Venezuela: Maduro, dictatorial et corrompu, doit partir.

Venezuela: le régime Maduro est dictatorial et corrompu, il ne représente en rien les intérêts et besoins des couches populaires ni une quelconque forme de "socialisme".

Il ne tient que par la force et la violation des libertés démocratiques et n'a aucune légitimité.

Un des aspects les pires de ce régime est l'utilisation de forces paramilitaires ou para -policières chargées de s'attaquer aux manifestant.e.s.

La prétendue élection d'une "Constituante" est une farce sinistre.

Les orientations d'une opposition très composite sont éminemment discutables voire condamnables mais ne justifient en rien les arrestations des figures de l'opposition, Leopoldo Lopez et Antonio Ledezma, comme le déclare Amnesty International.

La politique de Maduro et de ceux qui l'entourent ( militaires corrompus, bourgeoisie qui a fait fortune grâce au régime) est une véritable catastrophe et doit être dénoncée par la gauche.

Les contorsions du PCF et de la France Insoumise sont également délétères: ils ergotent sur la nocivité de certains courants de droite mais ne parviennent pas à formuler clairement une condamnation du régime et un appel au départ immédiat de Maduro. Or chaque jour qui passe, chaque acte de répression renforcent les forces de la droite ultra-libérale ainsi que les velléités d'intervention de Trump.

L'arrêt immédiat de la répression, la tenue d'élections libres et contrôlées, l'indépendance des organisations syndicales,  la garantie des besoins sociaux de la population doivent permettre la reconstruction d'une société de justice et de démocratie.

Mise à jour du 5 aout:

Aggravation de la répression. La procureure générale est assiégée et menacée.

La procureure générale, Luisa Ortega, pourtant fidèle de l’ex-président Chavez, est devenue la bête noire de Maduro. Elle dénonce désormais les dérives autoritaires du pouvoir en place. Sa destitution semble imminente. Samedi 5 août, elle est empêchée de sortir du parquet par le déploiement de dizaines de militaires, . « Je rejette le siège du ministère public. Je dénonce cet acte arbitraire devant la communauté nationale et internationale », a-t-elle écrit sur Twitter.. La veille, Iris Varela, proche de Maduro , l’avait traitée de « délinquante » et exprimé le souhait de lui mettre « au plus vite les fers aux poignets ».

Il est maintenant avéré que l'élection de la pseudo-Constituante a donné lieu à une fraude massive de la part du régime Maduro qui aurait ajouté au moins un million de suffrages afin de donner l'impression d'une participation plus importante.

La mise en scène "révolutionnaire" de la dictature ne doit tromper personne . Il s'agit d'un régime corrompu et chaque jour qui passe, chaque acte de répression renforcent les forces de la droite ultra-libérale ainsi que les velléités d'intervention de Trump.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.