Lettre à Twitter

Lettre ouverte au réseau social Twitter...

Avant même de m’y inscrire, j’avais déjà une relation particulière à twitter. Et c’est encore plus vrai depuis que je m’y suis inscrit il y a quelque années. Ce réseau attirait, sa position d’alternative à Facebook était intéressante.

 

Je me suis donc inscrit sur twitter. Passage obligé par les CGU (Conditions générales d’utilisation), aussi inquiétantes que surprenantes, dernière confirmation et voilà. Je commence à suivre quelques comptes, quelques amis, des personnalités, médias, institutions…

 

Très vite, le premier DM (Direct Message) ou message privé arrive. Une certaine Katia, russe, 27 ans qui vient subitement de tomber amoureuse de moi et de ma photo de profil par défaut. « Signaler » ; « contenu inapproprié ». Plus de nouvelles de Katia.

 

Très vite, je trouve mes marques, Twitter devient l’une des mes principales sources d’information. Entre les tweets de médias traditionnels et ceux de journalistes indépendants, j’y trouve un équilibre agréable.

 

J’y trouve aussi des comptes à concepts intéressants : des comptes parodiques, en passant par les comptes d’art et autres vidéos jusqu’aux « out of context ». Ce subtil mélange de comptes très variés est au final l’essence même de twitter. Et elle me plaît.

 

Malheureusement, cette belle alchimie a ses limites. Très vite au détour d’un #OLPSG, Twitter commence à montrer son autre visage : autant d’utilisateurs que d’arbitres, de sélectionneurs… et tout ça dans un mélange de propos aussi absurdes que violents.

 

Mais ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Les insultes homophobes, racistes, les vagues de propos plus que condamnables par dizaines. Des signalements par centaines, mais toujours la même réponse du réseau « Absence d’infractions aux règles de twitter ». 

 

Pourtant, aux yeux de la loi, ces propos sont des infractions pénalement réprimées. 

Voici le genre de messages que j’ai reçu suite à mon premier article sur Mediapart :

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Mais la réponse de twitter est toujours la même :

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Alors aujourd’hui j’ai du mal à aimer Twitter, pour son climat d’insultes, de haine où rien n’est fait pour que cela change. Mais j’ai aussi du mal à détester ce réseau, pour son humour qui lui est propre, pour son concept.

Donc @Twitter , je vais rester sur twitter, mais je vais continuer à harceler vos équipes de signalements en espérant qu’enfin les choses changent. Il serait dommage de gâcher un si beau concept non ?

 

Cet article est rédigé sous la forme d'un thread twitter, format auquel il est destiné. 

 

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