L'OLIGARCHIE AUX TEMPS DE LA ROME IMPERIALE ET L'OLIGARCHIE AU 21ème SIECLE

DICTATURE DE LA ROME IMPERIALE ET DICTATURE EURO-ATLANTISTE SUR LES MEDIAS.

1. Persécution des chrétiens et Censure.

Dès le premier siècle de notre ère, qui correspond à 27 ans près aux débuts de l'Empire Romain(1), on a vu apparaître un des premiers signes de délitement de l'Empire : la persécution des chrétiens. En effet le fait qu'une institution apparemment aussi puissante que l'Empire Romain ait besoin de persécuter les chrétiens - au lieu de tout bonnement les ignorer - en dit long sur la peur des autorités de l'Empire que ne leur soit contesté leur pouvoir.

Comprenons-nous bien : l'objectif des autorités impériales romaines n'était pas de faire souffrir les chrétiens en les torturant. La vie humaine n'avait alors pas ou fort peu de valeur, et on peut en juger (un peu) par les innombrables crucifixions lors des révoltes d'esclaves, ou par les mises à mort lors des "jeux"(2) du Circus Maximus. Même lors des pires persécutions de Néron, Dèce (que Corneille nomme Décie dans sa tragédie Polyeucte de 1641) ou Dioclétien entre autres, l'objectif est de faire taire ceux qui pourraient faire se craqueler le colosse aux pieds d'argile qu'est l'Empire de Rome. Simplement, si l'on ose dire, les autorités se servaient alors des méthodes qui avaient cours à leur époque, c'est-à-dire qu'ils exilaient (persécutions de Valérien) ou mettaient à mort ceux qui avaient une opinion différente de la pensée unique de l'époque.

Il est vrai que les chrétiens étaient assez souvent mal vus de la population parce qu'ils ne participaient pas aux fêtes religieuses des divinités romaines que leur monothéisme leur enjoignait de rejeter, et parce qu'ils faisaient preuve d'un militantisme qui inquiétait les autorités au plus haut point. Mais c'est seulement si les chrétiens refusaient de sacrifier aux divinités romaines qu'ils encouraient, selon les cas, l'exil, la confiscation de leurs biens, ou la peine de mort.

Pourquoi les chrétiens furent-ils les seuls à être persécutés ? Tout simplement parce qu'ils furent les seuls à contester le dogme que l'Empereur de Rome fût une divinité.

Bref, pour le pouvoir romain, l'objectif des persécutions était la censure, faire taire ceux qui pensaient différemment de la majorité, quels que fussent leurs arguments, quelles que fussent leurs bonnes raisons de penser à leur manière.

A qui profitait cette censure ? Tout simplement aux classes dirigeantes, à la bourgeoisie établie et aux patriciens romains, qui avaient intérêt à ne pas voir fleurir de multiples idées qu'il eût fallu encadrer pour éviter de se faire déborder.

Finalement, les persécutions furent une sorte de manière de casser le thermomètre en refusant de voir ce que vivait, ressentait et pensait le peuple romain. C'est ainsi que procèdent à toutes les époques toutes les dictatures, avec plus ou moins de férocité dans la répression, selon les besoins politiques et les techniques de l'époque.

Mais comme la vie est tenace, la résistance aux persécutions ne manqua pas de s'organiser. Les offices religieux chrétiens se réfugièrent dans les catacombes de Rome, et les chrétiens ne furent peut-être jamais aussi sûrs de leur identité que lorsqu'ils furent persécutés. De nos jours, ils sont à travers le monde un milliard quatre cents millions de fidèles.

2. Au XXIème siècle, Dictature et Censure.

Nous pouvons constater que l'humanité est constante dans ses travers lorsqu'elle vit en larges sociétés. En effet la censure est là, aujourd'hui aussi, pour faire taire ceux qui mettraient en péril la pensée unique. L'histoire, dit-on, ne se répète jamais, elle bégaye tout le temps.

En effet, au XXIème siècle, les classes dirigeantes et les patriciens romains sont remplacés par la classe politique inféodée aux puissances de la finance et de l'industrie qui s'est développée de façon transnationale, surtout, mais pas seulement, en Amérique du Nord et en Europe. Cette transnationalité leur sert de dogme et de divinité à laquelle il faut sacrifier sous peine de se voir férocement interdire l'accès à tout moyen d'expression. Leur profit est la seule chose qui vaille, tout comme la personne divine de l'empereur romain était la seule chose qui valût. Quiconque conteste ce dogme peu ou prou se voit interdit d'antenne de télévision, de radio et de presse nationales.

Les persécutions prennent de nos jours la forme de la censure. Mais bien entendu, l'objectif reste le même que sous l'empire romain : casser le thermomètre pour maintenir le statu quo et permettre ainsi à la classe dominante de conserver ses privilèges, lesquels ne doivent sous aucun prétexte être remis en question.

Pourquoi l'UPR, Union Populaire Républicaine, et ses adhérents sont-ils actuellement en France les seules victimes de la persécution ?

Parce qu'ils sont les seuls à contester la toute puissance de l'oligarchie financière qu'est l'Union Européenne. Tous comme les chrétiens étaient les seuls à refuser de considérer l'empereur comme un dieu. Les martyrs de nos jours (μαρτυρος/marturos en grec signifie témoin)  ne sont plus exécutés dans le sang comme le fut jadis Polyeucte, mais exécutés avec les moyens de notre époque, c'est-à-dire qu'on les empêche de témoigner : ainsi le 16 novembre 2016 à la matinale de Patrick Cohen sur France-Inter, Alexandre, auditeur présent au téléphone, voit son micro coupé dès qu'il a prononcé le nom de François Asselineau et de FRexit.  En l'empêchant de témoigner, on exclut quiconque ne sacrifie pas à la Puissance Financière qui veut se faire représenter sous l'apparence de la déesse Europe.

L'UPR est le seul parti qui dise qu'il faut sortir de l'UE, donc de l'euro, mais aussi de l'OTAN. Les objectifs de l'UPR sont de rétablir la démocratie et la prospérité en France. Il faudra bien que ce soit au détriment des plus riches "qui se gavent comme jamais" selon une expression d'Etienne Chouard. Pour cela, il faudra contrer les délocalisations qui sont prévues par le traité de Lisbonne (d'ailleurs contre la décision explicite des Français et des Néerlandais, et probablement implicite de beaucoup d'autres), il faudra contrer le démantèlement des services publics, il faudra contrer les euro-régions qui assurent le dépeçage de la République française, il faudra contrer les fusions forcées de communes, il faudra contrer l'évasion fiscale organisée légalement par les traités de Lisbonne.

Mais naturellement, en voulant cela, nous nous attaquons à la classe dirigeante en place, qui veut conserver ses privilèges. Par la censure, il s'agit une fois de plus, comme sous l'empire romain, de casser le thermomètre. C'est donc une politique d'autruche qui est ainsi conduite.

Mais la résistance s'est organisée sur internet, qui est au XXIème siècle ce que furent les Catacombes pour les premiers chrétiens. Les autorités romaines ont fait beaucoup (sans beaucoup de succès) pour débusquer les chrétiens des Catacombes, tout comme aujourd'hui certains tenants de l'oligarchie veulent contrôler internet au motif que c'est un espace de liberté, ce qui est vrai.

Mais est-ce donc cette liberté qui est intolérable ?

La grande majorité des empereurs romains sont morts assassinés pour s'être arc-boutés sur leurs certitudes et leurs privilèges. De nos jours les moyens d'évincer quelqu'un de la politique sont l'élection (demandez à Nicolas Sarkozy ce qu'il pense de la primaire de la droite du 20 novembre 2016).

François Asselineau est le seul candidat à la présidence de la République française qui témoigne en faveur du peuple français et refuse de sacrifier à la déesse Europe. C'est lui qui a raison. Sortons de l'Union Européenne pour nous occuper de nos affaires. Nous deviendrons alors les meilleurs amis de nos partenaires européens, avec qui nous nous disputons sans arrêt actuellement. Mais ne nous laissons pas censurer, au contraire, propageons la candidature de François Asselineau et faisons-nous l'écho de son programme.

André Marchal, 17570  LES MATHES, 21 novembre 2016.

 

NOTES.

(1) Auguste, premier empereur de Rome, met fin à la république et accède au trône impérial en 27 avant JC et meurt en 14 après JC.

(2) Ne nous laissons pas abuser par la traduction impropre qu'est le mot "Jeux". En latin "Circenses" désigne tout simplement les activités du cirque et ne comporte a priori aucune connotation ludique, même s'il s'agit d'un spectacle. Dans le mot "Circus", on ne retrouve que la dénomination de la forme géométrique. Un petit cirque s'appelle en latin "Circulus", d'où vient le mot "cercle".

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