Super DSK face à la Mondialisation

Dans une déclaration depuis Marrakech, Dominique Strauss-Kahn affirme que le Parti Socialiste -dont il fut un des brillants fleurons- n’avait plus d’avenir car il « n’avait pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait et donc il est temps qu'il disparaisse ».

Cette prise position a été faite lors d’une interview pour la World Policy Conference, une rencontre internationale dédiée à la « gouvernance » mondiale. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette analyse n’a pas dû faire frémir les participants à ce forum. C’est devenu une habitude de définir la politique intérieure depuis l’étranger et DSK ne fait qu’apporter sa pierre à ce nouveau mode de pensée.

Sa déclaration pourrait paraitre une aimable plaisanterie tant il est évident que le PS, depuis plus de 30 ans, met son énergie au service de l’adaptation à cette fameuse mondialisation. Obsédé par son propre pouvoir, François Mitterrand n’a jamais tenté, à partir du milieu des années 80, la moindre opposition et a systématiquement cherché, suivant sa propre expression « à passer entre les gouttes ». Ces successeurs n’ont fait que poursuivre sur cette pente qui considère la « mondialisation » comme un fait de nature et non comme une construction humaine.

La question aujourd’hui reste la même, sauf qu’il est devenu plus difficile d’y répondre dans l’état actuel du pays. La volonté humaine, la souveraineté collective peut-elle encore influencer notre avenir ? Demain est-il fatal ?

 

 

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