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Billet de blog 28 janv. 2022

Un anarchisme vivant : récit d'un voyage au Chiapas

En pleine période de troubles politiques, parlons un peu des alternatives possibles ! Le Chiapas, grande terre de luttes zapatistes, est aujourd'hui un thème passé d'actualité, et pourtant l'anarchisme y évolue encore. J'ai alors pris la décision, pour mes vingt ans, d'aller y jeter un oeil, de m'immerger un mois dans une communauté reculée, chose qui m'a appris bien plus que je ne le pensais.

Alinor Jolliot
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Il y a à peu près trois ans, sur un serveur internet croisé au détour d’un lien, je lisais pour la première fois le terme « zapatisme ». De longues éloges sur ce mouvement mexicain au Chiapas, qui a pris les armes il y a quelques dizaines d’années pour aujourd’hui vivre dans des communautés autonomes… Bien sûr, ce n’est pas aussi simple que cela, mais cet échange marque ma première approche concrète de cette idéologie si vague qu’est l’anarchisme et de son fer de lance, le zapatisme.

Après cela, il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour embrasser cette idéologie, bien qu’elle fût alors encore trop complexe pour que je puisse la comprendre proprement. Aujourd’hui encore, d’ailleurs, je suis loin de tout savoir, de tout saisir. Mais l’anarchisme n’est pas à comprendre, il est à chercher : constamment, c’est un apprentissage qui ne se finit jamais. Et, bercée de ces contes merveilleux sur le zapatisme, est venu le moment pour moi de faire face à la réalité. Alors quoi de mieux que de me déplacer au Chiapas pour découvrir ce monde sans le biais des médias ? C’est comme ça que, le 18 décembre dernier, j’atterrissais à Tuxtla Gutierrez, quelques jours avant de rejoindre une communauté altermondialiste dans les montagnes au-dessus de Teopisca.

Je vais donc, en quelques pages, entre récit et essai, tenter de résumer l’anarchisme, la manière dont il s’exprime dans cette communauté et au Chiapas en général, et enfin ce que j’ai pu apprendre de cette expérience. J’aime autant prévenir, mon regard est loin d’être neutre sur le sujet, au contraire même, c’est un regard intérieur et profondément partisan.

L'anarchisme, c'est quoi ?

Aujourd’hui, quand on dit être anarchiste ou libertaire à des individus qui ne s’y intéressent que peu, on a souvent tendance à passer pour des casseurs sans foi ni loi, des drogués ou encore des satanistes. Et pour cause, la langue française détient cette très agréable particularité d’associer ce nom à l’absence totale d’ordre. Chose qui est pourtant bien différente. L’anarchie, c’est une mise en place du pouvoir qui diffère de ce que nous connaissons, et pour ces raisons, nombreux sont ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas l’envisager sérieusement.

Je ne crois pas qu’il soit possible de donner une définition précise et universelle de l’anarchisme, parce que c’est surtout une étiquette trop vague et qu’il existe une définition subtilement différente pour chaque anarchiste. Et c’est d’ailleurs dans ce fait tout simple qu’on observe peut-être le seul vrai point commun à toute définition : il n’y a pas de hiérarchie, d’unité imposée, c’est dans la différence que vit le mouvement, car ce n’est pas une différence qui divise, mais qui rassemble.

De là on peut éventuellement s’aventurer un peu plus loin : de cette absence d’hiérarchie vient un besoin profond d’égalité et de liberté. Si certains seront tentés de les opposer, ils sont pourtant essentiels l’un à l’autre, indissociables. La liberté, si elle est cherchée à titre individuel, pour l’assouvissement de désirs inutiles de l’ego, ne mène qu’à plus d’inégalités. Elle empiète sur les libertés des autres, alors qu’elle doit en prendre compte. L’anarchisme est pour la grande majorité des cas un mouvement social, et ce qui est recherché est un progrès de la société au travers de l’émancipation individuelle : la liberté doit être la même pour tous. A l’inverse, une égalité sans liberté empêcherait de la même manière toute émancipation et ainsi évolution. C’est ainsi un devoir qui s’impose à nous que de nous poser la question : que veut-on vraiment ?

A partir de là, on peut déjà distinguer plusieurs branches de l’anarchisme qui vont se séparer : certains considèrent le passage par les armes nécessaire, d’autres préfèrent le pacifisme. Certains verront la suite de l’anarchisme comme un courant philosophique à étudier, d’autres comme un modèle à expérimenter ; beaucoup y grefferont des idées annexes, concepts étrangers, tous liés d’une manière ou d’une autre et la plupart de temps profondément de gauche : on greffera de l’altermondialisme, de l’écologie, du féminisme, etc. Et les manières d’exprimer ces idées seront aussi très diverses : l’art, la mise en place de projets concrets, de communautés, des essais politisés, ou même des soulèvements, des manifestations et ainsi de suite.  

Personnellement, je considère l’anarchisme comme une idée vivante, et tous les écrits le concernant comme des intermédiaires. Et une idée vivante se doit d’être vécue.

Le Zapatisme

La première chose qui nous vient à l’esprit quand on parle du Chiapas, c’est, comme évoqué plus haut, le zapatisme. Alors, une des premières choses que j’ai demandé aux personnes que je croisais et avec qui j’étais suffisamment en confiance, c’était : « Et le zapatisme ? Vous pourriez m’en parler ? ». Et ce sont les réponses que j’ai eues qui ont été le plus intéressantes, car elles permettent de comprendre, au-delà de ce qu’est le zapatisme, la manière dont les gens le comprennent et font avec (je ne m’étendrai d’ailleurs pas sur l’histoire du zapatisme car ce n’est pas pertinent ici).

La première chose que j’ai apprise, et que beaucoup m’ont répétée, c’est que le zapatisme n’est pas important pour les gens ici. Pour une raison très simple : l’anarchisme (ou du moins une équivalence locale) est présent partout, et le zapatisme n’en est qu’une manifestation parmi d’autres. Pour comprendre un peu mieux cette affirmation, il faut se pencher un peu sur les conditions de vie dans cette région. Le Chiapas est l’un des états les plus pauvres du Mexique, et c’est quelque chose qu’il est difficile de ne pas remarquer une fois sur place : vaste, tantôt montagne, tantôt jungle, ou même plage, il est difficilement unifiable par une même hiérarchie, quand tant de modes de vie différents se côtoient. Il est aussi un lieu abritant une grande population native (mayas), avec de nombreux héritages culturels qui se font lentement oublier derrière l’avènement du capitalisme. Il est alors aisément compréhensible que, au lieu de se tourner vers un état à la politique critiquable, les habitants du Chiapas se tournent les uns vers les autres, tentant de trouver des voies alternatives pour survivre et conserver leur patrimoine.

Le zapatisme, c’est avant tout certains de ces acteurs qui ont cherché à aller plus loin, à passer par les armes : c’est un mouvement populaire, social et progressiste, qui s’est exprimé au nom des autres. Pour cette raison, il est difficile de considérer les zapatistes d’un œil mauvais quand on est un tant soit peu sensible aux droits humains : il peut leur être reproché d’avoir pris les armes, mais à ce jour, leur activité sur place est concentrée autour de caracoles, des grandes communautés autogérées (en général plus ou moins ouvertes au public, mais je suis malheureusement arrivée en temps de pandémie donc je n’ai pas eu l’opportunité d’aller plus loin), ainsi qu’une université, UniTierra, l’université de la Terre, qui vise à conserver et faire vivre la culture indigène de la région.

En ce qui concerne leur version de l’anarchisme, il est difficile pour moi d’en parler avec certitude, car c’est une chose qu’on ne peut comprendre que de l’intérieur. Ce qui est constatable, c’est que le zapatisme est un grand mouvement féministe, notamment avec de nombreuses devises comme « Viva las Mujeres » et « Las mujeres con la dignidad rebelde », visibles très fréquemment sur les tableaux ou affiches zapatistes, témoignant d’ailleurs de l’attachement considérable qu’ils portent à l’art. Enfin, il est à noter que les zapatistes ont un chef, un dirigeant, mais bien qu’on puisse considérer qu’ils brisent alors cette idée d’égalité, c’est un peu plus complexe. Gouverner en obéissant, c’est leur devise, et elle résume bien leur vision des choses : le dirigeant n’est pas en position de pouvoir, au contraire il est soumis à son peuple, il doit agir pour lui, c’est une responsabilité et un devoir, non un pouvoir.

De manière générale, le zapatisme est alors une fierté locale, une attraction culturelle (est-ce que c’est une bonne chose ou non, ça je n’en sais pas grand-chose). Mais une fois cet aspect rencontré, si l’on veut creuser un peu il faut donc se pencher sur la réalité de la vie au Chiapas.

Vivre en communauté

Commence alors mon séjour dans une communauté altermondialiste des montagnes de Teopisca. Une des choses les plus fortes, les plus vivantes que j’ai pu observer je crois, se situe dans les relations interpersonnelles. Difficile d’en parler, tant ces relations passent par l’affect plus que par la raison, mais c’est là qu’est l’essentiel et le ciment de la communauté.

Lorsque je suis arrivée sur Teopisca, je ne connaissais ni l’endroit, ni la langue, ni aucun membre de la communauté. Ce fut un formidable exercice de confiance qui m’a été demandé. De la confiance envers des inconnus ou, tout bêtement, envers le destin. Et à l’instant où j’ai pu retrouver les membres de la communauté, j’y ai été accueillie comme au sein d’une famille, peu leur importait qui j’étais. Et c’est à cette image qu’a été le reste du séjour.

Au sein de cette communauté, les relations sont alors au cœur de la vie de tous les jours ; très proches, elles ne sont pas pour autant simulées, c’est ça qui est unique et fabuleux : elles se tissent chaque jour, en travaillant ensemble, en faisant des cercles de parole réguliers, en partageant tout ce que l’on a sur le cœur. Il n’y a aucun non-dit, il n’y a aucune relation de supériorité de l’un envers l’autre, aucune rancœur, aucune colère : tout passe par la parole et cette honnêteté, cette franchise, permettent aussi à chacun de nous d’extérioriser tout ce que nous pouvons ressentir et, par conséquent, de nous sentir bien mieux. Comme il a été dit un matin : « Ce qui est bien c’est que quand on partage la tristesse, elle se divise, et quand on partage la joie, elle se multiplie. ».

Il y a parfois, évidemment, quelques ressentis d’un membre de la communauté envers un autre, mais, de la même manière, une philosophie du vivre-ensemble permet d’alléger ces conflits ; il est impossible d’ignorer la nature humaine, mais le vivre-ensemble n’est pas si utopique que ça : savoir accepter les autres dans leurs bons comme leurs mauvais aspects est probablement ce qui permet à cette communauté de se sentir bien.

Cette confiance est très liée à un autre aspect, presque une croyance, présente sur place aussi, comme en d’autres endroits : le culte de l’abondance. Surtout dans les manières de faire, il se caractérise par une bonté accrue qui attire l’abondance à soi. On peut également y voir une croyance au Karma, mais peu importe le nom qu’on lui donne, c’est une mentalité assez belle qu’on retrouve bien plus difficilement en Occident. Il existe d’ailleurs aussi directement des cercles que j’aime à appeler des « cercles d’abondance » : ils sont divers et portent différents noms, mais le principe est simple : en entrant on donne une somme conséquente, puis on tisse des liens, on rencontre des personnes, on donne de soi, puis on récupère plusieurs fois la somme initiale avant de recommencer. Au fur et à mesure aussi le cercle s’agrandit, se diversifie. Ces cercles, venus du Brésil, initialement féminins, permettent de rompre les mécanismes du capitalisme avec panache (et ça, c’est ce qu’on aime, n’est-ce pas ?).

Mais le capitalisme est présent sous d’autres formes au Chiapas, et contre toutes ces formes la communauté s’est efforcée de lutter : tant en boycottant les marques mondiales (citons d’ailleurs Coca-Cola qui a envahi la région), qu’en boycottant les supermarchés et produits importés : tout ce que nous mangions provenait soit directement du jardin, soit du marché, donc toujours végétarien et le plus souvent biologique et local. De la même manière, l’eau que nous buvons provenaient directement de la source plus haut dans la montagne. Enfin, le boycott se tourne naturellement vers les industries pharmaceutiques, et c’est vers les médecines naturelles que nous nous tournons : les herbes et infusions ont largement prouvé leur efficacité. Cela dit, ce n’est pas non plus se détourner entièrement de la médecine classique : tout est choisi avec raison.

Et cette rupture mène tout naturellement à la recherche d’un mode de vie écologique, car à quoi bon vivre différemment si c’est pour reproduire les mêmes erreurs que le capitalisme ? Alors voilà la communauté partie sur des projets en bioconstruction : les maisons sont toutes exclusivement construites en matériaux naturels : bois, terre, pierre, chaux ; la terre est cultivée avec soin, les toilettes sont sèches, les douches sont avec parcimonie et parfois aussi dans les cascades, le plastique est quasiment absent du mode de vie, les déchets sont majoritairement compostables, et ainsi de suite. Cela demande, bien sûr, plus d’efforts, moins de confort, mais ce n’est pas sans résultats.

Dans ce mode de vie qui, déjà là est nettement différent du mode de vie occidental, s’ajoute une dernière variable qui peut être peut surprendre : Ni Dieu Ni Maitre ! lit-on d’habitude sur les affiches anarchistes : et ici pourtant, il existe une nuance. La spiritualité au Mexique est, d’une part, bien plus importante qu’en Occident où la tendance va constamment à la science plutôt qu’au reste. De plus, persistent au sein de la communauté des rites – et un certain héritage de manière générale maya. Notons par exemple la pratique de Temazcals (huttes de sudation) lors de grands évènements ou, plus simplement les cérémonies de cacao, intimement liées à ce territoire. Mais, étranger au Mexique, on retrouve dans cette communauté également des croyances bouddhistes ; à travers la pratique du yoga, la lecture de textes sacrés, et les nombreuses réflexions qu’apporte le sujet. Ce n’est pas, comme on peut l’imaginer, une croyance qui isole, qui referme l’esprit : à l’inverse, elle est de celles qui se construisent sans cesse, qui évolue au fil des réflexions. C’est une croyance qui ouvre des portes et qui permet une bien meilleure relation avec son corps et son esprit.

Prenons l’exemple des relations : je citais plus haut cette manière de fonctionner ou ne reste que de l’amour des uns envers les autres. Si on se penche sur les écrits de la Bhagavad-Gita, Krishna y explique comment se défaire de nos liens les uns avec les autres, tout en tissant des relations. Ce n’est, contrairement à ce qu’une première lecture peut laisser paraitre, absolument pas contradictoire : c’est un enseignement sur la manière d’apprécier les autres sans possessivité, sans attentes, sans attachement, sans toutes ces choses qui viendront, par la suite, causer des sentiments négatifs. De la même manière, la Gita tente d’expliquer comment se défaire de l’égo : l’enseignement qu’elle apporte, au-delà d’une simple croyance, est un enseignement général de la vie qui, au lieu de brimer l’émancipation de la communauté, la pousse et la soutient.

Le Chiapas, c’est alors tout ça : ces relations de confiance, cette culture d’abondance, ces cercles détournés, cette lutte contre le capitalisme, et ce lien si proche des cultures plus anciennes qui ont trop tendance à s’effacer. Mais maintenant, que faire de tout ça ? Est-ce que c’est la fameuse utopie dont rêvent tous les anarchistes ? Avec toutes ces conditions réunies, cette qualité de vie, cette ouverture d’esprit permettent alors une certaine introspection, un accroissement de la spiritualité, et un certain bien être. Nos sens se font alors plus délicats, notre esprit plus critique, notre instinct s’affute, et nos pensées sont plus saines : et c’est peut-être là l’émancipation que cherchent les anarchistes. Ce qui est sûr, c’est que l’anticapitalisme y est fort et bienfaiteur, et peut-être c’est d’ailleurs tout ce qui compte.

Ne reste qu’à nous demander si ce modèle est celui qui portera le futur, mais c’est, peu importe ce qu’on en pense, une belle tentative qui apportera une nouvelle couleur au monde. Ce qui est sûr aussi, c’est que le Chiapas, même si ce n’est pas qu’au travers exclusif du zapatisme, mérite sa réputation d’anarchiste.  

L’anarchisme, c’est quoi ? Finalement, il existe bel et bien une réponse, et celle-ci est toute simple : l’anarchisme, c’est penser un monde dans lequel nous nous sentirons bien.

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