Gabon : La CPI enquête

gabon-la-cpi-enquete gabon-la-cpi-enquete

Libreville, Mardi 21 Juin 2017 (Infos Gabon) – Une mission de cette juridiction internationale est à la recherche des preuves sur des présumés crimes contre l’humanité commis lors des violences post-électorales.

Arrivés en terre gabonaise mardi, quatre experts de la Cour pénale internationale (CPI) ont entamé ce mercredi leur mission par une prise de contact avec les officiels du Gabon. La rencontre à huis-clos tenue au ministère de la Communication a permis aux deux parties de faire le point sur le déroulement de ladite mission qui intervient au lendemain de la crise post-électorale marquée par des actes de violence.

Côté gouvernement, en dehors du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie By Nze, le ministre de la Défense, Etienne Massard Mackaga Kabinda, le ministre de l’Intérieur, Noël Lambert Matha et le ministre de la Justice, Alexis Boutamba Mbina ont pris part à cet échange. La délégation de la CPI doit aussi avoir une séance de travail avec le camp de l’opposant Jean Ping qui accuse le pouvoir en place d’avoir planifié le massacre d’opposants qui se sont opposés à la réélection d’Ali Bongo Ondimba.

Dans le camp de la société civile, l’on dit beaucoup attendre de cette mission. «Les attentes sont nombreuses, il faut que la justice se fasse au nom de la lutte contre l’impunité, que les exactions et les crimes soient reconnus», espère Georges Mpaga, président de l’organisation de la société civile ROLBG qui a déposé un dossier à la CPI contre le pouvoir.

Mais, le gouvernement gabonais pour sa part a tenu à faire une mise au point quant à l’arrivée de cette mission au Gabon. «Chacun reçoit aujourd’hui cette arrivée des fonctionnaires de la CPI comme si le Gabon était désormais sous tutelle. La CPI est dans toutes les bouches et la CPI ne vient attraper personne. Il n’y a personne aujourd’hui qui va aller en prison parce que la CPI est arrivée. Il faut quand même savoir raison gardée sur ce plan. Je vous dis qu’Ali Bongo Ondimba est président de la République, il a été élu, il a prêté serment. Il n’y a personne qui peut le destituer. Ceux qui attendent que quelqu’un à l’étranger proclame que c’est un tel qui a gagné, c’est fini! Ça n’existe pas! La position du président Ali Bongo Ondimba n’est pas du tout impactée par l’arrivée au Gabon des fonctionnaires de la CPI. Pas du tout! Ce d’autant plus qu’il n’y a pas eu de la part d’Ali Bongo Ondimba et de ses partisans crimes ou génocide commis au Gabon», précise Alain-Claude Bilie By Nze.

Selon le programme initial, la délégation de la CPI doit boucler sa mission le jeudi 22 juin 2017. Cette mission est arrivée au Gabon à la demande du gouvernement qui avait saisi la CPI.

GABON CPI: RENCONTRE AVEC L'EQUIPE DE JEAN PING © anne marie dworaczek-bendome

 

FIN/INFOSGABON/FM/2017
Copyright Infos Gabon
21 juin 2017

Transcription : AMDB

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.