"Votez le 26 mai 2019 pour la République" par Amadou Bal BA

Voter aux Européennes du 26 mai 2019, c'est défendre la République et la Concorde nationale

 

Ces élections du 26 mai 2019, si elles restent européennes, comportent de nombreux enjeux de politique interne française.

Tout d’abord, il s’agit d’un référendum pour sanctionner la politique du président des riches. Confronté à la plus grave sociale, la plus longue de l’histoire de France, le président MACRON n’a pas répondu aux principales sociales des Gilets jaunes, des plus démunis. Il a réaffirmé et défendu sa politique de casse sociale qu’il entend poursuivre et amplifier, en cajolant les riches et en maltraitant les plus fragiles (stigmatisation des chômeurs, suppression des congés bonifiés, atteinte au statut de la fonction publique, etc.). Il fait parfois du Rassemblement national, sans l’entreprise familiale LE PEN.

Ensuite, le Droite s’est lepénisée (Républicains et Debout la France) ; égarée dans les méandres de la Discorde nationale, les héritiers de Charles de GAULLE ont capitulé devant l’avancée du populisme. Comme le dirait Jean-Marie, «les Français préfèrent l’original à la photocopie».

Enfin, la Gauche divisée, ces 34 listes, ainsi que ce vent du dégagisme qui souffle encore très fort, font que les partisans de la République et de la Concorde nationale hésitent à aller voter le 26 mai 2019.

Pourtant, depuis les présidentielles de 2017, c’est la première fois qu’on va mesurer l’état des rapports de force, dans un paysage politique sans repères. Ces européennes, en raison d’un avantage psychologique procuré, vont avoir des incidences sur les municipales de 2020.

Par ailleurs, si le populisme a avancé dans le monde, rien n’est perdu. Les Socialistes ont regagné du terrain en Espagne et en Autriche. Thérésa MAY a échoué dans son Brexit. «C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses» dit une maxime. Devant l’avancé des gens aux idées courtes, Françoise GIROUD a bien résumé comment meurent les démocraties «Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout du nez, on dit : «C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis, un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser» écrit-elle. Hannah ARENDT s'interroge donc sur les moyens de se préserver contre la tentation totalitaire, d’où qu’elle vienne. «Rien n’est plus dangereux que d’arrêter de penser. Le danger consiste en ce que nous devenions de véritables habitants du désert et que nous nous sentions bien chez lui» dit-elle. Hannah ARENDT recommande d’abandonner cette vie contemplative, et de militer pour la réhabilitation de l’action politique. Hannah ARENDT estime que «les hommes ne sont pas nés pour mourir, mais pour innover». Elle invite, constamment à l’action : «redonner à la politique sa raison d’être qui est la liberté et dont le domaine d’expérience est l’action».

Aussi, mon fils, Jean-Philippe, grand supporter du Paris Germain, avec ses 18 ans, a décidé d’aller voter, pour la première fois, le dimanche 26 mai 2019.

La politique, au sens noble du terme, comme l’entendait Aristote, c’est la défense du Bien contre le Mal. Oui à la République. Non à la Discorde Nationale.

Citoyen de la République, je refuse de rendre les armes.

Paris, le 24 mai 2019, par Amadou Bal BA

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