Manipulation politique/Manigance/Diversion : "Gabon, Maison de verre"

Gabon, "Maison de verre", affirmait feu Omar Bongo Ondimba, mais en réalité que cache l’affrontement sans merci au sommet de l'Etat que se livre deux factions d’un même groupe, allié hier, mais en rupture aujourd’hui? Que se passe-t-il au Gabon depuis le dernier conseil des ministres en date 07 novembre 2019, épilogue d'un dissentiment paru bien avant la fin de la tournée républicaine de celui qui était alors le directeur de cabinet civil et directeur de cabinet politique, d'Ali Bongo Ondimba, j'ai nommé, M. Brice Laccruche Alihanga?

La dérive de la maison "Gabon" La dérive de la maison "Gabon"
Pour se débarrasser de ceux qui deviennent gênants à leurs yeux, au Gabon, le pouvoir disposent pour cela de deux (2) outils : "la police et la justice " -  Ne dit-on pas : "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage", cet adage est ici appliqué à la lettre.  Ainsi, les Gabonais ahuris assistent depuis quelques jours aux arrestations et autres accusations de présumés coupables savamment orchestrées par les nouveaux organisateurs de fuites qui se trouvent à la présidence de la République. Des pipelettes qui s’épanchent comme des Femmes de mauvaise vie et refourguent à la presse, notamment la Lettre du continent (LC), Jeune Afrique (JA), des informations qui ne visent qu'un qu'un groupe autour d'un homme.  La personne à abattre n'est autre que celui qui les a servi hier et permis de conserver leur fauteuil au chaud. Cette course à la désinformation donne une piètre image du pouvoir. Ce jeu de dupe cache quoi? Il est organisé au profit de qui ? Et pour quel but ?

Climat anxiogène. Le pays est sous pression, les manquements touchent tous les domaines de la société et plus particulièrement les besoins de base que sont : la santé, l'éducation, la sécurité des biens et des personnes, les infrastructures, le logement, la mobilité, l'accès à une l'alimentation de bonne qualité, l’emploi, etc. Face à ces problématiques qui empoissent la vie quotidienne, nuisent au bonheur des citoyens, freinent le développement et l’épanouissement de toute la nation, aucune vraie solution fiable et pérenne de la part des autorités en place. En dehors des annonces pompeuses, des promesses creuses et des pansements sur des jambes de bois que sont les dons et autres broutilles semblables, le Gabon fait du surplace et recule inexorablement. Les histoires de dissensions au sommet de l'État ne concernent pas les Gabonais et la merde dans laquelle sombre le pays tout entier. Les luttes voire les neutralisations au cœur du pouvoir, c'est uniquement pour le maintien et la conservation d'un système dont ne profitent que quelques individus.


Crise sociale et politique. 
L’opacité et la non transparence ont commencé le 24 octobre 2018, date de l'accident cardio-vasculaire (AVC) dont a été victime le Président Ali Bongo Ondimba lors d’un forum organisé à Riyad, en Arabie Saoudite. Ce dernier, dans l’incapacité de gérer son pays, des proches vont emparer et s'octroyer tous les droits et ce, sans aucun mandat ni compte à rendre un jour aux Gabonais. Mains libres, ils feront le vide autour de lui.


Diversion. 
Personne ne tombera dans le grossier piège monté pour amuser la galerie, car les ficelles sont trop grosses. Les Gabonais sont des grands enfants, pensent-ils! - Ils aiment et raffolent des racontars, alors, on leur fabrique un bon feuilleton de très mauvais goût, avec chaque jour son lot de rebondissements et de mensonges, afin les garder en haleine. Et pendant que tout le monde se renvoie et propage de WhatsApp en WhatsApp et des réseaux sociaux les fausses nouvelles concoctées par quelques bougres, derrière leur dos, tranquillement, ils continuent le sale boulot contre le pays et le peuple.


La tournée qui a tout fait basculer
Tout ce que l’on peut dire actuellement n’est qu’un écran de fumée pour masquer la vérité. Brice LACCRUCHE ALIHANGA n’est certes pas un ange, personne ne l’écrit et ni ne l’affirme ici, cependant, il a été un bon soldat au service de ceux qui l’ont mis en avant comme paravent. À son tour, il s’est entouré de jeunes comme lui, si certains étaient porteurs de sang neuf, beaucoup étaient des roublards, de vrais bras cassés qui n'étaient là que pour s'enrichir rapidement.

Des sornettes. Malgré les récriminations faites ci et là contre M. Brice LACCRUCHE Alihanga, il était soutenu par ses donneurs d’ordres dans tout ce qu'il mettait en place. Les départs autour du Président Ali Bongo de sa garde rapprochée ; de certains intouchables de la République, navrée de décevoir ceux qui croient revenir au premier plan. Ces différentes décisions ne sont nullement le fait personnel d’un homme dans un petit coin tout seul, détrompez-vous, il n’a fait qu’exécuter les ordres. Pour preuve, aucun n’a été réhabilité. Autre fait important, si M. Brice LACCRUCHE Alihanga avait falsifié la signature du Chef de l’État pour nommer ses proches, "depuis quand ceux qui l'ont mis à cette place sont au courant ? Pourquoi ne pas l’avoir démis de ses fonctions et immédiatement traduit en justice ?"


Une évidence s’impose,
tant que M. Brice LACCRUCHE ALIHANGA restait dans le cadre prédéfini comme devanture de magasin et que dans l’arrière-boutique, on faisait ce que l’on voulait du Gabon, personne ne trouvait à redire, il n’y avait aucun problème.  Le grincement de dents et la peur sont venus quand ce dernier, lors de la tournée nationale, a reçu un accueil de Chef d’État. Chaque louangeur, mais depuis silencieux, lui remettait les clés de sa ville, les entreprises fermaient leurs portes afin de permettre à leurs salariés d’aller saluer ce dernier, et à cela s’ajoutait le fait que ses redevables occupaient des postes stratégiques au cœur de l’Etat, etc. Il avait beau dire et répéter qu’il n’était qu’un messager, ses donneurs d’ordres ont eu le sentiment d’avoir désormais affaire à un "Iznogoud, l’homme qui voulait devenir calife à la place du calife". 


Erreur de jugement de M. Brice LACCRUCHE ALIHANGA
,  avoir oublié que le pouvoir ne se partage pas, ne se donne pas, ils ont pris peur et le sort de beaucoup a été scellé avant leur retour de cette vadrouille républicaine.   Un jeune comme M. Lionel DIAMBOU, qui ne gérait aucune régie financière ou département, est aujourd’hui une "victime collatérale", plus exactement un otage de cette chasse aux sorcières, parce que très proche de l’ex-DC d’Ali Bongo.  Les histoires de détournement, d’enrichissement illicite, c’est pour habiller un dossier abracadabresque et rocambolesque à la fois.


Incohérence de plus ! 
Si ceux qui gouvernent le Gabon agissaient au nom de l’intérêt commun, comment peuvent-ils s’acoquiner à nouveau avec l’ex-directeur de cabinet du président d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi ? –  Avec tout le mal que ce Monsieur et sa horde ont fait aux Gabonais, il ne craint pas la justice de ce pays. D'ailleurs, pendant qu’il se  rabibochait avec ses amis, le couple présidentiel, l'homme s'offrait en même temps l’hôtel Méridien Re- Ndama, fleuron de l’hôtellerie gabonaise. Il est de notoriété public qu’avant de mettre les pieds au Gabon, l’ex-démarcheur et agent immobilier Gabono-Français-Beninois était pauvre. Et aujourd’hui, cet homme revient et réorganise le sommet de l’État, on marche sur la tête !


À ce jour, pour le gabonais lambda, les 10 ans de magistère du président Ali Bongo sont synonymes de perte de pouvoir d’achat, de cadre de vie dégradé, des espérances déçues.  Le monde est un village planétaire, chacun observe les manigances et agissements des uns et des autres. Répartition extrêmement inégalitaire des richesses, soupçons de corruption et de blanchiment de grande envergure, misérable machination, etc. Vos actes sont vos accusateurs !

Bas les masques ! Ce que le défunt Omar Bongo Ondimba et son entourage avaient mis 42 ans à amasser comme fortune, en 10 ans de pouvoir, il a été battu à plate couture par des petits groupes d'hommes et de femmes qui se sont succédés  à la tête du pays.  Pour se donner bonne conscience et montrer patte blanche auprès des institutions financières, les autorités ont lancé l’opération anticorruption Mamba, échec cuisant ; Opération Kévazingo : échec total ; aujourd'hui, c'est "Opération scorpions" ; attendons de voir !


Débusquer et mettre hors d’état nuire les corrompus. Puisqu'ils ont ouvert la boîte de Pandore, le procureur de la République, Monsieur Olivier Nzaou devra expliquer aux Gabonais l'origine des fortunes accumulées en 10 ans par certains au Gabon, sans jamais avoir construit une seule usine ou créer un business qui rapporte, à part gérer la chose publique.

Gabon: Chasse aux sorcières, les explications du procureur Olivier Nzaou © anne marie dworaczek-bendome

Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
21 novembre 2019

 

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