BELLE JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME !

À l’occasion de la journée internationale de la femme du 8 mars, il y a lieu de rendre hommage à la gent féminine, invariablement indispensable et supportable, mais variablement discriminée et violentée...

Ô Femme respectable !
Aurais-je tort de me sentir de propension agréable à votre particularité usuelle, mère inaliénable de toute âme affectuelle, charme incontournable des prunelles, lumière incommensurable de l'esprit pluriel ?

En ce jour international du 8 mars, au lieu de célébrer ce qui n’est pas nécessairement une fête mémoriale, trouveriez-vous malheureux de penser que votre compagnon amoureux, fortuné de prévalence ou infortuné d’incidence, vienne marquer votre existence ?

Ô Femme d’intérêt !
Pardonnez à un rêveur d'oser vous demander de tourner une attention gracieuse, au détriment de l’oseille pernicieuse, vers tout cœur d’intégrité et d’allégresse qui s’éveille d'une langueur mêlée de pureté et de tendresse !

La condition féminine n’est nullement préétablie dans une échelle minime. Elle se conquiert graduellement au gré des passerelles unanimes !

Ô Femme fatale !
Daigne votre sensuelle délicatesse agréer, à l’occasion de la commémoration en présence, des politesses de circonstance.

Et la catachrèse en romance...
Et le bouquet en florescence...
Et l’amour en vibrance !

Ô Femme des angles belligérants du Triangle des tumultes !
Vous êtes la fierté réconfortante de votre culte, en cette période déconcertante d’agitations guerrières.

Gardez le moral des timonières véritables, car rien n’est définitivement brutal dans les ornières effaçables !

Ô Femme du peuple !
Tenez d’une main de fer celle de votre conjoint sincère. Et avec l'autre main de chair, pointez du doigt les exigences de dignité, de justice et de paix.

Ne faiblissez point jusqu’à l’errance. Les fruits de la délivrance sont moins amers que ceux de la désespérance !

Ô Femme du monde !
S'il se trouvait dans mes humbles conseils de fond quelques remarques d’impudence en lisière, couvrez mes marques d’insolence d’un sommeil profond par votre indulgence routinière.

La plume confère une mission incessible, ôte toute inhibition indicible et propulse à une exaltation dicible. D’avance, je vous prie d’excuser ces audaces incoercibles !

Alain Boutat
Épidémiologiste,
Économiste et Politologue
Lausanne

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