Franck Ping braqué à son domicile, 56 Millions volés

Un cambriolage se serait déroulé le week-end du samedi 25 mai 2018, en Côte d’ivoire, au domicile de M. Franck Ping, fils de Jean, l’opposant gabonais. Les cambrioleurs auraient emporté avec eux une somme en liquide de 56 millions de F-CFA.  Pourquoi cet homme d’affaire gardait-t-il autant d’argent chez lui et quelles sont les activités qui lui permettent d’amasser une telle fortune.

M. Franck Ping M. Franck Ping

Braquage chez Franck Ping Braquage chez Franck Ping
Origine des fonds

Un article paru en octobre 2016 sur le site « sukissa », intitulé : Congo-Brazzaville: le Pool vidé de ses habitants pour permettre aux Chinois d’exploiter ses immenses gisements de “coltan”, et passé totalement inaperçu à l’époque au Gabon, dénonçait les turpides de Franck Ping, fils de Jean-Ping au Congo-Brazzaville à travers sa société de droit chinois.

Rappel

Selon cité-dessus, il écrit :  « lors de la construction de la route Brazzaville-Ponte-noire, les Chinois ont découvert d’énormes gisements de Coltan dans le département du Pool. En plus du contrat de construction de la route, la société chinoise gérée par Franck Ping (le fils de Jean-Ping) avait signé avec le Congo, un accord pour le partage des matières premières minérales qu’ils découvriraient tout au long de la route pendant la construction. »

 « Eh oui, dans tout le département du Pool, la société chinoise a découvert du coltan. Il est important de rappeler que cette matière n’est pas officiellement reconnue dans la liste des matières premières officielles de la République du Congo-Brazzaville. Donc conformément aux clauses de l’accord, un contrat devrait être signé entre le Congo et la compagnie chinoise »

« nous sommes surpris de l’existence d’un contrat officieux entre Franck PING et les NGUESSO. Raison pour laquelle, la société chinoise verse de l’argent directement à Christel SASSOU pour le compte de son père.«

l’auteur termine par «L’armée, les mercenaires et la police sont en train de déloger les populations civiles village par village et maison par maison ; pour permettre à la société chinoise de commencer l’exploitation du coltan. »

Les liens familiaux Denis Sassou Nguesso -Jean Ping

Affaire de gros sous. Retour sur la genèse qui a conduit à la rupture familiale entre Ali Bongo Ondimba et son ex-beau-frère, Jean Ping. Fraîchement débarqué de l’union Africaine, Jean Ping décide aussitôt de monter une société avec la participation d’hommes d’affaires Ivoiriens. Gabon, pays béni des dieux, Jean Ping était considéré comme membre de la famille présidentielle. Et chacun sait que les liens de sangs sont indissolubles.

Malheureusement pour Jean Ping, une fois arrivé au Gabon, il reçut une fin de non-recevoir.
Cet affront, il ne le digérera pas, raison pour laquelle, il choisit de laver cette offense en changeant de camps et avec la ferme intention de déloger de son fauteuil, l’impudent qui avait eu l’outrecuidance de refuser son offre de collaboration. La suite est connue de tout un chacun.

Dans ce cas, pourquoi son fils Franck rencontre-t-il plus de faciliter avec les officiels du Congo Brazzaville ?

Chez les Ping, business et famille vont de pair et on n’épouse pas les va-nu-pieds. L’épouse du fils Jean Ping, M. Franck Ping, Mme Marie Paule PING née MBOUSSOU DIOLA, est la sœur de même père et de même mère de l’épouse de M. Christel SASSOU NGUESSO, Mme Danièle Sassou Nguesso née MBOUSSOU, Christel est le fils du président Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville.  Les deux femmes sont les filles du professeur Michel Mboussou et dame NKANI, une gabonaise née à Dolisie au Congo Brazzaville et originaire d’Akieni dans la province du haut-Ogooué.

Le silence complice 

Tout ceci passerait comme une lettre à la poste, si le même Jean Ping ne donnait des leçons d’éthique et de moralité au pouvoir en place au Gabon. Mais motus et bouche cousue sur ce que subissent les habitants du pool (Congo-Brazzaville) par la faute et la complicité de son fils chéri. On parle de déplacement des populations sans leur consentement, cela ne choque pas, après tout, ce sont des congolais et non des gabonais. A ce jour, aucune condamnation de la part de Jean Ping sur les exactions commises contre les populations désarmées du Pool.

"Ali Bongo Ondimba assassin, on pleure nos mort  du QG de Jean Ping", avec des chiffre extravagants à l’appui. Dites-nous, les habitants du Pool chassés via l’affairisme de Franck Ping, eux ne sont-ils pas des humains ? eux n’ont-ils pas droits à la compassion et le respect de leur dignité ?

Cameroun, un autre exemple de non réaction et du deux poids, deux mesures. Madame Laurence Ndong, si prompte à donner des leçons de démocratie à M. Ali Bongo Ondimba, par contre, la guerre interne au Cameroun en anglophone l’indiffère totalement, elle y est pourtant née et ses deux parents également. Pas un mot de sa part contre les autorités Camerounaises.

Jouer au spectateur et rester indifférent à ce qui se passe au Congo Brazzaville et au Cameroun, on sait y faire au sein de l’opposition.  Deux exemples patents qui démontrent que la cécité volontaire et la manipulation ont encore de beaux jours au Gabon. Certes le père n'est pas le fils, mais un proverbe  dit "le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre

 

Anne Marie Dworaczek-Bendome
29 mai 2018

 

 

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