"Anne HIDALGO ces boules puantes" par Amadou Bal BA

Les boules puantes se multiplient contre Anne HIDALGO «Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !». Quand on parle de vous, même en mal, c'est que vous êtes au centre du jeu politique. La proposition de révalorisation salariale de Anne HIDALGO inquiète les forces lepénisées.

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«Mme Anne HIDALGO une candidate écologiste et socialiste, qui inquiète et pouvant créer un tremblement de terre le 24 avril 2022» par Amadou Bal BA - 

En politique, on connaît la formule de Léon ZITRONE (1914-1995) : «Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !». Quand on parle de vous, même en mal, c'est que vous êtes au centre du jeu politique ; vous inquiétez donc vos adversaires. Quand on ne parle plus de vous, cela commence à devenir inquiétant. On tire rarement sur une ambulance.

La candidature de Mme Anne HIDALGO est sérieuse et de nature à provoquer un tremblement de terre, en battant le 24 avril 2022, toutes les forces lepénisées, avec l’élection, pour la première fois, d’une Femme présidente de la République. Aussi, c'est la grande panique. Toutes les forces lepénisées, dans un curieux rapport distancié à la Vérité, attaquent, sans retenue, sans aucune décence, Mme Anne HIDALGO.

La dernière rumeur serait que Mme Anne HIDALGO aurait eu le permis de conduire suspendu pour excès de vitesse. Cette fausse nouvelle, relayée abondamment et malhonnêtement, dans les réseaux sociaux, a été, curieusement, exhibée lors de la limitation de la vitesse à 30 km à Paris, intervenue le 30 août 2021. Or, cette information mensongère n’est qu’une pure intoxication, fondée sur un poisson d’avril, du 1er avril 2015 du journal «Le Parisien».

Les attaques concernant auparavant le tramway, ou la dénonciation dite du «Paris saccage», la prétendue gêne des travaux de Mme Anne HIDALGO, ou que Paris serait sale, puis avant cela, la piétonnisation des voies sur berges, sont du même ordre. On nous disait, qu'avec ces projets, Mme Anne HIDALGO, si «impopulaire», dans son orientation radicale de défense de l'écologie, ne serait jamais réélue maire de Paris en juin 2020. En dépit de ces opérations de lynchage, dignes de «Strange Fruit», Mme Anne HIDALGO a gagné, haut la main, les municipales de juin 2020. Du même coup, Mme Anne HIDALGO a fait resuscité une Gauche moribonde et ringardisée depuis 2017, et créé une dynamique de sa victoire en 2022, devenant ainsi, de facto, sa patronne. C’est cela qui inquiète les forces lepénisées : la Gauche, loin de mourir face à un prétendu «Nouveau Monde», a relevé la tête, et peut donc remporter les présidentielles de 2022.

Dans ces boules puantes qu’on fait circuler, à grands renforts, dans les réseaux sociaux, des sondages sont exhibés, suivant lesquels Mme Anne HIDALGO, en dépit de sa déclaration officielle de candidature, sa côte de popularité aurait chuté et ne serait qu’à 4% ; Mme HIDALGO ne décollerait pas. Depuis quand les sondages peuvent-ils remplacer une élection ? Si oui, autant supprimer les consultations électorales et donner cette mission aux Instituts de sondage. Mme Anne HIDALGO qu’on donnait souvent perdante de différents scrutins les a gagnés de haute lutte. Les sondages sont le reflet d’un instant précis de l’opinion publique, mais ne peuvent, en aucune manière, préjuger de l’avenir ; c’est le peuple qui décide. «C'est à la fin de la foire, que l'on compte les bouses de vaches» dit un dicton breton. Il arrive très souvent que les sondages, dont les instituts sont essentiellement aux mains de la très haute finance, se trompent, très lourdement. En effet, une campagne électorale est une dynamique, une rencontre un homme ou une femme avec le peuple. En mai 1981, la Droite giscardienne avait fait relayer des sondages bidons, estimant qu'elle serait encore au pouvoir, pour 50 ans, soit jusqu’en 2031. Auparavant, Jacques CHABAN-DELMAS (1915-2000), qui voulait incarner la modernité, avec une communication sur sa «Nouvelle société», se croyait plus populaire que le général Charles de GAULLE (1890-1970). Michel ROCARD (1930-2016) avait des sondages plus flatteurs que ceux de François MITTERRAND, que l’on disait maîtrisant peu les médias. Bien mal en a pris le président Jacques CHIRAC (1932-2019), se croyant populaire, en décidant la dissolution de l’Assemblée nationale, le 21 avril 1997 ; il avait provoqué ainsi la première alternance sous la Vème République avec la victoire du socialiste, Lionel JOSPIN, devenu premier ministre. Je rappelle qu'en 2012, François HOLLANDE, dans tous les sondages était à 3%. Qui aurait parié, aux présidentielles de 2017, sur M. Emmanuel MACRON ? Même François HOLLANDE, un professionnel de la politique, n'avait pas vu, qu'un obscur gratte-papier à la banque de Rothschild, allait le mettre à la retraite, de façon prématurée. Plus près de nous, aux régionales de 2021, tous les instituts de sondage, dans leurs certitudes tranquilles et leur majesté impériale, n'acceptant jamais d'avouer leur lourde et patente erreur, prévoyaient une victoire massive du Rassemblement national aux régionales. Et pourtant, là aussi, la Gauche a battu, à plate couture, les forces lepénisées. Dans cette éclatante victoire aux régionales de 2021, Mme Anne HIDALGO y est, grandement, pour quelque chose. Mme Carole DELGA, en Occitanie, a été la présidente de région socialiste la mieux élue de France.

Une des ignobles attaques contre Mme Anne HIDALGO concerne les conséquences de la politique désastreuse et lepénisée du gouvernement concernant certains réfugiés. Je ne parle pas des Chrétiens d’Orient qui sont bien accueillis et logés, et donc personne ne parle. J’évoque le cas des réfugiés Afghans, Syriens, Albanais ou Tchéchènes, parqués comme des bêtes dans les boulevards périphériques, livrés à la violence, à la prostitution masculine, à la délinquance, au travail clandestin journalier, et surtout à la drogue. A que je sache, les questions d’accueil des réfugiés, de logement, de drogue et d’insécurité ne sont pas de la compétence de la Mairie de Paris, mais du pouvoir exécutif, et donc du Préfet de Police de Paris. «Le ministère de l'intérieur et le préfet de police de Paris ne jouent pas leur rôle et abandonnent des quartiers entiers [...] où il y a un énorme espace de deal. Dans le XIXème arrondissement, il un marché de la drogue et du crack aux yeux de tout le monde avec un préfet de police qui regarde, et qui n'intervient pas. C'est scandaleux. «J'en appelle au ministre de l'Intérieur» pour régler le problème de sécurité» ; c’est «situation absolument inacceptable» dit Mme Anne HIDALGO. En effet, dans sa politique lepénisée assumée, l’Etat a choisi de traiter ces réfugiés, que la Macronie a saccagé par ses guerres locales et injustes leur pays, en parias. On veut par conséquent refiler le bébé et l’eau du bain à Mme Anne HIDALGO. Par ailleurs, dans cette politique migratoire, je rappelle aussi cette hausse des droits d’inscription des étudiants africains passant de 200 € à 2770 €. Un scandale, une politique d’Apartheid qui ne dit pas son nom ! J’accuse le silence coupable des gouvernements africains.

Je crois sincèrement que la Politique, c'est l'art de faire bouger les lignes, à travers un projet innovant, mais aussi une grande dose de sincérité et de conviction. M. Emmanuel MACRON, élu par défaut en 2017 contre Marine LE PEN, pour sauver la République, après avoir trahi François HOLLANDE, tous les Socialistes réformateurs qui l'avait accompagné, a également cocufié le peuple français, à travers un projet politique maintenant lepénisé. «Le Nouveau monde» a donc pris un sacré coup de vieux, dans sa lepénisation et sa sarkozysation assumées. On sait maintenant, au terme de son mandat, qui est M. Emmanuel MACRON, les choses sont claires aux yeux de tous : Jupiter est tombé de son Olympe. La Gauche, que M. Emmanuel MACRON avait molestée à coups de matraques et éborgné des manifestants, lors de ses réformes injustes. Le président MACRON voulait liquider la Gauche, par un slogan fumeux, «Ni de Droite, Ni de Gauche» ; or celle-ci est toujours debout et plus combative que jamais. En effet, on nous annonçait la fin de «l’Ancien Monde», le triomphe d’un «Nouveau Monde» et qu’il allait y avoir une «recomposition politique». Cependant ces prévisions se sont révélées fausses devant l’effondrement de la Macronie ; les régionales ont fait renaître le clivage Gauche-Droite ; les forces lepénisées ont été laminées. En effet, Mme Anne HIDALGO, aux municipales de 2020, avec de nombreuses nouvelles villes conquises (Marseille, Bordeaux, Lyon, Montpellier), et aux régionales de 2021, a redonné l'espoir et l'espérance aux forces de progrès. Pour ces présidentielles d’avril 2022, les forces de Gauche seront dispersées au 1er tour, mais c'est une concurrence saine.

Dans les boules puantes, les réseaux sociaux affirment souvent, de façon éhontée, que Arthur GERMAIN serait le fils de François HOLLANDE. Or Mme Anne HIDALGO vit, depuis 2004, avec M. Jean-Marc GERMAIN, un homme particulièrement discret, un fin cuistot et pianiste, rencontré au cabinet de Martine AUBRY. François HOLLANDE, après une tournée africaine, pour récolter des fonds, n’a jamais digérer sa défaite de 2017 et voulait torpiller la candidature de Anne HIDALGO. Aussi, François HOLLANDE se cache derrière son sous-fifre, Stéphane LE FOLL, son ancien directeur de cabinet. Dans cette opération en eaux troubles, téléguidée par l’ancien président, Stéphane LE FOLL réclame, à tue-tête, un débat télévisé autour de l'investiture de Mme Anne HIDALGO par les militants du Parti socialiste. M. LE FOLL, c'est fou que de tirer contre son camp, en faisant ainsi le jeu et la campagne électorale du président Emmanuel MACRON. On parlera, en temps utile, du bilan de François HOLLANDE, dont M. Emmanuel MACRON est, justement, l’héritage ; c’est son bébé. Je me souviens encore de ce désastreux et odieux projet de la loi de déchéance de la nationalité de François HOLLANDE, mais aussi, et surtout, de la nomination de Manuel VALLS premier ministre, après le désastre des municipales de 2014, droitisant et lepénisant encore un peu plus la vie politique française. C'est le même Manuel VALLS qui, au deuxième tour des régionales de 2021 en IDF, a appelé à voter pour la Droite lepénisée contre la liste de Gauche.

Je dis à notre ami Stéphane LE FOLL, que j'avais rencontré aux salons Vianey, à Paris 12ème, en 2005, et Mme Anne HIDALGO était présente ce jour-là, que ce référendum avait failli faire exploser le Parti socialiste. La primaire du Parti socialiste, en 2016, a été un désastre, puisque l'aile droite du PS, ayant rejoint la Macronie dont Manuel VALLS, avait refusé de soutenir M. Benoît HAMON. Par conséquent, Mme Anne HIDALGO sera donc adoubée le 14 octobre 2021 par les militants socialistes. Nous avons besoin de rassembler notre camp, au lieu de nous diviser, pour pouvoir convaincre les autres. La Droite, tirant les leçons du passé, en raison des risques de division, a renoncé à une primaire ouverte pour sélectionner son candidat aux présidentielles. Ce sont les militants, les Républicains, qui décideront lors d’un congrès. Je trouve cela sage.

Pour les forces lepénisées, la Politique se réduit au pugilat, au mensonge et à la duplicité, alors que Mme Anne HIDALGO fait ce qu'elle dit et dit ce qu'elle fait. En dépit des calomnies et des intoxications, Mme Anne HIDALGO a toujours tenu le cap et ne dévie pas de ses engagements. Ce qui constitue un honneur en Politique, en réhabilitant ainsi la parole publique, si discréditée par ces forces conservatrices. C'est cela peut être cela qui inquiète encore plus les forces lepénisées qui parlent d'une France fantasmée qui n'a jamais existé. Ceux qu'on désigne par le terme «d'étrangers», ces «Mohamed», sont des Français issus de l’immigration. Par conséquent, ces forces lepénisées, dans le déni permanent du passé esclavagiste, colonialiste, du racisme institutionnel et systémique et des violences policières, ne voient pas que la seule vraie France, la Républicaine, est déjà un pays multiculturel. Le bien-vivre ensemble, est largement «En Marche», si je puis utiliser ce terme jeté à la boue.

Mme Anne HIDALGO saura, en temps utile, faire des propositions audacieuses pour un bien-vivre ensemble au lieu de diviser et de stigmatiser certaines personnes. Mme Anne HIDALGO rassemblera, tous, autour des valeurs républicaines d’égalité, de fraternité et de liberté. Je suis personnellement attaché à une Maison d’Afrique à Paris, pour apprendre aux différentes communautés les règles du bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel. Je crois que le Parti socialiste devrait apprendre à mieux mobiliser les Français issus de l’immigration, dans cette promesse républicaine d’égalité républicaine, une bonne réserve de voix se situe dans là. Les forces lepénisées font tout marginaliser, stigmatiser les Français issus de l’immigration, afin de les décourager d’aller voter, par des débats fumeux.  Quand est citoyen et qu’on le droit de vote, il faudrait s’en servir, la classe politique ne respecte que ceux qui  se respectent et vont voter.

La politique, au sens noble du terme, c'est un débat d'idées, projet contre projet ; ce n’est ni la calomnie, ni le mensonge, ni la duplicité ou l’enfumage, pour occulter les vrais et grands enjeux majeurs du pays. Les forces lepénisées essaient de noyer le poisson, afin de mieux occulter leur funeste projet politique : «Nous vivons des temps difficiles et ingrats, avec des débats où règnent la confusion, l'intolérance, l'agressivité, servant beaucoup à détourner l'attention sur les urgences sociales, l'aggravation des inégalités. Il faudrait et sortir de ces périodes écrasantes. Il est toujours difficile de livrer bataille dans ces périodes sombres ; cela demande du courage. C'est un acte de dignité que de se battre et défendre ses convictions. Et tu le fais admirablement, malgré les cris, les meutes, sans céder à la facilité, à la lâcheté. C'est ainsi que la Politique résiste aux mauvais vents» dit, fort justement, Mme Christiane TAUBIRA. Les forces lepénisées, et dont M. MACRON en est devenu le chef de file, ne sont pas mes ennemis, mais des adversaires politiques. En politique, je ne crois ni à la violence, ni aux attaques au-dessous de la ceinture, ni aux boules puantes, comme méthode républicaine.

Loin de ces postures et instrumentations, Mme Anne HIDALGO, dans sa droiture, sa probité, sa dignité, sa retenue et sa résilience, a choisi de prendre de la hauteur, en proposant un projet novateur, pour changer, radicalement, la vie des gens. Je viens de recevoir le livre de Mme Anne HIDALGO, une «Femme française», contenant de nombreuses propositions innovantes, dont une revalorisation substantielle des salaires, le pouvoir d’achat, notamment le doublement du salaire des enseignants en cinq ans. Ces propositions audacieuses sont à la base aussi de ces boules puantes des forces lepénisées à l’encontre de Mme Anne HIDALGO.

Pour les forces lepénisées, tout est communication : «dire, c’est faire» ; qu’importe même si l’on disait quelque chose et son contraire, «Et en même temps», ces oxymores maintenant célèbres de la Macronie. En revanche, Mme Anne HIDALGO est attachée à la promesse républicaine d’égalité réelle, à la considération et au respect des citoyens et s’insurge contre l’assignation identitaire, en appliquant une géographie du labeur. Chacun doit pouvoir vivre, dignement, de son travail. Mme Anne HIDALGO est attachée à l’écologie, au-delà des partis et à un big-bang de la proximité.

L’actualité bruisse de partout, une augmentation substantielle du prix de gaz et de l’électricité. Il n’a échappé à personne que pendant ce mandat de M. Emmanuel MACRON, président des riches, les fortunés, ses amis de la Samaritaine, ont été les grands gagnants de la crise et de cette pandémie. Les milliards qui pleuvent, depuis le début de la pandémie de la Covid-19, ont bénéficié, essentiellement, aux copains et aux coquins de la haute finance. Les ménages et les salariés ont morflé, du moins, par cette théorie dite du «ruissellement» macronienne, ils n’ont eu que de l’aumône. Je suis persuadé que le chômage partiel sera aboli, si par malheur, M. MACRON était réélu, et les réformes injustes (retraites, chômage) appliquées contre les faibles.

Les citoyens, au lieu d’être intoxiqués contre les boules puantes, en se retranchant dans l’abstentionnisme, sauront se mobiliser, très fortement, pour élire, pour la première fois, une Femme présidente de la République française le 24 avril 2022. 40 ans près François MITTERRAND, ce séisme, en perspective, inquiète et à juste titre. La haute finance, après tant de services rendus, saura recaser ses bienfaiteurs !

Paris le 25 septembre 2021 par Amadou Bal BA - 

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