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Billet de blog 20 mai 2022

"Pap N'DIAYE, Ministre éducation nationale" par Amadou Bal BA

Pap N’DIAYE, historien, sociologue, précédemment, au Musée national de l’histoire de l’immigration, a été nommé Ministre de l'Education nationale en remplacement de Jean-Michel BLANQUER. Ce métis franco-sénégalais et grand-frère de Marie NDIAYE, Prix Goncourt, est un fervent partisan du bien-vivre ensemble.

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«Pap N’DIAYE, Ministre de l’Education nationale de France» par Amadou Bal BA -

  1. Pap N’DIAYE, professeur à l’Institut d’études politiques, précédemment, à partir de mars 2021, à la tête du Musée national de l’histoire de l’immigration, vient d'être nommé, le 20 mai 2022, Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en remplacement de M. Jean-Michel BLANQUER.

Pap N’DIAYE étant d’ascendance sénégalaise, sa nomination au Ministère de l’éducation nationale de la France confirme que le Sénégal est bien un «grand petit pays», en référence au titre de mon troisième ouvrage. En effet, il y aura eu Blaise DIAGNE (1872-1934) et N’Galandou DIOUF (1875-1941) députés à l'assemblée nationale française, Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001), ministre sous la IV République, Alioune DIOP (1910-1980), fondateur de Présence africaine, Amadou M’Barick FALL dit Battling Siki (1897-1925), champion du monde en 1924 contre Georges CARPENTIER, Pap DIOUF (1951-2020) président du football club de Marseille, Rama YADE, Sibeth N’DIAYE porte-parole du gouvernement, Oumar SY, artiste, Marie N’DIAYE, la sœur de Pape N’DIAYE, prix Goncourt en 2009, et Mohamed M’Bougar SARR, prix Goncourt 2021. Les choix qui lui appartiennent, et n'ont pas être discutés de Idrissa Gana GUEYE, joueur à Paris Saint-Germain, ont déclenché les foudres injustes de la fachosphère. Et pourtant Gana GUEYE fait partie de la fierté du Sénégal par son talent de footballeur.

Cependant, la nomination Pap N’DIAYE, au poste de Ministre de l'éducation nationale et de jeunesse, est hautement symbolique et focalise, à elle seule, les débats de notre temps entre le Bien et le Mal. Partisans de la République et des idées nauséabondes, d'un racisme arrogant et décomplexé, s'affrontent. La Gauche, la NUPES, à travers son programme, si elle remportait les élections des 12 et 19 juin 2022, se propose d'abolir le Code de l’indigénat qui est en train de se mettre en place, en vue de développer, notamment au sein de l'éducation nationale, des valeurs républicaines du bien-vivre ensemble, pour un respect mutuel. Aussi, M. Jean-Luc MELENCHON, chef de file de la NUPES, qui a critiqué le gouvernement de Mme Elisabeth BORNE, a épargné Pap N’DAYE, sa nomination étant considérée comme «une audace». Pour les syndicats de l’éducation nationale, la promotion de Pap N’DIAYE est «Un symbole de rupture qui va plutôt dans le bon sens. Mais on ne gouverne pas l'Éducation nationale à coups de symboles, on la gouverne par des actes», dit Mme Sophie VENITITAY, Secrétaire générale du Snes-FSU.

 Pap N’DIAYE est à l'opposé de son prédécesseur, Jean-Michel BLANQUER, contaminé par les forces du Chaos, qui voulait lutter contre ce qu'il appelle «l’indigénisme» le «Wokisme», ou la lutte contre les inégalités et les discriminations, la «Cancel Culture», dénonçant et bannissant les personnes dites «problématiques» ;  selon l’ancien Ministre de l’Education nationale, un assimilationniste, ces concepts de lutte contre le racisme seraient «déstabilisateurs de notre civilisation» et donc contraires aux valeurs républicaines : «C’est finalement une pensée qui cherche d’abord et avant tout à définir les gens par leur identité supposée et qui met cela avant. Ce que nous, nous mettons en avant c’est-à-dire le fait que tous les hommes naissent libres et égaux en droits. On a besoin d’une société diverse où l’on se respecte et où l’on ne se définit pas par son degré de victimisation ou par son identité supposée, mais tout simplement comme citoyen » dit Jean-Michel BLANQUER, en octobre 2021. En revanche, Pap N’DIAYE est particulièrement attaché à l’égalité réelle et à l’excellence à l’école chemin de la réussite : «Mes premières pensées vont vers le monde enseignant, qui est le mien depuis longtemps.  Je suis le pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier. Je suis le symbole de la méritocratie et de la diversité. Je n’en tire aucune fierté, mais le sens du devoir et des responsabilités.  Le dialogue avec la communauté éducative sera aussi important» a déclaré M. Pap N’DIAYE.

Aigrie et haineuse, l’Extrême-droite qui l'a mauvaise, est vent debout :  «La nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l’éducation nationale est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir» a déclaré Marine LE PEN du Rassemblement national. Pour Mohamed ZEMMOUR, le nouveau ministre est serait un indigéniste : «Emmanuel Macron avait dit qu'il fallait déconstruire l'Histoire de France. Pap Ndiaye va s'en charger. Il a participé à des réunions interdites aux blancs, c'est un vrai intellectuel indigéniste, un vrai ; c'est toute l'histoire de France qui va être revisitée à l'aune de l'indigénisme, de l'idéologie Woke et de l'islamo-gauchisme. Ilva être chargé de reformater les esprits des petits Français pour leur apprendre que les Blancs sont éternellement coupables, que les Noirs sont victimes et que nous sommes une terre d'immigration et que nous devons surtout continuer à l'être» dit Mohamed ZEMMOUR, du parti Reconquête.

Par conséquent, le lynchage a bien commencé, et quelle sera donc, dans la question d’une éducation pour un bien-vivre ensemble, la place de la lutte contre les discrimination dans une société fracturée, où la parole raciste s’est considérablement libérée ?

«Laissons la haine à ceux qui sont faibles pour aimer» disait Martin Luther KING (1929-1968). Dans ce racisme institutionnel et systémique, ses procès en incompétence ou en illégitimité à l’encontre des racisés, il y a déjà une fatwa de l'extrême-Droite à l'encontre de Pap N’DIAYE, avant même qu'il n'ait pris ses fonctions. Il faudrait combattre énergiquement cette grande hypocrisie qu'est cet universalisme ethnique. En fait, le seul universalisme authentique, c'est l'universalisme républicain ; la diversité n'est pas un mal mais une richesse. Il va falloir tout de même réconcilier et apaiser cette société française au bord de la rupture après ces présidentielles consacrant une forte montée du fascisme dans ce pays niant sa diversité, son multiculturalisme, une réalité irréversible. Il est donc urgent de promouvoir une éducation de la liberté dans la tolérance (voir mon article du Voltaire). Jamais dans l’histoire de l’Humanité, la haine n’a jamais triomphé, durablement, sur l’Amour, vecteur de progrès et de cohésion sociale.

«Je m’assume tel quel avec ma couleur de peau. J’ai un rôle civique à jouer. Il faut absolument préserver l’universalisme et faire en sorte qu’il soit valable pour tout le monde» avait dit Pap N’DIAYE, en juin 2021. En effet, une démocratie sans partage du pouvoir est une escroquerie. Les racisés aspirent comme les autres au bonheur, à l’égalité réelle, la visibilité et à la représentativité dans tous les lieux de décision. «Le génie français cache souvent un universalisme chauvin, d'homme, blanc, hétérosexuel. Il y a une double volonté d'invisibilité et de visibilité chez les personnes issues de l'immigration. Elles veulent être invisibles face aux institutions et reconnues pour leur apport culturel à ce qui fait la France» dit Pap N’DIAYE.

Le Musée de l'immigration que vient de quitter Pap N’DIAYE, devrait être transformé, à mon sens, en une Maison d'Afrique à Paris de promouvoir le bien-vivre ensemble, pour réconcilier et rassembler autour d’un projet républicain. De nos jours, pour Pap N’DIAYE, qui a travaillé sur les questions d’égalité et de lutte contre les discriminations, la «condition noire» désigne «une situation sociale qui n’est celle ni d’une classe, d’une caste ou d’une communauté, mais d’une minorité, c’est-à-dire d’un groupe de personnes ayant en partage l’expérience sociale d’être généralement considérées comme noires» écrit-il dans «la condition noire». Or, les questions raciales, de colonisation ou d’esclavage, sont encore tabous en France, la République, avec son message universel, pourtant obnubilée par l’immigration et l’Islam et ses détails vestimentaires, serait indifférente aux couleurs ; c’est le déni permanent du racisme institutionnel et systémique : «Si l’on veut déracialiser la société, il faudrait commencer par en parler» rétorque Pap N’DIAYE, un membre fondateur du CRAN. Les autres nous renvoient, en permanence, à nos origines ethniques ou à nos croyances religieuses, à travers cette question pernicieuse : «Tu viens d’où ?».

Ni crispé, ni frustré, sans aucune rancune, apaisé et conciliateur, Pap N’DIAYE, un spécialiste de l’histoire des minorités, est un homme serein assumant ses identités multiples, dans un esprit de dialogue des cultures, de «rendez-vous du donner et recevoir» suivant une belle expression du président SENGHOR (1906-2001). Né le 25 octobre 1965 à Antony, dans les Hauts-de-Seine, dans la proche banlieue parisienne, d'une mère française, Simone, professeure de sciences naturelles, et d'un père sénégalais, Tidiane N’DIAYE, premier ingénieur des Ponts et chaussées, Pap N’DIAYE est un spécialiste de la condition noire. Enfant, il passe ses vacances à la ferme de ses grands-parents, dans la Beauce. Son père rentre au Sénégal alors qu’il n’a que deux ans et ne reviendra que dix ans plus tard. «Papa est parti depuis si longtemps que personne n'espère plus son retour. Mais voilà que Papa revient, voilà que Papa exige de rentrer, sûr de son bon droit, dans la vie qu'il a fuie dix ans auparavant. Qui aime encore Papa ? Qui peut prétendre avoir besoin de lui ? Il a les apparences de la richesse et d'une jeunesse improbable. Il resplendit d'un éclat peu commun à Courbevoie. Surtout, il sait ce qu'on lui doit, même si ce n'est pas justifié, et qu'on l'aime encore, qu'on l'aimera toujours» écrit Marie N’DIAYE dans sa pièce, déjà inscrite au répertoire de la Comédie française «Papa doit manger». Pap N’DIAYE est père de deux enfants, Rose et Lucien, dont la mère est Jeanne LAZARUS, une sociologue à Sciences politiques et écrivaine, une spécialiste de l’économie des ménages et des politiques bancaires.

Sa petite sœur, Marie N’DIAYE, née le 4 juin 1967, à Pithiviers (Loiret) est allée vivre en Allemagne, avec son mari, l’écrivain Jean-Yves CENDREY, en protestation contre la politique de l’identité nationale développée, à l’époque, par le nouveau président, Nicolas SARKOZY. «Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage. Besson, Hortefeux, tous ces gens, je les trouve monstrueux. Pour moi, ces gens-là, représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible» disait, en 2009, Marie N'DIAYE. En effet, Marie N’DIAYE, admiratrice de William FAULKNER (1897-1962 voir mon article), une des grandes voix de la littérature contemporaine française, écrit des romans, des pièces de théâtre, des pièces radiophoniques, des scénarios et des livres d'enfants. Marie N’DIAYE a obtenu le Prix Femina en 2001 pour son roman «Rosie Carpe» et pose ces questions : «Où est ma famille ? Où sont mes enfants ?». Décalé et hanté par une culpabilité insondable, le personnage principal chez Marie N’DIAYE se trouve souvent en butte à l’hostilité d’un monde qui le rejette. Dans une langue musicale, Marie N’DIAYE, une métisse élevée par une mère seule, vivant maintenant entre Berlin et la Gironde, dépeint dans sa contribution littéraire des personnages mobiles, déclassés, sans appartenance et en butte dans le rapport aux autres, à un environnement étrange et menaçant. Ces personnages hors normes finissent par triompher en raison de leur résilience exceptionnelle.

Marie N’DIAYE a aussi reçu le Prix Goncourt, en 2009, pour son roman «Trois femmes puissantes». Dans «Trois femmes puissantes», le roman fait des allers et retours entre l'Afrique et la France, c'est la première fois que Marie N’DIAYE en évoquant ses origines sénégalaises ; elle met en scène sa propre géographie familiale. La première héroïne, Norah, vient au Sénégal où son abominable père l'appelle. En fait, c’est à 22 ans, que Marie N’DIAYE a revu son père cours de son premier voyage au Sénégal : «Mon père est rentré en Afrique quand j’avais un an. Je n’ai jamais vécu avec lui. J’ai grandi en banlieue, je suis 100 % française, avec les vacances dans la Beauce... On pense à tort que j’ai la double nationalité, la double culture. Mais je ne suis pas gênée que l’on dise de moi que je suis africaine. J’ai dû voir mon père trois fois et pas depuis au moins vingt ans. Mon vrai père est bien plus insignifiant que dans le roman. Ce n’est pas une figure, mon père, mais un homme terne» dit-elle.

Par conséquent, les N’DIAYE, un patronyme également de ma mère, sont une famille en or, comme il y en a beaucoup d'autres dans ce pays qu'on continue de calomnier et vilipender, à tort. Il y a des pépites d'Or dans cette France multicolore. Pap N’DIAYE en est la parfaite illustration. En effet, Maitre de conférences, Pap N’DIAYE a longtemps enseigné aux États-Unis. La première fois que je le rencontrais c'était au Collège de France avec le triomphe d'Alain MABANCKOU, professeur d'université également aux Etats-Unis. J'ai comme l'impression, pour les racisés en France, pour être reconnu dans ce pays, il faudrait d'abord traverser l'Atlantique à la nage.

Maintenant que Pap N’DIAYE est devenu Ministre de l’éducation nationale, il est urgent que des chairs d'études africaines fleurissent en France, comme aux États-Unis. La question du bien-vivre ensemble passe, non pas par des lois ségrégationnistes comme la loi sur le séparatisme, mais par une étude minutieuse du multiculturalisme et de la citoyenneté. Comment on doit-on apprendre à vivre ensemble, en encourageant à tous les lieux de décisions, au lieu de les enfoncer, toutes les personnes méritantes, comme le professeur Pap N’DIAYE ?

Pap N’DIAYE siège au comité scientifique de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage. On sait aussi que dans son «Et en même temps» le président MACRON a déjà célébré en grande pompe en mai 2021, le bicentenaire de la mort de Napoléon ; celui-là justement qui avait rétabli l'esclavage. Le chef de l’Etat, qui avait déclaré à Alger, le temps d’un voyage, que la colonisation est un «crime contre l’Humanité», refuse également de déboulonner les statues des colonialistes et des esclavagistes. Tout est communication !

Par conséquent, quelle marge de manœuvre aurait le professeur Pap N’DIAYE au Ministère de l’éducation, lui qui connaît bien les questions de discrimination et de citoyenneté ?

Le professeur Pap N’DIAYE est un historien et sociologue rigoureux, avisé. Mes souhaits les plus ardents c'est que tous les talents de ce pays, comme Omar SY, Mory et bien d'autres, puissent pleinement s'exprimer, pour un bien-vivre ensemble dans le respect mutuel. Celui qui perce ne doit pas se contenter de dire, égoïstement, «je suis le premier noir à avoir été nommé à ce poste», mais faire en sorte que son bon exemple fasse tache d’huile. Ne jamais oublier d’où on vient.

Il va falloir que Pap N’DIAYE, dans un secteur aussi explosif et clivant que celui de l’Education, puisse tenir bon et prendre les bonnes décisions. Depuis plusieurs décennies, chaque Ministre de l’éducation vient avec sa réforme voulant «dégraisser le Grand mammouth» en référence à une expression de Claude ALLEGRE. On a connu le désastre provoqué par Alain DEVAQUET (1942-2018) avec la mort de Malik OUSSEKINE (1964-1986) battu à mort, le 6 décembre 1986n par la brigade des «Voltigeurs». L’application de certains protocoles sanitaires du Covid-19 fluctuants, sans concertation, avaient soulevé l’ire des enseignants, peu reconnus dans leur métier. Les grands enjeux de l’éducation nationale sont pourtant connus : «Nous affirmons très clairement qu'il doit y avoir zéro décrocheur et que pour avoir un service public de qualité il est indispensable de recruter des personnels en nombre et de réduire le nombre d'élèves par classe» déclarent les partisans de la NUPES, pour une école de l’égalité et de l’émancipation, dont le programme tient en trois axes prioritaires : lutter contre la ségrégation scolaire, renforcer l'enseignement professionnel et revaloriser les personnels Education Nationale. Quelle place de la francophonie en relation avec cette décision scandaleuse du président MACRON d’augmentation injustifiée et discriminante des droits d’inscription des étudiants africains (3770 € au lieu 277 €) ? Le gouvernement va-t-il comme dans le système anglo-saxon, privatiser les universités françaises avec des droits d’inscription à 6000 € ?

D’une part, il va falloir que M. Pap N’DIAYE puisse affronter les vents contraires venant l’extérieur, dans ce contexte de droitisation grave de la vie politique, à laquelle le président MACRON porte une part importante de responsabilité. En dans le passé on connaît le lynchage, digne de «Strange Fruit», qui s'était abattu notamment Mme Rama YADE, Mme Christiane TAUBIRA et Mme Sibeth N’DIAYE. Dès que quelqu’un émerge parmi les racisés, les forces du Chaos s'abattent sur lui en raison d'une logique du Code de l’indigénat ; comme au temps de l’esclavage, un racisé ne serait pas légitime d'occuper la place qui lui revient. Il doit se contenter de rester une diversité alibi, un pot de fleurs pour mettre de la couleur dans le paysage politique.

D’autre part, et jusqu'ici, dans sa méthode de verticalité du pouvoir, la diversité telle que la conçoit le président MACRON est une «diversité alibi», pour mettre de la couleur par saupoudrage. Pour le président MACRON, qui n’est pas dans le faire, tout est communication. En effet, tous les députés noirs promus à l'assemblée (Joseph M’BAYE, Hervé BERVILLE, Laetitia AVIA, Patrice ANATO, Sira SYLLA) ont été bâillonnés, marginalisés, humiliés et vilipendés, sans avoir les moyens de leurs ambitions. Bref, la Macronie et ses élus issus de la diversité, c’est encore la célébration de l’esprit de la «Case de l’Oncle Tom».

En tout cas, je renouvelle mes vœux de plein succès à Pap N’DIAYE, un éminent universitaire réfléchi et pondéré, pouvant se révéler être un bon ministre l'éducation nationale. C’est aux actes que l’on jugera.

   Indications bibliographiques


LAZARUS (Jeanne), Les politiques l’argent, Paris, PUF, 2022, 288 pages ;

 N’DIAYE (Pap) et autres, «Les Noirs de France : une invention utile ?», Esprit, n°335, juin 2007, pages 86-98 ;


N’DIAYE (Pap), «Pour une histoire des populations noires en France, préalables théoriques», Mouvement social, n°213, octobre-déc. 2005, pages 91-108 ;


N’DIAYE (Pap), DIAMOND (Andrew), Histoire de Chicago, Paris, Fayard, 2013, 450 pages ; ;


N’DIAYE (Pap), Du nylon et des bombes : du Pont de Nemours, le marché et l’Etat américain, 1900-1970, Paris, Belin, 2001, 390 pages ;


N’DIAYE (Pap), La condition noire : essai sur une minorité française, Paris, Calmann-Lévy, 2008, 440 pages ;


N’DIAYE (Pap), Les Noirs américains : en marche pour l’égalité, Paris, Gallimard, 2009, 159 pages ;


N’DIAYE (Pap), MADINIER (Louise), Le modèle Noir de Géricault à Matisse, la chronologie, Paris, Musée d’Orsay, 2019 95 pages ;


BOUYACOUB (Asma), L’enfant originel et original chez Violette Leduc et Marie N’Diaye, Université de Toulouse Mirail, Toulouse II, 2019, 418 pages ;


N’DIAYE (Marie), Rosie carpe, Paris, éditions de Minuit, 2001, 344 pages ;


N’DIAYE (Marie), Papa doit manger, Paris, éditions de Minuit, 2003, 96 pages ;


N’DIAYE (Marie), Trois femmes puissantes, Paris, Gallimard, 2009, 320 pages.

 Paris, le 20 mai 2022, par Amadou Bal BA - 

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