Richard PIERPOINT (1744-1838) esclave héros" par Amadou Bal BA

Richard PIERPOINT (1744-1838) ancien esclave peul originaire du Sénégal et héros national du Canada, a été soldat libre et organisateur de la communauté noire du Canada, pour sa liberté et la dignité.

Richard PIERPOINT (1744-1838) ancien esclave peul originaire du Sénégal et héros national du Canada

La Maison du Canada au Sénégal porte désormais le nom de Richard PIRPOINT, un ancien esclave, né, vers 1744, dans le royaume peul et Torodo du Boundou de l’Almamy Malick SY (1650-1699), devenu héros national du Canada. Créé en 1926, sous la dénomination de «Negro History Week», par Carter Godwin WOODSON (1875-1950), le «Black History Month» est, depuis 1976, célébré à partir de la deuxième semaine du mois de février de chaque année, pour glorifier et réhabiliter l’Histoire des Noirs, encore empreinte de préjugés et de stigmates de l’esclavage et de la colonisation, Abraham LINCOLN (1809-1865) avait aboli l’esclavage le 12 février 1865. Le «Black History Month» est donc une occasion de manifester la fierté et la dignité de la culture des Noirs, de poser l’exigence d’égalité réelle et de reconnaissance politique, la solidarité avec tous les opprimés, et donc lutter pour une puissante promotion du bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel.

Par conséquent, on peut dire que M. Justin TRUDEAU, premier ministre du Canada, est un «Woke», un terme anglosaxon à la mode, dérivé du verbe «To Wake», «se réveiller». En effet, M. Justin TRUDEAU, un homme politique tolérant, loin de stigmatiser les autres, par sa conscience particulièrement aiguë contre le racisme institutionnel et systémique, ainsi que tous ces phénomènes d’injustice et d’oppression à l’égard des minorités, est en permanence solidaire avec les racisés. En dehors de Michel ROCARD (1930-2016), ancien ministre de France, la «Fondation France-Libertés», de Mme Danielle MITTERRAND (1924-2011), ayant contribué à la rénovation de la Maison des Esclaves, y avait fait apposer une plaque le 5 décembre 1990. C'est donc M. Justin TRUDEAU, le deuxième homme d'Etat occidental, à avoir visité la Maison des esclaves de l'île de Gorée au Sénégal : «Cette île de Gorée est, pour la conscience universelle, le symbole de traite des Nègres. Nous avons tous un devoir de mémoire. Nous devons tous réfléchir à ce passé terrible, mais qui hante encore notre présent, à travers nos vies de tous les jours, notamment les horreurs, les diverses oppressions et injustices dans le monde. On n'a pas, pour autant, en tant qu'Humanité, tiré toutes les leçons du passé. C'est une réflexion qui doit se poursuivre pour bâtir un monde plus juste et plus fraternel» dit Justin TRUDEAU, lors de sa visite à l'île de Gorée. Son excellence, M. Sébastien BEAULIEU, ambassadeur du Canada au Sénégal, a fait apposer, au nom de son gouvernement, une plaque en l'honneur de Richard PIERPOINT : «La Maison des esclaves, tout comme l'île de Gorée aujourd’hui, sont le symbole de la fragilité des libertés. Les libertés sont fragiles. Donc, nous nous devons de faire en sorte de pouvoir les protéger. Personne ne doit, aujourd'hui, oublier ce qui s'est passé, parce que lorsqu’on interroge l'histoire, souvent cela évite la commission de nouveaux forfaits ; des forfaits qui seraient semblables à ce que le monde aura ou aurait déjà vécu. Ce sont les monuments qui rappellent que les mémoires sont fragiles ; il faut les protéger et pour cela, il faut qu'il y ait une acceptation de cette histoire douloureuse. Aujourd'hui, c'est à Gorée, que se célèbre le plus la réconciliation entre les peuples» dit Eloi COLY, conservateur de la Maison des esclaves à Gorée, successeur du charismatique, Boubacar Joseph N’DIAYE (1922-2009).

En revanche, le président MACRON envisage de célébrer, en grandes pompes, le 5 mai 2021, le bicentenaire de la mort de Napoléon ; celui-là même qui avait rétabli l’esclavage en 1802. Contrairement aux mauvais vents de négrophobie et d’islamophobie savamment entretenus, pour de basses raisons électoralistes par le président MACRON en France, en revanche, au Canada, le premier ministre Justin TRUDEAU a toujours manifesté sa grande solidarité avec les racisés. Ainsi, chaque année, dans une allocution télévisée, le premier canadien, souhaite aux Musulmans du Canada et du monde entier, de bonnes fêtes de l’Aïd. A ma connaissance, et en dehors des dîners du CRIF où se bouscule la classe politique française, aucun dignitaire politique gouvernemental français, pas même le Ministre de l’Intérieur, pourtant en charge de tous les cultes, ne souhaite pas de bonnes fêtes aux Musulmans, considérés tous désormais comme des séparatistes, et donc des pestiférés. En France, on invente même une rhétorique d’extrême-droite, «l’islamo-gauchisme», pour mieux culpabiliser, rabaisser, assujettir et oppresser tous les faibles (chômeurs, retraités, immigrés), en particulier les racisés, devenus des sujets, des indigènes de la République ; c’est la définition même qu’en donne du racisme par Albert MEMMI (1920-2020), un extraordinaire anticolonialiste.

Dans cette prétendue liberté d’expression, à la mode Macronienne, dévoyée de son sens, pour stigmatiser les Musulmans et les racisés, le premier ministre canadien a recadré le président MACRON, à propos des caricatures de Mahomet : «La liberté d’expression n’est pas sans limites. Nous devons agir avec respect pour les autres et de chercher à ne pas blesser, de façon arbitraire, ou inutile ceux avec qui nous sommes en train de partager une société et une planète. On n’a pas le droit, par exemple de crier au feu dans un cinéma bondé de monde, il y a toujours des limites» dit Justin TRUDEAU. L’affaire George FLOYD (14 octobre 1973 – 25 mai 2020), étouffé à mort par des policiers suprémacistes, avait ému et secoué le monde, en raison du racisme institutionnel et systémique, ainsi que ces violences policières récurrentes contre les Noirs, signes de la vivacité encore de nos jours, de la mentalité esclavagiste. Ici en France, dans le déni permanent de l’esprit colonial, le président MACRON a décidé qu’aucune statue ne sera déboulonnée, et il a même, par sa loi sur le séparatisme, rétabli le Code de l’Indigénat. En revanche, Justin TRUDEAU, par un acte hautement symbolique, a mis genou par terre, lors d’une manifestation du mouvement «Black Lives Matter». M. Justin TRUDEAU a ainsi dénoncé toutes les discriminations et les violences à l’encontre des racisés : «Partout des Canadiens se lèvent, pour dénoncer, haut et fort, les discriminations systémiques qui existent depuis bien longtemps dans notre pays» dit Justin TRUDEAU.

 Qui était donc Richard PIERPOINT ?

Richard PIERPOINT n’est pas naturellement son nom peul du Boundou, au Sénégal, c’est le patronyme de son maître, un officier britannique. Richard PIERPOINT, on l’a dit est né en 1744, du temps de l’Almamy Maka-Guiba SY ou Maka-Djiba, fils de Boubou Malick (tué après de 3 ans au pouvoir), ayant régné sur le Boundou pendant 36 ans, soit de 1728 à 1764, suivant A. RANDON. En effet, les Peuls du clan des SY et alliés des TALL, originaires de Souïma, à côté de Podor, dans le Fouta-Toro, qui avaient combattu, vainement, les animistes, dans le Nord, sont venus s’installer au milieu du XVIIème siècle à Koussan (Arrondissement de Boynguel Bamba, dans le département de Goudiry). Cette province du Boundou historique qui a existé jusqu’en 1959, jadis dominée par les héritiers de l’Almamy Malick SY, des alliés du Gadiaga, mais en permanence en conflit avec les royaumes du Fouta-Toro, dont elle est le vassal, et du Khasso. Les SY, alliés aux Peuls originaires de Sansanding (Mali), les DIALLO et les BA, ainsi qu’aux Diakhanké originaires du Macina (Mali) ont conquis le Gadiaga, dont la capitale est Bakel. Richard PIERPOINT a donc été capturé en 1760, au cours de l’une de ces guerres fréquentes de conquête ou de conservation du pouvoir, et réduit en esclavage. Auparavant, probablement homme un Torodo libre, aristocrate peul et musulman du Boundou, acheté pour une pièce de monnaie, Richard PIERPOINT est devenu domestique ; son identité perdue le réduit à une réification, à la perte de son humanité, le condamnant ainsi à servir, un officier de la Nouvelle-Angleterre, aux Etats-Unis. On l’appelle aussi Pawpine, Parepoint, Captain Pierpoint, Captain Dick ou Black Dick.

Loyaliste et soldat, Richard PIERPOINT a été l’un des premiers responsables de la communauté noire au Canada. Quand la guerre d’indépendance des Etats-Unis s’est déclarée, Richard PIERPOINT, en loyaliste, s’engage aux côtés des Anglais, au Fort Niagara, non loin de New York. En 1775, le gouverneur royal de Virginie accorde, dans toute la colonie, la liberté à tous les esclaves appartenant à des propriétaires rebelles en échange de leur engagement militaire contre les rebelles américains ; il s’engage donc pour retrouver sa liberté, à servir au sein des «Rangers» de John BUTLER (1728-1796). Si l’on suppose que son maître faisait partie des officiers britanniques restés fidèles à la Couronne il est possible que Richard PIERPOINT se soit vu promettre la liberté s’il acceptait de servir au sein des forces loyalistes. Le 30 juin 1779, le général de l’armée britannique sir Henry CLINTON publie la «Phillipsburg Proclamation» promettant la liberté à toutes les personnes réduites en esclavage par les rebelles américains. Quand les Britanniques ont perdu la guerre d’indépendance la guerre contre les révolutionnaires Américains, Richard PIERPOINT se rend au Canada. En 1791, il reçoit 200 acres de terres, soit une superficie identique à celle accordée aux officiers et deux fois supérieure à celle des simples soldats. Il reçut, tardivement, ses lettres patentes de concession le 10 mars 1804, mais dès le 11 novembre 1806 il vendait ses lots, dont l’un au personnage le plus en vue de la région, Robert  HAMILTON (1753-1859), un homme politique et juge.

Richard PIERPOINT, devenu libre, maintenant installé à Niagara au Haut Canada a entrepris d’organiser la communauté africaine installée dans ce pays. En effet, le 29 juin 1794, Richard PIERPOINT signe la «Petition of Free Negroes» ou «Pétition des Nègres libres» avec 18 autres résidents noirs du Haut-Canada, document adressé au lieutenant-gouverneur John Graves SIMCOE (1752-1806). En effet, les Noirs même libres, se voyaient opposés diverses entraves pour valoriser et exploiter leurs terres (taxes, servitudes comme le passage de route ou construction de cabanes). Par cette pétition, les esclaves libres et propriétaires de terrains, exigent des autorités la possibilité de s’installer les uns à côté des autres afin de pouvoir créer une communauté et d’être en mesure de travailler collectivement au défrichage de leur terrain respectif et de se prêter mutuellement assistance. Cependant, les visées stratégiques de ce regroupement des Noirs, qui nous manque tant de nos jours, c’était aussi ensemble, pour les Noirs, de combattre les préjugés et les calomnies des colons blancs. Unis, ils sont plus forts, pour retrouver leur dignité. La communauté qu'il va fonder deviendra un point de sortie du chemin de fer clandestin, de nombreux esclaves en fuite vont être hébergés chez Richard PIERPOINT.

Lorsque la guerre éclate entre l’Angleterre et les États-Unis en 1812, Richard PIERPOINT est âgé de 68 ans. Il réclame toutefois le «leadership» militaire pour la création d’une milice composée exclusivement de Noirs afin de combattre aux côtés des Britanniques. Peu après, il rejoint le «Corps of Coloured Men» du capitaine Robert RUNCHEY (1759-1819), simplement surnommé «Le Coloured Corps», une milice comprenant uniquement des Noirs libres.

Richard PIERPOINT, en 1821, à l’âge de 77 ans, avait l’autorisation de retourner au Sénégal, mais les autorités coloniales de l’époque lui ont refusé ce droit. «Quel est le sens de ma vie ? J’ai longtemps servi les Britanniques. Nous sommes en 1821. J’ai 77 ans. Je suis prêt à retourner chez moi. J’entrevois le Sénégal et ma parenté. Je souhaite retourner dans mon pays natal. En fermant les yeux, je vois un spectacle qui me coupe le souffle. Les vastes plaines d’herbe d'or, les montagnes majestueuses qui s’étendent jusqu’au ciel. C’est facile d’imaginer le gazouillement des oiseaux d’Afrique. Le rythme des vagues qui déferlent sur les plages de sable. Je songe avec envie au temps où je vivais sans contrainte. J’envoie donc une demande au gouvernement. Refusée. J’ai le cœur gros. Je me suis battu toute ma vie pour la liberté. La liberté pour mon âme, pour mon peuple, pour ce pays. Le Canada que j’ai servi» dit-il. En revanche, Ayouba Souleymane DIALLO ou Job Solomon (1701-1773), un ami d’enfance du prince Déniyankobé, Samba Guéladio Diégui BA, né à Thiambé, dans le Boundou, capturé en Gambie et envoyé dans le Maryland, aux Etats-Unis, pendant deux ans, a été racheté par des philanthropes britanniques. Il a été libéré en même temps qu’un autre esclave Manding parlant peul, Lamine GAYE, et raccompagné en Afrique par Thomas HULL.

Les Américains connaissent mieux Phillis WHEATLEY (1753-1784), première poétesse, ancienne esclave et mère de la littérature noire aux Etats-Unis, devenue une domestique de John WHEATLEY, de Boston. En effet, en 1776, Phillis WHEATLEY a quitté Boston, pour se rendre à Cambridge, à l’invitation de George WASHINGTON ; elle avait écrit de nombreux poèmes pour les révolutionnaires américains, dont l’un est justement dédié à George WASHINGTON (1732-1799). On sait peu de choses sur la vie de Phillis WHEATLEY, avant d’être arrivée en 1761 aux Etats-Unis. Ses biographes pensent qu’elle est musulmane, d’origine peule, du Sénégal. Reconnaissant très tôt ses talents, ses maîtres lui accorde des privilèges inhabituels pour une esclave, l'autorisant notamment à apprendre à lire et à écrire. En moins de deux ans, Phillis parvient, grâce aux leçons de Mme WHEATLEY et de sa fille, à maîtriser l'anglais. Elle poursuit par ailleurs son instruction en s'initiant au grec et au latin et fait sensation parmi les intellectuels de Boston lorsqu'elle traduit un texte d'Ovide. Dès quatorze ans, elle écrit des poèmes sur la morale et la piété. Elle est affranchie lorsque M. et Mme WHEATLEY meurent tous deux peu après son retour. En 1778, elle épouse John Peters, un Noir affranchi, qui finira par l'abandonner. À la fin de sa vie, Phillis WHEATLEY travaille comme domestique et meurt dans la pauvreté, le 5 décembre 1784, à Boston. Ses ouvrages ont été réédités par ses amis et la ville de Boston lui a dédiée une statue, réalisée par Meredith BERGMANN, inaugurée le 25 octobre 2003 et située sur la Commonwealth Street.

Richard PIERPOINT décède le 27 septembre 1838, et ne laisse derrière lui ni famille ni héritier, léguant ses biens à Lemuel BROWN du canton de Grantham. On ne connaît pas le lieu de sa sépulture.

Par conséquent, le vrai héritage de Richard PIERPOINT, cadre bien les objectifs du «Black Mont History». Richard PIERPOINT, un homme capturé jeune en tant qu’esclavage, ayant recouvré sa liberté, s’est battu pour celle des autres, et en particulier, pour la dignité des Noirs contre toutes les formes de servitudes. Notre cousin, homonyme et ami, Amadou BA, historien et universitaire, a effectué des recherches poussées sur les Noirs au Canada. «Comme beaucoup d'autres personnes, j'ai toujours pensé que les Noirs étaient des immigrants récents au Canada» le professeur Amadou BA. «Le premier Noir arrive au Canada à l'époque de Samuel CHAMPLAIN, au cours de son voyage en 1605. Il s'agit de Mathieu COSTA» précise le professeur et historien, Amadou BA dans son livre «L’histoire oubliée de la contribution des esclaves et des soldats noirs, à l’édification du Canada (1604-1945)» paru, en octobre 2019, chez éditions de l’Afrikana. A l'époque, les esclaves étaient considérés comme des biens meubles que l'on pouvait vendre à sa guise. Les Noirs se sont engagés dans l'Armée en qualité de soldats, un vecteur d'intégration et de preuve de loyauté.

De nos jours, les Noirs au Canada, ce sont de hauts cadres, comme le professeur Amadou BA, notre frère ami de Val-de-Reuil, Abou N’GAME, ainsi que Mme Aoua Bocar LY-TALL, Raki KANE de la mission diplomatique sénégalaise. Les temps changent, avec ce bon accueil et cette magnifique intégration de la part du premier ministre canadien, M. Justin TRUDEAU. Honneur et Gloire à Lui !

En définitive, il appartient à ces nouveaux immigrants africains, compte tenu de ces bonnes dispositions du gouvernement canadien à leur égard, de rester digne de l’héritage et du message de Richard PIERPONT, un remarquable partisan du bien-vivre ensemble n’ayant pas oublié le riche passé culturel africain. On peut être différents mais égaux, et vivre ensemble, de façon apaisée et harmonieuse. La diversité et le multiculturalisme, contrairement, aux délires macroniens, sont des biens précieux, pour une société apaisée. Aussi, les Sénégalais vivant au Canada sont invités par Mme Viviane Laure Elisabeth BAMPASSY, ambassadrice du Sénégal au Canada, à consolider le pont jeté entre les deux pays, il y a de cela trois siècles, et à reprendre à leur compte, le slogan, «l’avenir, c’est maintenant».

 Indications bibliographiques

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Paris, le 24 février 2021 par Amadou Bal BA -

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L’email a bien été copié

 

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