amoureusedelalittérature
Abonné·e de Mediapart

1 Billets

0 Édition

Billet de blog 20 déc. 2021

Sur « La plus secrète mémoire des hommes », la littérature, et le regard des hommes

Je viens de terminer le livre lauréat du Goncourt, « La plus secrète mémoire des hommes ». C'est un beau roman, mais son « male gaze » m'a gâché mon plaisir. En le refermant, je me suis demandé si la littérature est condamnée à la souffrance. *Même si « un grand livre ne parle jamais que de rien », sachez que ce qui suit contient des extraits du roman et en révèle certains éléments.*

amoureusedelalittérature
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je viens de terminer le livre lauréat du prix Goncourt de cette année, La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr. (C’est toujours étrange de dire qu’on a terminé un livre, mais j’éviterai ici les péroraisons faciles sur la puissance de la littérature et la durée de l’œuvre, qui, si elle a su toucher notre âme, demeure près de nous telle une amie intime, et poursuit à travers le temps son travail en nous aidant à façonner notre perception et notre expérience du monde. Je l’éviterai d’autant plus que le livre en question est de ceux qui mettent suffisamment en abyme la littérature elle-même pour qu’une critique d’un tel livre ne puisse se le permettre.)

Je l’ai terminé, quoi qu’il en soit, avec un sentiment d’inconfort, qui m’a accompagnée d’ailleurs tout au long de la lecture. C’était un livre, il faut le préciser car on vient rarement vierge aux livres (surtout ceux qui ont remporté des prix prestigieux), que je m’attendais à adorer. Un livre qui parle de littérature, de voyage, de quête de sens et de beauté, d’histoires entrelacées avec en fond la Grande Histoire, de parcours intimes. Un livre, qui plus est, que je me sentais d’autant plus disposée à aimer sans réserve que la reconnaissance d’un auteur africain par l’académie Goncourt me semblait, pour ainsi dire, un fait politique important et salutaire. De même, sa coédition par une maison française et une maison sénégalaise, avec le vague espoir que quelques bénéfices matériels, pour une fois, « ruissellent » des grands restaurants du Paris littéraire vers le pays qui a donné naissance à l’œuvre, et en constitue l’un des sujets centraux. Je prévoyais donc d’être bouleversée, impressionnée, émerveillée. Et pourtant : j’ai été dérangée. Dès le début du roman, quelque chose m’a gênée ; et à la fin du roman, quelque chose d’autre est apparu, qui a ajouté à ma gêne. 

Soyons claire : j’ai aimé le roman. Je l’ai lu avidement, avec curiosité et plaisir, et surtout – ce qui est pour moi la marque de la « réussite » littéraire, si ce mot a un quelconque sens – traversée d’éclairs d’émerveillement devant certaines phrases, certaines pages. Beauté plastique de la phrase et résonance intime de son sens, et parfois la fulgurance d’une révélation, d’une formulation qui éclaire un élément du monde jusqu’alors voilé : voilà pour moi ce qui compte dans un livre – à quoi s’ajoute évidemment (c’est une évidence trop souvent survolée) le plaisir du récit. De ces deux points de vue, La plus secrète mémoire des hommes est sans conteste un roman réussi. Pourquoi, alors, n’ai-je pas été en mesure de l’apprécier sans arrière-pensée ?

Commençons par ce qui m’est le plus familier. La plus secrète mémoire des hommes, cela a été souligné, est un roman cérébral, réflexif, comme en témoigne la forme du monologue intérieur, du récit à la première personne (récit et monologue se mêlant de façon à ce que l’on ne soit plus certaine de quelle histoire compte véritablement : celle du narrateur, Diégane Faye, qui cherche sa vocation littéraire à travers un livre mythique et s’engage sous ce couvert dans une quête à la fois des origines et de son présent, ou celle du protagoniste principal, Elimane Madag, dont le génie mystérieux et la souffrance béante forment le cœur affirmé du roman). Comme d’autres avant lui, l’auteur met à profit les complexités de structure et les ressources typographiques de l’objet-livre pour tisser une toile polyphonique, nous proposant une plongée dans une histoire aux épisodes et aux narrateurs multiples. À ce titre il m’a rappelé Boussole, de Mathias Énard, autre lauréat du Goncourt il y a de cela six ans. Comme dans Boussole, un narrateur masculin s’interroge sur le sens de sa vie ; à travers son regard un monde surgit. Et pourtant, jusqu’à quel point le sort de ce narrateur nous préoccupe-t-il, au fond ? 

Pour sa dimension cérébrale, réflexive et inquiète, c’est un roman qui me ressemble – qui ressemble, peut-être, à une génération. « Nous n’avons plus le droit à l’insouciance », m’a dit un jour ma mère – je ne prétends pas connaître suffisamment mes congénères pour l’affirmer, mais à titre personnel il est certain que Diégane Faye aborde la vie d’une manière relativement similaire à la mienne : avec des ambitions endiguées par l’inquiétude et l’incertitude de parvenir à agir, avec le désir de comprendre et de transformer, mais l’ignorance de la manière de faire, avec la mauvaise conscience de celui qui se préoccupe d’art et de soi-même dans un monde qui brûle, et le doute persistant de sa propre parole, l’incapacité à découvrir ce qu’il a vraiment à exprimer – doute qui finalement dure trop longtemps pour que ce qui avait à être dit puisse l’avoir été quand il l'aurait fallu. Bref – c’est un roman qui parle souvent comme je pourrais avoir tendance à le faire. Je le répète, il le fait très bien. Des éclairs d’émerveillement, j’en ai eu énormément dans ce livre, qui est aussi souvent drôle, et dont beaucoup de passages touchent très juste (ainsi, par exemple, de l'écriture-sentinelle ; des fantômes que nous hantons, plutôt qu'ils ne nous hantent ; de l’imagination des aveugles ; ou encore de la vraie perte du passé, qui est celle de l’avenir).

Pour aimer un livre pleinement, sans retenue, cependant, il faut pouvoir se laisser emporter. Et quelque chose m’en a empêchée tout au long du roman : le regard posé sur les femmes.

J’ai lu des critiques qui célèbrent la « sensualité » du livre. Soyons plus précise : par « sensualité », ce qui est entendu, ce sont des descriptions de corps féminins, de désirs masculins, et de performances sexuelles répondant en tout point aux normes de la sexualité dominante. L’introduction des trois principaux personnages féminins rencontrés par le narrateur est presque immédiatement suivie d’une précision quant à la nature de leur relation sexuelle. Ainsi à la page 64 :

« Il y avait ces deux-là, donc, mais il y avait surtout Béatrice Nanga. Musimbwa et moi pensions qu’elle avait, d’entre nous tous, l’univers littéraire le plus singulier. Je m’empresse de préciser qu’aucun de nous n’avait couché avec elle, du moins à ma connaissance, bien qu’il soit apparu lors de nos discussions que nous n’attendions que de le pouvoir… »

Béatrice Nanga avait déjà fait une très brève apparition page 17, dans les termes suivants :

« Au milieu des débats, Béatrice, la sensuelle et énergique Béatrice Nanga dont j’espérais qu’elle m’asphyxie un jour entre ses seins… »

À Marème Siga D., « l’Araignée-Mère », personnage clé du livre introduit page 26, Diégane fait l’honneur de parler un peu de son œuvre avant d’en arriver, au troisième paragraphe, à l’élément déclencheur de leur véritable rencontre, puisque c’est cette vision qui le pousse à venir l’aborder : « Siga D. agita le bras pour relever la manche de son grand-boubou. Par le bâillement de l’habit alors, quelques secondes, j’entraperçus ses seins. Ils se profilaient comme au bout d’un tunnel ou d’un couloir d’attente, le couloir d’attente du désir… »

Cette écrivaine puissante et flamboyante, « ange noir de la littérature sénégalaise, sans qui cette dernière serait un mortel cloaque d’ennui », Diégane s’adresse à elle avec une érection et une demande : téter ses seins. Siga D., évidemment, se moque de lui, tout comme Aïda, la véritable cible des velléités amoureuses du narrateur, qui a toujours vis-à-vis de lui un ton légèrement suffisant. (Il est surprenant, d’ailleurs, qu’une relation aussi intense que celle que l’auteur prête à Diégane et Aïda repose, du point de vue de son existence littéraire, aussi abondamment sur des descriptions de leur amour physique ; comme si, passé le temps des premiers dîners et du rendez-vous au concert, plus rien d’autre n’existait.) Elles ont beau ironiser et le prendre à la légère, les trois figures féminines, Aïda, Siga D. et Béatrice, répondent au désir de Diégane. Béatrice Nanga est même blessée de son refus de coucher avec elle, puisque, comme nous l’apprend la page 75, « les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l’occasion, jamais à celui qui la manque ». La désastreuse implication de ce conseil m’oblige à formuler explicitement ce message à l’intention de toutes les personnes, et en particulier les hommes, qui liraient ces lignes : « brusquer l’occasion » n’est jamais ni souhaitable, ni légitime ; les occasions, à l’inverse, se vérifient et peuvent aussi se retrouver ; croyez-en, je vous prie, quelqu’un qui a connu son lot de brusqueries.   

Qu’on ne se méprenne pas : il n’y a bien évidemment aucun mal à parler de sexe, à en proposer des descriptions éblouissantes, à lui reconnaître, dans un récit, une place similaire à celle qu’il peut parfois occuper dans une vie réelle, c’est-à-dire : importante, voire centrale. Mais comme je l’ai dit, pour un livre sensuel, La plus secrète mémoire des hommes est sur ce point assez peu imaginatif. Personnellement, je le dis sans ambages : je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent. La poétesse haïtienne raconte sa nuit d’amour avec Elimane, un homme, mais pas sa relation érotique avec Siga D. Jamais le regard d’une femme n’est posé de cette façon-là sur le corps d’un homme – ni, d’ailleurs, celui d’un homme, qui pour aisément qu’il porte son regard sur la poitrine des femmes qui l’entourent, semble remarquablement peu enclin à l’exploration de son propre corps. Ce qui est souligné, notamment chez l’homme qui est au centre de toutes les attentions, c’est comme toujours la stature, la qualité de présence, le mystère, le génie, la profondeur et la complexité de son être ; chez les femmes ce sont leurs seins, la taille de leur corps, l’élégance de leurs tenues, le grain de leur peau, et leur disponibilité ou non aux désirs qui leur sont implicitement ou explicitement communiqués. On pourra me répondre que c’est normal, c’est presque inévitable, quelque part entre le hasard et la fatalité, puisque seul le regard du narrateur nous est transmis, et que ce narrateur se trouve être un homme. Mais quid alors du récit de Siga D. ? De celui de la poétesse haïtienne ? Quid de leurs désirs à elles, où se cachent-ils, dans la pudeur de leurs récits ? 

Dans l’un des autres livres remarqués de cette rentrée littéraire, Deborah Levy pose la question suivante : « comment un écrivain pouvait-il se lancer dans la tâche immense qui consiste à ne donner aucune conscience ni même de vie inconsciente à un personnage féminin comme si c’était la chose la plus naturelle au monde ? ». Mohamed Mbougar Sarr, c’est évident, cherche à donner de l’épaisseur à ses personnages féminins. Chacune des trois est présentée comme extrêmement talentueuse ; bien davantage, on le devine, que les hommes qui les entourent. Et pourtant, immédiatement, rien ne semble avoir d’importance que leur corps, sexualisé par le regard d’un homme. C’est presque comme si l’effort consenti pour leur reconnaître une existence propre n’était qu’un préambule poli avant d’atteindre à ce qui leur donne leur véritable épaisseur, leur signification profonde et leur raison d’être : le rôle qu’elles jouent dans la vie d’un homme, rôle pour lequel leur incarnation dans un corps érotiquement qualifié revêt une importance de premier plan.

Il y aurait beaucoup à dire sur les figures féminines du livre de Mohamed Mbougar Sarr, leur affiliation à l’image maternelle, leur liberté et l’insécurité qu’elle provoque chez le narrateur, leur ton à la fois agacé et compatissant à l’égard de ce jeune homme qui décidément s’égare, tandis qu’elles sont entières, libres, indépendantes. Et pourtant, toutes à leur manière l’accueillent, le soutiennent, s’investissent en lui, s’occupent de lui. S’occupe-t-il d’elles ? Même d’Aïda, que pourtant il professe aimer exclusivement, entièrement ? N’est-il pas remarquable que même égaré, même travaillé par le doute, même disponible au point de se lancer dans une quête mystique de la littérature, cet homme n’ait que si peu de son être à donner à des femmes qui, elles à la tête d’une vie remplie de projets puissants et importants, lui portent pourtant une attention sincère, parviennent à trouver pour lui du temps, de l’énergie, et de quoi rassurer sa croyance en ses propres performances sexuelles (un sujet qui l’inquiète beaucoup, comme en témoignent notamment ses hésitations lors de sa première nuit auprès de Siga D.) ? Diégane le dit, lorsqu’il raconte sa relation avec Aïda : « Ce soir-là, je m’étais prosterné dans la lumière et j’avais prêté serment. (…) Je le fis seul. » C’est là, je crois, ce qui me dérange le plus profondément : tout ce qu’il vit avec ces femmes, il le fait seul ; à nul instant on ne sent une communion, un partage, et lorsque, prosaïquement, le souci du plaisir de l’autre apparaît, c’est dans un souci de performance – explicite, avec Siga D. – qui encore une fois nous ramène à ce que Diégane fait pour lui-même, avec lui-même. Dans un tel paysage, il n’y a de place pour aucune d’elles.

Peut-être, dira-t-on, n’y a-t-il tout simplement de place pour personne. Diégane est si obnubilé par sa quête qu’aucun autre personnage – et d’ailleurs, en vérité, à peine lui-même – n’a beaucoup d’épaisseur. Et pourtant, il y a des personnages qui en ont davantage. Ousseynou Koumakh et Musimbwa, par exemple. Ce qui m’amène au second grief que j’ai contre ce livre, celui qui est apparu à la fin : ce récit abominable de Musimbwa, témoignage de notre facile fascination pour l’horreur. Je ne m’attendais pas, je dois l’avouer, à un tel texte à ce moment du livre, et je l’ai lu à reculons, la gorge serrée. Il est par ailleurs bien écrit, et très réussi du point de vue de ce qu’il cherchait sans aucun doute à accomplir : horrifier. Quelle conclusion en tirer ? A-t-il pour but de pousser plus loin le personnage de Musimbwa, qui pourtant est bien secondaire ? De mettre en relief le choix de Diégane, retourner en France, là où Musimbwa choisit de rentrer au pays ? Y avait-il besoin d’un tel épisode, pour le justifier ?

J’y lis un autre message : qu’au cœur de la littérature, il y a la souffrance. Et pas n’importe laquelle : une souffrance inexpiable, indicible. C’est l’indicible peut-être qui crée le besoin si fort de parler et d’écrire. En refermant le livre, je me suis demandé si la littérature est condamnée à la souffrance ; s’il est vraiment impossible d’écrire quelque chose qui ne soit que beau. Et ce que cela dit de notre monde.

J’ai omis de parler de Mossane, autre personnage féminin important du livre, dont le destin, malgré sa force à elle, est scellé par les rivalités et les choix égoïstes des hommes qui l’entourent – deux amants et un fils. Nue de corps et privée d’esprit, sous son manguier à l’orée du cimetière, Mossane devient le pur réceptacle et l’incarnation d’une souffrance irréparable. Un rôle que jouent souvent les femmes, surtout les mères – ainsi celle de Musimbwa : « Elle a souffert sous mes doigts comme rarement j’ai vu quelqu’un endurer la souffrance », dit à son fils son tortionnaire et son assassin. En cela encore, le livre, c’est indubitable, est réaliste. Qui dira la quantité de souffrance infligée par les hommes aux femmes en ce monde ?

La torture de cette femme qui se sacrifie pour son enfant – qui sacrifie plus encore que le sacrifice ultime, puisque seul le fol et vain espoir de pouvoir le retrouver, on le suppose, la retient d’accepter de ses assassins l’offre d’une mort rapide et sans douleur – et son récit insoutenable nous est justifié, dans l’ordre du roman, par le rôle fondateur qu’elle joue dans la destinée de son fils, dont elle est l’explication et l’origine, la source de son talent littéraire et l’essence de ce qu’il a à dire. Trop souvent la souffrance féminine est comme rédimée par ce qu’en font les hommes. Trop souvent la souffrance, tout court, est présentée comme principe originel de toute beauté et de toute création.

Je précise, c'est indispensable, que les deux critiques que je formule ici ne s'appliquent en aucun cas uniquement à ce livre - c'est de lui, simplement, que je parle aujourd'hui. Qu’on s’entende : La plus secrète mémoire des hommes est un beau roman, dont je salue l’auteur, qui a sans aucun doute de grandes qualités littéraires et qui contient des fulgurances qui m’ont intriguée et émue. Mais quant à ce qu’il a à dire de la littérature, je pense, j’exige même, que nous changions de paradigme. Malgré l’ambition affichée et incontestable de l’œuvre, j’ai eu à sa lecture un sentiment de facilités, au pluriel. La fascination pour l’horreur, pour le mystère qui ne cache qu’une souffrance déchirante (et, me semble-t-il, inutile), pour la violence ; la sexualisation du corps des femmes à travers le regard d’un homme qui ne cherche pas à les regarder pour elles-mêmes ; autant de facilités qui portent atteinte à ce qu’aurait pu être ce livre. Et qui me gâchent mon plaisir.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
#MeToo : Valérie Pécresse veut faire bouger la droite
Mardi, Valérie Pécresse a affiché son soutien aux victimes de violences sexuelles face au journaliste vedette Jean-Jacques Bourdin, visé par une enquête. Un moment marquant qui souligne un engagement de longue date. Mais, pour la suite, son équipe se garde bien de se fixer des règles.
par Ilyes Ramdani
Journal — Asie
Clémentine Autain sur les Ouïghours : « S’abstenir n’est pas de la complaisance envers le régime chinois »
Après le choix très critiqué des députés insoumis de s’abstenir sur une résolution reconnaissant le génocide des Ouïghours, la députée Clémentine Autain, qui défendait la ligne des insoumis à l’Assemblée nationale, s’explique.
par François Bougon et Pauline Graulle
Journal
Sondages de l’Élysée : le tribunal présente la facture
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce vendredi Claude Guéant à huit mois de prison ferme dans l’affaire des sondages de l’Élysée. Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon et Pierre Giacometti écopent de peines de prison avec sursis.
par Michel Deléan
Journal — Violences sexuelles
L’ancien supérieur des Chartreux de Lyon, Georges Babolat, accusé d’agressions sexuelles
Selon les informations de Mediacités, trois femmes ont dénoncé auprès du diocèse de Lyon des attouchements commis selon elles lors de colonies de vacances en Haute-Savoie par le père Babolat, décédé en 2006, figure emblématique du milieu catholique lyonnais.
par Mathieu Périsse (Mediacités Lyon)

La sélection du Club

Billet de blog
Notre plan B pour un service public de l'énergie
[Rediffusion] Pour « la construction d’un véritable service public de l’énergie sous contrôle citoyen » et pour garantir efficacité et souveraineté sur l’énergie, celle-ci doit être sortie du marché. Appel co-signé par 80 personnalités politiques, économistes, sociologues, historiens de l’énergie dont Anne Debrégeas, Thomas Piketty, Jean-Luc Mélenchon, Aurélie Trouvé, Gilles Perret, Dominique Meda, Sandrine Rousseau…
par service public énergie
Billet de blog
Électricité d'État, non merci !
La tension sur le marché de l’électricité et les dernières mesures prises par l’Etat ravivent un débat sur les choix qui ont orienté le système énergétique français depuis deux décennies. Mais la situation actuelle et l'avenir climatique qui s'annonce exigent plus que la promotion nostalgique de l'opérateur national EDF. Par Philippe Eon, philosophe.
par oskar
Billet de blog
Fission ou fusion, le nucléaire c’est le trou noir
Nos réacteurs nucléaires sont en train de sombrer dans une dégénérescente vieillesse ; nos EPR s’embourbent dans une piteuse médiocrité et les docteurs Folamour de la fusion, à supposer qu’ils réussissent, précipiteraient l’autodestruction de notre société de consommation par un effet rebond spectaculaire. Une aubaine pour les hommes les plus riches de la planète, un désastre pour les autres.
par Yves GUILLERAULT
Billet de blog
Le nucléaire, l'apprenti sorcier et le contre-pouvoir
Les incidents nucléaires se multiplient et passent sous silence pendant que Macron annonce que le nucléaire en France c'est notre chance, notre modèle historique.
par Jabber