VACCIN OBLIGATOIRE : CGT et MRAP

VACCIN OBLIGATOIRE ETE 2021 : DEUX EXPRESSIONS : CGT et MRAP

VACCIN OBLIGATOIRE : DEUX EXPRESSIONS : CGT et MRAP

CGT : VACCIN OBLIGATOIRE POUR LES SOIGNANT.E.S ?

Une nouvelle diversion du gouvernement pour faire oublier sa responsabilité dans la gestion de la crise sanitaire !

Le gouvernement a annoncé vouloir imposer la vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour les personnels soignants des hôpitaux et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

En culpabilisant les personnels hospitaliers dans la transmission et la propagation du virus, le gouvernement tente de se dédouaner de ses responsabilités après avoir drastiquement diminué les budgets de la santé, avec pour conséquences la suppression massive de lits et de postes hospitaliers, au mépris des besoins de santé de la population.

Les atermoiements du gouvernement concernant cette pandémie et les inconnues scientifiques n’ont en tout cas pas incliné une politique de réduction budgétaire, de fermetures de lits et de suppressions de postes qui n’ont pas cessé depuis le début de la pandémie, contrairement aux promesses.

Ce même gouvernement a imposé aux soignant.e.s positif.ve.s asymptomatiques de continuer à travailler mais, en revanche, il a conditionné de manière très restrictive la
reconnaissance en maladie professionnelle du Covid-19.

Avant même tout débat à l’Assemblée Nationale sur l’incroyable séquence de confinement que nous avons vécu, nous refusons que le gouvernement fasse porter la responsabilité des personnels hospitaliers dans la transmission du virus SARS-COV2.

A ce jour, les dispositions légales prévues par l’article L. 1111-4 du Code de la santé publique prévoient que toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement.

Nous affirmons que chaque professionnel.le de santé doit prendre seul.e cette décision au regard du bénéfice et du risque.
Imposer la vaccination contre le Covid-19 aux personnels soignants serait une décision autoritaire et irresponsable.

L’obligation vaccinale ne peut être inscrite dans la loi pour les professionnel.le.s de santé des secteurs publics, privés et libéral sans suppression du jour de carence en cas d’effet secondaire immédiat et l’organisation de la vaccination des professionnel.le.s sur leur lieu et pendant leur temps de travail.

http://sante.cgt.fr/vaccination-obligatoire-des-soignant-e-s-la-goutte-de-trop?debut_articles_rubrique=9

XX

MRAP

Ne pas banaliser les crimes contre l’humanité

Le 17 juillet des manifestations se sont déroulées dans diverses villes contre l’extension du pass sanitaire dont le Parlement doit débattre ce mardi 20 juillet. À cette occasion de rares manifestants ont arboré l’étoile jaune de sinistre mémoire faisant ainsi un parallèle entre la traque des Juifs pendant la seconde guerre mondiale et les restrictions d’accès à certains lieux pour les personnes qui font le choix personnel et social de n’être ni vaccinées ni testées.

Le recours à la caricature dans l’expression des revendications ne saurait justifier l’intolérable.

Faut-il rappeler à ceux qui l’auraient oublié que les SS, le système nazi et leurs complices ont conduit à l’extermination de 6 millions de Juifs à qui avait été imposé le port de l’étoile jaune. Faut-il rappeler qu’ils ont été exterminés pour la seule raison qu’ils étaient d’origine juive et non à cause d’une décision qu’ils auraient prise ?

La guerre mondiale organisée par les nazis pour leur hégémonie en Europe et dans le monde a tué 60 millions de personnes. Les mesures sanitaires prises actuellement par le président Macron et son gouvernement peuvent être critiquées mais les étoiles jaunes et le sigle des SS n’ont pas leur place dans les manifestations. Même l’opposition nécessaire aux dérives autoritaires du Pouvoir ne saurait aboutir à minimiser et à banaliser des crimes contre l’humanité et des génocides. L’indicible de la Shoah ne saurait être comparée aux restrictions de libertés – dont il convient de débattre sérieusement.

Le MRAP appelle tous ceux qui sont attachés à l’égalité et aux libertés fondamentales individuelles et collectives à se garder d’expressions qui banalisent le racisme et les génocides, taches indélébiles sur la mémoire de notre Humanité.

Paris, le 20 juillet 2021

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