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Billet de blog 27 mai 2022

"Amiens et sa cathédrale" par Amadou Bal BA

Amiens, capitale de la Picardie, et sa cathédrale richement ornée, encore plus majestueuse que la très célèbre cathédrale de Notre-Dame de Paris. Curieusement, Jules VERNE, originaire de Nantes, mais marié à une Amiénoise, donc une pièce rapportée, domine pourtant l'histoire d'Amiens.

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«Amiens, capitale de la Picardie, et sa cathédrale» par Amadou Bal BA -

C’est la première fois, pour un voyage éclair, que je me rends à Amiens : «La découverte d’Amiens ressemble à un parcours initiatique. Au fil du regard, du temps, des rues, des saisons, la capitale de la Picardie offre différents visages à ceux qui prennent le temps de s’arrêter. De la splendeur gothique à la modestie de Saint Leu, de la végétation du Parc Saint-Pierre aux reflets du soleil dans l’eau des hortillonnages, des rues étudiantes aux monuments historiques, Amiens offre aux voyageurs et aux curieux un formidable choix de promenades et de découvertes. Notre ville est belle des hommes qui l’ont construite génération après génération» écrit Gilles de ROBIEN, ancien député-maire de la ville, dans la préface du livre de Michel CURIE.

Capitale de la Picardie, Amiens une ville du Nord, se situe dans la région les Hauts-de -France. On dit que sa cathédrale gothique Notre-Dame, édifiée entre 1220 et 1288, est plus grande et plus majestueuse que les médiatiques cathédrales de Paris et Reims. On est fortement impressionné par son riche et varié ornement : «La cathédrale d’Amiens est considérée, avec raison, comme le prototype des édifices vulgairement appelés gothiques, est le chef-d’œuvre de l’architecture du Moyen-Age. En effet, il est peu de temps de ce genre qui offrent autant de grandeur, d’unité de style et d’élégance dans l’ensemble et les détails» écrit, en 1833, Antoine-Pierre-Marie GILBERT. La cathédrale d’Amiens, détruite en 1218, à la suite d’un incendie, sera reconstruite en plus grandiose. Eugène VIOLLET-LE-DUC (1814-1879), architecte, a pu dire de la cathédrale d’Amiens qu’elle était «l’église ogivale par excellence». 

Dans les temps anciens, ville de tissage, de filature et de drapiers, Amiens avait renforcé le prestige du clergé. Saint-Firmin, patron d’Amiens, a été le premier évêque de Notre-Dame d’Amiens. Né en 272, à Pampelune (Espagne), fils d’un sénateur converti au christianisme, en raison du succès de ses prédications, qui incitèrent 3 000 personnes en trois jours à se convertir, Saint-Firmin est emprisonné dans le cachot de l’amphithéâtre transformé en forteresse, sur ordre du gouverneur Sébastianus qui le fit décapiter le 25 septembre 303. Aussi, le 25 septembre de chaque année, un hommage lui est rendu à ce martyr.

C’est en préparant un article sur Marcel PROUST (1871-1922) que je découvre que sa vocation littéraire est, en grande partie, liée à son entreprise de traduction de la «Bible d’Amiens», en 1904 du philosophe et esthète anglais, John RUSKIN (1819-1900) : «Mon admiration pour RUSKIN donnait une telle importance aux choses qu’elles semblaient chargée d’une plus grande valeur que celles de la vie» écrit Marcel PROUST. Cette bible d’Amiens éclaire, non seulement la pensée de RUSKIN, mais aussi la pensée de PROUST, notamment au regard de sa conception de l’art, sa recherche du temps perdu. John RUSKIN est venu, à plusieurs reprises, à Amiens, en 1844, 1849, 1854, 1856, 1868 et 1880. Cette cathédrale qu’il considérait, au début mièvre, trouve ses origines dans l’installation des Francs dans cette ville et son évangélisation. 

Le  vieux quartier de Saint Leu est le cœur mythique de la ville anciennement marécageuse, avec cet homme à la bouée au milieu de la rivière, non loin des Hortillonnages, ou maraîchers. Le beffroi, jadis une sinistre prison, se dresse, majestueusement, à proximité de l’hôtel de ville. Amiens est également une ville bourgeoise, conservatrice et royaliste, sa devise est un «lien puissant m’unit au Lys». Ville du Moyen-âge, Amiens, dotée en 1185 par Philippe AUGUSTE (1165-1223) d’une charte, dispose d’un maire depuis 1790, aussi bien sous l’Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, la IIème République, le Second Empire, les IIIème, IVème et Vème République. La maire, depuis 2014, est Mme Brigitte FOURE, de l’UDI et avait été à la tête de cette ville entre 2002 et 2007. Alphonse FIQUET (1841-1916) et Maurice VAST (1898-1979) ont été trois fois maires de cette ville. Amiens a été dirigée, à deux reprises, par un maire de gauche : de 1971 à 1989, par un maire communiste, René LAMPS (1915-2007), un enseignant et résistant, et de 2008 à 2014, par un Socialiste, Gilles DEMALLY, un chimiste et universitaire.

L’histoire de la ville d’Amiens a été brillamment relatée par le vicomte Albéric CALONNE D’AVESNE (1843-1915) en trois volumes, Aimé DUTHOIT (1803-1869), Louis-François DAIRE (1713-1792), Antoine GOZE (1803-1874), Léon PAUL (1874-1962) ou Hyacinthe DUSEVELE (1796-1881). On dit que, jadis, Amiens était habitée par les Ambiens, tribu belge venue s'installer au bord de la Gaulle. La ville est ensuite conquise par les armées de Jules CÉSAR en 57 av. J-C. et connait une longue période de paix jusqu'à l'invasion des Francs au IVème siècle de notre ère. A cette époque, Saint FIRMIN, venu de Pamplune en Espagne, évangélise Amiens. Au VIe siècle, le royaume des Francs est divisé en plusieurs parties, le nord de la France, dont Paris et Soissons, se trouvant rattaché à la Neustrie où CHARLEMAGNE règnera en 768. En 860, les Normands prennent Amiens et les pillages s'y succéderont pendant près d'un demi-siècle. Après cette période d’insécurité, Amiens souffre du désaccord qui règne entre l'évêque et les premiers chefs féodaux, en particulier Enguerrand de BOVES (1042-1116), censés représenter l'autorité royale. Cette situation prend fin avec la prise de la forteresse de Castillon par le roi de France, Louis le GROS (1137-1081), venu au secours de l'évêque GEOFFROY (1065-1115). Amiens se voit alors attribuer une chartre de franchises. Cette charte est confirmée par Philippe AUGUSTE successivement en 1185 et en 1209 ; la ville connaît depuis lors une période de grande prospérité. 

L'industrie y est florissante, notamment celle de la draperie , dont les teintes pastel sont tirées de la Waide , plante tinctoriale. Le commerce n'est pas moins prospère , ainsi que le prouve l'appartenance d'Amiens à la Hanse, groupement commercial et bancaire de l'Europe du Nord et septentrionale , aux XIII-XVème siècles. Les noms des rues tels que la rue des Orfèvres, des Parcheminiers, des Gantiers, des Tanneurs, des Huchers, attestent de la diversité des corporations établies à cette époque qui est aussi l'époque de l'édification de la cathédrale (1220-1280). En 1337 débute la guerre de Cent Ans, conséquences des difficultés liées à la succession de Philippe le BEL revendiquée par Philippe de Valois son neveu et Edouard III d'Angleterre son petit-fils. L'occupation anglaise prend fin à Amiens en 1437 avec la venue de Charles VII ; une réception grandiose lui est offerte en la cathédrale illuminée de mille cierges. Les armées anglaises reviendront à Amiens en 1475 pour y rester jusqu'au traité de Picquigny signé par Louis XI et Edouard VII.

Devenue foyer protestant, Amiens va connaître, sous le règne de Charles IX , trente ans de guerre de religions qui prennent fin en 1597 grâce à Henri IV. En 1658 une terrible inondation ravage Amiens ; dix ans après, c'est la peste qui cause plus de 20.000 morts. En effet, Auguste DUBOIS (1824-1900) signale dans son ouvrage, en 1873, que diverses pestes ou contagions entre le XVème , XVIème et le XVIIème siècles ont failli décimer toute la population. «Après le choléra, il a fallu subir la guerre et l’occupation étrangère, tristes lots des infortunes qui s’abattent quelquefois sur les peuples» écrit-il.

Pendant la Révolution, la cathédrale d’Amiens est transformée en «Temple de la Déesse Raison» : elle est le théâtre de la fête de l'Etre Suprême, mais le monument ne subit qu'une faible détérioration. Le 25 mars 1802, la paix, signée à Amiens entre la France, l'Angleterre et la République Batave (la Hollande), restaure le calme en Europe, dans le pays et dans la ville. Cette paix sera pourtant rompue dès 1803. Pendant la guerre de 1870, la citadelle, sous les ordres du capitaine Jean-François VOGEL (1821-1870), résiste héroïquement aux Prussiens ; il est tué le 29 novembre 1870. En 1914, Amiens est occupée temporairement par les Allemands, lesquels de replient après la bataille de la Marne et de fixent à une trentaine de kilomètres. A partir de mars 1918, lors de la bataille de Picardie, la ville subit de nombreux bombardements. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Amiens est sinistrée à 60 %, notamment du fait des bombardements et incendies provoqués durant la bataille de la Somme. La cathédrale n'en sera que peu endommagée. 

Depuis l'après-guerre Amiens et son agglomération doivent faire face à une progression démographique continue, passant de moins de 85.000 habitants en 1947 à plus de 132.000 habitants au dernier recensement. Parallèlement la ville connaît un important essor économique. La fabrication du célèbre velours d'Amiens mérite toujours sa réputation, et la création d'une zone industrielle permet l'implantation de nombreuses industries nouvelles françaises et étrangères.

Amiens est composée essentiellement de trois quartiers : Saint-Leu, la vieille ville étudiante et très touristique, assimilée à une Venise du Nord, sa cathédrale et ses hortillonnages ; Henriville, très bourgeois ; Saint-Roch de la-Hotoie ; Saint-Maurice et Saint-Pierre. Dans les années 1970, le vieux et populaire, quartier Saint-Leu, est devenu insalubre. Finalement, au cours de la campagne des élections municipales de 1971, un projet de réhabilitation du quartier fut porté par le candidat communiste, René LAMPS et contribua à la victoire de son équipe aux municipales. Aussi, certaines bâtisses jugées trop vétustes furent détruites pour faire place l'artisanat et les commerces de proximité, à des lieux culturels, ainsi qu’une université, sur le site l'ancienne brasserie. On y trouve désormais une salle de spectacle, la Lune des Pirates, au Quai Bélu, une Maison de théâtre, 8 rue des Majots, un théâtre des Marionnettes Chés Cabotans, 31 rue Edouard David, et un cinéma, 33 rue Vanmarke. Ce qui conduit à la gentrification du quartier Saint Leu, les populations les plus modestes ont été rejetées à la périphérie, pour des classes plus jeunes et aisées. Les maires successifs n’ont pas remis en cause cette orientation d’un quartier Saint-Leu lieu touristique et de flânerie.

M. Emmanuel MACRON, 25ème président de la République française, est né le 21 décembre 1977 à Amiens. On pense que «MACRON» est une forme contractée de  «MAQUERON» désignerait en picard le menton ; ce pourrait donc être le surnom de celui qui a un menton proéminent. Son père, Jean-Michel MACRON, né le 29 juin 1951, à Vouët (Aisne) est fils d’un cheminot, M. André MACRON (1920-2010), professeur à l’université de Picardie, est un neurologue ayant soutenu une thèse sur «le fonctionnement physiologique de la respiration des chats». Sa mère, Mme Françoise NOGUES, médecin-conseil à la sécurité sociale, est née le 8 décembre 1950, à Poix-de-Picardie, dans la Somme, d’une famille d’enseignants. D’autres personnalités célèbres sont originaires d’Amiens, notamment Edouard BRANLY, (1844-1940) physicien et médecin, comme Jean-Pierre PERNOT (1950-2022) et Laurent DELAHOUSSE, journalistes. 

En raison d’une ancienne, intense activité littéraire et artistique, Amiens est une ville où l’imprimerie, «plus divine qu’humaine», suivant Louis XII (1462-1515), s’y est développée très tôt. Ce point n’avait pas fait l’objet de recherches approfondies jusqu’en 1861. «Des historiens nombreux ont payé un large tribut aux célébrités de la ville d’Amiens ; mais, par un oubli dont il est permis de s’étonner, une des branches importante de cette industrie, celle qui est considérée, à bon droit, comme un art, l’Imprimerie, est restée en dehors de la plume, sinon de la pensée, de tant d’écrivains, dont elle a pourtant fait passer les noms et les œuvres à la postérité» écrit Fernand POUY (1824-1891). Pourtant, à cette époque, cet auteur signale 101 éditeurs et lithographes, dont GAUTHIER-DESCHAMPS, dont l’activité remonte, à Amiens, à l’an 1461. Tout au début, cette ville était celle de féodalités, de châtelains, de princes et de barons, comme les FLIXECOURT et les VIGNACOURT. Les premiers sujets connus sont l’illustre et antique race des Amiens, dont un certain Adam d’AMIENS ou Guy d’AMIENS, son fils et successeur. C’est une famille d’artistes, auteurs de chansons et de fabliaux, comme Thibaud d’AMIENS au XIIème et XIIIème siècle, de poètes et conteurs, Girardin d’AMIENS. Jacques d’AMIENS (1250-1280) est l’auteur de chansons courtoises, d’une pastourelle, d’un Art d’aimer et d’un Remède d’amour ; il a inspiré Ovide (34 Avant J-C 17 Après J-C). Vicquier d’AMIENS était un poète. 

Au XXIème, à Amiens, la bande dessinée occupe une place importante dans les activités artistiques, à travers un «Rendez-vous de la Bande dessinée» créé par une association en 1995.

Jules VERNE, bien que né à Nantes le 8 février 1828, a épousé, le 10 janvier 1857, à Paris 10ème, une résidente d’Amiens, Honorine du FRAYSNE de VIANE (1829-1910), originaire de Vesoul.  «Sur le désir de ma femme je me fixe à Amiens, ville sage, policée, d’humeur égale, la société y est cordiale et lettrée. On est près de Paris, assez pour en avoir le reflet, sans le bruit insupportable et l’agitation stérile», écrit Jules VERNE dans une lettre en 1871. Jules VERNE a vécu à 2 rue Charles -Dubois à Amiens et il y est mort le vendredi 14 mars 1905 et enterré au cimetière de la Madeleine. Le couple aura un enfant, Michel VERNE (1861-1925). Par conséquent, Jules VERNE, dont la maison est devenue un Musée à Amiens, occupe une place importante dans cette ville où il a résidé pendant 34 années. En effet, l'auteur a été membre du conseil municipal de cette ville pendant 16 ans, de 1888 à 1904, initialement sous le mandat du maire, Frédéric PETIT (1836-1895). Jules VERNE a milité, activement, dans le milieu associatif. Ainsi, en 1872, il a été reçu à l’Académie d’Amiens, en 1895 nommé administrateur à la Caisse d’épargne et de 1898 à 1904, membre du conseil directeur de cet organisme. En 1889, il adhère à la Société industrielle d’Amiens.

L’œuvre de Pierre PUIS de CHAVANNES (1824-1898), un tenant de l’impressionnisme et ses peintures murales, a été magnifiée par le musée de Picardie, à Amiens. Gustave SCHIED lui a consacré, en 1907, un ouvrage.

Amiens, une ville à moins de 2 heures de Paris, très accessible, est à découvrir ou revoir.

 Référence bibliographiques

CALONNE D’AVESNE (Albéric, Vicomte de), Histoire de la ville d’Amiens, Amiens et Paris, Piteux et Picard, Tome I, 1899, 501 pages, Tome II, 1900, 621 pages et Tome III,  1906, 467 pages ;

CURIE (Michel), Amiens au fil du regard, préface de Gilles de Robien, Amiens, La Martelle, 1999, 111 pages ;

DAIRE (Louis-François, Abbé), Histoire littéraire de la ville d’Amiens, Paris, Firmin Didot, 1782, 665 pages ;

DARRAS (Jacques), PIOCHE (Jacqueline), DEBRIE (René) IVART (Pierre), La forêt invisible, Amiens, édition des Trois Cailloux, Amiens, 1985, 482 pages ;

DEKISS (Jean-Paul), Jules Verne à Amiens : la maison des voyages, Paris, Belin, 2014, 123 pages ;

DUBOIS (Auguste), Les pestes ou contagions à Amiens pendant les XVème, XVIème et XVIIème siècles, Amiens, Emile Glorieux, 1873, 44 pages ;

DU CANGE (Charles Du Fresne), Histoire de l’Etat de la ville d’Amiens et de ses Comtes, Amiens, Duval et Herment, 1840, 498  pages ;

DURAND (Georges), Monographie de l’église Notre-Dame, cathédrale d’Amiens, Amiens, Yvert et Tellier, Paris, A. Picard et fils, 1901, Vo I, 641 pages et Vol II, 810 pages ;  

DUSEVEL (Hyacinthe), Histoire de la ville d’Amiens : depuis les Gaulois jusqu’en 1830, Amiens, Imprimerie R. Machart, 1832, 566 pages ;

DUTHOIT (Aimé et Louis), Le vieil Amiens, Amiens, T Jeunet, 1874, 137 pages ;

GILBERT (Antoine-Pierre-Marie), Description historique de l’église cathédrale de Notre-Dame d’Amiens, Amiens, Caron-Vitet, 1833, 377 pages ;

GOZE (Antoine, Michel), Histoire des rues d’Amiens, Amiens, Alfred Caron, 1854 en 4 volumes, et édition de la Tour Gilles, 1995, 869 pages ;

GOZE (Antoine, Michel), Nouvelle description de la cathédrale d’Amiens, Amiens, Alfred Caron, 1847, 215  pages ;

LEON (Paul), Amiens, la cathédrale, Paris, L’art et les artistes, 1918, 46 pages ;

MORLIERE (Adrien, de la), Les antiquités, histoires et choses remarquables de la ville d’Amiens,  Paris, Sébastien Cramoisy, 1642, 402 pages ;

NOULENS (Joseph), Maison d’Amiens. Histoire généalogique, Paris, Picard, 1888, 516 pages ;

PINCHEMEL (Philippe), GODARD (J), NORMAND (René), LAMY-LASSALLE (Colette), Visages de la Picardie, Éditions des Horizons de France, collection Les Provinciales, Paris, 1949, 177 pages ;

POUY (Ferdinand), Recherches sur l’imprimerie et la librairie à Amiens, Amiens, Amiens, Lemer Aimé, 1861, 203 pages ;

RUSKIN (John), La Bible d’Amiens, traduction, avant-propos et préface de Marcel Proust, Paris, 1904, Mercure de France, 347 pages ;

SALMON (Charles), Histoire de Saint-Firmin, martyr, premier évêque d’Amiens, Arras, Rousseau-Leroy, 1851, 523 pages ;

SCHIED (G. Gustave), L’œuvre de Puis de Chavannes à Amiens, Amiens, Office d’édition des musées et des arts, 1907, 68 pages.

Amiens, le 27 mai 2022 par Amadou Bal BA -

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