8 mars, Journée internationale des droits des femmes : les disparités persistent

Publié par @DworaczekBendom

C’est de haute lutte, depuis 1909 jusqu’à nos jours, que génération après génération,

à travers le monde, les femmes se battent aux quotidiens pour que leurs droits fondamentaux soient reconnus. Il serait malhonnête de ne pas reconnaître des efforts accomplis, et des batailles gagnées au prix de très lourds sacrifices. L’édition 2021, de la Journée internationale de droits des femmes (IWD 2021) se tient sous le thème de : "Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 ".

8 mars, Journée internationale des droits des femmes : les disparités persistent/2021© DBNEWS 8 mars, Journée internationale des droits des femmes : les disparités persistent/2021© DBNEWS

L'impact de la crise sanitaire

Les femmes sont doublement touchées par la pandémie du coronavirus. Elles s’occupent majoritaires des postes qui se sont révélés essentiels au moment de la parution de l’épidémie : des femmes de ménages, caissières, infirmières, etc. Et quand il a fallu réduire les effectifs des entreprises, les femmes ont été aussi les premières à être mises sur la touche.

Évolution et quête d’émancipation

Le bâclage alimente les inégalités, 25 ans après la conférence mondiale de l'ONU sur les femmes de Beijing, à Pékin, malgré des avancements notables, les écarts demeurent importants. Pour cette raison, l’égalité homme /femme scandé à tout bout de champ apparaît plus comme un alibi que l’on sert à toutes les sauces pour faire bien, moderne et progressiste.

Depuis plus d’une année que l’épidémie du coronavirus sévit dans le monde, les violences envers les femmes ont augmenté ; les viols et mariages forcés ont explosé ; les violences intra-familiales, la déscolarisation des filles; les mutilations sexuelles et physiques persistent ; les crimes d’honneurs se sont multipliés dans certains pays ; l’exploitation des femmes à travers la prostitution bat son plein ; pas un jour sans une femme victime de féminicide ; les vitriolages restent sans conséquences pour les auteurs ; les viols forcés, etc… En dépit du phénomène mouvement  "MeToo" , dont l’action a permis la libération de la parole des femmes, les luttes pour l’émancipation et l’autonomisation continuent.

L’Etat Gabonais et la prise en compte des femmes

En Afrique et au Gabon plus spécifiquement, les femmes dans toute leur diversité et leur courage disposent des mêmes droits que les hommes sans distinctions, du moins sur papier. Dans la forme, les différents gouvernements formés depuis 1960, date de l’indépendant, et surtout durant des années 1970, ont fait beaucoup de chose dans l’amélioration, la vulgarisation et la mise en œuvre des politiques en faveurs des femmes. Ainsi, pour celles qui éprouvent le besoin de s’affranchir de la tutelle d’un homme et de ne dépendre que d’elle-même, il n’existe aucune loi qui interdit cela. 

8 mars, Journée internationale des droits des femmes -les disparités persistent/Anne Marie DWORACZEK-BENDOME @DBNEWS 2021 8 mars, Journée internationale des droits des femmes -les disparités persistent/Anne Marie DWORACZEK-BENDOME @DBNEWS 2021

Dans la forme, Il y a un bémol, selon qu’on appartienne à la caste dirigeante ou pas. La grande majorité de celles qui sont mises en avant lorsque qu’on parle du « genre et des femmes aux postes à responsabilité », à quelques exceptions près, elles doivent à leur ascension sociale à leur vie privée (père, amant, époux, parent, mère, fils, etc.). Indépendamment de ce fait fort regrettable, aujourd’hui, le pays possède suffisamment de femmes éduquées, formées, fortes, persévérantes et capables d’apporter leur part au développement du pays. Les opportunités professionnelles doivent être ouvertes à toutes !

Souvenir | CLIMAT SOMMET PARIS 2015 : Encouragement de Mme MICHAËLLE JEAN, aux femmes gabonaises © Anne-Marie Dworaczek-Bendome

08 MARS 2021

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