USA/GABON : envahissement du Capitole, non au radicalisme !

Publié par @DworaczekBendom

Venus manifester contre la certification des résultats de la présidentielle et la victoire de Joe Biden, les partisans de Donald Trump ont pris hier d’assaut le “Capitole”, afin de récupérer un victoire imaginaire qui soit disant leur aurait été volée. Pour l’occasion, les experts se sont accordés pour qualifier le fait de “non-respect des institutions” ; mais quand les partisans de Jean Ping, le candidat malheureux à l’élection présidentielle 2016 au Gabon, ont  fait une entrée violente au sein de la Représentation diplomatique du pays en République en Française, le 1er juin 2018, la justification avancée par les experts étaient “l’absence de démocratie“. DEUX POIDS, DEUX MESURES ! 

USA/GABON | envahissement du Capitole, non au radicalisme© 2021 D.R./DBNEWS USA/GABON | envahissement du Capitole, non au radicalisme© 2021 D.R./DBNEWS

 

apre-le-paragraphe-style000-removebg-preview

Vous avez dit Républiques bannières ?

Un peu d’humilité, les scènes de chaos qui proviennent de l’une des plus grandes démocraties au monde (plus de 200 ans), devraient amener chacun à tourner sa langue deux fois dans sa bouche avant de s’exprimer, ou encore, de peser ses mots avant toutes publications. On constate suite à cette anarchie que l’Afrique n’a pas l’apanage des personnages excentriques et irresponsables.

Donald Trump n’est pas Congolais, Ivoirien, Centrafricain, Rwandais, Gabonais, Guinéen, Tchadien, Ghanéen, Béninois, Malien, etc. Et les personnes qui apparaissent sur les photos et dans les reportages provenant de Washington ne sont pas des hordes de sauvages, sans idées précises de qu’est-ce que la “Démocratie

Capitole envahi par des pro-Trump : "une agression contre la démocratie" a réagi Biden © FRANCE 24

Le sentiment de supériorité mis à mal !

Début 2020, à l’arrivée de la pandémie du coronavirus, le sentiment de supériorité avait poussé ceux qui se croyaient être à l’abri des virus, de pronostiquer une hécatombe sur le continent Africain, heureusement, cela n’a pas eu lieu.

Et depuis hier mercredi 6 Janvier 2021, l’image que renvoie l’Amérique de Donald Trump et de ses soutiens radicaux devraient conduire les donneurs de leçons à être moins péremptoires, quand ils parlent de l’Afrique.

USA | Washington | Capitole, le 6 Janvier 2021, les soutiens de Donal TRUMP© 2021 D.R./DBNEWS USA | Washington | Capitole, le 6 Janvier 2021, les soutiens de Donal TRUMP© 2021 D.R./DBNEWS

Non au radicalisme !

La démocratie n’est une œuvre achevée nulle part, son fonctionnement et sa solidité reposent sur des femmes et des hommes de qualité. Même en France, berceau de la révolution du 14 juillet 1789, on a vu apparaitre il y a pas si longtemps, un mouvement protestataire  appelé “les gilets jaunes“. Tout système de gouvernance peut se fissurer, s’il se trouve à un moment donné dans des mains de personnages sans scrupules.

Paris, 16e arrondissement |Ambassade du Gabon, 1er juin 2018, les soutiens de Jean Ping© 2021 D.R./DBNEWS Paris, 16e arrondissement |Ambassade du Gabon, 1er juin 2018, les soutiens de Jean Ping© 2021 D.R./DBNEWS

 7 Janvier 2021

 

 

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.