides sociales sans résoudre la pauvreté, le chef de l'Etat a enfoncé le clou en estimant qu'il ne fallait pas se "contenter de la redistribution monétaire" et souhaité des solutions "plus efficaces que de l'argent mis sur la table".

"Nous vivons dans un pays où la promesse républicaine est souvent déçue car nous avons maintenu les droits formels qui souvent n'existent que sur le papier, c'est ça l'indignation française contemporaine. Pourtant nous consacrons toujours davantage de notre richesse à la protection sociale", a-t-il poursuivi.

"Vous me sifflerez à la fin si vous voulez, mais laissez moi terminer, d'autant que je ne vous aperçois pas", a lancé le président de la République sous quelques sifflets de son public, les acteurs de la mutualité réunis au Corum de Montpellier.

"Il ne faut pas considérer qu'il y aurait d'un côté ceux qui croient dans la transformation sociale et qui aligneraient les ligne de crédit et ceux qui n'y croient pas et qui seraient forcément pour réduire les dépenses. Mauvaise nouvelle: les dépenses sociales, vous les payez, nous les payons", a-t-il lancé, alors que plusieurs de ses ministres ont évoqué une réduction des aides sociales.

"Notre système est plus inégal qu'il y a 30 ans, plus déterministe, s'attaquer aux inégalités c'est s'attaquer à leurs racines, bousculer une société de statuts, vouloir réinventer".

"Ce que je veux pour ce quinquennat, c'est le combat d'une vie digne, ça ne veut pas dire promettre de rester là où on est né, là où on est tombé. Nous devons bâtir un Etat providence de la dignité et de l'émancipation" par une "révolution profonde qui redonne aux Français leurs droits".

Le RSA, exemple d'un système "trop complexe" et "peu humain"

Emmanuel Macron a pris mercredi l'exemple du RSA pour critiquer un système de lutte contre la pauvreté et l'exclusion "qui prévient mal, qui stigmatise encore et est trop complexe" et "peu humain".

"Nous avons créé un système qui s'est progressivement, pour ce qui est de l'État, déshumanisé. On a pensé que la réponse à l'exclusion et à la pauvreté, c'était de l'argent", a déclaré le chef de l'État devant le congrès de la Mutualité à Montpellier.

"Nous avons, ces dix dernières années, augmenté le RSA de 80% et nous avons baissé l'accompagnement de 40%, en termes de dépenses", a-t-il ajouté.

"Nous avons aujourd'hui 50% de celles et ceux qui sont au RSA qui, après quatre années, sont toujours au RSA", et "30% de femmes et d'hommes qui ne vont pas vers les prestations qui leurs sont promises, parce qu'elles sont trop complexes, ou stigmatisantes".

"Et donc nous avons un système qui prévient mal, qui stigmatise encore et est trop complexe, qui est peu humain et qui ne permet pas à celles et ceux qui tombent dans ces situations d'exclusion ou de pauvreté, de s'en sortir au plus vite et de retrouver toute leur place dans la société", a-t-il conclu.

Il faut avoir "plus de prévention, d'accompagnement", a ajouté le chef de l'État, qui doit annoncer en juillet une stratégie de lutte contre la pauvreté.

"Reste à charge zéro": Macron vante "une conquête sociale essentielle"

Le remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires et audioprothèses est "une conquête sociale essentielle", a déclaré Emmanuel Macron mercredi, en assurant qu'il n'y aura "pas de marché de dupes" sur les tarifs des complémentaires santé.

"Nombre de nos concitoyens doivent renoncer à se soigner" et sont ainsi "privés de la possibilité de sourire, de voir, d'entendre", ce qui entraîne "chaque fois des drames individuels", a affirmé le président de la République lors du 42e congrès de la Mutualité française à Montpellier.

La réforme du "reste à charge zéro", qui entrera progressivement en vigueur d'ici 2021, "est une conquête sociale essentielle", a-t-il estimé. Entre baisses de prix et hausses des remboursement par la Sécu et les complémentaires santé, la part des dépenses supportée par les assurés doit diminuer de plusieurs centaines de millions d'euros.

"C'est un investissement que j'assume et que nous allons partager", a ajouté le chef de l'Etat, provoquant quelques remous dans l'assistance. Interpellé sur la fiscalité des contrats d'assurance santé, il a écarté une baisse à moins d'aller "plus loin" dans le remboursement.

M. Macron a en revanche rappelé que l'accord trouvé dans les secteurs dentaire, optique et auditif prévoit qu'il n'y aura "pas de hausse spécifique" des cotisations pour les assurés. "Il n'y a pas dans cette affaire de marché de dupes. Je compte sur vous pour réussir ce défi", a-t-il lancé.

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              La suite au prochain numéro.

Il ne faut pas oublier que le Président de la République est salarié de "L'ÉTAT C'EST NOUS."

Si l'article 40 du CPP était appliqué par ''Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit, combien d'hommes/femmes politiques seraient encore en liberté ou seraient inéligibles"? Combien pourraient prétendre se présenter à l'élection présidentielle 2022"?

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Du local au global, le mouvement climat assume de vouloir « faire école »
Finies les batailles en solitaire, le mouvement climat adossé aux luttes locales théorise désormais de voir les choses en grand. Un effort stratégique indispensable pour contrer l’appétit sans cesse renouvelé des aménageurs et industriels pour les « mégaprojets » et une certaine inertie politique.
par Mathilde Goanec
Journal — Diplomatie
Moyen-Orient : Macron réhabilite le « prince tueur »
Commanditaire de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, le prince héritier saoudien « MBS » était jugé infréquentable par les dirigeants occidentaux. En lui rendant visite, le président français brise sa quarantaine diplomatique, et vend au passage 80 Rafale à son homologue émirati et allié dans la guerre du Yémen, « MBZ ».
par René Backmann
Journal — Moyen-Orient
Nucléaire iranien : la solitude d’Israël
La volonté américaine de reprendre les pourparlers sur le nucléaire iranien s’oppose au refus israélien de toute perspective d’un accord avec l’Iran, contre lequel Israël menace de livrer une guerre, même si les États-Unis y sont hostiles. Mais Tel-Aviv dispose-t-il des moyens de sa politique ?
par Sylvain Cypel (Orient XXI)
Journal — Extrême droite
Chez Éric Zemmour, un fascisme empreint de néolibéralisme
Le candidat d’extrême droite ne manque aucune occasion de fustiger le libéralisme. Mais les liens entre sa vision du monde et la pensée historique du néolibéralisme, à commencer par celle de Hayek, sont évidents.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
Exaspération
Rien n’est simple dans la vie. Ce serait trop facile. À commencer par la dépendance physique à perpétuité à des tiers, professionnels ou non. Peut-être la situation évoluera-t-elle un tant soit peu lorsque les écoles de formation aux métiers du médico-social et du médical introduiront la Communication NonViolente (CNV) et le travail en pleine conscience dans leurs modules ?
par Marcel Nuss
Billet de blog
Ne vous en déplaise, Madame Blanc
Plusieurs médias se sont fait l’écho des propos validistes tenus par Françoise Blanc, conseillère du 6ème arrondissement de Lyon du groupe « Droite, Centre et Indépendants » lors du Conseil municipal du 18 novembre dernier. Au-delà des positions individuelles, cet épisode lamentable permet de cliver deux approches.
par Elena Chamorro
Billet de blog
Handicap, 4 clés pour que ça change !
Engagée depuis vingt ans pour l’égalité des droits de toutes et tous, je constate comme chacun que les choses avancent très peu. Les changements arriveront lorsqu’il sera compris que le handicap est un sujet social dont tout le monde doit s’emparer. Le 3 décembre, journée internationale du handicap : voici 4 solutions pour qu’advienne enfin une société inclusive !
par Anne-Sarah Kertudo
Billet de blog
Précarité = Adelphité
Nous exclure, nous isoler, nous trier a toujours été admis; nous sacrifier n’a jamais été que le pas suivant déjà franchi par l’histoire, l’actualité nous a prouvé que le franchir à nouveau n’était pas une difficulté.
par Lili K.