²rp-Une retraite présidentielle, c'est mieux qu'une retraite sociale de fin de vie

J'ai été le premier de cordée de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, entre 2018 et 2019. Il s'était accroché à mes articles sur l'économie et m'avait demandé de les lui vendre, ce que je n'ai pas fait. Il m'a exhorté à prendre rendez vous avec lui ou son Premier Ministre et où m'envoyer l'invitation. Par crainte de ses conseillers, il s'est décroché...

                    Bonjour La France, Françaises, Français.

                            Mise à jour au 25.11.2020

           *AFIN QUE NUL N'IGNORE ET N'OUBLIE*

Avoir une retraite présidentielle, comme décrite de par les textes plus après, vaut mieux qu'avoir une retraite de fin de vie des Français, après 60 ans de cotisations en veux tu, en voilà, pour vivre de subsides par la suite, surtout lorsque le quinquennat d'un Président est émaillé de manifestations de mécontentements maitrisés par la force des Matraques.  

Car, si le Président a déclaré renoncer à sa retraite à vie de Président de la République, au seuil de sa fin de quinquennat, il n'en a toujours rien fait. 

Qu'en était il exactement et qu'en est il actuellement? (Extrait de Retraite.com) 

Le Président Macron a annoncé, au lendemain de ses 42 ans et en pleines grêves contre la réforme des retraites, renoncer à sa retraite à vie de Président de la Republique et propose de s'aligner sur une retraite à point en ligne avec sa réforme, où chaque euro cotisé sera le même quelque soit son statut de salarié, ouvrier...ou Président.

Emmanuel Macron renonce à sa retraite de 6220 € par mois à vie !

Alors que les contours de la réforme des retraites a été dévoilée par le gouvernement et que les grêves bloquent la France, Emmanuel Macron, qui vient de fêter ses 42 ans a annoncé le 22 décembre qu’il renonce à percevoir sa retraite très avantageuse de Président que lui attribue une loi très généreuse de 1955.

Le chef de l’Etat a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel français. Les anciens présidents en sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros par mois.

Il propose enfin la création d’un nouveau mécanisme pour le mettre en conformité avec le futur régime par points.

A quelle montant de retraite renonce t-il exactement ?

La retraite d’un Président de la république, selon l’article 19 loi du 3 avril 1955 permet aux anciens chefs de l'Etat de percevoir une dotation à vie, dès leur départ de l'Elysée pour un montant de 6220 euros brut pour une salaire pendant l’exercice de ses fonctions de 15 140 euros brut par mois.

EN outre la loi lui permet de cumuler cette pension avec d'autres pensions de retraite sans aucune baisse de sa pension principale.

Vers une modification de la loi pour se conformer à sa réforme

Afin de s’aligner au plus proche de la réforme des retraite qu’il a initié, Emmanuel Macron a annoncé son intention de modifier la loi. Il propose ainsi d’instaurer un nouveau système dans le cadre du futur régime universel par points pour les pensions des anciens présidents de la République. (Extrait de Retraite.com)

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 En attendant "Le Monde d'Après" promis par le Président, voyons ce qu'il en est dans "Le Monde présent", pour nous, nos enfants et les enfants du futur.

La Méthode de Gestion par "Le Révisionnisme économique" que je vous propose plus après au titre de la gestion actuelle des retraites, conviendrait parfaitement à mettre en application pour la gestion des retraites par points, à condition que le financement des points soit gérée de manière claire et transparente par l'État, pour M/Mme "Toulemonde", qui  en seraient et les principaux financiers et les bénéficiaires. 

Je tiens la méthode d'attribution des points telle qu'elle devrait être, de manière rationnelle et équitable, à la disposition du Président de la République, du Gouvernement, des députés des sénateurs, des partenaires sociaux et bien entendu, des medias et de M/Mme "Toulemonde", après en avoir informé au préalable, s'il le souhaite, le Président de la République, en tout bien tout honneur.

Pour le cas où il la refuserait, les explications seront fournies à tous les candidats à l'occasion de l'élection présidentielle 2022.

Toutes les parties prenantes devront participer dans la clarté au financement des dépenses sociales: Les consommateurs, les entreprises, les salariés.

La Méthode de gestion des financements sociaux que je présente et que je décris plus après est en effet adaptable tant au fonctionnement de l'économie actuelle (toujours de plus en plus déficitaire) qu'à celle du futur, où les dépenses sociales devraient être "à l'équilibre" par rapport aux dépenses.

Tous les esprits tordus devraient s'y mettre. Ce serait la gageure.

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 Le confinement par les manipulations en tous genres sur la pandémie Covid France sont elles destinées à dissimuler et masquer la Bérézina économique du parti "en marche" et à empêcher toutes les manifestations hostiles à la réforme des financements sociaux?

Tout porte à croire que oui!

A la place du Président de la République française, patrie des droits de l'homme et des hommes et des femmes qui vantent les valeurs de la République, j'aurais HONTE d'être le Président en exercice, comme Monsieur Emmanuel Macron, l'actuel Président, qui prend les 67 millions de consommateurs pour des demeurés du chapeau, pour ne pas dire pour des cons.

Voici pourquoi. Bien entendu,  les critiques, ouvertes sur mon Blog, attendent avec la bienveillance qui est de mise, toutes les observations qui pourraient être faites sur ce sujet.

Et, pour conclure votre lecture, vous trouverez, in fine, en annexe 2, copie de l'allocution présidentielle à l'adresse des Parlementaires, le 3 juillet 2017, au congrès de Versailles, lequel est très édifiant sur le cynisme avec lequel sont conduites les affaires de la France.

 

LES FRANÇAIS, GAULOIS MODERNES DU XXIème SIÈCLE, SAVENT LIRE, ÉCRITE ET COMPTER. Ils ne supportent pas d'être pris pour des cons.

Car, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, le "Quoi qu'il en coûre régalien" du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, a été conçu pour abandonner lâchement en héritage aux enfants de France nés et à naître une dette faramineuse, actuellement inchiffrable, estimée à plusieurs centaines de milliards d'Euros, et une retraite confortable au Président de la République, malgré tous ses échecs économiques et sociaux

Et les Français, ces Gaulois modernes du XXI ème siècle, appauvris et cernés par le chômage de masse et la précarité, n'auront plus qu'à pleurer d'avoir été aveugles au point de n'avoir rien vu venir sous le masque du confinement intellectuel imposé par le Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, secondé par son collaborateur "Fou du roy" du moment, Monsieur Jean Castex, Premier Ministre du  Gouvernement... de Monsieur Emmanuel Macron lui même. 

Il est donc grand temps que Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République quitte le chemin du dégagisme sur lequel il se trouve, pour se remettre sur le chemin de la gestion par le Révisionnisme économique sur lequel il se trouvait lors de ses échanges épistolaires 2018-2019 avec moi.

C'est la raison pour laquelle je demande  à chacun de méditer sur "écclésiaste 10-16: Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant et dont les princes mangent le matin". 

 

Cette lettre ouverte a pour but de vous faire comprendre que les paroles et les actes du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, sont en adéquation avec ses écrits, et ses actes, contraires aux Valeurs de la République, oh...combien...

Elle portera sur 2 POINTS et 2 ANNEXES. 

Point N° 1- J'ai été le premier de cordée de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, en économie, selon ses échanges épistolaires 2018-2019 avec moi.

2Point N° 2 -  La retraite du Président de la République, après 5 ans de mandat d'échec successifs flagrants en économie de gestion financière, anitaire et sociale (Extraits de Ludovic Terschlikovitz).

ANNEXE 1- Article40 du CPP modifié du 10 mars 2004. 

ANNEXE 2- Copie de l'allocution du Président à l'adresse des Parlementaites, au Congrès de Versailles, le 3 juillet 2017.

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                          Point N°1

1- J'ai été le premier de cordée en économie de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République.

Cet article a donc pour objet de porter à votre connaissance quelques extraits des échanges épistolaires par messages Twitter entre le Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, et moi, extraits qui démontrent que le Président était sur le bon chemin d'une bonne réforme de l'économie avec moi.

Il lui suffisait d'avoir le courage de faire Front à son entourage. Cela, il n'a su le faire

Il a réussi à l'en dissuader. Qui a mené la phase de renoncement  du Président à l'Élysée, à Matignon et à Bercy?

Je laisse le soin à chaque lecteur d'en tirer la substantifique moelle.

 

Voici donc ces extraits: en voici la teneur. 

Extraits des échanges épistolaires 2018-2019 entre Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, et moi. 

Retrouver la paix sociale et sociétale dont notre pays a besoin pour redevenir prospère et souverain est bien entendu le but ultime.

 

Il vous faut, Monsieur le Président, appliquer "La Méthode de Gestion par le "Révisionnisme économique" pour la réforme des retraites, de la Sécurité sociale, du chômage de la dépendance et du Revenu universel à créer, selon nos échanfes épistolaires 2018-2019 .

Objectif: créer L'Union nationale patriotique par symbiose avec tous les partis et le Peuple de France, comme le Général de Gaulle avait su créer au sortir de la guerre 1939-1945.  

 

Vous m'avez en effet écrit à plusieurs reprises, par messages Twitter, à partir de l'année 2017,  Monsieur le Président, puis,...  

Le 21 Août 2018, vous m'avez recontacté: "Bonjour Alain, comment ça va? ... "Je suis de retour à Paris et mes réformes reprendront demain. Je voudrais vous demander quelque chose. Je vais relire votre article aujourd'hui mais "je veux que vous me vendiez votre idée". J'ai ignoré cette demande tout en continuant nos échanges sur les avantages économiques qu'elle aurait à ce qu'il la mette en application pour la France. Je la lui ai par la suite offerte gracieusement pour la mettre en exploitation. 

Puis, le 20 octobre 2018: "Bonjour Alain, comment vas tu? Votre demande est raisonnable et je vais le faire. Je vais m'asseoir et lire votre article et donner une copie à mes experts pour le lire aussi. Si cela ne vous dérange pas bien sûr. Je suis un homme raisonnable et il semble que les entreprises ne payent pas de charges sociales. Je résoudrai le problème en utilisant vos méthodes. Comment ça sonne"?

Le 28 novembre 2018: "Je pense que nous pourrions faire une bonne équipe. Nous avons un intérêt commun à améliorer la France.

Le 9 décembre 2018: "Je vous ai dit que je le ferais. Ne t'inqiète pas.

Le 30 décembre 2018:..."J'ai pris en compte votre analyse. J'ai mis en oeuvre une mesure positive pour 2019 et continuerai de le faire. (NB: Cette mesure positive est celle d'organiser de grands débats que je réclamais à François Hollande et à tous les partis politiques depuis 2013, ainsi qu'à lui même depuis 2017). L'idée du Grand Débat est de "mon invention", pas de la sienne, contrairement à ce qui se dit.  

 Puis: "Je vais discuter plus en détail de vos idées avec mon équipe au début de la nouvelle année... Pardon, je vais répondre bientôt. ok?

Suivent d'autres échanges, puis, 

Le 26 janvier 2019:.. "Je vous exhorte à avoir une réunion avec moi ou mon Premier Ministre pour en discuter. Voulez vous accepter? Je demanderai qu'une invitation vienne à vous pour discuter de vos projets. Puis je demander où envoyer l'invitation? E mail ou adresse ou quelque chose? 

-Pressentant  que le Président voulait "m'acheter", prendre la main pour me "bloquer" par la suite et le lui faire comprendre, je lui ai répndu:  "-A la Gendarmerie de St Vincent de Tyrosse, les Landes 40.

"Et ils sauront que c'est vous?

-Ils savent où j'habite, me téléphoneront pour me demander de passer la prendre où me l'apporteront s'ils ont du carburant...

"D'accord, merci. Je discuterai avec le Premier Ministre Philippe et je vous inviterai à discuter de votre stratégie et à voir ce qui peut être fait...///... J'ai reçu copie papier de vos idées et je discuterai avec mon équipe et vous répondrai quand je le ferai. Je comprends que vous n'essayez pas de nuire à la République.

Le 23 février 2019, après avoir reçu officiellement ma "Fiche à l'attention du Président de la République qui vous a été transmise par l'intermédiaire du Maire de St Vincent de Tyrosse et le Préfet des Landes, vous m'avez écrit:

"Je vous remercie. Cela facilitera beaucoup les choses. Merci d'avoir  fait ça... ///... puis, à nouveau: "Merci pour votre soutien et votre confiance en moi. Cela fait beaucoup. Il sera plus facile et mieux de pouvoir faire quelque chose avec votre proposition maintenant qu'elle est soumise. Merci beaucoup Alain.

Le 27 février 2019: ...///... "J'ai reçu une copie papier de vos idées et je discuterai avec mon équipe et vous répondrai quand je le ferai. Je comprends que vous n'essayez pas de nuire à la République...

Le 7 mars 2019: "Je répondrai dès que possible.

Le 8 mars 2019: "Nous discutons de votre proposition. Merci pour votre patience. 

Le 27 mars 2019: "Je vais répondre bientôt. Désolé...

Pour en rester à ce stade de la présentation de mon article, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Messieurs les partenaires sociaux, Mesdames et Nessieurs les Députés, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Mesdames et Messieurs, vous remarquerez que le Président Emmanuel Macron est convaincu que les entreprises ne payent aucune "charge"-cotisation sociale pour les retraites, qu'elles sont effectivement payées par les consommateurs et qu'il est décidé à mettre en application la nouvelle collecte des recettes sociales selon la Gestion par la Méthode du Révisionnisme économique" qu'il a retenue de mes idées  laquelle Méthode de gestion pourrait s'appeler autrement, à son bon vouloir, bien entendu, après m'en avoir informé.

Au point de la réflexion où se trouvent le Président de la République et son équipe d'experts en économie sur la "Gestion par la Méthode du "Révisionnisme économique," j'en resterai là, pour vous laisser méditer sur la teneur des écrits de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la Répulique,

...à comparer avec la politique écomomique désastreuse proposée et menée par le Gouvernement de Monsieur Jean Castex, Premier Ministre du Gouvernement, Bruno Le Maire, Agnes Runacher, Olivier Dussopt et Alain Griset, du Ministère des Finances, à Bercy, ainsi que par Elisabeth Borne, Ministre du Travail, Laurent Piétraszewski, chargé de la réforme des retraites, et François Bayrou, chargé de la mise en oeuvre du Plan de financement France.

Ils vont tous à l'échec programmé.

 

 Voyons à présent ce qu'est le révisionnisme économique retenu en son temps par Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République.

 Qu'est ce que "Le révisionnisme économique"?

Le révisionnisme désigne l'attitude critique de ceux qui remettent en cause, de manière rationnelle, les fondements d'une doctrine, d'une loi, d'un  jugement, d'une opinion couramment admise en histoire ou même de faits établis.

Pour ma part, je remets en cause les faits établis par tous les partis politiques et les économistes qui prétendent que les entreprises payent des charges sociales, qu'elles sont trop élevées et qu'il faille les aider en leur accordant des subventions pour créer des emplois.

Ces faits établis démontrent le contraire: Le taux de chômage ne cesse d'augmenter, tout comme les prix à la consommation, la pauvreté de la population et les dividendes des entreprises.

Je remets d'autant plus en cause ces faits établis que les entreprises ne payent aucune charge sociale: "Les charges sociales sont incorporées dans les Calculs des Prix de Revient (coûts de production) et de Vente: Les consommateurs, de ce fait, payent d'abord les charges sociales aux entreprises à l'achat des marchandises et les entreprises les reversent ensuite aux organismes chargés des recouvrements. L'opération "charges des entreprises est donc, comptablement et fiscalement, "une opération blanche".

Vous voudrez bien noter que je ne critique pas les bénéfices faits par les entreprises: Il est logique que les investisseurs aient un "Retour sur investissements".

Je critique uniquement le détournement de la doctrine qui fait croire à la population que les entreprises payent des charges sociales alors qu'elles ne font que restituer des sommes perçues hors investissement, en conservent les bénéfices et qu'il leur est en outre attribué des "subventions" qui augmentent les dividendes des actionnaires. 

C'est à partir de ces faits irréfragables que j'ai appelé ma proposition d'une nouvelle méthode de gestion de la fiscalité sociale: "La Méthode de gestion par "Le Révisionnisme économique" expliquée ci après en 5 points.

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Ce sont les carnets de commandes qui créent des emplois!

Contrairement à ce qui se dit de manière générale, ce ne sont pas les investissements qui sont directement à l'origine de la création d'emplois: Ce sont les études de marchés, les besoins exprimés par des acheteurs potentiels: Viennent ensuite les investissements et les carnets de commandes. De la même manière, ce sont les commandes supérieures aux capacités de production qui créent des emplois nouveaux et font baisser le chômage.

Ce qu'il faut retenir, de ce qui précède, c'est que plus les charges sociales dites "des entreprises" qui seront payées par les consommateurs à l'achat des marchandises sont élevées, plus elles augmentent les coûts de production et de vente et plus elles nuisent à la compétitivité des entreprises.

La nouvelle méthode de gestion des "charges sociales" que je préconise est basée sur le fait que les entreprises deviennent plus compétitives pour la relance de l'économie par la baisse des prix à l'exportation.

C'est ce que je vais vous expliquer à présent. 

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Il faut nationaliser les financements sociaux au bénéfice de la productivité pour relancer l'économie!

Puisque tous les chefs d'entreprises s'évertuent à clamer et à faire clamer que leurs "charges" cotisations sociales sont trop lourdes et nuisent à la compétitivité, je propose de les leur retirer intégralement pour les transférer sur une TVA SOCIALE qui serait payée par les consommateurs, de manière Officielle, contrairement à ce qui se passe actuellement: "Les consommateurs les payent déjà "à l'insu de leur plein gré" entretenu par les médias, alors qu'ils sont censés le savoir s'is se rappelaient les fondamentaux en arithmétique: Les charges sociales sont incorporées dans les Calculs des Prix de Revient et de Vente"!

Les avantages de ce transfert seraient les suivants:

 1- Nos entreprises deviendraient les plus compétitives des pays industrialisés,

2- Les ventes Hors Toutes Taxes se développeraient,

3-  Les carnets de commandes se rempliraient, 

4- La confiance reviendrait,

5Les investissements reprendraient,

6- Des emplois seraient créés pour satisfaire les commandes clients en temps et en heure,

7- Le taux de chômage baisserait,

8- La balance commerciale retrouverait son équilibre pour devenir excédentaire par la suite.

Enfin, un impôt social serait créé pour les entreprises, impôt social collecté directement sur les bénéfices, outre l'impôt actuel sur les bénéfices, pour suppléer les taxes sociales qu'elles n'ont jamais payées de leurs propres poches. Ce ne serait que justice: "TOUT LE MONDE DOIT PAYER":

1- Les salariés par retenues sur les salaires, pour l'année 2020, au même taux que ce qui était retenu avant la suppression des cotisations Sécurité sociale et chômage, ainsi que celles payées actuellement pour les Retraites, pour la première année 2020, "Fruit" de leur travail, et qui payent en plus l'impôt sur les revenus,

2- Les consommateurs, qui payeront la TVA SOCIALE et qui payent en plus l'impôt sur les revenus, 

 3- Les entreprises, par un Impôt social à créer, en plus de l'impôt sur les bénéfices, "Fruit" du travail des investissements. Cet impôt social serait proposé par Bercy au Gouvernement, à négocier entre les partenaires sociaux et débats au Parlement.

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Création d'une TVA sociale pour les consommateurs et d'un Impôt social entreprises,

Les charges sociales payées actuellement par les entreprises à l'Etat après facturation aux consommateurs feraient l'objet d'une estimation en pourcentages, en fonction des produits, pour être facturées à la consommation, voire, pourquoi pas, ce que je ne recommande pas, à pourcentage Zéro%. 

Cette charge sociale serait collectée par les commerçants, au même titre que la TVA, par exemple comme suit:

Prix de vente Hors Toutes Taxes:            Tant:        €

TVA Tant %:                                                Tant:        €

TVA SOCIALE Tant %                                Tant:        €

                                                        Total:     Tant:   €€€   

Ainsi payée officiellement par les consommateurs à l'achat des marchandises, les consommateurs sauraient ce que coûtent les charges sociales pour les Retraites, Retraites complémentaires, Sécurité sociale, Complémentaires santé, Vieillesse, Dépendance, etc, etc..

Les réponses à une augmentation des retraites, par exemple, par la population ou les syndicats ferait l'objet d'une étude préalable et serait annoncée de manière précise: Vous voulez augmenter ça de..., ça coûtera tant en plus en TVA SOCIALE. A vous de voir...

C'est par la transparence des chiffres qu'un Président est crédible et acquiert LA CONFIANCE de la population.

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Comment expliquer ces changements à la France?

Il faudra organiser de grands débats publics aux heures de grande écoute:

Pourraient participer aux débats:

1- Des représentants du gouvernement,

2- Des représentants du fisc Bercy,

3- Les partenaires sociaux,

4- Des représentants des partis politiques,

5- Des représentants des commerçants,

6- Des chercheurs, économistes, philosophes, sociologues, sociétologues, etc... 

7- Des personnes sélectionnées parmi les "cent" du Grand débat national,

8- Divers, liste non exhaustive...

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                            Conclusion

Il faut abattre le dogme selon lequel les entreprises payent elles mêmes des "charges" cotisations sociales alors qu'elles n'en payent aucune. Il y va de la crédibilité de la parole publique et de la confiance à accorder aux élus: "Tous pourris"!

C'est par la vérité des chiffres et par la transparence de données clairement chiffrées et estimées à leur juste valeur pour la gestion des affaires qu'un Président de la République se rend crédible et estimé du Peuple.

Rester en l'état actuel de mécontentement général ne rend pas service à la France et au Peuple de France. Il faut savoir évoluer et reprendre la situation en mains pour que subsistent, sans être bafouées, les valeurs de la République: LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

En fait, la question des recettes sociales et de la relance de l'économie étant sur l'autoroute de la croissance, le Gouvernement se trouverait à même de prendre tous les autres problèmes à régler à bras le corps, y compris celui du Pouvoir d'achat.  

Fait à St Vincent de Tyrosse le 24 janvier 2019.

 PS: 1- Je suis un ancien officier de carrière des Troupes de Marine, subdivision d'Arme Parachutiste, à la retraite, et j'ai effectué une deuxième carrière d'une quinzaine d'années comme Cadre supérieur dans les transports en commun de voyageurs.

2- Je suis gaulliste, plus encarté depuis nombre d'années pour garder mon indépendance d'esprit.

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                          Point N°2

LA RETRAITE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

A titre de comparaison, situez vous, après toute une vie de labeur consacrée à la vie sociale de votre pays, avec la retraite de fin de vie que vous aurez méritée pour avoir participé entièrement à son financement, par rapport à celle à laquelle pourra prétendre Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République de mai 2017 à mai 2022, à la suite de tous ses échecs économiques, fnanciers et sociaux. (Alain Saiche).

 Ecrit par Ludovic Herschlikovitz

INFO 23 DECEMBRE 2019 : EMMANUEL MACRON RENONCE A SA RETRAITE DE PRESIDENT --> En savoir plus 

La retraite du président de la République intéresse de plus en plus les Français. En effet, il semble évident pour bon nombre de citoyens que connaitre la pension touchée par un ancien Chef d’État fait partie de leurs droits en tant que contribuables. De plus, les rémunérations des hauts personnages de l’État ne sont plus, depuis longtemps, un secret pour le grand public.

retraite president

Le statut du président de la République

Le président de la République française est élu par suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans, selon l’alinéa premier de l’article 6 de la Constitution qui est entré en vigueur après la réforme constitutionnelle de 2000. En outre, son mandat ne peut être renouvelé qu’une fois.

La pension correspondant à la retraite du président de la République est fixée par l’article 19 de la loi n° 55-366 du 3 avril 1955, publiée au Journal officiel du 6 avril 1955. Selon ce texte, la pension annuelle d’un ancien président de la République française est égale au « traitement indiciaire brut d’un conseiller d’État en service ordinaire ».

La retraite de base

À l’heure actuelle, un conseiller d’État hors échelle E, de deuxième chevron, reçoit un traitement indiciaire brut annuel de 75 000 € en moyenne.  Le montant de la retraite d’un ancien président de la République gravite par conséquent autour de 6 000 € bruts mensuels étant donné qu’il se situe dans la même échelle. À titre d’explication, la hiérarchie des hauts fonctionnaires est établie suivant des échelons allant de A jusqu’à G qui se divisent à leur tour en chevrons.

Enfin, la retraite du président de la République peut être cumulée avec d’autres émoluments ou salaires provenant d’autres emplois. En outre, il peut toucher des pensions issues d’une activité antérieure à sa fonction de premier magistrat de l’État.

La retraite complémentaire

Malgré son statut particulier, l’ancien président de la République ne dispose pas d’un régime de retraite spécifique. Néanmoins, le fait d’être membre d’office et à vie du Conseil Constitutionnel lui permet de bénéficier d’une rente estimée à 11 500 € nette mensuelle qui peut être considérée comme une sorte de retraite complémentaire.

Il est également possible pour le président en exercice de souscrire une assurance vieillesse auprès d’une compagnie d’assurance ou d’une banque s’il souhaite améliorer sa pension au moment de sa retraite.

  • Des avantages en nature

Il convient de souligner que le statut d’ancien président de la République offre des avantages en nature qui compensent l’absence de régime de retraite complémentaire. Ainsi, l’ex-Chef d’État bénéfice d’un appartement de fonction équipé et meublé où travaillent en permanence deux personnes de service. Il a également droit à une voiture de fonction avec deux chauffeurs et à sept collaborateurs en charge de son secrétariat. De surcroit, deux policiers garantissent sa protection rapprochée tandis qu’une sécurité spéciale garde son domicile privé.

Parmi ses privilèges, il ne faut pas oublier la gratuité dans les transports publics, notamment dans tout le réseau SNCF où il peut prétendre à la première classe et sur Air France où il est accueilli en classe affaires. Enfin, s’il séjourne à l’étranger, il est hébergé dans une résidence consulaire par l’ambassade de France sur place. Toutes ces dépenses sont à la charge du contribuable français.

 

Les modalités de liquidation de la retraite

La liquidation de la retraite d’un président de la République peut se faire dès qu’il atteint 60 ans. Elle n’est pas conditionnée par le nombre de mandats effectués par l’élu ni de leur durée.

Cette pension, comme la fonction, ne concerne qu’un nombre limité de personnes et le montant de la retraite ne dépend aucunement de la durée ou du montant des cotisations. La procédure pour bénéficier de son droit est donc plus simple par rapport à celle des autres professions.

 

                    ANNEXE 1

       Article 40 du CPP modifié:

Ce qu'exigent la France et les Français, c'est la tolérance Zéro sur l'Arnaque aux cotisations sociales des engtreprises qui portent sur le financement des Retraites, de la Sécurité sociale, des indemnités Chômage, de la  Dépendance, de la Vieillesse,etc, etc... pratiquée par le pouvoir en place, et l'application de l'Art 40 du CPP, dont copie ci jointe, à l'encontre des contrevenants.

 Article 40 du CPP:

Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l'article 40-1.

 Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs.

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                        ANNEXE 2

Texte de l'allocution du Président de la République adressé aux Parlementaites le 3 juillet 2017, au Palais de Versailles. 

Voici donc ce qu'il en est, très exactement, à partir de votre discours, "il y a en chacun de nous un cynique qui sommeille", avez vous claironné aux parlementaires, le 3 juillet 2017.

Cette critique présidentielle n'a, par ailleurs et par la suite, fait l'objet d'aucune reprise ou polémique de la part des parlementaires, reconnaissant ainsi que le Président avait bien raison de les traiter de la sorte.

 

          Voici, extrait de Vie publique. 

Déclaration de M. Emmanuel Macron, Président de la République, devant le Parlement réuni en Congrès, sur les défis et priorités de son quinquennat, à Versailles le 3 juillet 2017.

Prononcé le 3 juillet 2017

Dernière modification : 24 juillet 2017 à 12h31

Circonstance : Réunion du Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017

Monsieur le Président du Congrès,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Mesdames et Messieurs les députés,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,


En son article 18, la Constitution permet au Président de la République de prendre la parole devant le parlement réuni à cet effet en Congrès. Il est des heures qui de cette possibilité font une nécessité, les heures que nous vivons sont de celles-là. Le 7 mai dernier, les Français mont confié un mandat clair, le 18 juin ils en ont amplifié la force en élisant à lAssemblée nationale une large majorité parlementaire. Je veux aujourdhui vous parler du mandat que le peuple nous a donné, des institutions que je veux changer, et des principes daction que jentends suivre.
Ce sont mille chemins différents qui nous ont conduits ici, aujourdhui, vous et moi, animés par le même désir de servir et même si ce désir na pas le même visage, pas la même forme, même sil nemporte pas les mêmes conséquences, nous en connaissons vous et moi la source, ce simple amour de la patrie. Certains font de la politique depuis longtemps ; pour dautres au nombre desquels je me range, ça nest pas le cas. Vous soutiendrez ou vous combattrez selon vos convictions le gouvernement que jai nommé mais à la fin, nous savons tous que quelque chose de très profond nous réunit, nous anime, et nous engage. Oui, le simple amour de la patrie que celle-ci sincarne dans la solitude des collines de Haute-Provence ou des Ardennes, dans la tristesse des grands ensembles où une partie de notre jeunesse sabîme, dans la campagne parfois dure à vivre et à travailler, dans les déserts industriels mais aussi dans la gaité surprenante des commencements.
De cet amour, nous tirons tous, je crois, la même impatience qui est une impatience dagir. Elle prend parfois les traits de loptimisme volontaire, dautres fois ceux dune colère sincère, toujours elle découle de cette même origine.
Nous avons vous et moi reçu le mandat du peuple ; quil nous ait été donné par la Nation entière ou par les électeurs dune circonscription ne change rien à sa force ; quil ait été porté par le suffrage direct ou par le suffrage indirect ne change rien à sa nature ; quil ait été obtenu voici un certain temps déjà ou bien récemment à lissue dune campagne où toutes les opinions ont pu sexprimer dans leur diversité et que vous incarniez ces opinions différentes ici aujourdhui ne change rien à lobligation collective qui pèse sur nous.
Cette obligation est celle dune transformation résolue, et profonde tranchant avec les années immobiles ou avec les années agitées toutes aux résultats également décevants, cest par cette voie que nous retrouverons ce qui nous a tant manqué, la confiance en nous, la force nécessaire pour accomplir nos idéaux. Ce qui nous est demandé par le peuple, cest de renouer avec lesprit de conquête qui la fait pour, enfin, le réconcilier avec lui-même. En vous élisant, dans votre nouveauté radicale à lAssemblée nationale, le peuple français a montré son impatience à légard dun monde politique trop souvent fait de querelles et dambitions creuses où nous avions vécu jusqualors.
Cest aussi à une manière de voir la politique quil a donné congé. En accordant leur confiance à des femmes et des hommes ici réunis, les Français ont exprimé une impérieuse attente, la volonté dune alternance profonde et je suis sûr que vous êtes ici tous aussi conscients que moi et je sais bien aussi que les sénateurs en ont une pleine conscience bien que leur élection soit plus ancienne, parce quils ont perçu eux si attentifs par nature aux mouvements du temps les espoirs nouveaux que lexpression du suffrage universel direct a fait naître.
Etre fidèle à ce que le peuple français a voulu suppose donc une certaine forme dascèse, une exigence renforcée, une dignité particulière et sans doute plus encore aujourdhui quhier. Les mauvaises habitudes reviennent vite ; marqués par une époque de cynisme, de découragement, et jose le dire de platitude, nombreux sont ceux encore qui spéculent sur un échec qui justifierait leur scepticisme. Il vous appartiendra, il nous appartiendra de les démentir et il nous appartiendra aussi de convaincre tous ceux qui attendent qui nous font confiance du bout des lèvres, tous ceux qui nont pas voté, tous ceux aussi que la colère et le dégoût devant linefficacité, notre inefficacité bien souvent ont conduit à des choix extrêmes dun bord ou de lautre de léchiquier politique et qui sont des choix dont la France dans sa grandeur comme dans son bonheur na rien à attendre.
Ce mandat du peuple que nous avons reçu, quel est-il exactement ? Pour le savoir, il faut sortir de ce climat de faux procès où le débat public nous a enfermés trop longtemps. Il nous faut retrouver de lair, de la sérénité, de lallant ; il y faut un effort parce que ces faux procès sont nombreux.
Sagit-il de réformer le droit du travail pour libérer, dynamiser lemploi au bénéfice dabord de ceux qui nen ont pas ? On nous dira quil sagit dadapter la France aux cruautés de lunivers mondialisé ou de satisfaire aux diktats de Bruxelles !
Sagit-il de réduire nos dépenses publiques pour éviter à nos enfants de payer le prix de nos renoncements ? On nous dira que nous remettons en cause notre modèle social.
Sagit-il de sortir de létat durgence ? On nous dira dun côté que nous laissons la France sans défense face au terrorisme, et de lautre que nous bradons nos libertés.
Eh bien, rien, rien de tout cela nest vrai.
Derrière tous ces faux procès, on trouve le même vice, le vice qui empoisonne depuis trop longtemps le débat public : le déni de réalité, le refus de voir le réel en face dans sa complexité et ses contraintes ; laveuglement face à un état durgence qui est autant économique et social que sécuritaire.
Là-dessus, jai toujours considéré que le peuple français était plus sage et plus avisé que beaucoup ne le croient. Si bien que je pense profondément que le mandat que nous avons reçu du peuple est un mandat à la fois exigeant et profondément réaliste, et que pour laccomplir, nous devons nous placer au-delà de la stérilité de ces oppositions purement théoriques et qui, si elles garantissent de beaux succès de tribune, napportent rien.
Notre premier devoir est tout à la fois de retrouver le sens et la force dun projet ambitieux de transformation de notre pays et de rester arrimés au réel. De ne rien céder au principe de plaisir, aux mots faciles, aux illusions pour regarder en face la réalité de notre pays sous toutes ses formes.
Ce mandat du peuple français donc, quel est-il ?
Cest dabord le mandat de la souveraineté de la Nation. Cest de pouvoir disposer de soi-même, malgré les contraintes et les dérèglements du monde. Voyons la réalité en face. Les forces de laliénation sont extrêmement puissantes.
Aliénation à la nouvelle division du travail qui sesquisse dans un univers en transformation profonde, où le numérique recompose des secteurs entiers de léconomie, bouscule des équilibres et des emplois.
Aliénation à la misère, à la pauvreté, ou même seulement à linsatisfaction, si nous ne permettons pas à chacun de trouver un travail qui lui corresponde, quil soit heureux daccomplir, une place et une dignité qui soit la sienne dans la société.
Aliénation à la contrainte financière, si nous ne rétablissons pas notre budget, si nous ne réduisons pas notre dette publique.
Aliénation à la volonté dautres pays, dans lEurope comme au sein de nos alliances, si nous ne remettons pas nos affaires en ordre.
Aliénation à la terreur islamiste, si nous ne trouvons pas le moyen de la détruire sans rien lui céder de nos valeurs, de nos principes.
Aliénation de notre avenir, si nous ne parvenons pas à organiser la transition écologique, à protéger la planète.
Aliénation de notre vie dans ce quelle a de plus quotidien, si les aliments que nous mangeons, lair que nous respirons, leau que nous buvons, nous sont imposés, et pour le pire, par les seules forces dune compétition internationale devenue anarchique.
Je crois fermement que sur tous ces points, le peuple nous a donné le mandat de lui rendre sa pleine souveraineté.
Mais cest aussi le mandat du projet progressiste, dun projet de changement et de transformation profonds. Nos concitoyens ont fait le choix dun pays qui reparte de lavant, qui retrouve loptimisme et lespoir. Ils lont fait parce quils savent bien, parce que nous savons bien, que, dans un monde bouleversé par des changements profonds, sans ce mouvement, sans cette énergie créatrice, la France nest pas la France. Ils savent, parce que cela a été notre expérience commune de ces dernières années, quune France arrêtée saffaisse, se divise, quune France apeurée, recroquevillée et victime, sépuise en querelles stériles et ne produit que du malheur, malheur individuel et malheur collectif.
Elle est là, notre mission historique. Cette mission, la mienne, celle du Gouvernement, la vôtre, nest pas dévolue à un petit nombre. Elle est dévolue à tous car chacun y a sa part. La France possède des trésors de créativité, des ressources inépuisables. Mais je ne pense pas simplement là tous nos talents ; je pense à chaque Française, à chaque Français, soucieux de bien faire et de mener une vie digne de lui.
Elle est là, la vraie richesse dun pays et le mandat qui nous est donné, cest de créer de lunité où il y avait de la division ; de redonner à ceux qui sont exclus la simple dignité de lexistence, leur juste place dans le projet national : de permettre à ceux qui créent, inventent, innovent, entreprennent, de réaliser leurs projets ; de rendre le pouvoir à ceux qui veulent faire et font.
Le mandat du peuple, ce nest pas dinstaurer le gouvernement dune élite pour elle-même, cest de rendre au peuple cette dignité collective qui ne saccommode daucune exclusion.
Seulement voilà : jusquici, trop souvent, nous avons fait fausse route. Nous avons préféré les procédures aux résultats, le règlement à linitiative, la société de la rente à la société de la justice. Et je crois profondément que par ses choix récents, notre peuple nous demande demprunter une voie radicalement nouvelle.
Je refuse pour ma part de choisir entre lambition et lesprit de justice. Je refuse ce dogme que pour bâtir légalité, il faudrait renoncer à lexcellence, pas plus que pour réussir, il ne faut renoncer à donner une place à chacun. Le sel même de notre République est de savoir conjuguer ces exigences, oui, de faire tout cela, en quelque sorte, « en même temps ».
Cette voie désoriente, je lentends bien, tous ceux qui sétaient habitués à faire carrière sur les schémas anciens. Il en est ainsi à chaque période lorsque le renouveau simpose et que linquiétude à certains endroits peut naître. Mais nous avons à prendre la mesure des efforts que va nous imposer cette formidable soif de renouvellement dont nous sommes, vous et moi, les porteurs.
Le mandat du peuple, cest aussi le mandat de la confiance et de la transparence.
Nous sommes un vieux peuple politique, la politique est importante pour nos concitoyens, on lui demande tout, parfois trop, on lui en veut souvent, parfois trop aussi, et cest parce quelle est essentielle à ce point que les Français avaient fini par sexaspérer devant lespérance confisquée. Mais vous êtes ici tous et toutes les dépositaires de ce désir de changement qui nous est interdit de trahir. Et ce changement doit aussi porter sur les comportements, il ne peut y avoir de réforme sans confiance, il ne peut y avoir de confiance si le monde politique continue dapparaître même si cest la plupart du temps injuste comme le monde des petits arrangements à mille lieux des préoccupations des Français.
La loi que le gouvernement proposera à vos suffrages na pas dautre but, nous avons déjà changé depuis plusieurs années et nous avons changé en bien. Nous avons cessé de supporter ce qui semblait presque normal autrefois, lopacité, le clientélisme, les conflits dintérêts, tout ce qui relève dune forme de corruption ordinaire presque impalpable. Pour autant, nul nest irréprochable car si lexigence doit être constante, si nous sommes tous dépositaires de la dignité qui sied à nos fonctions et chaque jour nous oblige, la perfection nexiste pas. Oui, nous voulons une société de confiance et pour cela une loi ne suffit pas. Cest un comportement de chaque jour mais nous voulons aussi cette confiance parce que la société de la délation et du soupçon généralisé qui était jusque là la conséquence de limpunité de quelques puissants ne nous plait pas davantage.
La loi du gouvernement sera votée, je nen doute pas, mais après quelle laura été jappelle à la retenue, jappelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption dinnocence, avec cette chasse à lhomme où parfois les réputations sont détruites et où la reconnaissance de linnocence des mois, des années plus tard ne fait pas le dixième du bruit quavait fait la mise en accusation initiale. Cette frénésie qui a touché tous les camps depuis tant de mois, parfois tant dannées est indigne de nous et des principes de la République. Le mandat du peuple cest enfin le mandat de la fidélité historique. Les Français demandent à leur gouvernement de rester fidèle à lhistoire de la France, encore faut-il sentendre sur le sens que lon donne à ces mots.
Ces dernières années, lhistoire a été prise en otage par le débat politique. Nous avons vu fleurir lhistoire pro-coloniale et celle de la repentance, lhistoire identitaire et celle multiculturelle, lhistoire fermée et lhistoire ouverte, il nappartient pas au pouvoir exécutif ou législatif de décréter le roman national. Que lon veuille lui donner une forme réactionnaire ou une forme progressiste, cela ne signifie pas que lhistoire de France nexiste pas, quil ne faut pas en être fier tout en regardant lucidement ses parts dombre, ses bassesses. Mais pour nous elle doit prendre la forme non dun commentaire, non dune revendication ou dune transformation mais dune action résolue en faveur du meilleur. Parce que cest dans cette action que nous pouvons retrouver les grands exemples du passé, nous en nourrir et les prolonger.
Et à la fin nous aussi, nous aussi nous aurons fait lhistoire sans nous être réclamés abusivement ce quelle pourrait être mais en regardant le réel et en gardant nos esprits et nos volontés tendus vers le meilleur, cest ce que nous appelons le progressisme. Ce nest pas de penser que toute nouveauté est forcément bonne, ce nest pas dépouser toutes les modes du temps, cest à chaque moment pas après pas de discerner ce qui doit être corrigé, amendé, rectifié, ce qui à certains endroits doit être plus profondément refondé. Ce qui manque à la société pour devenir plus juste et plus efficace ou plus exactement plus juste parce que plus efficace, plus efficace parce que plus juste. Cest une éthique de laction et de la responsabilité partagée, cest la fidélité à notre histoire et à notre projet républicain en actes car la République ce nest pas des lois figées, des principes abstraits, cest un idéal de liberté, dégalité, de fraternité, chaque jour re-sculpté et repensé à lépreuve du réel.
Laction politique na de sens que si elle est précisément accomplie au nom dune certaine idée de lhomme, de son destin, de sa valeur indépassable et de sa grandeur. Cette idée la France la porte depuis longtemps, rien dautre ne doit compter à nos yeux, ce nest pas la société des entrepreneurs que nous voulons ou la société de léquilibre des finances publiques ou la société de linnovation, tout cela est bien, tout cela est utile mais ce ne sont que des instruments au service de la seule cause qui vaille, une cause à laquelle le nom de la France est attaché depuis bien longtemps et cette cause est la cause de lhomme. Nous différons entre nous et ici même sur les moyens mais je suis sûr que nous ne différons pas sur ce but et le savoir et nous le rappeler sans cesse parfois dans les pires moments devrait rendre à notre débat public cette dignité, cette grandeur qui sur fond de tant dabandons et déchecs collectifs lui ont cruellement manqué ces dernières années. Cest à laune de ce mandat du peuple que nous avons à construire notre politique pour les cinq ans qui viennent.
Vous laurez compris, et vous le savez déjà intimement, nous navons pas devant nous cinq ans dajustements et de demi-mesures, les Français ne sont pas animés par une curiosité patiente mais par une exigence intransigeante, cest la transformation profonde quils attendent, quils espèrent, quils exigent, ne la redoutons pas, embrassons-la bien au contraire. La charte de notre action a été fixée durant la campagne et vous en connaissez les jalons sur lesquels je ne reviendrai pas. Les engagements seront tenus, les réformes et ses transformations profondes auxquelles je me suis engagé seront conduites. Le Premier ministre, Edouard PHILIPPE, que jai nommé afin quil soit le dépositaire à la tête du gouvernement de ces engagements en présentera la mise en uvre dans son discours de politique générale.
Mais tout cela, tout cela ne sera possible que si nous avons une République forte et il nest pas de République forte sans institutions puissantes. Nées de temps troublés, nos institutions sont résistantes aux crises et aux turbulences, elles ont démontré leur solidité mais comme toutes les institutions elles sont aussi ce que les hommes en font. Depuis plusieurs décennies maintenant lesprit qui les a fait naître sest abîmé au gré des renoncements et des mauvaises habitudes. En tant que garant du bon fonctionnement des pouvoirs publics, jagirai en suivant trois principes, lefficacité, la représentativité et la responsabilité.
Lefficacité dabord, il nous faut du temps pour penser la loi, du temps pour la concevoir, la discuter et la voter, du temps aussi pour sassurer des bonnes conditions de son application. Souhaiter que nos institutions soient plus efficaces ce nest donc pas sacrifier au culte de la vitesse, cest rendre la priorité au résultat. Sachons mettre un terme à la prolifération législative, cette maladie nous la connaissons, elle a été tant et tant nommée et je crains moi-même dans une vie antérieure dy avoir participé. Elle affaiblit la loi qui perd dans laccumulation des textes une part de sa vigueur et certainement de son sens. Telle circonstance, tel imprévu, telle nouveauté ne sauraient dicter le travail du législateur car la loi nest pas faite pour accompagner servilement les petits pas de la vie de notre pays, elle est faite pour en encadrer les tendances profondes, les évolutions importantes, les débats essentiels et pour donner un cap. Elle accompagne de manière évidente les débuts dun mandat.
Mais légiférer moins ensuite cest consacrer plus dattention aux textes fondamentaux, à ces lois venant répondre à un vide juridique, venant éclairer une situation inédite, cest cela le rôle du Parlement. Légiférer moins cest mieux allouer le temps parlementaire, cest en particulier réserver de ce temps au contrôle et à lévaluation. Je sais que nombre dentre vous y ont déjà beaucoup réfléchi et je ne mésestime pas les progrès faits durant ces dernières années en la matière. Mais nous devons aller plus loin encore car voter la loi ne saurait être le premier et le dernier geste du Parlement. Nos sociétés sont devenues trop complexes et trop rapides pour quun texte de loi produise ses pleins effets sans se heurter lui-même au principe de réalité.
La voix des citoyens concernés par les textes que vous votez ne saurait être perçue comme attentatoire à la dignité législative, elle est la vie, elle est le réel, elle est ce pour quoi vous uvrez, nous uvrons. Cest pourquoi bien suivre lapplication dune loi, sassurer de sa pertinence dans la durée, de ses effets dans le temps pour la corriger ou y revenir est aujourdhui devenu une ardente obligation.
Pour toutes ces raisons, je souhaite quune évaluation complète de tous les textes importants comme aujourdhui celle sur le dialogue social ou encore sur la lutte contre le terrorisme dont nous avons récemment jeté les bases soit menée dans les deux ans suivant leur mise en application. Il est même souhaitable quon évalue lutilité des lois plus anciennes afin douvrir la possibilité dabroger des lois qui auraient par le passé été trop vite adoptées, mal construites ou dont lexistence aujourdhui représenterait un frein à la bonne marche de la société française.
Enfin, le rythme de conception des lois doit savoir répondre aux besoins de la société. Il est des situations durgence que le rythme propre au travail parlementaire ne permet pas de traiter suffisamment vite, songez à lencadrement des pratiques issues du numérique en matière de protection des droits dauteurs, de la vie privée de nos concitoyens ou de la sécurité nationale. Notre temps collectif est aujourdhui trop lent et il faut quau temps long du travail législatif que je viens dévoquer soit ajouté la faculté dagir vite. Ainsi, la navette pourrait être simplifiée, je pense même que vous devriez pouvoir dans les cas les plus simples voter la loi en commission, tout cela vous y avez pour nombre dentre vous beaucoup travaillé, tout cela doit être sérieusement étudié mais pour désormais le faire.
Je nignore rien des contraintes qui pèsent sur vous, le manque de moyens, le manque déquipes, le manque despace contrarient en partie les impératifs defficacité que je vous soumets. Pour cela, il est une mesure depuis longtemps souhaitée par nos compatriotes quil me semble indispensable de mettre en uvre, la réduction du nombre de parlementaires. Un Parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens cest un Parlement où le travail devient plus fluide, où les parlementaires peuvent sentourer de collaborateurs mieux formés et plus nombreux, cest un Parlement qui travaille mieux. Cest pourquoi je proposerai une réduction dun tiers du nombre des membres des trois assemblées constitutionnelles. Je suis convaincu que cette mesure aura des effets favorables pour la qualité générale du travail parlementaire.
Ca nest pas, céder à lantiparlementarisme ambiant, bien au contraire, car les Français pour leur majeure partie en sont également certains, cette réforme est indispensable. Cette réforme qui devra être conduite en veillant à la juste représentation de tous les territoires de la République, hexagonaux et ultramarins, na pas pour but de nourrir cet antiparlementarisme ambiant, elle vise à donner aux élus de la République plus de moyens et plus de poids.
Le devoir defficacité ne saurait peser seulement sur le Parlement. Lexécutif doit en prendre sa part. Et dabord, précisément, vis-à-vis du Parlement.
Cest pourquoi, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, jai voulu vous réserver, et à travers vous, aux Français, ma première expression politique depuis mon élection.
Trop de mes prédécesseurs se sont vu reprocher de navoir pas fait la pédagogie de leur action, ni davoir exposé le sens et le cap de leur mandat. Trop dentre eux aussi ont pris des initiatives, dont le Parlement nétait que secondairement informé, pour que je ne me satisfasse den reconduire la méthode.
Tous les ans, je reviendrai donc devant vous pour vous rendre compte.
Si la considération et la bienveillance que cela traduit à légard du Parlement apparaissent à certains comme une dérive condamnable, cest sans doute quils ont de leur rôle de parlementaire et du rôle du Président de la République une conception vague que masque mal larrogance doctrinaire ou le sectarisme.
Il est toujours préoccupant que des représentants du peuple se soustraient aux règles de la Constitution qui les a fait élire. SIEYES et MIRABEAU ne désertèrent pas, je crois, si promptement le mandat que leur avait confié le peuple.
Le Président de la République doit fixer le sens du quinquennat et cest ce que je suis venu faire devant vous. Il revient au Premier ministre qui dirige laction du Gouvernement de lui donner corps. Cest à lui quincombe la lourde tâche dassurer la cohérence des actions, de conduire les transformations, de rendre les arbitrages et, avec les ministres, de vous les présenter. Je souhaite que cette responsabilité ait un sens.
Cest pourquoi je demanderai au Premier ministre dassigner à chacun des objectifs clairs dont, annuellement, ils lui rendront compte.
De même, lefficacité commande que les ministres soient au cur de laction publique et retrouvent avec leur administration un contact plus direct. La réduction que jai voulue à dix du nombre de collaborateurs de cabinet, comme le renouvellement de lensemble des directeurs dadministration centrale répond à cette priorité.
Il sagit de rendre aux directeurs dadministration, disposant alors de la pleine confiance du Gouvernement, la connaissance directe de la politique quils auront à mettre en uvre et de partager ainsi, au sein du Gouvernement et de toute ladministration, cette responsabilité partagée dont le peuple nous a fixé le cap.
Soumis eux-mêmes à lobligation de résultat par la feuille de route qui les lie au Premier ministre, les ministres ne perdront pas de vue pour autant les conditions de mise en uvre de leur politique. Je veux à cet effet une administration plus déconcentrée, qui conseille plus quelle ne sanctionne, qui innove et expérimente plus quelle ne contraigne. Tel est le cercle vertueux de lefficacité. Cest cette administration qui doit redonner à tous les territoires les moyens dagir et de réussir.
Car, à la fin, notre démocratie ne se nourrit que de laction et de notre capacité à changer le quotidien et le réel.
Mais ce souci defficacité ne suffira pas à rendre à notre démocratie loxygène dont trop longtemps elle fut privée. Sil faut en finir avec la République inefficace, il faut en finir aussi bien avec la République du souffle court, des petits calculs, de la routine. Nous ne retrouverons la respiration profonde de la démocratie que dans le renouement avec la variété du réel, avec la diversité de cette société française à lécart de laquelle nos institutions se sont trop soigneusement tenues, nadmettant le changement que pour les autres mais pas pour elles.
La réalité est plurielle, la vie est plurielle. Le pluralisme simpose à nos institutions, qui saffaiblissent dans lentre soi.
Nous avons fait entrer ici la grande diversité française. Elle est sociale, professionnelle, géographique, de genre et dorigine, dâge et dexpériences, de croyances et dengagements. Elle constitue un alliage inédit de compétences et de destins dont vous êtes aujourdhui les visages.
Mais tout cela na pas été composé comme un nuancier savant. Nous avons simplement ouvert les portes aux citoyens auxquels le monde politique refusait laccès.
Je souhaite que ce renouvellement scelle le retour du débat que naveuglent pas les dogmes, du partage didées que ne dénature pas le caporalisme. Cest aussi pour cela que je crois à la vertu du pluralisme, au respect plein et entier des oppositions. Non parce quil sagirait dun usage. Mais, car cest la dignité du débat démocratique et cela sera notre ardente responsabilité.
La représentativité reste toutefois un combat inachevé dans notre pays. Je souhaite le mener avec vous résolument. Je proposerai ainsi que le Parlement soit élu avec une dose de proportionnelle, pour que toutes les sensibilités y soient justement représentées.
Cest à cette même fin que nous limiterons le cumul des mandats dans le temps pour les parlementaires. Car il sagit là de la clef de voûte dun renouvellement qui ne se produira pas sous la pression et lexaspération citoyenne, mais deviendra le rythme normal de la respiration démocratique. Les parlementaires eux-mêmes verront dans leur mandat une chance de faire avancer le pays et non plus la clef dun cursus à vie.
Il est dautres institutions de la République que le temps a figées dans les situations acquises, quand le sens véritable de leur mission eût été dincarner le mouvement vivant de la société française.
Le Conseil Economique, Social et Environnemental est de celles-ci. Sa mission était de créer entre la société civile et les instances politiques un trait dunion, fait de dialogue constructif et de propositions suivies deffets. Cette intention fondatrice sest un peu perdue. Je souhaite quon renoue avec elle.
Le Conseil Economique Social et Environnemental doit devenir la Chambre du futur, où circuleront toutes les forces vives de la Nation. Pour cela, nous devons revoir, tout en réduisant le nombre de ses membres dun tiers, de fond en comble les règles de sa représentativité. Celle-ci étant acquise, nous ferons de cette Assemblée le carrefour des consultations publiques et le seul.
LEtat ne travaille pas, ne réforme pas, sans consulter. Et cest bien normal. Mais les instances de consultation se sont multipliées. Nous ne savons même plus les dénombrer. Elles ont toutes leur justification de représenter une part vibrante de la société civile. Mais cétait le rôle initial du Conseil Economique, Social et Environnemental. En le réformant, nous en ferons linstance unique de consultation prévue par tous nos textes.
Cela sera un élément dune plus grande représentativité de notre société civile. Dans le même temps, un élément de simplification de nos procédures, de simplification de la fabrique de la loi.
Ce Conseil doit pouvoir devenir le forum de notre République, réunir toutes les sensibilités et toutes les compétences et donner un lieu en quelque sorte à lexpression de toutes les sensibilités du monde de lentreprise et du travail, des entrepreneurs comme des syndicats, des salariés comme des indépendants, mais aussi des associations et des organisations non gouvernementales.
Dans le même temps, je souhaite que le droit de pétition soit revu, afin que lexpression directe de nos concitoyens soit mieux prise en compte et que les propositions des Français puissent être présentées, dans un cadre défini et construit, à la représentation nationale.
Là aussi, il en va de la représentativité de notre démocratie. Une représentativité qui ne vivrait pas seulement une fois tous les cinq ans, mais au quotidien dans laction du législateur.
Fondé sur une représentativité plus grande, animé par le souci defficacité, le débat démocratique et plus particulièrement le débat parlementaire retrouveront jen suis sûr leur vitalité. Le désir dagir et de faire avancer la société reprendra son rang premier au sein de nos institutions et il rejoindra cet autre principe souverain, dont trop souvent nous nous sommes départis, celui de responsabilité.
Une activité parlementaire revivifiée par un cap clair, des débats mieux construits, cest un Parlement plus apte à exercer sa mission de contrôle, sans laquelle la responsabilité de lexécutif ne vit pas, est affaiblie.
Je souhaite quau Parlement, la majorité comme les oppositions puissent avoir encore davantage de moyens pour donner un contour et une exigence à la responsabilité politique de lexécutif.
Les ministres eux-mêmes doivent devenir comptables des actes accomplis dans leurs fonctions ordinaires. Cest pour cette raison que je souhaite la suppression de la Cour de Justice de la République. Il faudra trouver la bonne organisation, mais nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi seuls les ministres pourraient encore disposer dune juridiction dexception.
Faire vivre la responsabilité partout dans nos institutions, cest aussi assurer lindépendance pleine et entière de la justice. Cest une ambition qui doit demeurer, malgré les impasses et les demi-échecs rencontrés dans le passé. Je souhaite à cette fin que nous accomplissions enfin cette séparation de lexécutif et du judiciaire, en renforçant le rôle du Conseil supérieur de la magistrature et en limitant lintervention de lexécutif dans les nominations des magistrats du Parquet. A tout le moins, ce Conseil devrait donner un avis conforme pour toutes les nominations de ces magistrats.
Cest un changement profond des pratiques et des règles que jappelle de mes vux. Je ne méconnais pas lévolution institutionnelle et constitutionnelle que cela requiert. Cest pourquoi je demanderai à Madame la Garde des Sceaux et aux ministres compétents, ainsi quaux présidents des deux Chambres, de me faire pour lautomne des propositions concrètes permettant datteindre cet objectif.
Je souhaite que la totalité des transformations profondes que je viens de détailler et dont nos institutions ont cruellement besoin soit parachevée dici un an et que lon se garde des demi-mesures et des aménagements cosmétiques. Ces réformes seront soumises à votre vote. Mais si cela est nécessaire, je recourrai au vote de nos concitoyens par voie de référendum.
Car, il sagit ici de rien moins que de retisser entre les Français et la République le rapport qui sest dissous dans lexercice mécanique du pouvoir. Je veux réveiller avec vous le sens du pacte civique, je veux que lefficacité, la représentativité et la responsabilité fassent émerger clairement et fortement une République contractuelle. La confiance accordée y va de pair avec les comptes quon rend. Laction sy déploie dans un cadre partagé entre le mandataire et le mandant et non au fil des circonstances. Cest cela le sens du contrat social qui fonde la République.
Ce que nous ferons pour les institutions de la République, je souhaite le faire aussi pour nos territoires. Ne redoutons pas de nouer avec les territoires des accords de confiance. Nous savons tous combien notre France est diverse, combien est importante lintimité des décideurs publics avec le terrain de leur action. La centralisation jacobine traduit trop souvent la peur élémentaire de perdre une part de son pouvoir. Conjurons-là. Osons expérimenter, déconcentrer, cest indispensable pour les territoires ruraux comme pour les quartiers difficiles ; osons conclure avec nos territoires et nos élus de vrais pactes girondins fondés sur la confiance et sur la responsabilité.
La conférence des territoires qui sera bientôt lancée et sera conduite par le Premier ministre répond à cette préoccupation. Il ne sagira pas uniquement dune conférence budgétaire ou financière, mais de trouver ensemble les moyens dadapter nos politiques aux réalités locales, et je pense en particulier aux collectivités dOutre Mer qui doivent avoir tous les moyens pour réussir.
Cest ce même esprit de confiance qui fonde cette République contractuelle que dores et déjà nous faisons avancer dans la société et le monde du travail en donnant à celles et ceux qui sont au plus près de la réalité de lentreprise une capacité plus grande à réguler le quotidien, non dans le rapport de force, mais dans un cadre nouveau et partagé.
Nous savons tous et toutes que la confiance exige un soin plus grand que lusage unilatéral de lautorité. Nous savons aussi quelle produit de plus grands résultats et quelle suscite cette concorde sans laquelle il nest pas de vie civile supportable.
La France a vécu assez dépreuves, connu assez de grandeurs pour nêtre pas ce peuple-enfant que lon berce dillusions. Chaque Français a sa part de responsabilité et son rôle à jouer dans la conquête à venir. En retrouvant lesprit de nos institutions, nous redonnerons à la nation tout entière le sentiment de retrouver la maîtrise de son destin, la fierté de reprendre en main le fil de son histoire. Cest la condition même de la réconciliation de notre pays.
Pour être au rendez-vous que le Peuple nous a donné, il ne nous est pas permis dattendre. Cest pourquoi jaurai besoin pour notre République de la mobilisation de tous autour de quelques grands principes daction. Il ne sagit pas ici pour moi de décliner laction du gouvernement, comme certains se plaisent à le craindre ou à le souhaiter. Cest la tâche du Premier ministre, cest le sens même et la force de nos institutions. Et je négrènerai pas ici non plus tous les secteurs, les métiers, les territoires. Que chacun sache néanmoins que ces grands principes parlent pour tous.
Le premier principe doit être la recherche dune liberté forte. En matière économique, sociale, territoriale, culturelle, notre devoir est démanciper nos concitoyens. Cest-à-dire leur permettre de ne pas subir leur vie mais bien dêtre en situation de la choisir. De pouvoir « faire » là où trop souvent nos règles entravent au prétexte de protéger.
Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien lautonomie de lhomme libre, conscient et critique.
Trop de nos concitoyens aujourdhui se sentent encore prisonniers de leurs origines sociales, de leur condition, dune trajectoire quils subissent. Or lenclavement, lisolement, labsence daccès aux transports à toutes les formes des nécessités de ce siècle nouveau, assignent à résidence des millions de nos compatriotes.
La liberté forte que nous avons à bâtir, cest ce combat pour toutes les mobilités, ce combat pour les accès, ce combat pour que nul de nos concitoyens ne soit exclu des voies du progrès, du droit de faire, dessayer pour échouer peut-être ou pour réussir.
Cest le combat de la mobilité économique et sociale par le travail et par leffort pour tous nos concitoyens, quel que soit leur quartier, leur prénom, leur origine. Cest le combat pour légalité pleine entre les femmes et les hommes. Ce beau combat dont notre pays a perdu il y a quelques jours, quelques jours à peine, une figure essentielle en Madame Simone VEIL.
La liberté forte, cest la liberté de choisir sa vie. Car la liberté est ce qui réconcilie précisément la justice et lefficacité, la possibilité de faire et légalité vraie. La liberté dexpérimenter, de se tromper, dessayer encore. On nembarque plus dans son existence pour un voyage au long cours. Nos vies sont explorations, tentatives, recherche. Sachons inventer cette liberté-là avec les nouvelles protections individuelles qui laccompagnent, en assurant léducation, la formation et les sécurités utiles aux grandes étapes de la vie, précisément pour construire une existence.
Cest tout le sens des transformations économiques et sociales profondes que le gouvernement aura à conduire dans les prochains mois : libérer et protéger, permettre dinnover en construisant une place pour chacun.
Et je souhaite quil ne cède rien aux fausses promesses, ni à celle dune liberté qui oublierait toutes les sécurités individuelles car à la fin elle promet le malheur. Ni la société des statuts qui au nom des règles acquises prétend protéger quand tant et tant sont au bord de la route, quand le chômage est au niveau quon lui connait et lexclusion là où elle est. Vouloir la liberté forte cest tout cela.
En ces temps de terrorisme, vouloir la liberté forte cest aussi assurer la liberté de chacun et garantir le plein respect des libertés individuelles.
Je veux ici vous avec franchise parler de ce que trop souvent on nose pas nommer : le terrorisme islamiste et les moyens de le combattre.
Que devons-nous aux victimes ? Que devons-nous à nos compatriotes qui sont morts ? Que devons-nous à la France endeuillée par ces assassinats marqués du sceau de la lâcheté, de la bêtise, de laveuglement ? Certainement pas de nous limiter à lesprit victimaire ou à la seule commémoration. Nous leur devons la fidélité à nous-mêmes, à nos valeurs et à nos principes. Renoncer, cest concéder au nihilisme des assassins sa plus belle victoire.
Dun côté, je rétablirai les libertés des Français en levant létat durgence à lautomne, parce que ces libertés sont la condition de lexistence dune démocratie forte. Parce que les abandonner cest apporter à nos adversaires une confirmation que nous devons leur refuser. De tout temps les adversaires de la démocratie ont prétendu quelle était faible et que si elle voulait combattre il lui faudrait bien abandonner ses grands principes. Cest exactement le contraire qui est vrai. Le code pénal tel quil est, les pouvoirs des magistrats tels quils sont, peuvent, si le système est bien ordonné, bien organisé, nous permettre danéantir nos adversaires. Donner en revanche à l'administration des pouvoirs illimités sur la vie des personnes, sans aucune discrimination, na aucun sens, ni en termes de principes, ni en termes defficacité.
Mais dun autre côté, je souhaite que le Parlement puisse voter ces dispositions nouvelles qui nous renforceront encore dans notre lutte. Elles devront viser explicitement les terroristes à lexclusion de tous les autres Français. Elles comporteront des mesures renforcées, mais qui seront placées sous la surveillance du juge dans le respect intégral et permanent de nos exigences constitutionnelles et de nos traditions de liberté.
La démocratie na pas été conçue simplement pour les temps calmes. Elle vaut surtout pour les moments dépreuve. Il est là, le chemin de lefficacité, et cest le même chemin que celui des valeurs. Un pays rassemblé, uni sur ses principes, une société pleinement consciente de ce qui la fonde sont invincibles. Tel est exactement le sens profond des textes que vous aurez à examiner. Ils visent à nous libérer de la peur, de laliénation à la volonté de nos adversaires. Nous travaillerons à prévenir tout nouvel attentat, et nous travaillerons à les réprimer, sans pitié, sans remords, sans faiblesse, avec dautant plus de force que nous naurons cédé sur rien de ce qui nous constitue. Jen prends lengagement ici devant vous, et, au-delà, devant le peuple français.
Répondre aux terroristes ce nest pas changer notre Constitution chaque matin, ça nest pas renoncer au principe de notre République parce que rappelons-le cest au plus fort de la guerre dAlgérie qua été construite, votée cette disposition de notre Constitution qui prévoit précisément que lautorité judiciaire est la gardienne de nos libertés. Alors montrons-nous dignes aujourdhui de la fermeté dâme de ceux qui nous ont précédés dans les épreuves.
Enfin, la liberté forte cest toujours, en France, la liberté de conscience. Cest-à-dire la liberté intellectuelle, morale, spirituelle. Et de cette liberté, la France doit être lindispensable havre. Léducation et la culture en sont les clés. Elles sont au cur de mon action car, en cette matière, rien nest jamais acquis.
Les progrès de lobscurantisme nous rappellent ainsi à lidéal des Lumières. Et la laïcité en est lindispensable corollaire. A ces principes et à ces ambitions, la République a su ne rien céder car ils sont la condition même de lautonomie de nos concitoyens.
De cette culture libérale, ouverte, généreuse, nous devons refaire ensemble la singularité de la France car cest par là que toujours elle sut rayonner. Au sein de la culture mondialisée et dont on observe la prolifération parfois inquiétante, la voix de la France et de la culture française doivent occuper une place éminente, associant tous les Français de métropole et doutre-mer.
Mais cette liberté ne se tiendrait pas si notre deuxième principe daction nétait de retrouver le socle de notre fraternité.
Notre peuple nest pas formé dun peu plus de soixante millions dindividus qui cohabiteraient. Il est indivisible, précisément parce que ce qui le tient est plus fort que de simples règles ou que des organisations, cest un engagement, chaque jour répété qui fait que notre citoyenneté nest jamais abstraite et froide mais quelle est pleine et entière que par ce lien fraternel qui nous unit et dont nous devons retrouver la vigueur.
Lun des drames de notre pays, cest que cet engagement est tout simplement impossible pour ceux que les dysfonctionnements de nos systèmes sclérosés rejettent en permanence sur les marges.
Il nous reviendra, au cours de ce quinquennat, de prendre la vraie mesure de cette question, de redéfinir nos moyens dactions, sans nous laisser arrêter par de vieilles habitudes, en associant lEtat, les collectivités, les associations, les fondations, lensemble des Françaises et des Français engagés bien souvent bénévoles, toutes les entités qui, privées ou publiques, uvrent à lintérêt général et pour la dignité des personnes.
Nous devons substituer à lidée daide sociale, à la charité publique, aux dispositifs parcellaires, une vraie politique de linclusion de tous. La représentation nationale y trouvera un enjeu, un défi, à sa mesure.
Ne vous y trompez pas, cette question est la plus profonde, la plus sérieuse qui soit, parce que notre société est aujourdhui divisée entre les égoïsmes tentés par les sirènes de la mondialisation qui voudraient faire croire quon peut réussir à quelques uns, que les nomades en quelque sorte dicteraient leur loi. Et de lautre côté les donneurs de leçons, les tenants dune morale sans bras qui voudraient quon oublie toutes les contraintes du réel pour soccuper dune partie de la société.
Il ny aura pas de réussite française si chacune et chacun ny a pas sa place, si la pauvreté, pour mettre un nom sur cette réalité, si toutes celles et ceux qui vivent dans la misère, dans lexclusion, qui sont privés de cette route Auguste que peuvent emprunter quelques uns nont pas aussi leur place. Et cela cest notre devoir. Cela passera par des réformes économiques et sociales profondes que vous aurez à décider et à voter. Elles sont indispensables et elles permettront de redonner cette énergie sans laquelle notre société nest rien.
Il faudra aussi savoir trouver ce que Georges BATAILLE appelait « notre part maudite », une place, une considération, une vraie réponse enfin.
Car en définitive, le sentiment dappartenance existe moins quavant. Nos sociétés modernes ont tendance à se fractionner au gré des intérêts, des égoïsmes, des idées de chacun.
Et là encore, il nous revient, dans laction politique, de résister aux forces de division, aux effets de dislocation qui sont à luvre et qui ne sont aucunement invincibles pour peu quon sen donne les moyens. Lappartenance ne se décrète pas. Aussi cette solidarité doit-elle trouver ses formes concrètes. Lécole en est le premier creuset, notre université ensuite, nos familles également, notre culture, la langue, laccès aux savoirs, louverture à des possibles qui nous rassemblent forgent un peuple mais ces solidarités organiques que nous avons mésestimées, cest aussi ce qui tient notre société et face à la crise morale et de civilisation que nous vivons, nous devons savoir forger à nouveau ces solidarités profondes et un imaginaire puissant et désirable où chacun trouvera sa place.
Cest aussi cela la réponse que nous devons apporter à ce qui corrompt la société. Je parlais tout à lheure du terrorisme islamiste, il y a bien sûr la réponse sécuritaire mais elle ne sera rien ou elle ne sera quune poursuite de chaque jour si par léducation, la culture, la morale profonde au sens plein du terme qui doit infuser notre société, notre imaginaire collectif et nos solidarités à nouveau, nous ne nous décidons de rebâtir ce qui nous tient comme un peuple dont lhistoire est cette énergie profonde, ce qui lui a permis de relever tant et tant de drames et de ne jamais saffaisser.
La réponse à tout ce que nous vivons, ce ne sera ni des lois ni des règlements, cest cette dignité collective retrouvée, cest cette volonté de faire à chaque instant, cest cette responsabilité que chacune et chacun portent dans la société de redonner du sens, de savoir qui nous sommes, pourquoi nous sommes là. Ce qui nous tient davoir à chaque instant en tête la nature du défi qui est le nôtre et de ne rien céder à la lèpre de lesprit du moment de divisions, daccusations, cest tout cela qui durera, ce qui nous dépasse, ce qui nous a fait, ce qui nous a forgés !
Le troisième principe daction de notre mobilisation sera de redonner place à lintelligence française.
Et par lintelligence, je pense évidemment aux grandes découvertes, aux chercheurs, à nos grands physiciens, à nos grands médecins, aux inventeurs, aux innovateurs à tout ce qui fait et a fait la fierté de notre pays et qui est là encore présente forte sur tous les territoires, quil nous faut reconnaître, montrer, quil nous faut savoir célébrer trop de fois, là où nous avons préféré jalouser.
Je pense aux écrivains, aux philosophes, aux historiens, aux cinéastes, qui continuent dapporter au monde ce regard libre des préjugés qui fait notre force ; je pense aux peintres ou aux musiciens qui remettent, au fond, la politique à sa juste place en nous faisant entrevoir un au-delà de lexistence immédiate qui rend à la condition humaine sa grandeur, sa beauté, souvent son tragique.
Redonner toute sa place à lintelligence française, cest aussi se refuser à toutes ces incohérences qui nous minent. Et nous ny parviendrons quau prix dun véritable effort de réflexion collective. Nous ne pouvons pas, par exemple, continuer daffirmer hautement notre attachement aux principes de lasile, tout en nous abstenant de réformer en profondeur un système qui, débordé de toutes parts, ne permet pas un traitement humain et juste des demandes de protection émanant dhommes et de femmes menacés par la guerre et la persécution, ceux quon appelait en 1946 les combattants de la liberté.
Redonner sa place à lintelligence française, cest faire de notre pays le centre dun nouveau projet humaniste pour le monde, le lieu où lon concevra, créera une société qui retrouve ses équilibres : la production et la distribution plutôt que laccumulation par quelques-uns, lalimentation saine et durable, la finance équitable, le numérique au service de lhomme, la fin de lexploitation des énergies fossiles et la réduction des émissions, pas parce que cest à la mode, pas parce que ça ferait plaisir à quelques-uns, parce que cest ce niveau dambition qui a toujours été le nôtre, parce que précisément, cest quand le quotidien est difficile quil faut réconcilier tant de contraires que tout nous pousse si nous nécoutons que les égoïsmes du quotidien, ou le court terme à ne pas faire que nous devons aller de lavant, regarder un cap, le fixer et le porter pour le monde parce que cest cela la vocation de la France !
La France nest pas un pays qui se réforme, cest faux, pardon, Monsieur le Premier ministre, de vous annoncer aujourdhui devant le Congrès. La France est un pays qui résiste aussi longtemps quil est possible de ne pas réformer, un pays qui se cabre quand on lui parle mal, quand on ne lui explique pas, quand on ne le respecte pas, quand on ne parle pas à sa dignité et à son intelligence !
Mais cest un pays qui face aux défis qui à chaque fois auraient dû labattre sest profondément transformé, a su trouver en lui-même ce sens de lhistoire de lhumanité qui a fait la France.
Votre défi aujourdhui, notre défi, cest celui-là ! Alors, vous passerez des jours, des nuits, nous passerons sans doute des jours et des nuits dans des sujets qui font le quotidien de nos concitoyens et qui sont chacune et chacun importants. Mais à chaque fois, ce sera cet horizon et ce cap que nous devrons avoir à lesprit.
Redonner sa place à lintelligence française, enfin, cest comprendre que les Français sont précisément assez intelligents pour faire leur chemin tout seuls. Ce ne sont pas les Français quil faudrait désintoxiquer de linterventionnisme public, cest lEtat lui-même. Il faut évidemment protéger les plus faibles, dans le droit du travail en particulier. Il faut bien entendu reconnaître la part essentielle de nos services publics et de tous nos fonctionnaires qui jour et nuit sans compter leur énergie font justement cette force ! Mais protéger les plus faibles, ce nest pas les transformer en mineurs incapables, en assistés permanents de lEtat, de ses mécanismes de vérification et de contrôle. Cest de leur redonner, et à eux seuls, les moyens de peser efficacement sur leur destin. Tout sera fait pour rendre aux Français cette autonomie quon leur a disputée puis confisquée. Redonner sa place à lintelligence française, cest permettre à chacun, à chaque territoire de réussir, de sengager.
Jen viens à présent au dernier principe de laction que jentends mener : construire la paix.
Nous le savons, ce monde dans lequel nous dessinons pour la France un chemin, à la fois neuf et fidèle à sa vocation ancienne, est un monde dangereux. Notre environnement, y compris notre environnement proche, se caractérise par laccumulation des menaces. Cest bien lombre de la guerre qui, à chaque nouvelle crise, se profile. La déflagration mondiale nest plus le spectre que brandissent les pessimistes : elle est pour les réalistes une hypothèse sérieuse. Les affirmations de puissance reviennent ou émergent. Les mouvements terroristes se développent dans de multiples régions avec des moyens qui augmentent leur capacité de nuisance. Ils sont là dans nos sociétés. Les guerres régionales atteignent des degrés nouveaux de barbarie. Les alliances dhier seffritent, lordre multilatéral doute de lui-même, les régimes autoritaires ou les démocraties « illibérales » fleurissent.
Lespace cybernétique propage et amplifie les instruments de cette guerre du tout contre tous. La dérive du monde impose son rythme erratique, ses excès en tous genres, détruisant lhomme, le déracinant, effaçant sa mémoire, bousculant son imaginaire. Cest cela le monde dans lequel aujourdhui nous vivons ! Il ne sagit pas de lappréhender avec un pessimisme défait, non ! Cela nous impose des devoirs, les plus graves sans doute quune Nation puisse porter, celui de maintenir ouverte partout la voie de la négociation, du dialogue et de la paix face aux entreprises les plus sinistres.
La vocation de la France, sa fidélité à son histoire est de savoir construire la paix et promouvoir la dignité des personnes.
Cest pourquoi partout nous devons agir dabord pour protéger nos intérêts et au premier chef notre sécurité. Cest ce qui ma conduit à réaffirmer notre engagement au Sahel comme au Levant, pour lutter contre le terrorisme et contre tous les fanatismes dans notre intérêt comme dans celui des peuples concernés. Et je sais là lengagement de nos forces armées chaque jour depuis tant de mois. Mais une telle action ne peut être efficace que si elle sinscrit dans la durée et vise donc à construire les solutions politiques permettant la sortie de crise et donc de savoir dans toutes ces régions parler avec toutes les puissances, y compris celles qui ne partagent pas nos propres finalités ou nos propres valeurs pour trouver une issue et la construire !
Je ne vous proposerai pas dans ce cadre de nous substituer à dautres peuples parce que nous voudrions ailleurs imposer nos principes ou nos valeurs car je ne veux pas quapparaissent de nouveaux Etats faillis.
Toujours la France doit respecter en même temps quelle lutte contre le terrorisme et tous les excès, en même temps quelle protège sa propre sécurité et ses valeurs, elle doit respecter la souveraineté des peuples. Mais partout où les libertés ne sont pas respectées, nous uvrerons, à travers notre diplomatie et nos actions de développement, afin daider les minorités, de travailler au service des sociétés pour le respect des droits. Cela suppose un travail exigeant, parfois long et ingrat, qui impose de replacer la France au cur du dialogue entre les nations. Cest depuis plusieurs semaines ce que je memploie à faire, du Mali à lUkraine en passant par la Syrie, en passant par le Golfe, en échangeant en profondeur avec tous les dirigeants du monde. La France doit partout contribuer à bâtir ou rebâtir des équilibres multiples, même si parfois ils demeurent fragiles.
Notre outil militaire dans ce contexte revêt une importance majeure. Jai déjà ordonné une revue stratégique de défense et de sécurité. Avec comme fils directeurs les principes dindépendance et dautonomie de décision, nos armées assureront les missions que je leur ai confiées : la dissuasion, clé de voûte de notre sécurité ; la protection de nos concitoyens et de nos intérêts ; lintervention là où le respect du droit et de la stabilité internationale sont menacés. La prévention des crises et leur résolution sera gérée de manière globale en noubliant jamais que seuls la stabilisation et le développement permettent de créer les conditions dune paix durable.
Nos forces armées sont les conditions de cette capacité de dialogue, de cette crédibilité française et de cette capacité partout à construire la paix. Et cette indépendance que jappelle de mes vux ne veut pas dire pour autant solitude. La France sera fidèle à toutes ses alliances.
Les prochaines années seront pour nos armées celles dun renouvellement stratégique et tactique. Je sais quelles y sont prêtes car elles sont aux avant-postes du monde tel quil va, avec cette vigilance et cet engagement qui font honneur à notre pays.
Vous le voyez, les menaces nont jamais été si grandes et lordre multilatéral est sans doute plus fragilisé quil ne la jamais été, divisé, bousculé alors que plus que jamais, elle est sans doute nécessaire.
Dans les années à venir, le rôle de la France sera de défendre la sécurité, légalité face aux excès, les libertés, la planète face au réchauffement climatique, tout ce qui constitue notre bien commun universel et qui aujourdhui dans trop dendroits est remis en cause !
Toucher du doigt le moment inédit que nous vivons. Nous nous sommes bâtis depuis le 18ème siècle sur un équilibre que nous pensions de toute éternité, entre des démocraties, des valeurs libérales, nos libertés, une économie de marché qui permettait le progrès des classes moyennes. Tout cela est aujourdhui profondément basculé, transformé, menacé.
Des régimes autoritaires réussissent dans léconomie de marché. Des démocraties que nous croyions hier des alliés de toujours menacent lordre international, se mettent à douter de ses propres règles. Notre vocation, notre rôle aujourdhui, cest précisément, plus encore quhier, de les rappeler, de les porter, de les faire, de les tenir. Ce sera cela mon cap, notre cap et aucun autre.
Ce cours du monde en quelque sorte vient éprouver notre résistance et notre cohérence. Cest à titre dexemple ce que nous vivons avec les grandes crises migratoires qui traversent aujourdhui lAfrique, la Méditerranée et à nouveau lEurope. Les mois prochains, nous aurons des décisions difficiles à prendre et nous devons à la fois mieux les prévenir par une politique de sécurité et de développement ambitieuse sur toutes les zones de fragilité et de conflit. Nous devons réexpliquer et agir partout, quand il y a la guerre, quand il y a le réchauffement climatique qui déstabilisent tant de ces régions.
Mais nous devons aussi mieux endiguer ces grandes migrations par une politique de contrôle et de lutte contre les trafics de personnes. Il faut pour cela, de manière coordonnée, en Europe, mener une action efficace et humaine qui nous permette daccueillir les réfugiés politiques qui courent un risque réel, car ce sont là nos valeurs, sans les confondre avec des migrants économiques et abandonner lindispensable maintien de nos frontières.
Pour réussir à tenir ce cap, nous avons besoin dune Europe plus forte et refondée. Plus que jamais, nous avons besoin de lEurope. Or, là aussi, plus que jamais sans doute elle est affaiblie par les divisions, par le doute qui sest installé dans notre peuple.
Pourtant, lEurope est chez nous autant que nous sommes en Europe. Parce quil est impossible de penser notre destinée continentale autrement quau travers du projet Européen. LEurope, lEurope, cest nous. Cest un projet de paix, de liberté, de progrès, qui a été pensé et agi avec courage par les générations qui nous ont précédés et avaient vécu la guerre. Nous voudrions aujourdhui oublier tout cela ! Considérer que face aux divisions, face au Brexit et à tant de soubresauts de lHistoire, la réponse serait dans une diminution encore supplémentaire, dans une forme dabandon, dans un bégaiement de lHistoire.
Négliger lEurope, shabituer à la conchier, à en faire le coupable de tous nos maux, cest trahir ces générations qui nous ont précédés. Cest trahir ce qui fait quaujourdhui, là où nous sommes, nous pouvons librement débattre de lEurope, pour laimer ou pas.
Mais négliger lEurope, shabituer à nen faire quun objet de négociation technique, cest aussi en quelque sorte abdiquer notre Histoire et diminuer la France.
La construction européenne est aujourdhui également il faut bien le dire et le voir fragilisée par la prolifération bureaucratique, par le scepticisme croissant qui en découle.
Je crois fermement à lEurope. Mais je ne trouve pas toujours ce scepticisme injustifié. Cest pourquoi je vous propose de reprendre de la hauteur, de sortir de la tyrannie des agendas et des calendriers, des méandres de la technique.
La décennie qui vient de sachever a été pour lEurope une décennie cruelle. Nous avons géré des crises. Mais nous avons perdu le cap. Cest pourquoi, il revient à une génération nouvelle de dirigeants de reprendre lidée européenne à son origine, qui est politique dans son essence, une association volontaire réaliste et ambitieuse dEtats décidés à faire prévaloir des politiques utiles en matière de circulation des personnes et des biens et notamment de la jeunesse, en matière de sécurité, en matière monétaire et fiscal, mais aussi en matière politique, culturelle.
Les pays de lEurope, pour lesquels celle-ci ne se réduit pas au marché, mais dessine un espace ou une certaine idée de la valeur de lHomme, de lexigence de justice sociale sont reconnus comme prééminents. Ces Etats-là, ces pays doivent se ressaisir dun projet décisif et sorganiser en conséquence. Fût-ce au prix dun examen sans complaisance de notre fonctionnement actuel.
Nous avons une tâche au quotidien à mener, humblement. Je lai commencé, grâce au mandat du peuple, davoir une Europe qui protège davantage, de procéder aux réformes indispensables, de porter lambition européenne dans de nombreux sujets qui font notre quotidien. Mais cela ne suffira pas. Il revient à la France de prendre linitiative et je souhaite le faire, dans les prochains mois, grâce et par le travail étroit que jai dores et déjà engagé, en particulier avec la Chancelière dAllemagne.
Dici la fin de lannée, sur ces bases, partout en Europe, nous lancerons des conventions démocratiques pour refonder lEurope justement sur ce projet politique premier, sur cette ambition première qui unit les Hommes. Libre à chacun ensuite dy souscrire ou non.
Mais le temps nest plus aux raccommodages. Il faut reprendre lEurope à son début, si je puis dire, à son origine même, et faire par là revivre le désir dEurope, en ne laissant pas le monopole du peuple et des idées aux démagogues ou aux extrémistes, en ne faisant pas de lEurope non plus un syndic de gestion de crises qui cherche chaque jour à allonger son règlement intérieur, parce que les voisins ne se font plus confiance.
Nous devons retrouver le souffle premier de lengagement européen. Cette certitude où furent les visionnaires des siècles passés et les pères fondateurs de lEurope, que la plus belle part de nos histoires, de nos cultures sexprimerait justement, non dans la rivalité, encore moins dans la guerre, mais dans lunion des forces. Non dans lhégémonie de lun ou lautre, mais dans un équilibre respectueux qui nous fera toutes et tous réussir.
Cest cette Union dont notre temps a besoin. Parce que cest cette Union seule qui permettra de relever les défis de la modernité. Parce que cest bien dans cette Europe que nous partageons une vision commune du monde et de lhomme, une vision trempée aux mêmes sources, forgée par les mêmes épreuves de lHistoire.
Ces défis sont la transition écologique, qui refonde le rapport de lhomme et de la nature ; la transition numérique qui réécrit les règles sociales et nous oblige à réinventer ce droit continental où depuis tant de siècles, nous avons voulu que la norme respecte lHomme.
Cest enfin le défi de lHumanisme contemporain face aux dangers du fanatisme, du terrorisme, de la guerre, auquel nous répondrons par une Défense plus européenne en cours dédification, mais aussi par une Europe de la culture et de linnovation.
La paix nest pas seulement le socle de lEurope. Elle en est en lidéal, toujours à promouvoir et seule lEurope et la France en Europe aujourdhui peuvent y parvenir.
Alors, oui, nous romprons avec les facilités que nous nous étions données au cours des années précédentes, pour être à la hauteur de ce que le moment exige de nous. Fernand BRAUDEL le disait : « LEurope ne sera pas, si elle ne sappuie sur ses vieilles forces qui lont faite, qui la travaillent encore profondément, dun mot, si lon néglige tous ses humanismes vivants. » Ne les négligeons plus.
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Nous connaissons à présent lenthousiasme des commencements, mais la gravité des circonstances nous empêche den ressentir aucune ivresse. Le terrorisme na pas désarmé. La construction européenne est en crise. Nos équilibres financiers sont dégradés, notre dette considérable. Linvestissement productif encore faible et le chômage toujours insupportable. La dureté de la vie est là pour tant et tant de nos concitoyens.
Mais le peuple français nous a fait connaitre ses volontés, et nous en serons les serviteurs.
Il y aura de limprévu, des oppositions, des moments difficiles, mais nous ne laisserons pas un instant tous ces aléas nous décourager.
Devant chaque difficulté, au lieu de baisser les bras, nous en reviendrons à lessentiel et nous y puiserons une énergie plus grande encore. Jy suis prêt. Je suis sûr que vous lêtes aussi. Car par notre engagement les Françaises et les Français retrouvent leur fierté. Parce que nul ici na intérêt collectivement à ce que la France échoue ou navance suffisamment vite.
Le peuple français ne nous demande pas seulement de lefficacité. Lefficacité cest un instrument ! Et puis on peut être tout à fait efficace au service dune mauvaise cause. Non, il nous demande ce que la philosophe Simone WEIL appelait leffectivité. Cest-à-dire lapplication concrète, tangible, visible des principes qui nous guident. Le refus dêtre pris en défaut, et de clamer des principes dont nous ne poursuivons pas sans relâche lapplication.
Le principe deffectivité, cest pour vous, pour moi, pour le gouvernement, de ne jamais cesser de se demander si nous sommes en pratique fidèles à nos principes, cest-à-dire dabord à la liberté, légalité, la fraternité.
Ce que nous avons à accomplir cest une véritable révolution. Nous sommes ici, vous et moi pour renouer avec ce courage français qui ne se laisse pas distraire par ceux qui nayant su aller nulle part sont en quelque sorte revenus de tout.
Nous devons à chaque instant être à la hauteur de cet espoir français par lengagement de tous. Car ne vous y trompez pas les forces adverses continuent dêtre puissantes, non pas tant au Parlement où les oppositions légitimes sexpriment, non pas dans la rue, tout simplement dans les têtes.
En chacun de nous il y a un cynique qui sommeille. Et c'est en chacun de nous qu'il faut le faire taire, jour après jour en lui rappelant sans cesse le devoir qui est le nôtre, en lui rappelant sans cesse le moment que traverse notre pays. Et cela se verra. Alors nous serons crus. Alors nous rendrons le service que le peuple français attend de nous avec humilité. Alors nous resterons fidèles à cette promesse de nos commencements, cette promesse que nous tiendrons parce qu'elle est la plus grande, la plus belle qui soit : faire à l'homme, enfin, un pays digne de lui.
Vive la République ; vive la France.

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