"Choguel MAIGA, ONU et France" par Amadou Bal BA

Choguel MAIGA, premier ministre de transition du Mali à l'assemblée générale des Nations et à Paris : Plaidoyer pour l’intégrité territoriale et la sécurité du Mali, une coopération respectueuse et mutuellement avantageuse avec la France.

242990041-10160107255824301-7600905655244747239-n

«Choguel MAIGA, premier ministre de transition du Mali à l'assemblée générale des Nations et à Paris : Plaidoyer pour l’intégrité territoriale et la sécurité du Mali et une coopération respectueuse et mutuellement avantageuse» par Amadou Bal BA -

 Devant la 76ème assemblée générale des Nations Unies, le premier ministre Choguel MAIGA rappelle que le Mali n'est ni anti onusien, ni anti français ; son pays n'est pas surtout pas un peuple ingrat, mais reconnaissant.


L'objectif du peuple malien est de défendre sa sécurité et l'intégrité de son territoire. L'insécurité dans le Nord du Mali est assimilée «une métastase» une sorte de cancer généralisé, gangrénant la société malienne déjà confrontée aux problèmes de sous-développement, et maintenant, cette pandémie du Covid-19. Aussi, le Mali demande aux Nations Unies que les forces de la MUNISMA de quitter le statut de forces d'interposition, en s’engageant dans les combats, en application du Chapitre VII des Nations unies.

M. Choguel MAIGA est également en visite en France du 26 au 28 septembre 2021. M. MAIGA estime que la «France qui a abandonné le Mali en plein vol» et a procédé à des «décisions unilatérales», sans concertation, sans respect de la souveraineté malienne. Probablement le retrait annoncé des forces BARKANE et les négociations des Maliens avec les Russes ont été au cœur des échanges avec des représentants de la France, venus le rencontrer le 27 septembre 2021, dans l’après-midi.

M. Choguel MAIGA a rencontré la presse française et la communauté malienne, dont M. Mamoudou CISSOKO, son représentant en France.


Je suis persuadé, qu'en raison des liens culturels et historiques avec l'Afrique, la France a grand intérêt à négocier avec des hommes lucides et courageux, comme le premier ministre, M. Choguel MAIGA. Les vieilles méthodes de la Françafrique, fondées sur la violence, la prédation ou la subordination, transformant l'Afrique en provinces françaises, ont fait leur temps.


Devant l'avancée des Russes et des Chinois, la France devrait privilégier avec ses partenaires africains, la négociation fondée sur des intérêts mutuellement avantageux. C'est le seul chemin qui vaille : une vraie coopération, et non le diktat. Par conséquent, il faudrait apprendre à écouter et respecter ses partenaires.


Paris, le 27 septembre 2021, par Amadou Bal BA -

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.