Les mensonges répétés du gouvernement dans sa participation dans la guerre au Yémen

Aujourd’hui Disclose média indépendant a apporté la preuve que le gouvernement français était informé de l’utilisation au Yémen des armes françaises vendues à la coalition.

 Ventes d’armes françaises liste à minima de celles qui sont utilisées depuis 2015 date du début de l'intervention des pays de la coalition. : 

 Les Chars Leclerc, obus flèches, Mirage 2000-9, radar Cobra, blindés Aravis, avions ravitailleurs MRTT A330, hélicoptères Cougar et Dauphin, canons Caesar..

 

ASER se réserve le droit de introduire une procédure d’urgence dans le cadre de son recours pendant devant le tribunal administratif de Paris. 

ASER se félicite de l’intérêt croissant des médias français pour la grave crise humanitaire au Yémen. Cependant nous regrettons que les médias n’abordent pas, comme nous l’avons présenté dans notre plainte au tribunal administratif[1], le fait que la France partie au traité sur le commerce des armes des Nations Unies, viole l’article 6 parce qu’elle vend des armes aux pays de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis responsables de crimes de guerre :

 

«   Aucun    État   Partie    ne    doit   autoriser    le    transfert   d'armes    classiques… s'il     a   connaissance,    au    moment       l'autorisation    est   demandée,    que    ces   armes    ou    ces    biens     pourraient     servir    à     commettre     un    génocide,     des     crimes    contre    l'humanité,    des   violations    graves    des   Conventions    de    Genève   de    1949,    des   attaques    dirigées    contre   des    civils    ou   des    biens    de   caractère    civil    et   protégés    comme    tels,   ou    d'autres    crimes   de    guerre    tels   que définis    par    des   accords    internationaux    auxquels   il    est    partie. »  

 

Avant de saisir le tribunal administratif ASER avait alerté de nombreuses fois le gouvernement français mais cela n’a pas empêché ce dernier de livrer aux pays de la coalition pour plus de 10 milliards d’euros d’armes et d’autoriser l’exportation pour plus de 30 milliards d’euros d’armes en 2018[2].

 

Le scandale est d’autant plus important que depuis l’année dernière les demandes des députés – Sébastien Nadot (avril 2018), Bastien Lachaud (juillet 2018) et plus récemment Alexis Corbière (février 2019) – d’ouverture d’une enquête sur les ventes d’armes de la France sont  bloqués par le Président de la République française.

 

ASER a le statut consultatif  spécial ECOSOC aux Nations unies

ASER est membre du Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL)

 

[1]https://aser-asso.org/qui-sommes-nous/realisations/

[2]Rapport au Parlement 2018 sur les exportations d’armement de la France

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