Affaire SATRAM : L’EXFILTRATION DE MUSTAPHA AZIZ DU GABON

Mustapha Aziz, Président Directeur général du Groupe SATRAM-EGCA et des entités qui la compose dont DRAPOR (Société Dragage des Ports Mustapha Aziz, Président Directeur général du Groupe SATRAM-EGCA et des entités qui la compose dont DRAPOR (Société Dragage des Ports

Au Gabon, il est écrit noir sur blanc, le principe de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif, le judiciaire et les médias, et ce, afin d’éviter leur concentration entre les mains d’une seule personne ou d’un seul groupe. Dans cette approche d’équité et de respect, il est important de rappeler à tous les acteurs que nous sommes, que nous vivons dans un monde globalisé, et l’image d’un pays en bien tout comme en mal se joue également à travers les actes et les actions de sa justice.


Délinquance financière internationale

Dans ce contexte-là, il est difficile de comprendre qu’une décision judiciaire (Mandat d’Amener) prise le 26 juillet 2016 à l’encontre de l’homme d’affaires d’origine Marocaine, M. Mustapha Aziz, Président Directeur général du Groupe SATRAM-EGCA et des entités qui la composent dont DRAPOR (Société Dragage des Ports) pour escroquerie et abus de confiance, faux et usage de faux, ait été exfiltré du Gabon, avec la complicité des plus hautes autorités de la République.

Un document en notre possession nous apprend que M. Mustapha Aziz qui faisait l’objet d’un "MANDAT D’AMENER ÉMIS AU NOM DU PEUPLE GABONAIS" – par M. MENIE M’EDZO Ardyles Socrates, Juge d’instruction au Tribunal de Première Instance de Port-Gentil, en charge du deuxième cabinet, n’a jamais été entendu par rapport à des accusations contre sa personne. En effet, ce dernier aurait bénéficié de l’aide d’un ex-Chef de Cabinet de M. Paul Biyoghe Mba, grand Commis de l’Etat, plusieurs fois ministre et premier ministre, un certain BABA GANA, originaire de Bitam, qui a exfiltré l'homme d'affaire marocain du Gabon, via le Cameroun voisin. 

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Un fugitif nommé  Mustapha Aziz

Alors comment se fait-il que les plus hautes autorités du Gabon vont rencontrer, profiter de l'hospitalité et faire des affaires avec le fugitif Mustapha Aziz  comme si le  « Mandat d’amener » émis contre lui au nom du « peuple Gabonais » n’avait jamais existé ?
Comment des gouvernants peuvent-ils eux-mêmes fouler aux pieds les décisions de justice de leur pays?

GABON - SOCIÉTÉ SATRAM: L'AGONIE, 12 MOIS DE SALAIRES IMPAYÉS © anne marie dworaczek-bendome

Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
21 juin 2018

 

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