Unesco : Thierry Rayer, présentation du comité scientifique du C.E.S.R

Patrimoine immatériel de l’UNESCO. Sous la houlette du Chercheur et Expert scientifique, M. Thierry Rayer, Président du Cercle d'Etudes Scientifiques Rayer (C.E.S.R); de Mme Rachel Annick Ogoula Akiko, épouse Obiang Meyo, Ambassadrice, Déléguée permanente du Gabon auprès de l'UNESCO et Présidente du groupe africain; de M. Oumar Keïta, Ambassadeur, Délégué permanent du Mali auprès de l’Unesco et Vice-président du groupe Afrique; M. Ibrahim ALBALAWI, Professeur des universités; M. Henok Teferra SHAWL, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire d'Ethiopie en France, Délégué permanent auprès de l’UNESCO, s’est tenu le Lundi 16 décembre 2019, à Paris, au siège de l’Unesco, la première réunion du comité de pilotage du Cercle d'Etudes Scientifiques Rayer (C.E.S.R).

CESR-Photo de famille des membres du CESR CESR-Photo de famille des membres du CESR

Présentation du Cercle d'Etudes Scientifiques Rayer (C.E.S.R)

Mme Rachel Annick OGOULA AKIKO ép. OBIANG MEYO, Ambassadrice, Déléguée Permanente du Gabon auprès de l’UNESCO, Présidente du Groupe Afrique Mme Rachel Annick OGOULA AKIKO ép. OBIANG MEYO, Ambassadrice, Déléguée Permanente du Gabon auprès de l’UNESCO, Présidente du Groupe Afrique
Le C.E.S.R a été créé à la suite d’une découverte qui met en évidence qu’il y a une origine commune à toutes les cultures de l’humanité; et que cette origine commune est africaine. Partir de cette découverte, le CESR a mis en place une méthodologie universelle qui permet de décrypter l’art et l’architecture de chaque pays du monde. Cette découverte a été présentée et saluée par les plus grands scientifiques sous le Haut patronage du Président de la République française, a reçu les félicitations de la Directrice générale de l’Unesco, le soutien et la participation de Anne Malraux, petite fille d’André Malraux (Livre de l’ignorance à la connaissance avec la maison Lanvin) et a été également présentée une première fois en octobre 2018 à l’Unesco, portée par la délégation d’Arabie Saoudite et le Groupe Afrique.

La méthode du  C.E.S.R

M. Thierry Rayer, Président du Cercle d'Etudes Scientifiques Rayer (CESR) M. Thierry Rayer, Président du Cercle d'Etudes Scientifiques Rayer (CESR)

Elle fait appel à des procédés universels que sont la science, la biologie, la géométrie, les mathématiques, l’égyptologie, la franc-maçonnerie, la création divine tous nés en réalité sur le continent africain. Elle est nommée « le savoir et le savoir-faire » du processus universel de la Création », parce qu’elle réunit les secrets de l’Humanité qui relie les groupes, les peuples et les communautés dans ce qu’ils ont en commun, et ce, indépendamment de l’origine, la culture, religion ou croyances. La méthodologie universelle permet d’obtenir une clé de lecture pour décrypter l’architecture ou l’art de chaque pays. En un mot, la découverte de M. Thierry Rayer, Président du Cercle d'Etudes Scientifiques Rayer (CESR), concerne toute l’Humanité.

Rôle du comité scientifique du C.E.S.R

M. Oumar Keïta, Ambassadeur, Délégué permanent du Mali auprès de l’Unesco, Vice-président du groupe Afrique. M. Oumar Keïta, Ambassadeur, Délégué permanent du Mali auprès de l’Unesco, Vice-président du groupe Afrique.
Contribuer à la diffusion du message universel que porte la découverte, tout en menant des actions qui permettrait de rassembler les peuples autour de valeurs communes que sont : la paix et la réconciliation des peuples.

Pour ce faire, il est indispensable de faire connaître la découverte, la transmettre aux futures générations en relevant ensemble les défis en matière d’éducation, de diffusion et de promotion de la Culture et de la Connaissance jusqu’à ce que se matérialise par l’inscription de l’élément de la découverte au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Chaque pays peut être l’Etat soumissionnaire auprès de l’UNESCO même si la racine commune à tous les peuples est née sur le continent africain. Cela a un réel sens. Porter la découverte universelle c’est offrir à l’Afrique et au monde la seule et unique clé de lecture dévoilant l’Universalité de la Création. C’est donner un rêve de grandeur incomparable sur le plan international à l’Afrique enfin réunis autour des grandes valeurs humanistes de l’humanité.

Henok Teferra SHAWL, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire d'Ethiopie en France et Délégué permanent auprès de l’UNESCO Henok Teferra SHAWL, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire d'Ethiopie en France et Délégué permanent auprès de l’UNESCO


M. Ibrahim Albalawi,   Professeur des universités, élevé récemment au statut honorifique de président d’honneur du monde arabe du Cercle d’études Scientifiques Rayer (C.E.S.R), a fait, à l’occasion de cette session, sa première intervention face au président du CESR Thierry Rayer et de l’ensemble des personnalités présentes à la séance de travail.
M. Ibrahim Albalawi,  Professeur des universités M. Ibrahim Albalawi, Professeur des universités
Discours de M. Ibrahim Albalawi,   
Professeur des universités. 

UNESCO
16 décembre 2019


Excellences,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Président du Cercle d’Etudes scientifiques,

Mesdames, Messieurs,

 

C’est un honneur et un plaisir pour moi d’être parmi vous pour participer à cette première réunion du Cercle d’Etudes Scientifiques Rayer (CESR). A cette occasion, j’en remercie infiniment les membres et me réjouis de l’honneur qu’ils me font en me désignant parmi les Présidents d’honneur. C’est pour moi une précieuse opportunité de contribuer modestement aux travaux du comité de pilotage.


Le savoir et le savoir-faire sont essentiellement liés à la culture et expriment fondamentalement l’universalité humaine. L’universel renvoie à ce qui est commun à tous les êtres et aux objets. La création culturelle reflète des traits universaux commun à l’humanité.


La culture et l’universalité s’expriment à travers l’élément fondamental qu’est le langage par lequel tout se construit. Les langues ont une place centrale car elles expriment les cultures et représentent les identités. Le langage comprend des universaux qui sont traités par la linguistique et l’anthropologie, notamment à travers le structuralisme qui s’est développé suite à la linguistique moderne, fondée par Ferdinand de Saussure au début du 20 ème siècle.


Les universaux linguistiques et culturels reflètent les traits culturels communs de l’humanité. L’existence des traits universels permet de parler de culture humaine, en la désignant au singulier. Mais utiliser ici le singulier ne signifie pas nier les différences et la pluralité qui caractérisent les expressions culturelles des sociétés. Nier la pluralité est aberrant et contraire au bon sens. Utiliser le singulier permet simplement de renvoyer à la base commune fondamentale des cultures, de revenir à une simplicité sans tomber dans le simplisme.


Les réalités humaines sont en effet complexes et nécessitent des approches interdisciplinaires pour en comprendre les différentes dimensions. Cependant, il ne faudrait pas non plus que la diversité des cultures et leur pluralité occulte le fond commun qui leur est inhérent. La culture de l’humanité connait donc à la fois une unité et une variété. Sa variation s’est construite au fil du temps, suivant les époques, les contextes et les facteurs qui agissent dans la dynamique évolutive des cultures.


Dans le monde d’aujourd’hui, où les changements impactent l’humanité et menacent sa cohésion, nous devrions, et ça serait l’un des objets du comité de pilotage, valoriser les savoirs et savoir-faire universels, en s’inspirant notamment du patrimoine existant en Afrique, berceau de l’humanité. Cette promotion se fait à travers l’étude de la culture et des arts ; autrement dit, par la recherche sur les outils de la création et du génie humains dont l’inventivité se traduit dans les expressions culturelles.

 
Etudier les expressions culturelles permet de comprendre le monde et des mécanismes qui agissent dans les rapports humains. Comprendre le tissu socioculturel des sociétés humaines, notamment à travers les traits culturels communs, permet de déterminer les moyens de renforcer les composantes de l’humanité. Autrement dit, il s’agit de revenir au socle unificateur culturel humain pour mieux le comprendre, le valoriser, le promouvoir et agir pour la cohésion de l’humanité.


Nous voyons ainsi l’importance capitale de l’élément « le savoir et le savoir-faire du processus de la Création ». Cet élément révèle sous un jour nouveau la matrice culturelle de l’humanité. Il invite à la redécouvrir et la valoriser, notamment par l’éducation et la promotion de la culture. Pour définir l’essence culturelle de l’humanité, j’utiliserais un terme d’actualité, celui de génome culturel, mais avec la précaution méthodologique nécessaire bien sûr.


Excellences,

Mesdames, Messieurs,

L’élément « le savoir et le savoir-faire du processus de la Création » nous rappelle combien il est essentiel de revenir aux fondamentaux de l’humanité. Redécouvrir l’origine commune des cultures n’est pas que symbolique. Cette redécouverte est aussi concrète. Elle est même plus que jamais nécessaire pour redonner un nouvel élan à la civilisation humaine. L’un des chemins d’y parvenir est de revaloriser l’universel pour baliser les voies de la réconciliation, de l’entente des cultures et de la paix.


Découvrir, redécouvrir et promouvoir les patrimoines culturels des pays du monde, notamment à travers l’exploration artistique et esthétique, fournit des ressources pour éclairer le passé et construire le futur. Éclairer sous un jour nouveau les fondements culturels universels de l’humanité contribuera à construire un avenir viable autour de valeurs communes, en s’inspirant du passé culturel fondateur commun. L’un des objectifs du Comité de pilotage est d’œuvrer dans ce sens.

Je vous remercie.

Ibrahim ALBALAWI,

 

Unesco : Thierry Rayer, réunion du comité scientifique du C.E.R.S © anne marie dworaczek-bendome

AM-DB

21 décembre 2019

 

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