Lettre aux scandinaves ou le dopage au cobalt des trotteurs de Fabrice Souloy.

La Société du Cheval Français annonce les sanctions imminentes contre quatre entraîneurs de trotteurs qui ont dopé six de leurs chevaux sur les pistes françaises. De simples sanctions disciplinaires sous l’omerta du milieu qui cache l’énorme scandale en Scandinavie du dopage de quatre chevaux de M. Souloy qui avaient trusté les places des meilleures épreuves en Norvège et en Suède, au printemps.

Lettre aux scandinaves

ou

les miscellanées médicinales de Monsieur Fabrice Souloy.

  

 

A M. Patrick Lanabère,

L’homme de cheval.

 

 

 Sérieusement d’abord...,

Les chevaux sont nos compagnons valeureux et laborieux depuis la découverte de l’élevage et de l’agriculture. Notre énergie vitale a su user de leur puissance et de leur vitesse. Notre violence grégaire les a menés sur nos champs de bataille. Nous leurs sommes redevables.

L’ère industrielle et l’émergence d’une ‘révolution numérique’ sont une menace pour la vie animale sauvage et domestique. L’urbanisation et la mécanisation, la maîtrise de l’énergie et le contrôle des communications transforment notre rapport à l’espace et au temps et à la vie ; notre perception des animaux nous éloigne progressivement de leurs caractères ataviques.

Les activités équestres et hippiques exploitent utilement les qualités naturelles du cheval. Les divertissements et l’éducation de notre jeunesse bénéficient de la sociabilité de la plupart des races équines. Les chevaux se soumettent à nos attentes et sont capables de subvenir à leurs besoins de subsistance à nos côtés comme lorsqu'ils sont en liberté dans la nature.

Le financement des cheptels par les paris hippiques est tout à fait approprié à leur entretien et nous nous devons de veiller à l’amélioration et à la préservation des dispositifs que nous avons inventés à cet effet. Leurs détournements malicieux à seules fins financières et le recours au dopage des bêtes constituent des actes frauduleux d’une gravité extrême. L’éthique exige, le savoir impose, les responsabilités obligent.

 ..., plus dilettante maintenant :

 

  

Ce texte sur le dopage équin requiert six longues heures de lecture ;

ce sommaire permet de les trancher

en rondelles de ‘saucisson de cheval...,  dixit Boby Lapointe.

 

Préambule.

Les courses hippiques françaises ne sont pas un sport moderne.

L’Etat shoote en touche...

L’Etat délègue le contrôle ‘anti-dopage’ aux Principautés.

L’a-dopage..., le non-dit du dopage.

Les chevaux de course ne seraient donc jamais dopés en France. 

L’a-dopage à répétition ou l’affaire de M. Cherel, le multirécidiviste.

L’ambiance des débats face aux commissaires du Cheval Français.

Zorro Photo le bien nommé..., ‘y a pas photo’ pour Gaëtan Marcque !...

Les entraîneurs sanctionnés sont tous également coupables !

Le paravent du Laboratoire des courses hippiques (LCH).

L’analyse des échantillons biologiques ne qualifie pas le dopage.

L’écurie franco-scandinave du Trémont.

Du bon usage de l’effet du levier financier des chevaux en ‘retards de gain’.

A Oslo, les avions furtifs de M. Souloy..., des B12 sur-vitaminés !...

Les secrets ‘présumés’ de l’écurie du Trémont.

Première phase du Plan de communication de crise de l’a-dopage.

Le bal des menteurs de la manipulation de masse qui dissimule le dopage.

Seconde phase, en cours, du Plan de communication. L’hiver s’annonce glacial.

Le 20 novembre, un article du Parisien puis le 29, un communiqué de la Société d’encouragement du Cheval français annonce l’imminence des sanctions disciplinaires contre quatre entraîneurs de trotteurs détectés positifs au cobalt. Une annonce qui sera publiée demain 8 décembre..., et voici pourquoi !

Les chevaux de course français peuvent-ils être dopés ?... Oui !...

Annexes. 

 

 

« Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend,

on a raison de penser ce qu’on pense... »

Coluche.

 

Préambule.

Cette ‘Lette aux Scandinaves’ est un prétexte. Peu de citoyens de la République de Finlande, peu de sujets des Royaumes du Danemark, de Norvège, de Suède en auront connaissance. Mais sait-on jamais ?... L’événement vient de Mme Kristin Riise Odegard, jeune journaliste hippique norvégienne francophone pour son appréciation de l’affaire Souloy,,, « Le plus grand scandale de l’histoire du trot européen. » Un jugement on ne peu plus pertinent !..., qui lui vaudra menaces et remontrances et reprise en mains. M. Souloy est bien le premier entraîneur de chevaux à introduire un dopage ‘présumé’ au cobalt en Europe... : aux Etats-Unis et en Australie la découverte de ce produit interdit avait fait grand bruit... ; en Scandinavie, l’affaire Souloy a fait la Une des médias télévisés et de la presse. L’affaire est considérable : cinq de ses chevaux ont été testés positifs, en deux mois du 29 mai au 21 juillet, suite à leurs prestations sur les hippodromes de trois pays différents, la Norvège, la Suède et la France. Une affaire qui se prolonge ; six mois après le dépistage du dopage, aucune sanction n’a encore été officialisée. Il se dit sur les réseaux sociaux, que les sanctions scandinaves seraient communiquées en février 2017. Et les avocats consultés répondent : « L’avocat de M. Souloy a demandé des contre-expertises... Ils ne se sont pas mis d’accord sur le laboratoire et ça n’avance pas. C’est certainement le but... Le comité scandinave de lutte contre le dopage s’est réuni l’autre jour et disent qu’il faut donner du temps à Souloy, qu’ils ont du mal à trouver un créneau pour se réunir tous... Enfin, c’est surtout la France qui est concernée... » Dès lors le dopage ‘présumé’ des Souloys peut s’éterniser et l’issue des contre expertises est à son initiative. En attendant, les tractations en coulisses vont bon train et les observateurs se taisent.  

Qu’un entraîneur de trotteurs français ait dénaturé des épreuves de haut niveau en Norvège et en Suède ?... Ici, aucun média généraliste n’en a parlé et l’opinion s’en fiche éperdument. Ici, le milieu hippique aurait classé l’affaire en dix jours. Et la découverte de l’affaire Souloy à moins d’un mois du Prix de l’Arc de Triomphe, le 2 octobre, a aussi révélé le retard suspect et laxiste de France Galop à inscrire le cobalt dans la liste des produits interdits. Une inscription effective au Code du Trot dès le 7 juillet..., curieusement laissée en stand by au Galop jusqu’au 23 septembre, une semaine avant l’Arc.

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L’importance de la mise en scène ne nous échappe pas. Les Sociétés mères appliquent un plan de communication de crise stéréotypé qui a déjà fait ses preuves. Les chevaux incriminés ont couru le 12 juin en Norvège et le 29 mai en Suède, et leur contrôle positif a été officialisé par les Sociétés de courses scandinaves..., qui en ont informé les français bien avant leur conférence de presse du 9 septembre. Ici, tout a été soigneusement préparé pour passer outre les médias grand public. Un énorme scandale en Scandinavie..., ici, il ne s’est rien passé. Soudain survint Mme Kristin Riise Odegard, la blonde Norvégienne nimbée d’aurores boréales sur son blog : « La France ne veut pas aider à l’enquête... Ce qui me frustre énormément. » Aussitôt M. Souloy s’emporte et la menace..., une minute de violence au téléphone – rompt la règle implicite intra muros qui exigerait pourtant son silence absolu – et lui signifie qu’il  aurait « engagé un avocat’..., ‘qu’elle rende des comptes et qu’elle paie.» Un ‘haut dirigeant du Trot’ poursuit cet échange vindicatif quelques heures plus tard et se défoule sur elle d’un mail intimidant. Mme Odegard a mis les pieds dans le plat au festin des turpitudes françaises !... Mais qu’elle se taise, nom de dieu !..., qu’elle se taise !!

L’idée reçue que nous avons des norvégiens, proches d’une vie naturelle, soucieux de simplicité, disciplinés aux règles et attentifs à la vie collective afin de conjurer un climat rigoureux en hiver et les joies du grand air et du soleil aux beaux jours, les rend inaptes aux tribulations latines des français. « Vous voulez créer des polémiques qui n’ont pas lieu d’être » lui reproche « l’une des personnes les plus hauts placées du Trot français »... Un reproche fondé !... Ici tout ‘journaliste’ hippique écrit sous la dictée..., s’honore d’une carte de presse patentée par les Principautés ! Et la journaliste s’étonne : « L’affaire Souloy ne serait qu’une affaire mineure, sans intérêt ? Au vu du tollé que provoque cette histoire en Suède, en Norvège et même au-delà des frontières scandinaves, il est permis d’en douter...» Ici, l’affaire Souloy est une affaire insignifiante et les indignations étrangères se lamineront sur l’indifférence des ‘institutions’ hippiques.

Pourtant..., et pourtant, ce message d’intimidation à l’encontre d’une  journaliste norvégienne, blogueuse francophone de surcroit, témoigne des risques de cette histoire de dopage. Alors les dirigeants français se démènent comme ils peuvent : l’affaire Souloy est une affaire norvégienne et doit le rester, les échanges avec les responsables du trot scandinave doivent trouver un terrain d’entente pour éviter le pire..., enfin il faut les faire taire et qu’ils fassent taire leur sulfureuse blonde aux pieds nickelés. Mme Odegard s’en indigne et cite l’exemple de l’entraîneur de trotteurs scandinave, M. Bo Westergaard : « ... nous avons demandé trois ans de suspension et 700 000 couronnes d’amendes  – 75 500 € ;il sera suspendu de licence pendant deux ans en Norvège –. Là il s’agissait aussi de 4 chevaux mais les tests étaient faits à l’entraînement et le produit utilisé était admis en tant que médication, le DMSO. » Sur cette question des amendes, les dirigeants français ont la répartie facile : chaque pays de l’Union Européenne du Trot est seul maître de ses sanctions..., même si leurs montants de quelques milliers d’euros peuvent paraître maigrichons en de telles circonstances... Les références à ‘l’entraînement’ et au ‘DMSO’ sont un peu plus embarrassantes : elles sous-entendent un degré de gravité supérieur du cas Souloy, ses chevaux venaient de courir et non de s’entraîner..., surtout Mme Odegard sous-entend que le cobalt ne serait pas un produit de médication mais une substance dopante. Le danger est là !... Les dispositions du système de lutte contre le dopage scandinave, si elles étaient portées à la connaissance de l’opinion publique française, pourraient alimenter ici un scandale aussi énorme qu’en Scandinavie... Mais ici l’affaire aura déjà fait long feu, moins d’un mois après son irruption dans l’actualité du petit monde hippique.

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L’affaire Souloy n’est pas l’objet spécifique de cette ‘Lettre aux Scandinaves’. Elle est seulement le dernier avatar des dérapages d’un système de courses dévoyé. Qu’il faudrait changer..., où laisser tomber..., le laisser tomber par les parieurs s’entend !... L’ampleur et l’outrance des manipulations des Sociétés mères et du PMU révèlent les arcanes d’un dispositif de jeu pervers : une incitation constante à la répétition des jeux et au ‘recyclage’ des gains, qui les spolient délibérément, sont les outils de collecte d’un impôt hippique inavouable et inavoué mais de plus en plus perceptible. Les moyens humains mis en œuvre sont à la hauteur du milliard d’euros annuel soutiré sur les mises des joueurs. Un nombre considérable de personnes attachées à l’infortune des parieurs, un milieu de privilégiés qui s’acharne à la préservation de ses avantages : 3 948 salariés actifs affectés à la gestion de ’l’institution’ qui jouissent de contrats de travail très avantageux à la charge des joueurs..., 4 000 anciens salariés à la retraite qui profitent même, en plus, de retombées financières indues du ‘vol des centimes’ sur les cotes payées aux gagnants – un vol légalisé par décret en mars 2015 : les arrondis au dixième laissent des ‘centimes’ qui alimentent leur caisse d’allocations de retraite supplémentaire (ARS) – ; 6 647 professionnels assurent le spectacle des courses tous les jours de l’année, sauf le 1er mai – 2 699 entraîneurs emploient 3 948 salariés –, et usent et abusent de nombreuses pratiques frauduleuses qui contribuent activement au ‘recyclage’ (le ‘tour’ de piste sans courir, les ‘Dai pipés’ des favoris à la faute au galop, etc...), autant d’irrégularités tolérées par les commissaires des Principautés, qui ferment les yeux ou en minimisent les effets ; près d’un millier de ‘journalistes’ de la presse hippique s’activent à la désinformation du public des courses et s’efforcent au rabattage et au recrutement de néophytes à convaincre puis à accoutumer. Une action sournoise riche d’enseignements..., qui, à force, transforme les courses et les paris en une vaste blague de potaches !... On est en droit et même en devoir de s’en moquer ouvertement !!... Lorsque le non-dit est censé s’imposer à tous et à chacun..., lorsque de grossiers mensonges masquent la vérité des faits..., lorsque la tromperie guide les belles intentions, les postures sérieuses et les proclamations d’honnêteté !... Le ridicule de ces impostures est risible.

Les dirigeants des Principautés et leurs agents estampillés et supplétifs autocensurés œuvrent en toute conscience contre les intérêts des joueurs et leur sérieux ostentatoire les tourne en dérision. Les jeux d’argent sont des jeux, rien que du jeu ! Quant aux professionnels qui assouvissent une passion du cheval, disent-ils, c’est sur le dos de damnées de l’humanité qu’ils méprisent et dont ils n’ont que faire. Pis, ils ne les voient que sous le seul angle de leur fréquentation des Bars-tabac-PMU..., des ‘pauvres types’ désœuvrés à la dérive qui se font allègrement abuser par stupidité, pensent-ils secrètement. Les joueurs le savent bien et le leur rendent de mieux en mieux : non seulement ils désertent depuis longtemps les hippodromes, mais peu d’entre eux se préoccupent de l’actualité des courses et encore moins des études sur le sujet, qui sont rares il est vrai et toutes officielles... – la dernière de M. Augereau, à la demande du premier ministre M. Fillon, date de 2012... M. Fillon, le candidat de la droite catho friquée aux prochaines présidentielles, un jacobin sexagénaire bien coiffé tout raide dans ses costumes d’appareil depuis des décennies déjà, qui voisine avec le célèbre driver de trotteurs, M. Jean-Michel Bazire, dans la même commune sarthoise, qui fut le président de sa société de courses, et même toujours son président d’honneur, qui vint à Longchamp comme premier ministre assister à l’arrivée d’un Arc de Triomphe..., en foi de quoi, M. Fillon président rabaissera la TVA de 20 à 7 %, espèrent-ils tous... Même M. Edouard de Rothschild, président de Principauté, le leur conseille dans les urnes..., le Grand méchant mou du Galop prie pour son parti et prend les devants : « François Fillon connaît bien la problématique des courses en France. S'il est élu nous aurons un interlocuteur rigoureux et compétent » ; « Daniel Augereau a préparé à la demande de F Fillon le rapport Augereau sur le dépoussiérage de l'Institution des Courses... » ; « Rapport Augereau. J'ai nommé Daniel Augereau Vice Président de France Galop et au Conseil d'administration du PMU» ; « L'Etude stratégique commandée à Mac Kinsey par les dirigeants du PMU conclut qu'il faut être plus efficace sur le pari hippique en France. » Le conseil est bon, monsieur le président, les pires sbires de votre encadrement vous le diraient s’ils n’avaient trop peur de se faire virer. Mais était-il besoin de dépenser tant d’argent auprès d’experts en comptabilité, qui ne savent rien des pauvres gens, pour obtenir une telle conclusion ?... Que savent-ils exactement du pari hippique et de tout le tremblement ?... Tenez, prenez un peu de votre temps, abandonnez-vous quelques heures à mes élucubrations..., je vous crois suffisamment futé, au moins d’en rire et de vous en détendre, peut-être même de comprendre à quoi vous paraissez jouer en toute sincérité...

Car vosinstitutions’ hippiques sont une parodie des administrations de l’Etat jacobin..., un opéra-comique où vos Principautés et leur intra muros déplorable les pastichent. Leurs farces sont de plus en plus grossières et stupides : même le plus fieffé crétin de parieur s’en convainc. Vous en êtes au dopeur invétéré de chevaux, un ‘présumé’ Roi des farceurs qui jouerait le vétérinaire en goguette mais tarderait à l’examen des éprouvettes... Déjà découvert assurément, nous dit-on..., puni demain d’un certain Lover Face, cheval cobalté à Cherbourg ; prochainement de quatre autres canassons détectés en Scandinavie..., un scandale à officialiser en février, paraît-il, et le voici ‘présumé’ Roi de la crêpe de la Chandeleur : l’échantillon A déjà bien cuit est jeté en l’air, d’un tour de poignet assuré, et vient claquer à la renverse son échantillon B à cuire sur la poêle crêpière... Le geste qualifié, il l’a !... Et le voilà élu Souloy Ier Roi de la Chandeleur, cobalt souverain couronné de papier mâché tout doré... ; un titre assurément plus gentillet que le pavois du podium international de la maltraitance des coursiers, où nos voisins scandinaves s’apprêtent à le hisser aux cotés de l’américain Steve Asmussen et de l’australien Peter Moody. Tout ceci n’est pas bien sérieux me direz-vous, monsieur le baron, et j’en conviens. Mais quand même, cinq chevaux dopés sur trois hippodromes de trois pays d’Europe à lui tout seul : c’est scandaleux !... Avec M. Fillon au moins une chose est acquise : ‘Responsable mais pas coupable’, M. Souloy ne risque rien de trop fâcheux chez-nous..., de toujours, les jacobins sont fidèles aux principes d’impunité pour leurs affidés... Pourtant, son affaire est si grave, monsieur le baron,  les manœuvres dilatoires en cours sont si grossières, que la préconisation de vos experts de Mac Kinsey vous semblera peut-être un peu courte finalement : la pâte à crêpes colbaltée est périmée désormais, ont-ils seulement pensé à vous suggérer quelque nouvelle recette ? Les joueurs ne sont pas des gens trop difficiles en bouche. Une galette ordinaire de blé noir ferait bien l’affaire. Son goût un peu plus prononcé masquerait subtilement les ingrédients que vos manants seraient amenés à trouver bientôt !

Mon billet pensum est plein de zestes de pamphlets, la seule forme qui vaille aux pavés !... Un pavé de plumes shooté sur les effigies d’un jeu de massacre à la fête foraine des courses. Rien de plus, rien de moins. Et cela n’a vraiment aucune importance. Sinon pour s’amuser..., peut-être en s’instruisant des magouilles et autres vilenies imaginées pour entuber l’idiot des hippodromes. Madame Odegard le lira vraisemblablement... Quelques lecteurs de Médiapart aussi sans doute : en deux ans maintenant, seulement six lecteurs ont commenté mes billets..., c’est dire à quel point ils se fichent bien des courses comme ils se fichent de mes élucubrations intellectuelles – ‘élucubrations’ au sens ancien : ‘à force de veilles et de travail’...; ou moderne et péjoratif : ‘théorie laborieuse et peu sensée’ ! – Cette dernière version sierra au bestiaire malveillant de mon lectorat certainement le plus fidèle : les 7 948 salariés ou ex-salariés des Principautés, plus les 6 647 professionnels de courses, soit une somme de 14 595 qui forme le cœur de cible de l’intra muros..., 15 000 éléments, si l’on y adjoint les propagandistes actifs de la presse et les affiliés des sites hippiques. Et même si l’intérêt pour la lecture est marginal chez les professionnels de l’élevage, en amont de la filière, tout autour du cœur de cible – 11 167 éleveurs et leurs 3 896 salariés, un ensemble de 15 063 unités qui veille sur le cheptel des écuries – ; et sans doute plus marginale encore, la lecture, pour les 2 600 salariés à l’ouvrage dans les points de vente du PMU... ; bref, du centre à la périphérie de l’intra muros, ce sont donc 32 258 âmes augmentées grosso modo d’un millier de ‘journaleux à cornes’ de la propagande hippique..., un potentiel de 33 000 lecteurs susceptibles de me lire.... Il ne me coûte rien de le leur dire : qu’ils en fassent le meilleur profit, s’ils le peuvent mais j’en doute, vu le contexte..., tout au moins qu’ils essayent d’en rire, le tressaillement des zygomatiques est censé détendre les nerfs et apaiser les humeurs !...  

Voilà, le ton est donné !...

Les courses hippiques françaises ne sont pas un sport moderne.

Les ‘Institutions hippiques’..., ‘institutions’ le titre est pompeux à souhait !... Des Principautés de parades sous la direction effective du Pari Mutuel Urbain, ses énarques, son administration d’assimilés fonctionnaires par milliers. L’idéologie française se nourrit de gloires passées et de rêves de grandeur qui nuisent à l’efficience du pays... Itou, le folklore des courses de chevaux, le tralala des hauts-de-formes et des chapeaux, les parties de m’as-tu-vu burlesques à Longchamp, Deauville ou Chantilly. Sous la grandiloquence et la suffisance, l’entregent et la médiocrité de nos élites font des ravages. Les dirigeants hippiques développent des discours modernistes délirants – ‘libéraux’, qu’ils disent –, imaginent des pratiques expansionnistes futuristes à contre courant des réalités économiques et sociologiques du moment. ‘L’industrialisation des jeux d’argent’ est leur expression favorite !... N’en restant pas aux mots, les décideurs passent aux actes et s’essaient. La recherche effrénée d’une croissance exponentielle des enjeux hippiques les maintient en haleine, sans tenir aucun compte de la spoliation des mises des parieurs ; leurs services ‘marketing’ conçoivent des ‘produits’ à placer auprès de ‘segments’ de clientèle circulant sur un ‘parcours client’..., digitalisé. Le développement inconsidéré des occasions d’enregistrer des paris hippiques, de midi à vingt-deux heures, suppose la mise en œuvre parallèle d’un programme de courses ‘industrialisé’..., l’attrait d’allocations généreusement dotées en conséquence – quatre ou cinq fois supérieures à la moyenne européenne ! –..., une situation inédite qui ne répond ni aux contraintes ni aux exigences d’une activité sportive qui se devrait éthique... Elle traduit seulement les fantasmes d’une politique prétentieuse, un rêve à dimension européenne voire mondiale.

Dès lors, le dopage est un pis allé. La concentration des écuries en unités dominantes aux cheptels conséquents est impérative. Mais même abusivement enrichis, les professionnels des courses rencontrent de multiples difficultés quotidiennes à gérer des entreprises de plus en plus grandes. Comment concilier  la vision des hauts fonctionnaires du microcosme étatique et les vicissitudes d’une spirale des charges d’écuries soumises aux attentes insatiables de propriétaires intraitables..., qu’il leur faut bien flatter !... Le dopage fait partie de la donne, que l’entraîneur y ait recours ou pas. La filière hippique en est si consciente qu’elle ne se contente pas de le nier..., elle s’organise en conséquence. La politique anti-dopage des Sociétés mères est un affichage, un leurre subtilement agencé.

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Si les courses hippiques françaises étaient un sport, elles le sont peut-être encore, mais contre le cours de l’histoire..., comme le Sport des rois. Un Sport honoré deux ou trois fois l’an par ses réunions événementielles de prestige ; le reste de l’année, un spectacle plus que médiocre laissé aux bons soins des joueurs du dimanche ou des ‘invétérés’ des Bars-tabac-PMU si méprisés des ‘bien-pensants’ et de l’opinion. Lors de la première décennie de la Vème République, l’accroissement inconsidéré des prélèvements de quatorze à plus de trente pourcent des mises, puis le mépris pour les jeux d’argent après les événements de 1968 ont relégué les courses au rang d’une perversion délaissée aux classes déshéritées. S’en était fini du défilé des Drags, ses cochers à hauts-de-formes et ses élégantes en beauté paradant vers l’hippodrome d’Auteuil depuis la Place Vendôme, le haut lieu de la joaillerie parisienne à deux pas de la Place de l’Opéra. Toutes les tentatives de relance de ce défilé prestigieux de voitures à cheval seront désormais délibérément entravées par des passants hostiles... Le déclin de l’engouement populaire pour les courses date peut-être de cette époque.

Les courses hippiques seraient-elles un sport ?... Au sein de l’intra muros, quelques rares personnalités le soutiennent de bonne foi et s’en réclament à tue-tête – une revendication bien illusoire et sans lendemain – ; elles revendiquent des Principautés l’affirmation et le respect et l’encouragement d’un authentique hippisme sportif... M. Patrick Lanabère, l’Opinionneur Libre du quotidien Le Veinard, est le chef de file incontestable de ce courant pro-sportif... ; ces derniers temps, une myriade d’illusionnistes lui emboîtèrent le mot..., les dirigeants des Principautés et du PMU eux-mêmes, qui ne tarissaient pas d’éloges sur leur fameux ‘sport’..., ‘ le sport’, ‘ce sport’, ‘notre sport’, au lancement de l’opération publicitaire des ‘EpiqE Séries’. Une salve d’envolées lyriques, certes opportunes, assurément insincères. Messieurs les comte et baron des Principautés sont de réels passionnés ; même M. Hürstel, l’Archange pure player du PMU – sa fille venait de remporter la finale des épreuves de galop réservées aux élèves des Grandes écoles –. Mais leur passion est bien éloignée d’un sport tel que nous l’entendons !... Leur sport est le Sport des rois sous l’Ancien Régime, qui relève de la tradition de la cavalerie et de l’armée, l’une des valeurs aristocratiques encore perpétuée par les royautés dynastiques et la noblesse tout autour de la planète. Et si les courses gardent un quelconque intérêt sportif, ce sont bien ces valeurs et nulle autre qui le fonde. Une compétition qui relève du défi personnel à se montrer le meilleur, un affrontement pacifique des couleurs et des blasons de guerriers lancés le long des lices où la performance sportive est secondaire. Un Sport de rois on ne peut plus folklorique et insignifiant pour le peuple..., les parieurs ne s’y trompent pas : pour eux, les performances des chevaux ne valent que pour la préparation de leurs ‘papiers’ !...

Passé le ‘papier’ du jour, les turfistes ne se laissent pas abuser et ne tiennent aucun compte ou presque des performances ‘sportives’ des chevaux, ceux même les plus en vue... Ils ne gardent en mémoire que le nom des cracks..., les seuls cracks qui les transcendent,qu’ils aient ou non d’ailleurs subi les ‘foudres’ de ‘l’anti-dopage’ : Ready Cash lui-même, sous l’entraînement de M. Philippe Allaire, contrôlé positif à l’issue de son premier Prix d’Amérique aux mains de Jos Verbeeck, où il avait été disqualifié après s’être percuté avec Le Touquetde l’italien Pipo Gubellini dans la montée de Vincennes.Ready Cash gagnera ensuite ses trois Prix d’Amérique sous l’entraînement de M. Thierry Duvaldestin...., un coup de trois, la seule performance retenue du public... Itou et du pareil au même du mémorable Cirrus des Aigles au galop, contrôlé positif et disqualifié du Prix d’Ispahan en 2012... Quelques autres encore.

Le Sport des rois serait-il à l’abri du dopage ?... Evidemment pas !... Les dynasties, même de droit divin, n’en restent pas moins humaines ! Les écuries royales ou princières du Golfe persique défrayent de temps en temps la chronique des contrôles positifs du dopage. L’écurie Godolphin du Cheikh Mohammed Al-Maktoum à Newmarket, en 2013..., ses cocktails anesthésiques, analgésiques, anti-inflammatoires, morphiniques, ses stéroïdes et ses cortisones..., son palefrenier entraineur dubaïote en vogue plaidant son  ignorance de la règlementation anti-dopage britannique..., même son crack-jockey italien, Lanfranco Dettori, positif à la cocaïne. Les chevaux de la Reine d’Angleterre, Elisabeth II elle-même, en 2014. Un coup de tonnerre divertissant largement commenté par la presse internationale. Sa très appréciée Estimate, seconde et ‘dopée’ à la morphine dans l’Ascot Gold Cup. Paris-Turf publiait une bulle éloquente sur le sujet, sous le stylo de M. Christophe Ugnon-Fleury, quelque part au fond de sa pagination : « Crime de presse-majesté’. Une fois n’est pas coutume, certains médias généralistes ont consacré une large couverture aux courses, et même parfois la Une ! Le sujet n’est pas sportif, on s’en doute, mais concerne Estimate, un cheval de la Reine d’Angleterre contrôlé positif à la morphine. On est loin des stéroïdes anabolisants, puisqu’il s’agirait en fait d’une affaire de contamination alimentaire touchant d’ailleurs plusieurs chevaux d’entraînements différents. Mais le raccourci était tentant et le mot ‘dopage’ s’est étalé avec plus ou moins de retenue dans la presse anglaise, irlandaise, américaine, sud-africaine, canadienne... et bien sûr française. Aussi sobre que les tabloïds anglais, le Figaro.fr a titré : ‘Le cheval de la Reine d’Angleterre était dopé.’ Les journaux se vendent mal. »

Et sous cette bulle bienveillante à la Reine d’Angleterre, les extraits des ‘Décisions’ des commissaires du Cheval Français : « Paru au bulletin officiel’ ... « Meslay-du-Maine, le 4 avril. Attendu que la pouliche Astuce de Villemer a été contrôlée à la morphine à l’issue de sa qualification. Vu que la substance prohibée a été expliquée par la consommation d’avoine contaminée, l’entraîneur Olivier Picard ne peut être tenu pour responsable. En conséquence, les Commissaires ont annulé la qualification et ont distancé la pouliche Astuce de Villemer le 13 avril à Royan La Palmyre et le 4 mai à Jallais. »

La Reine et le manant pris la main dans le même sac d’avoine à la morphine !... Son Altesse a été blessée dans son orgueil, sa pouliche a été disqualifiée, les allocations perçues remboursées, mais son entraîneur Sir Michael Stoute a été blanchi et exempté de toute amende : toute honte bue d’une vexation souveraine, l’honneur royal est sauf !... La cour et son écurie sont vite passées à autre chose..., les existences dorées de passions et de rêves... Olivier Picard s’en est bien sorti lui aussi..., enfin, si l’on veut..., tant bien que mal ! Astuce de Villemer,deux fois disqualifié en course de qualification et victime de cette ingestion inopportune d’avoine contaminée, n’aura jamais couru sur les pistes des hippodromes. Olivier Picard est toujours à la tête de sa petite écurie, qui a subi de plein fouet l’accroissement de 15 % de la T.V.A. au 1er janvier 2015. En cette année 2016, il a engagé ses six chevaux dans trente-cinq épreuves dont quinze estampillées PMU..., de petites courses de niveaux D, E, F, G..., de quoi assurer leurs picotins quotidiens.

L’Etat shoote en touche...

Ha !..., les courses de chevaux en France !... Du ‘pain et des jeux’ : un concentré de toutes les vilenies bien dans l’esprit du pays, les courses. Les scandinaves imaginent peut-être la France comme le pays du sport hippique, l’éden des pur-sang galopeurs, le paradis des trotteurs demi-sang. Sous les sabots d’or..., les pavés de l’enfer des jeux ! Mais ici, les courses hippiques n’incarnent rien de bon. L’opinion publique les ignore. Le monde des courses vit à l’écart comme les saltimbanques ; Henry Thétard, l’historien du turf était aussi l’historien du cirque ! Et l’énorme succès populaire du Tiercé, dès après la Seconde guerre mondiale et les Trente glorieuses de la Libération, le Tiercé  dominical ne fut que le succès d’une formule de jeu..., comme la Loterie nationale, comme le Loto : la fascination du hasard sous le vertige du tourniquet des tapis de selle à numéro des hippodromes, le brassage des boules numérotés des sphères à loto, la roulette des casinos.

Ce sont les énarques d’Etat qui dirigent les courses françaises. Des clercs proprets en costumes sombres tout imbus de leurs missions. Leurs paroles font autorité..., parlent pour tous mais ne sont que quelques uns..., les autres écoutent silencieux et n’en pensent pas moins. Et lorsqu’ils parlent aux étrangers, c’est l’Etat qui ‘parle au monde’ : l’Etat de la Géopolitique, la guerre et la paix du monde ; l’Etat de la Culture, les Arts et les musiques du monde ; l’Etat des Sciences, la recherche et les techniques du monde.... L’Etat des jeux hippiques, le pari mutuel français et le bookmaking du monde. La condescendance de l’élite jacobine pour les petits pays de la Communauté, ceux hors de la zone euro pis que tout, s’enrobe sous les discours et les déclarations d’intentions trompeuses. Urbi et orbi, les serviteurs de l’Etat qui ‘parle au monde’ dispensent l’irrépressible parole française gonflée d’orgueil, pleine de la puissance universelle française. Et gare aux gêneurs, fût-elle une jeune journaliste hippique norvégienne, Madame Kristin Riise Odegard qui vient d’en apprécier les retombées !...

Le 24 novembre 2015, Monsieur Xavier Hürstel, président directeur général du PMU, s’adressait aux européens sur le site Vox Pop d’Arte, la chaine de télévision franco-allemande : « – Le PMU est une entreprise qui va être un leader mondial, un leader européen face aux grands de ce monde pour développer le pari sur les courses. », la grandeur française et sa volonté d’hégémonie viscérale ; « le pari mutuel est quelque chose qui peut dépasser les frontières, franchir les frontières et financer l’ensemble des filières hippiques européennes » ; « l’Europe, c’est une terre de développement, une terre de développement d’internet, une terre de développement digital ; que le Pari Mutuel, c’est à la fois une vieille entreprise française et c’est aussi une entreprise qui va être un pure player internet. ». L’Archange pure player du PMU imagine déjà son Europe des paris hippiques à la française : un espace virtuel de terminaux, serveurs, robots, écrans digitaux asservis au traitement des ‘numéros joués’ : https://www.youtube.com/watch?v=RhmJOiT3Wq8

Mais attention, loin de n’être qu’un discours emphatique et sans suite, le lobbying des Principautés fait feu de tout bois cet automne. Direct légiférer à Bruxelles, c’est leur projet..., par-dessus l’Assemblée Nationale qui, il est vrai, est soigneusement tenue depuis toujours à l’écart des activités des Principautés : hormis les lois de 1891 et celle de 2010, de loin en loin les lois de finances rectificatives annuelles, ce sont des dizaines et des dizaines de décrets et d’arrêtés administratifs qui ont progressivement instauré la spoliation des parieurs sans jamais aucun débat sur le sujet. Le 20 octobre, au Sénat, Mme A.-C. Loisier, sénatrice et présidente de la section Cheval du groupe d’étude Elevage, en a appellé au ministre de l’agriculture, M. Le Foll, à propos ‘d’une nouvelle politique en faveur du cheval’... ; le même jour à Bruxelles, M. J. Arthuis, un député européen promoteur d’un groupe de lobbyistes au Parlement Européen, ‘Friends of Horses’, organisait une table ronde en vue de « la mise en convergence de toutes ces dispositions..., relatives à la fiscalité (TVA), à la protection sociale, au travail, aux pratiques et médicaments vétérinaires, aux paris, à la lutte contre le blanchiment d’argent, à la prévention des addictions, à la détection et sanction du dopage, au bien être animal... »..., bref, sans le dire tout en le disant sous couvert des activités équines invoquées, le retour au taux réduit de TVA pour tous – donc au profit des courses françaises en particulier  –, l’extension à toute l’Europe continentale du pari mutuel et de l’a-dopage français si possible. Jamais en manque d’arguments amadoueurs, le député français a tenté de séduire son auditoire en vantant le ‘saucisson de cheval’ : « L’instrument indispensable pour aider la filière équine à retrouver la place qu’elle mérite au sein du monde agricole est sans nul doute son retour dans la chaîne alimentaire. Nous ne devons pas avoir peur de lever ce tabou et d’affirmer que l’exclusion à vie de la moitié du cheptel des chevaux européens est une aberration. » L’information reprise sur Paris-turf s’écrit autrement : « Dans plusieurs pays, l’abattage des chevaux répond encore à des besoins alimentaires. Cette destination cristallise un tabou chargé de passions et d’émotions que seule la pédagogie et la transparence peuvent apaiser. La fin de vie du cheval mérite un débat serein. » En France, la Fédération des sports équestres, féminisée à plus de 80 %, est la troisième fédération sportive après celles du Football et du tennis : le steak de cheval est donc réservé aux pays européens, sans doute arriérés, où ‘l’abattage des chevaux répond encore à des besoins alimentaires’..., adonc sous-alimentés peut-être ; chez-nous, les animaux sont sujets à certains ‘droits’ humanisés et l’abattage est une ‘fin de vie du cheval (qui) mérite un débat serein’. En clair : réduisons la TVA sur nos élevages et entraînements de chevaux de course..., en contre partie, allégeons vos charges de boucherie chevaline : nous expliquerons à nos jeunes cavalières à quel point vos steaks braisés en boucherie valent aussi bien que nos chevaux équarris à l’abattoir !

Voici peu, les dirigeants du turf ne tarissaient pas d’éloges à propos du fameux ‘modèle français’ des courses hippiques..., un système aujourd’hui en pleine déconfiture qu’ils espèrent sauver en drainant la collecte des enjeux sur les réseaux du numérique par-delà les frontières. Le pari-mutuel en masse commune avec les grecs sera inauguré le premier janvier prochain. Et tenter de le placer jusqu’en Chine, par exemple : ce 20 octobre 2016, M. Hurstel, l’Archange pure player du PMU donnait une réception à Pékin à ‘gloire du cheval en France’ en partenariat avec l’Ambassade de France et le musée de..., l’Armée !... En Chine où le parti communiste saura très bien conditionner ses esclaves modernes du capitalisme-libéral transfrontière à se piquer pour le pari mutuel à la française.

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L’ère industrielle du XXème siècle marque la naissance et l’évolution constante des sports modernes de l’Olympisme. En France, raison d’Etat oblige, tous ces sports modernes dépendent du ministère idoine..., le ministère des sports !... L’hippisme est la seule activité de compétition placée sous l’autorité des ministères de l’agriculture, du budget de l’Etat et de l’intérieur. Parce qu’il traite d’abord de la fiscalisation des enjeux et du maintien de l’ordre sur les aires de jeux, plus que de l’élevage..., et encore moins du service public de l’étalonnage par les Haras nationaux, qui vient d’être abandonné aux bons soins des haras privés. Les courses hippiques sont la seule activité exclusivement financée par les paris et exclusivement au pari mutuel.

Le fameux ‘modèle français des courses hippiques’, ‘la formidable machine à bâtir des enjeux’ du comte de Bellaigue, n’est pas au service d’un sport tel que l’entendent les Scandinaves..., la machine PMU est un sous-service du ministère des finances de l’Etat jacobin. Le ‘Rapport sur la Régulation des jeux d’argent et de hasard’ de la Cour des comptes du 19 octobre traite bien des courses hippiques...,  les magistrats préconisent d’ailleurs le renforcement de la régulation d’Etat... Au Sénat, le 4 juin 2015, le président de l’Autorité des jeux en ligne (ARJEL), M. C. Coppolani, était auditionné par une commission d’enquête sur les Autorités Administrative Indépendantes (AAI) : « - En quoi l’existence de l’Arjel permet-elle de faire plus et mieux que ne le ferait l’Etat ? La réponse de M. Coppolani était sans ambigüité : « - Une autorité indépendante, c’est aussi l’Etat, et le contrôle parlementaire est une nécessité...,... Il me semble que le fait qu’il existait, sur le marché des jeux, des monopoles dont l’un au moins était public, et l’autre largement sous l’emprise de l’Etat, ce qui a déterminé ce choix. Les autorités de tutelle ayant un intérêt économique direct dans l’affaire, il a pu paraître utile de mettre en place une autorité indépendante. » Et les liens des Sociétés mères, le ‘monopole’ des courses, avec ses ministères de tutelle ne sont pas une vue de l’esprit :« - Vous dites à la fois qu’une autorité indépendante est l’Etat et doit être indépendante de l’Etat. » ; « - Le fonctionnement d’une autorité comme l’Arjel est largement semblable à celui d’un service de l’Etat... Il est important d’éviter la captation du régulateur par les opérateurs... L’autre motivation tient au fait que l’Arjel manipule énormément de données personnelles..., qui ne peuvent être exploitées que dans un but de contrôle, sur réquisition de l’autorité judiciaire ou de l’administration fiscale. »

Les Sociétés mères sont de simples associations loi de 1901 soumises à la régulation des jeux d’argent et de hasard ; leur fâcheux PMU est un groupement d’intérêt économique aux mains d’énarques d’Etat..., qui se dépêchent de démissionner de la fonction publique à leur nomination et de la réintégrer aussitôt mission accomplie. Le milieu hippique s’honore de son ‘institution’ et du quasi ‘monopole’ d’Etat tant sont insignifiants les opérateurs privés en ligne acceptés depuis 2010..., qui a pour mission de collecter l’impôt et de financer les activités hippiques soutirés mises après mises aux parieurs. Nous sommes loin du sport !... Cette évidence est totalement ignorée des acteurs du monde hippique. S’affolent tous, le nez planté sur les allocations, face au déclin des enjeux. S’inquiètent des résultats financiers à la baisse du PMU depuis trois ans... Que dire pour les rassurer ?... Une simple correction des prélèvements de l’Etat ajustera les comptes de financement de la filière hippique. Le rapport de la Cour de comptes d’octobre l’écrit : « La baisse de la fiscalité consentie par l’Etat en 2010 ... les prélèvements de l’Etat sur les paris hippiques proposés par le PMU ont ainsi diminué de 151 M € (- 16 %). Hors TVA, ils ont diminué de 28 % (- 198 M€). » Il en sera de même demain. L’hippotaxe prélevée en 2015 représentait 9 % des mises des parieurs et totalisait 926 millions d’euros versés aux caisses du Trésor public. La population des 32 258 âmes de l’intra muros ont apporté au fisc 28 705 € pat tête de pipe, sans que le percepteur des impôts ait même besoin de se lever pour les remercier !... Les 27 980 chevaux entraînés du cheptel font mieux : 33 095 €..., les 10 600 propriétaires actifs mieux encore : 87 360 € !!... Envisageriez-vous sérieusement que l’Etat se désintéresse soudain de si généreux contributeurs ?...

Chaque année, les Principautés bâtissent un programme à connotation ‘sportive les Classiques de Groupes sont à la pointe d’une pyramide d’épreuves classées de bas en haut et du meilleur au pire  selon l’ordre numérique des Groupes, I à III ; l’ordre alphabétique des courses ordinaires rangées par qualités décroissantes, A, B, C, D, E, F, G et les courses sur herbe, H –.... Un programme au service de la ‘formidable machine à bâtir des enjeux’ du comte de Bellaigue. Cette pyramide de valeurs théoriques des courses est déclinée au petit bonheur des programmes quotidiens des réunions..., un mélange subtil d’excellence, très occasionnelle, et de médiocrité quasi systématique au gré des réunions qui défilent... Une pyramide qui n’a qu’un seul objectif..., inciter les parieurs à jouer et jouer encore..., à rejouer et à rejouer encore..., activer le ‘recyclage’ de leurs gains..., de telle sorte qu’ils perdent toutes leurs mises le plus rapidement possible..., qu’ils approvisionnent leurs comptes d’espèces, chèques ou prélèvements sur carte bancaire... Et puis, ré-inciter à jouer, rejouer et rejouer encore... Et d’acquitter sans le savoir l’hippotaxe d’Etat !

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L’opinion publique, les gens du commun, est convaincue d’un dopage généralisé des chevaux de course. La quasi-totalité des joueurs le pensent..., six sur dix ne feraient pas confiance au contrôle anti-dopage des Principautés (Paris-Turf. Question de la semaine 37, le 14 septembre 2016). Les joueurs occasionnels accordent peu d’intérêt à l’actualité sur les pratiques du dopage du monde des courses. Les parieurs assidus y sont sans doute plus sensibles, mais rien n’indique la moindre répercussion sur leurs jeux, ni qu’elles aient une quelconque répercussion sur leur accoutumance. Tous saisissent confusément le brouillage des plans de communication de crise des Principautés, mais le ressassement des mêmes arguments d’une affaire à l’autre les fait hausser des épaules ; pour eux, il serait naïf de croire à la sincérité des discoureurs de l’intra muros... Tout le monde est donc plus ou moins circonspect, suspicieux, fataliste..., et personne ne cherche vraiment à approfondir un sujet complexifié à souhait..., qui, finalement ne les concerne pas plus que ça !...

L’a-dopage exclu ipso facto toute idée de dopage. Le dopage existerait-il vraiment ?... Le silence s’impose aux professionnels. Le 19 septembre, causant sur Equidia, M. Maupas en aurait trouvé un « avec une substance interdite » détecté en 2015..., mais les ‘Décisions’ des commissaires sont impénétrables : essayez donc de le découvrir en parcourant l’Annexe 4 : impossible !  Les plans de communication de crise étouffent les affaires, entretiennent le doute, et sont puissamment relayés par les médias alignés de l’intra muros !... Cette stratégie ne serait pas possible sans l’aval des pouvoirs politiques qui la couvre sans état d’âme. Parce que l’hippisme n’est pas un sport mais une activité de spectacles équins qui génère une collecte fiscale faramineuse. Et la justice d’Etat écarte de ses prétoires les dossiers du dopage des chevaux de course. La Cour d’appel de Caen arrêt du 27 février 2013 a jugé de l’affaire Bernard Sainz le célèbre ‘docteur Mabuse’, la star des affaires du cyclisme..., où furent appelés à la barre, les entraîneurs MM. Jean-Philippe Dubois et Yann Marie Porzier. Les juges constatent dans leur réquisitoire que les poursuites judiciaires sur le dopage ont été abandonnées en amont de la procédure : « ...pour différente raisons et notamment celles tenant à l’organisation des courses de galop, les poursuitesfondées sur le dopage permettant de falsifier les résultats des courses hippiques, étaient abandonnées soit au stade du réquisitoire définitif, soit au stade de l’ordonnance de renvoi. »..., et prononcent des « ... non-lieux pour les délits liés directement à l’organisation des courses et aux paris (dopages, escroqueries...) »

http://www.defensedescitoyens.fr/AECC/courses/ENTRAINEURS/arr%EAt%20cour%20appel%20caen%20%20du%2027.02.2013.pdf

L’entraîneur M. Pierre Levesque en a fait l’amère expérience. Soucieux de recouvrir son honorabilité, il a multiplié les procédures judiciaires contre la ‘Décision’ des commissaires du Cheval Français de le suspendre un an pour ‘récidive’. Accablé par l’injustice fondamentale de l’a-dopage, ses plaidoiries insistaient sur l’absence délibérée de communication des quantités de produits décelées dans les prélèvements biologiques de ses chevaux, qui l’assimilait ipso facto à un tricheur : « La Cour administrative d’appel de Nantes a reconnu la parfaite légalité de la sanction ainsi prononcée par les instances de la SECF en retenant notamment : - que “ la procédure d’analyse a été effectuée conformément aux dispositions de (…) l’Annexe I du code des courses au trot, lesquelles ne prévoient aucune règle ou méthode impérative de dépistage des substances prohibées (…) et que la présence de bétaméthasone dans les prélèvements d’urine suffisait à établir la réalité de l’infraction au code des courses au trot ” 27 juin 2013

Toute procédure judiciaire est vouée à l’échec par avance, c’est la procédure disciplinaire qui prend force de loi.., la justice singulière des Principautés..., une justice à minima exécutée sous omerta, où l’énonciation publique du dopage est censurée !... A charge des commissaires des Principautés d’examiner seuls, hors de tout contrôle, la nature des faits et les sanctions éventuelles..., similis juges désignés par les Sociétés mères, tous directement ou indirectement associés au monde des courses. Leurs ‘Décisions’ de sanctions, rédigées d’une formulation type et publiées sur les très discrets Bulletins du Trot ou du Galop..., ne seront adressées aux ministères de tutelle et à la police des jeux qu’a postériori de leurs prononcés ! (Cf. Annexe 1) Ainsi, ce sont des associations loi de 1901 qui sont légalement mandatées pour l’exercice d’une fonction régalienne du pouvoir ! Les commissaires et leurs ‘Décisions’ disciplinaires comme supplétifs d’une justice privée, au rabais, symbolique..., une justice de Principauté !... Ses buts intriguent forcément et exaspèrent le bon sens commun : protéger l’effectif du cheptel plus que la santé des chevaux..., tenir les professionnels sous la contrainte plus que sanctionner les dopeurs..., influencer les porteurs de la parole intra muros et jouer sur les rumeurs plus qu’informer les citoyens..., contenir les effets du dopage entre les hauts murs de l’intra muros. Une justice privée administrée en catimini, sans témoins, sans public !

L’a-dopage..., le non-dit du dopage.

Scandinaves et français partagent un même intérêt pour les courses de trotteurs. Neuf millions de Suédois, par exemple, peuvent suivre 8 500 épreuves environ chaque année ; en France, nous en avons organisé 11 157 en 2015 – plus 7 318 au galop – et notre population est sept fois plus nombreuse. Et voici que quatre chevaux de M. Fabrice Souloy ont été contrôlés positifs au cobalt sur l’hippodrome d’Oslo. L’affaire fait grand bruit en Scandinavie. Un fait de dopage scandaleux, là bas..., qui ne sera pourtant jamais nommé comme tel en France, où il ne sera même plus évoqué à l’avenir, faute de dispositions disciplinaires au Code des courses du Trot au moment du dépistage, ce qui permet de l’évacuer des débats. Les Sociétés des courses scandinaves et françaises sont affiliées à l’Union Européenne du Trot : une telle différence de traitement d’un même cas entre leurs luttes anti-dopage est incompréhensible.

Quelques jours après la conférence de presse à Oslo annonçant le dopage des chevaux français, Mme Kristin Riise Odegard publiait deux articles de blog où elle dévoilait les tentatives d’intimidation de M. Souloy et d’un haut responsable du trot qui entendaient la faire taire (Cf. inf.Première phase du plan de communication de crise de l’a-dopage. Le bal des menteurs’). Ces menaces concomitantes du fautif et d’un responsable des courses ont de quoi surprendre !...– Le Trot est censé le sanctionner ! – Outre l’impudence grossière à l’égard d’une citoyenne européenne d’un pays ami, ces pressions directes sont des agressions inadmissibles qui contreviennent gravement à toute éthique sportive..., alors que le discours officiel des autorités hippiques françaises prétend à l’exemplarité de son ‘modèle français des courses’ et de sa ‘lutte contre le dopage’ et de l’équité du pari mutuel et tutti quanti !!... 

Une autre observation en comparaison des courses hippiques scandinaves et françaises : alors que le niveau de vie et les rémunérations scandinaves nous font mourir d’envie, aux courses leurs allocations moyennes sont trois fois moins élevées qu’ici (8 500 € contre 21 500 €) !... Une maldonne évidente car rien ne nous permet de penser que les écuries de trot scandinaves, là-bas un sport populaire très suivi de surcroît, seraient tenues à l’écart des bienfaits d’une économie prospère ; ce sont donc les allocations distribuées en France qui sont aberrantes... Normal : elles sont les fruits amers d’une spoliation éhontée des parieurs..., les scrupules, la mauvaise conscience, les braises de la culpabilité des professionnels – beaucoup d’entre eux sont habités de quelques scrupules, quand même !... – s’éteignent d’un arrosage abondant !... Le modèle ‘social’ à la française – Moi Président le voudrait ‘social démocrate’, dit-il – souffre de toute comparaison et en tous domaines avec celui des scandinaves..., sauf sur les champs de course !...

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 « En France, personne n’ose rien dire concernant l’affaire Souloy qui est le plus grand scandale de l’histoire qui a touché le trot européen. Ce qui me frustre énormément. » constate Kristin Riise Odegard sur son blog internet. Droit au but !... Sa frustration dénonce l’omerta du turf français et rappelle à l’ordre d’une éthique sportive où toute la société est interpelée, prise à témoin, parce que le dopage est d’abord une maltraitance des animaux – cette dimension est-elle seulement perçue des professionnels français ? –.Ce dont il s’agit ici, c’est bien d’un scandale de l’histoire du trot européen..., en cause, c’est bien le fameux ‘modèle français’ des courses. Et c’est de l’a-dopage des chevaux français dont il est question... L’accablement d’un homme est dérisoire, secondaire, personnel ; les soucis de M Souloy lui appartiennent en propre et nous ne lui proposerons pas de les partager !...

L’omerta s’impose depuis tout temps aux intra muros du milieu des courses. Raison d’Etat oblige, raison fiscale... Raison des Principautés ! Une chape de silence couvre toutes les activités hippiques interlopes. L’omerta tait la spoliation délibérée et légale des parieurs hippiques et couvre le vol des ‘centimes’ impayés... Le public des courses ignore les subtilités du ‘recyclage’ de ses gains ; ‘recyclage’, le leitmotiv des inspecteurs du PMU lorsqu’ils encouragent les tenanciers des bars-tabac à inciter leurs clients à jouer et à rejouer ; le ‘recyclage’ institué et  stimulé par la dissémination des masses d’enjeux entre dix formules de jeux démultipliées d’un faisceau de variables connexes..., délibérément manipulé par la prolifération du nombre de courses depuis vingt ans. Tous les professionnels ont profité de la manne abusivement soutirée aux parieurs, les plus en vue en vivent même largement : les entorses au règlement, les ‘secrets’ du métier pour aboutir à leurs fins sont courants... Omerta sur le ‘tour’ de piste ou le ‘petit parcours’ des chevaux qui se préparent en course... Omerta sur les ‘dai pipés’ des favoris au galop dès les premières foulées, justes engagés pour un ‘tour’ de piste derrière le peloton, en vue d’une course plus profitable à venir... Omerta sur le dopage sous couvert des soins médicamenteux de l’a-dopage... L’omerta est la sous-culture des taiseux des courses ; l’omerta est la composante centrale du conditionnement de masse manipulé par les décideurs des Principautés.

Voici quelques jours, le 20 novembre 2016, M. Stéphane Sellami sur Le Parisien informait : « Au printemps, les enquêteurs du Service central des courses et des eux (SCCJ) ont recueilli les ‘aveux’ d’un jeune jockey sur certaines ‘méthodes’ en cours... Ce cavalier a reconnu avoir sciemment retenu sa monture lors d’une épreuve disputée à l’été 2015. Pis, ce jockey à soutenu que ‘faire le tour’ était adopté par beaucoup. ‘C’est une pratique très courante, nous a-t-il confié, il s’agit de préserver nos chevaux. On ne peut pas les faire courir à fond toutes les courses.’ Une ‘attitude’ proscrite par l’article 76 du Code des courses hippiques qui stipule qu’il est ‘interdit de faire partir un ou plusieurs chevaux sans avoir l’intention de la gagner. »

Ce dévoilement d’une tricherie en novembre dernier n’est pas fortuit. Juste un lâcher de lest..., un jet de vapeur de la soupape d’une cocotte prête à exploser. Le monopole des paris hippiques, c'est-à-dire l’action combinée de l’opérateur des jeux – lePMU et de l’organisateur des coursesles Principautés forment une collusion d’intérêts qui les portent à la protection des professionnels en pistes. Les dirigeants du monopole n’ignorent rien de leurs pratiques antisportives. Bien au contraire. Au pays du système D  ..., la ‘Démerde’, les arnaques du ‘Pas vu pas pris’ alimentent une corruption généralisée... Se maintenir au pouvoir exige des ‘instances’ qu’elles tiennent les tricheurs sous le joug mais sans les écarter, quoi qu’il advienne. Et tant pis pour les professionnels honnêtes ! Nécessité fait loi !!... Le nombre de courses exige un cheptel équin conséquent. La qualité du spectacle exige un niveau de prestation plus ou moins homogène..., le plus possible de chevaux partants dans une course afin de maintenir un niveau de cote attrayant. La réputation désastreuse des courses, le vieillissement de sa clientèle et le non renouvellement de ses vieux clients par les classes d’âges jeunes exigent de gommer la moindre aspérité susceptible d’en altérer l’image. L’évolution sociologique de la population, la féminisation des sports équestres, la revendication de droits des animaux, largement soutenue par l’opinion, exige d’éviter d’évoquer en public les sujets qui fâchent le dopage avant tout !..., une vraie peste . Le dos au mur, les Principautés et le PMU conçoivent et mènent une politique de fuite en avant mortifère. La désuétude du ‘modèle hippique français’ est telle, l’incongruité de la ’machine à bâtir des enjeux’ est si déplacée, qu’il serait illusoire de les voir perdurer.

D’amont en aval des procédures de l’a-dopage du prélèvement à la publication des résultats , ce sont les dispositions des Codes des courses qui érigent le cadre disciplinaire de l’a-dopage... L’absence de publication des dosages relevés sur les contrôles positifs et la suppression de la conservation des échantillons congelés empêchent l’identification de tout dopage effectif des chevaux. La règle du silence absolu censure l’usage en public du mot ‘dopage’ ou de son unique synonyme en français, ‘doping’... Le Code des courses des Principautés,comme les ‘Décisions’ des commissaires dans les Bulletins Officiels, réfutent toute référence explicite au dopage et ignorent là aussi le ‘dopage’ et le ‘doping’... Le dopage est traité implicitement  sans utiliser aucun des deux mots usuels qui le désignent !... Une situation sémantique ubuesque : comment nommer un contrôle positif si le recours au mot ‘dopage’ est interdit ? Comment qualifier un animal contrôlé positif sans pouvoir dissocier les cas en ‘queue de fin’ de médication et les cas évidents de dopage ?... On ne le peut !... L’omerta interdit la citation du dopage et des dopeurs... Opprobre sur le dopeur fautif... Non pas d’avoir fait un usage de produits dopants..., de s’être fait prendre !

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L’a-dopage stricto sensu, ‘sans dopage’ – est la conséquence pratique de la ‘politique exemplaire de lutte contre le dopage’, claironnée en guise de publicité sur le site web de France Galop..., à l’identique, cela va de soi, chez sa jumelle Principauté du Trot. L’article s’adresse au grand public et vise à promouvoir l’a-dopage aussi l’usage du mot ‘dopage’ s’impose ici, puisqu’il se conforme au langage usuel en vigueur..., notons cette citation explicite comme une exception qui confirme la règle, une citation en langue policée : la sémillante ‘lutte contre le dopage’ et non pas la brutale anarchie de ‘l’anti-dopage’, évidemment !

http://www.guidemedia.france-galop.com/FranceGalopGuideMedia2016.pdf

« Le code des courses interdit tout traitement médicamenteux sur un cheval se présentant au départ d’une course. En cas de contrôle positif, le cheval est déclassé et son entourage perd ses gains de courses et peut-être l’objet de sanction. »

Adonc, objets d’une charte du bien-être et de soins appropriés à leur santé..., les chevaux français sont ipso facto a-dopés, c'est-à-dire sans dopage..., sans possibilité d’être ou d’avoir été dopés. Le titre de ce texte vante une ‘politique exemplaire de lutte contre le dopage’ parce que les chevaux engagés ne peuvent subir autre chose qu’un traitement ‘médicamenteux’ !... Surtout pas un dopage !! L’a-dopage est bien la négation de tout dopage. Même dans les cas avérés – il en existe bien sûr –, l’omerta s’impose tant la crainte d’alimenter la rumeur publique est grande..., tant la contrainte de maintenir les équilibres économiques des écuries est obsédante. Les chevaux de course français sont a-dopés par nécessité..., que dis-je ?..., a-dopés par exigence..., sinon par devoir !...

Le prix à payer sera considérable. Sous les contraintes du non-dit, à terme, c’est l’explosion ou plutôt l’implosion garantie. Le désintérêt croissant et irréversible du public. L’a-dopage français, c’est le ‘laissez faire’ délibéré, l’incitation à la délinquance organisée, l’injure à la doxa de toute éthique sportive. Les courses sont exclusivement ‘une formidable machine à bâtir des enjeux’..., un prétexte pour distraire un public en déshérence..., un système fiscal déguisé qui accable les classes sociales les plus défavorisées. L’a-dopage est un artifice d’une médiocrité rare !... Qui finira bien par se savoir !!

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Comprendre le fonctionnement d’une machine suppose de la démonter pièce à pièce... Ici, il s’agit des chevaux et des substances qu’ils ingèrent, d’un dépeçage de l’a-dopage, les mains plongées dans les tripes et le nez envahi d’odeurs d’excréments. La désignation implicite du  dopage, et de son envers l’a-dopage en filigrane, est bien visible dans la rédaction de l’extrait suivant de l’article 198 du Code du Galop :

« PRINCIPE GENERAL

I. Aucun cheval ne doit faire l’objet de l’administration :

- d’un stéroïde anabolisant,

- d’un facteur de croissance,

- d’une substance agissant sur l’érythropoïèse,

- d’un transporteur d’oxygène synthétique,

- ou d’une substance ayant des propriétés analogues aux substances ci-dessus,

à partir du 30ème jour suivant sa naissance en France ou son importation et jusqu’à la fin de sa carrière en France. »

Quiconque s’aviserait à faire usage de tels produits sur un cheval serait ipso facto convaincu de.........., nous ne savons pas de quoi !... C’est interdit..., chut !... Clair, net, précis,..., jus de chique !... Point de ‘dopage’.., a-dopage..., l’omettent tout autant les Bulletins Officiels, les ‘Décisions’ de sanctions des commissaires. (Cf. Annexe 1 et 4)

L’orientation sémantique des Codes justifierait d’une étude approfondie. Un sommaire balayage au compteur de mots donne déjà une petite idée des centres d’intérêt des Principautés : entraîneur 401/ Propriétaire 357/ parieur 1/..., mais paris 33 !... ; autorisation 470/ autorisé 144/..., et, à l’opposé, sanction 231/ interdit 197/ prohibé 197/..., soit 614 ‘latitudes’ contre 485 ‘contraintes’ ; vétérinaire 44/ médication 42/ stupéfiant 3/ dopage 0/ doping 0/ anti-dopage 0/.

 La lecture du Code des courses au trot est très compliquée..., on patauge dans le ‘ni oui ni non’ normand...: ses articles 3 et 77 et 78 et leurs Annexes à consulter d’incessants allers retours en tous sens, pages 9 à 49 à 53 à 71 et vice versa...; la tête à la renverse, concentrée sur l’antépénultième paragraphe à redondances et à reports, où les formes directes et indirectes se mélangent, les négations et les affirmations, les autorisations et les interdits !... Un labyrinthe de catacombes d’une nécropole souterraine, leur Code !!

La définition de l’a-dopage bien comprise, le canevas global de ses dispositions éclaire le discours de l’establishment. Quelques extraits choisis, publiés en fin de ce chapitre, éviteront une lecture fastidieuse au lecteur : les caractères gras lui permettront de saisir très rapidement les corrélations nécessaires à la compréhension du dispositif.

L’architecture de l’a-dopage s’appuie sur trois éléments : deux Catégories de produits prohibés sont dénommées à l’art 3 ; un tableau de substances interdites à l’international, en Annexe 1. La catégorie I est celle des ‘queues de fin’ des médications ; la Catégorie II celle des manipulations sanguines ; le tableau de recensement de ‘certaines substances à seuils internationaux’, celui des tolérances acceptées pour des substances naturellement présentes dans la nourriture ou dans l’organisme des chevaux. A propos du cobalt des Souloys, un produit du tableau à seuils, nous saisissons tout de suite les ressorts du discours de l’a-dopage des intra muros : vitamine B12..., oligo-élément..., ce sont des constituants de la nourriture, de ce fait à raccorder à la Catégorie I..., la faute vénielle. Les scandinaves, eux, refusent cette version a-dopée et aseptisée car le seuil de tolérance a été gaillardement dépassé. Voici leurs arguments : Mme Brigit Ranheim : « c’est quasiment impossible que ces doses soient causées par des compléments alimentaires. » ; M. Johan Lindberg : « Le cobalt n’est pas autorisé en tant que médication pour les chevaux. » ; M. Svein Morten Buer : « C’est très loin au-delà des limites fixées, c’est dangereux pour les chevaux et c’est un produit qui est interdit. C’est une affaire très sérieuse. » Et pour eux, la faute grave du dopage est encore aggravée par son étendue à plusieurs chevaux détectés en Norvège, en Suède et en France..., ce qui laisse supposer un dopage systématisé.

Une technique courante de manipulation de l’information consiste à extraire un mot, ici ‘vitamine’, qui sera interprété dans le sens commun partagé de tous, ici de ‘complément alimentaire’. Or, dans notre affaire, certes le cobalt est un constituant de la vitamine B 12 (cyan cobalamine), mais son action à haute dose est comparable à celle du fer dans l’hémoglobine, ses ions C++ stabilisent les dégâts cellulaires et stimulent la production d’EPO (érythropoïétine), c'est-à-dire qu’ils provoquent un  effet booster d’EPO endogène..., EPO..., aux bons souvenirs de l’équipe Festina sur le Tour de France 1998... Observons que, voici vingt ans bientôt, le cyclisme a fait sa grande lessive du dopage, mais quelques traces sales persistent encore dans les linges du peloton !... Mais revenons sur le ‘Principe général’ de l’article 198 cité plus avant : « I. Aucun cheval ne doit faire l’objet de l’administration : - d’une substance agissant sur l’érythropoïèse, à partir du 30ème jour suivant sa naissance et jusqu’à la fin de sa carrière en France. » Les taux de cobalt relevés en Scandinavie relèvent bien d’un dopage..., même en France, si les mots avaient un même sens !..., un dopage de la catégorie  II.

La Catégorie I est celle des ‘queues de fin’ de médications : « Aucun cheval déclaré partant dans une épreuve, ne doit receler dans ses tissus, fluides corporels, excrétions ou dans toute partie de son corps, aucune substance qui soit une substance prohibée, telle que définie à l’article 3 § XXXIV du présent Code... » c'est-à-dire une substance de catégorie I ou II. Si un cheval requiert des soins nécessitant l’administration d’une substance prohibée de catégorie I,  l’entraîneur doit déclarer le retrait du cheval de ladite épreuve

Quelques paragraphes plus loin, le Code ouvre une porte dérobée qui sera largement empruntée par les entraîneurs pris en faute, notamment en l’absence d’ordonnance vétérinaire : « L’entraîneur est également responsable de la nourriture, des conditions de vie et d’hébergement, de la protection et de la sécurité des chevaux dont il a la garde. » La Catégorie I devient ainsi celle des ingestions alimentaires malencontreuses..., les intoxications par la paille souillée des paddocks, les plantes toxiques..., les contaminations par des chevaux en soins, voire le personnel de l’entourage et même... par des bovins..., ou encore par contacts avec le camion de transport, une mangeoire, un appareil de nébulisation et tout le trin glinglin des justifications imaginables ; un entraîneur invoquera même l’usage d’une seringue polluée – le milieu ne donne pourtant pas dans l’humour ! c'est-à-dire une seringue qui aurait piqué un autre cheval, bien évidemment mais l’entraîneur incriminé ne l’a pas saisi !! –..., bien évidemment une piqure avec le produit prohibé..., le chien qui se mort la queue !

Au titre de la Catégorie I, en cas de contrôle positif, le cheval « est disqualifié et peut, en outre, c’est une éventualité ! être exclu de tous les hippodromes pour une durée n’excédant pas quatre mois, tout cheval pour lequel le prélèvement effectué révèle la présence de toute autre substance prohibée de catégorie I » ; Quant à l’entraîneur, outre la sanction initiale, « toute récidive peut entraîner le retrait de l’autorisation de faire courir, d’entraîner. »

La Catégorie II est celle des manipulations sanguines..., seringues, sondes et comprimés vénéneux..., c’est la Catégorie du dopage dont on ne dit jamais mot, l’omerta veille !... « Aucun cheval se trouvant dans l’une des situations décrites ci-dessus ne doit faire l’objet de manipulations sanguines. 

Aucun cheval soit à l’élevage; soit au repos, soit déclaré à l’entraînement, soit venant d’un autre pays, ne doit, de plus, receler dans ses tissus, fluides corporels, excrétions ou dans toute partie de son corps, une substance prohibéede catégorie II, telle que définie à l’article 3 §XXXIV, ni toute autre substance prohibée de catégorie I dont la présence ne peut être justifiée par l’administration d’un traitement prescrit par une ordonnance.

Les produits de la Catégorie I pourraient donc être assimilables à ceux de la Catégorie II, dès lors que des médicaments seraient utilisés comme produits dopants..., encore faudrait-il pouvoir le détecter sans ambigüité !!... Impossible !... Car l’a-dopage impose sa règle : « la mise en évidence par l’analyse d’un indicateur scientifique prouvant qu’il y a eu administration d’une substance prohibée ou exposition à une substance prohibée est équivalente à la mise en évidence de ladite substance prohibée »... Et hop !..., pas besoin ‘d’indicateur scientifique’..., la découverte du produit suffit !!... M. Pierre Levesque sera retoqué sur cette argumentation par la Cour administrative d’appel de Nantes (Cf. Annexe 2) ... Car, faute de disposer des dosages et des taux résiduels effectifs des produits interdits à la suite des analyses des prélèvements du laboratoire de contrôle..., puisqu’aucun seuil de tolérance n’est indiqué pour les produits de Catégorie I, ils ne peuvent être traités comme infractions pour dopage en catégorie II ..., le dopage n’est tout simplement pas qualifiable, si on ne peut le quantifier !M. Maupas a beau jeu d’affirmer sur Equidia Truf Club, le 19 septembre : «... sur les 38 cas détectés en 2015, un seul l’était avec un produit dopant ! »..., Ok, mais quelle écurie et avec quel produit ? Ainsi les chevaux positifs avec une molécule de Catégories I et II, quelques soient les doses observées, sont nécessairement des chevaux ‘médicalisés’, sans dopage, a-dopés !... L’a-dopage efface le dopage.

Avec un effet pervers..., censé protéger la réputation des entraîneurs au bénéfice du doute, l’a-dopage les éclabousse pour ‘récidive’ après plusieurs infractions !...  Puisqu’il n’y a pas de distinction entre l’entraîneur de bonne foi et le tricheur, la sanction pour ‘récidive’ est également indifférenciée. Au grand dam du vétérinaire de Pierre Levesque, Hans Stihl, à l’annonce de sa suspension d’un an du droit d’entraîner, à la Une de Paris-Turf : « On ne nous communique pas le taux trouvé lors du contrôle... La publication dans d’autre pays du délai de rémanence est de sept jours pour le Bétaméthasone... A partir du moment où les sept jours sont écoulés, on se trouve en queue de traitement selon les termes employés par les laboratoires et il n’y a plus de valeur thérapeutique. Il n’y a pas du tout eu doping mais simplement de la médication.»

Le cheval contrôlé positif par un produit de la Catégorie II « est disqualifié et doit, en outre, là, c’est une exigence !! être exclu de tous les hippodromes pour une durée qui ne peut être inférieure à douze mois, tout cheval déclaré partant, soit à l’élevage, soit au repos, soit déclaré à l’entraînement, soit venant d’un autre pays, pour lequel le prélèvement effectué révèle la présence d’une substance prohibée de catégorie II telle que définie à l’article 3 § XXXIV ou tout cheval ayant fait l’objet de manipulations sanguines. »

En Annexe 1 du Code du Trot, le tableau de recensement de ‘certaines substances à seuils internationaux’ est celui des tolérances acceptées pour des substances naturellement présentes dans la nourriture ou dans l’organisme des chevaux. L’esprit de l’a-dopage domine encore « les substances présentes à des concentrations inférieures aux seuils ci-dessous ne donnent pas lieu à poursuite » !..., ces produits sont donc autorisés jusqu’au seuil indiqué... ; en foi de quoi tête bêche, à lire à l’envers..., le contrôle est positif si les concentrations sont supérieures !... Evidente évidence, évidemment !!! M. Souloy père était anesthésiste..., au bloc opératoire la seringue est à l’anesthésiste ce que le bistouri est au chirurgien. « Les taux autorisés ont été diminués de moitié. Les doses ou le temps nécessaire à l’élimination du produit n’étaient plus adaptés.», justifiait-il, auprès d’une journaliste d’Ouest-France. Le cobalt n’est pas utilisé comme médication. L’administrer jusqu’au raz du seuil toléré ne peut donner lieu à sanction... Cependant, le Code est clair : « Aucun cheval se trouvant dans l’une des situations décrites ci-dessus ne doit faire l’objet de manipulations sanguines. »... : sous cet angle, les Décisions’ des commissaires de la SECF mériteront une attention toute particulière !...

Catégories I ou II et tableau de l’Annexe 1 ont encore un point de convergence très appréciable pour l’entraîneur lambda : les catégories I et II n’ont pas de seuil de tolérance : a priori, la moindre trace de produit provoque un contrôle positif... Le tableau de l’Annexe 1 s’y raccorde, dès dépassement d’un seuil résiduel..., l’entraîneur est toujours en mesure de s’inspirer des arguments des deux Catégories pour plaider sa cause. Le cobalt est une substance inscrite au tableau de l’Annexe 1..., un ‘oligo-élément’..., de la vitamine B12 contenue dans la nourriture..., les Souloys gourmands, gavés, trop nourris. L’argument nous est seriné à qui mieux mieux. Le seuil toléré du cobalt est gaillardement dépassé en Scandinavie..., M. Jérôme Lenfant l’a même affiché à l’écran au début de son émission ’Equidia Turf Club’, pendant quelques secondes, sans le commenter vraimentà fond  « de deux et demi à quatre fois » lancera M. Levy, sans s’attarder...,  exactement 3.7 en Suède et de 4.9 à 5.95 en Norvège . M. Pierre Vercruysse prendra ensuite la parole, le Pierrot des pistes si apprécié des turfistes, le Pierrot la lune des Principautés : (une grande inspiration..., le menton un peu levé, les yeux fixés droits sur l’œil de la caméra..., le souffle un peu court, la voix un ton plus bas chevrote, l’air vraiment pas à l’aise) « ... Hier, j’ai rencontré Fabrice Souloy à Vincennes, je lui ai posé la question... Il m’a dit qu’il n’avait pas dopé – aïe, la gaffe (voix troublée, hésitation).... Il a soigné ses chevaux avec un vétérinaire, sous ordonnance... et que ça n’avait pas passé. »... Ca ‘n’avait pas passé’ quoi, Pierrot ?... La rampe ?... La douane ?... « A partir de là, chacun défend sa position..., il défend la sienne, euh... je peux pas en dire plus... Maintenant nous les entraîneurs, on est toujours à suive ces affaires parce qu’on fait également attention pour nous, pour l’avenir. »

 .

En Scandinavie, la lutte anti-dopage est une réalité... La rudesse des responsables scandinaves tranche avec les discours lénifiants entendus en France. Lors de leur conférence de presse à Oslo, les résultats de l’analyse des échantillons et les multiples infractions du fautif, en Suède d’abord puis en Norvège, les autorisaient à ne pas prendre de gants avec M. Souloy.

En France, l’a-dopage prévaut avant tout, avec ou sans seuil la publication des quantités de produits repérés est tout simplement évacuée..., le contrôle est positif, point barre !... Qu’importe qu’il puisse s’agir de taux résiduels d’une ‘queue de traitement’ ou d’un dopage à base de médicaments ou d’un dopage délibéré par substances dopantes : les fautifs, de quelque nature qu’ils soient, malchanceux, imprudents, dopeurs sont tous casés dans le même panier et ne verront jamais leurs noms jetés à la vindicte populaire. Le menu fretin des ‘anonymes’, le plus grand nombre, figureront à peine sur les colonnes des pages intérieures de Paris-Turf... Les célébrités feront la Une..., et encore ; les témoignages de sollicitudes adouciront leurs désagréments du moment..., les sommités du turf et tutti quanti souligneront les effets collatéraux de la rigueur de leur programme de lutte contre le dopage’..., puis les plaindront à chaudes larmes du sort malheureux qui s’acharne – les diront victimes, on ne sait trop ni de quoi ni de qui..., sinon d’eux-mêmes ! – ; dans un même sac, l’infortuné surpris par la patrouille en ‘queue de fin’ fortuite d’une médication..., surtout l’infâme gredin dopeur qui se rit sous barbe de la complaisance des abrutis qui les gouvernent. Quelques jours plus tard, l’oubli fera son œuvre.

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 Extraits choisis du Code des courses de la Société d'Encouragement du Cheval Français

 « Art 3 XXXIV. SUBSTANCE PROHIBEE

Est une substance prohibée, au sens du présent Code, toute substance ou un de ses métabolites, ou un isomère de cette substance ou un isomère de ses métabolites appartenant à l’une des catégories ci-après :

1. Substances prohibées concernant les chevaux pour l’application des articles 77 et 78 du présent Code :

(i) Substances prohibées de catégorie I : toute substance figurant dans la liste de catégorie de substances intitulée «substances prohibées de catégorie I» publiée en annexe du présent Code (Annexe I).

(ii) Substances prohibées de catégorie II : toute substance figurant dans la liste de catégorie de substances intitulée «substances prohibées de catégorie II» publiée en annexe du présent Code (Annexe I). »

« ARTICLE 77. Contrôle de l’absence de substances prohibées dans les prélèvements biologiques effectués sur un cheval.

A - Aucun cheval déclaré partant dans une épreuve régie par le présent Code ne doit faire l’objet, entre la clôture de son engagement dans ladite épreuve et l’épreuve concernée, de l’administration d’une substance prohibée. En outre, même s’il ne prend pas part à cette épreuve, il ne doit, à partir de la déclaration de partant, receler dans ses tissus, fluides corporels, excrétions ou dans toute partie de son corps, aucune substance qui soit une substance prohibée, telle que définie à l’article 3 § XXXIV du présent Code ou aucune substance dont l’origine ne peut être rattachée à la nourriture normale et habituelle.

Si un cheval requiert des soins nécessitant l’administration d’une substance prohibée de catégorie I après la clôture de son engagement dans une épreuve régie par le présent Code, l’entraîneur doit déclarer le retrait du cheval de ladite épreuve et fournir un certificat vétérinaire.

B - Aucun cheval soit à l’élevage, soit au repos (au sens des §§ XXXV et XXXVI de l’article 3 du présent Code), soit déclaré à l’entraînement, soit venant d’un autre pays et stationnant provisoirement en France, soit entraîné temporairement en France en vue de participer à une épreuve régie par le présent Code, ne doit, de plus, receler dans ses tissus, fluides corporels, excrétions ou dans toute partie de son corps, une substance prohibée de catégorie II, telle que définie à l’article 3 §XXXIV, ni toute autre substance prohibée de catégorie I dont la présence ne peut être justifiée par l’administration d’un traitement prescrit par une ordonnance. En outre, aucun cheval se trouvant dans l’une des situations décrites ci-dessus ne doit faire l’objet de manipulations sanguines. »

« ARTICLE 77.

VI. « Les Commissaires de la SECF doivent ouvrir une enquête avant d’appliquer les pénalités prévues à l’article 78 du présent Code :

- pour un cheval déclaré partant aux termes des dispositions de l’article 49 § I, soumis à l’examen prévu à l’article 77 § II et dont l’analyse prévue à l’article 77 § V révèle la présence dans les prélèvements biologiques effectués sur ledit cheval, soit d’une substance prohibée telle que définie à l’article 3 § XXXIV, soit d’une substance dont l’origine ou la concentration ne peut être rattachée à la nourriture normale et habituelle ;

- pour un cheval soit à l’élevage, soit au repos, soit déclaré à l’entraînement, soumis à l’examen prévu à l’article 77 §II et dont l’analyse prévue à l’article 77 §V révèle dans ses prélèvements biologiques la présence d’une substance prohibée de catégorie II, telle que définie à l’article 3 §XXXIV.

- pour tout cheval ayant fait l’objet de manipulations sanguines. Lorsqu’une enquête est ouverte par les Commissaires de la SECF sur la présence d’une substance prohibée de catégorie I dans le prélèvement effectué sur un cheval soit à l’élevage, soit au repos, soit déclaré à l’entraînement, soit venant d’un autre pays et stationnant provisoirement en France, soit entraîné temporairement en France en vue de participer à une épreuve régie par le présent Code, soit déclaré partant, l’entraîneur doit fournir le classeur où figure l’ordonnance ou les ordonnances éventuelles concernant ce cheval.

Les exceptions à la règle fixée par le présent paragraphe, qui ne peuvent être appliquées qu’aux substances endogènes chez le cheval ou aux substances provenant de la nourriture normale du cheval, sont énoncées ci-après :

a) s’il s’agit d’une des substances endogènes chez le cheval pour lesquelles un seuil a été fixé, le prélèvement ne peut être déclaré positif que si la concentration de la substance dépasse le seuil physiologique normal défini internationalement par les analystes et vétérinaires officiels et adopté par les Commissaires de la SECF et publié dans le Règlement annexé au présent Code (Annexe I) ;

b) s’il s’agit d’une substance provenant de la nourriture normale du cheval, le prélèvement ne peut être déclaré positif que si la concentration de la substance dépasse le seuil internationalement défini par les analystes et vétérinaires officiels et adopté par les Commissaires de la SECF et publié dans le Règlement annexé au présent Code (Annexe I).

De tels seuils peuvent être fixés pour des substances provenant d’aliments normaux, c’est-à-dire de plantes traditionnellement broutées ou récoltées.

Des seuils peuvent aussi être établis pour des substances trouvées en très faible quantité dans les aliments semi-manufacturés et qui proviennent de contaminations en cours de fabrication ou de transport ou être apportées par des facteurs d’appétence.

Par ailleurs, la mise en évidence par l’analyse d’un indicateur scientifique prouvant qu’il y a eu administration d’une substance prohibée ou exposition à une substance prohibée est équivalente à la mise en évidence de ladite substance prohibée. »

ANNEXE I

SUBSTANCES PROHIBÉES DE CATEGORIE I

– Substances susceptibles d’agir à tout moment sur un ou plusieurs des systèmes corporels des mammifères, ci-après : - système nerveux - système cardio-vasculaire - système respiratoire - système digestif - système urinaire - système reproducteur - système musculo-squelettique - système hémolymphatique et la circulation sanguine - système immunitaire à l’exception des substances présentes dans les vaccins agréés pour la lutte contre les agents infectieux - système endocrinien – Sécrétions endocrines et leurs homologues synthétiques – Agents masquants

 

SUBSTANCES PROHIBEES DE CATEGORIE II - Stéroïdes anabolisants, - Substances agissant sur l’érythropoïèse, - Facteurs de croissance, - Transporteurs d’oxygène synthétiques, - Substances susceptibles d’induire une concentration de dioxyde de carbone disponible supérieure au seuil internationalement défini. - L’ITPP, l’AICAR, le GW1516, le TB 500 et la cobratoxine, - Toute substance ayant des propriétés analogues aux substances mentionnées ci-dessus. »

SEUILS INTERNATIONALEMENT DÉFINIS PAR LES ANALYSTES ET VÉTÉRINAIRES OFFICIELS POUR CERTAINES SUBSTANCES

Les substances présentes à des concentrations inférieures aux seuils ci-dessous ne donnent pas lieu à poursuite :

Acide salicylique : - 750 microgrammes d’acide salicylique par millilitre dans l’urine ou - 6,5 microgrammes d’acide salicylique par millilitre dans le plasma

Arsenic : - 0,3 microgramme d’arsenic total par millilitre dans l’urine

Boldénone : - 0,015 microgramme de boldénone sous formes libre et conjuguées par millilitre dans l’urine chez les mâles (à l’exception des hongres)

Diméthylsulfoxyde (DMSO) : - 15 microgr. de diméthylsulfoxyde par millilitre dans l’urine ou - 1 microgr. de diméthylsulfoxyde par millilitre dans le plasma

Dioxyde de Carbone : - 36 millimoles de dioxyde de carbone disponible par litre dans le plasma

Estranediol chez les mâles (à l’exception des hongres) : - 0,045 microgramme pour les formes libres et conjuguées de 5 α-estrane-3β,17α-diol par millilitre dans l’urine, quand le rapport des concentrations de masse des formes libres et conjuguées du 5α-estrane-3β,17α-diol sur le 5,10-estrene 3β,17α-diol chez les mâles est supérieur à 1 dans l’urine

Hydrocortisone : - 1 microgramme d’hydrocortisone par millilitre dans l’urine

Méthoxytyramine : - 4 microgrammes de 3 - Méthoxytyramine sous formes libre et conjuguées par millilitre dans l’urine

Testostérone : - 0,02 microgramme de testostérone par millilitre dans l’urine sous formes libre et conjuguées pour les hongres ou - 100 picogrammes de testostérone sous forme libre par millilitre dans le plasma pour les hongres ou - 0,055 microgramme de testostérone sous formes libre et conjuguées par millilitre dans l’urine pour les pouliches et juments (sauf si gestantes)

Théobromine : - 2 microgrammes de théobromine par millilitre dans l’urine

ARTICLE 78 Infractions aux articles 76 et 77 

«  - est disqualifié et doit, en outre, être exclu de tous les hippodromes pour une durée qui ne peut être inférieure à douze mois, tout cheval déclaré partant, pour lequel le prélèvement effectué révèle la présence d’une substance prohibée de catégorie II telle que définie à l’article 3 § XXXIV ou tout cheval ayant fait l’objet de manipulations sanguines ; 

- doit être exclu de tous les hippodromes pour une durée qui ne peut être inférieure à douze mois, tout cheval soit à l’élevage, soit au repos, soit déclaré à l’entraînement, soit venant d’un autre pays et stationnant provisoirement en France, soit entraîné temporairement en France en vue de participer à une épreuve régie par le présent Code pour lequel le prélèvement effectué révèle la présence d’une substance prohibée de catégorie II telle que définie à l’article 3 § XXXIV du présent Code.

 - est disqualifié et peut, en outre, être exclu de tous les hippodromes pour une durée n’excédant pas quatre mois, tout cheval déclaré partant, pour lequel le prélèvement effectué révèle la présence de toute autre substance prohibée de catégorie I

« Toute récidive peut entraîner le retrait de l’autorisation de faire courir, d’entraîner ou de monter, ainsi que l’exclusion des locaux affectés au pesage et des terrains d’entraînement appartenant aux sociétés de courses. »

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Le paravent du Laboratoire des courses hippiques (LCH).

L’effet d’annonce est l’une des méthodes les plus courantes de la manipulation de masse. Une donnée simple, percutante et facilement mémorisable s’imposera parmi le flot de paroles d’un discours et sera intériorisée, peut-être ensuite répercutée plus loin par l’auditoire. Vraie ou fausse, peu importe..., l’accroche doit fixer une idée accessible du plus grand nombre qui évacue le raisonnement critique à éviter, à anesthésier les esprits. Le 19 juillet sur Equidia, Monsieur Guillaume Maupas avait beau jeu d’insister sur l’importance du nombre de contrôles anti-dopage : « ...30 000 analyses sur les chevaux..., nous faisons trois fois plus d’analyses sur les chevaux que les autres sports, l’ensemble des autres sports. ». L’affirmer avec autant de force, c’est se ficher du monde. Car il faudrait déjà s’entendre sur le sens des mots : ’30 000 analyses sur les chevaux’..., est-ce à dire 30 000 analyses en laboratoire des échantillons prélevés sur 30 000 chevaux différents ?... ou 30 000 prélèvements de plasmas sanguins et d’urines sur 15 000 chevaux ?..., La réponse est vraiment sans intérêt. M. Maupas cherchait à impressionner les spectateurs du sérieux d’un nombre par milliers. L’argument sera repris tout au long du plan de communication des Principautés. Le 12 septembre, M. Frappat, annonçait « près de 29 000 prélèvements » ( !?) sur Ouest-France. Idem, M. Delloye le 20 novembre au Parisien. Un point de fixation en pointillé des discours de conditionnement du public. Et toujours laisser croire à une supposée prééminence de l’a-dopage hippique sur l’ensemble des autres sports. Foutaises !! L’efficacité de la lutte anti-dopage ne dépend pas du nombre d’analyses, loin s’en faut ! Ce sont les dispositions en vigueur en amont et en aval de ces analyses en laboratoire, qui qualifient l’efficacité de la lutte anti-dopage..., qui disent sa pertinence ou son simulacre. Les propos de M. Maupas n’avaient aucun sens...; ses paroles à leurrer sont scandaleuses ..., esbroufe, comédie, blabla dope sous nez rouge !...

M. Maupas parlait de 30 000 analyses « réalisées en 2015 ». Une datation sur une période donnée qui exclut l’examen des inflexions dans le temps des applications de la procédure d’a-dopage. Ainsi, l’évolution du nombre de prélèvements positifs sanctionnés en 2015 est à la baisse en 2016. Cette évolution passée sous silence est apparemment ignorée des observateurs du milieu. Comment expliquer les quarante contrôles positifs sanctionnés au trot en 2015 – trente-huit le seront effectivement –...,  et les vingt-cinq signalements seulement à fin novembre depuis le début de cette année ?... Certes, les Codes des Sociétés fixent le cadre de prélèvements obligatoires et systématiques, mais une grande partie est laissée à leur seule initiative. Cette régression des cas sanctionnés pose questions ! Comme celles-ci : ce nombre de ‘30 000 analyses en 2015’ a-t-il baissé en 2016 ? Et si oui, pourquoi ?... Si l’on admet l’argumentation habituelle des entraîneurs, qui invoquent les contrôles positifs en ‘queue de fin’ de traitements vétérinaires, la chute de presque la moitié des cas positifs en 2016 est incompatible avec les sollicitations sans cesse croissantes du cheptel depuis 2010. Les soins habituels apportés aux chevaux auraient du provoquer une augmentation de cas positifs et non l’inverse... Certains entraîneurs invoquent cet argument pour se justifier – M. Cherel, par exemple, pour le cas de Lachlan Bridge –.Ces soins seraient-ils aussi moins nombreux, cependant que le cheptel est de plus en plus à la peine ?... Ou les vétérinaires se montreraient-ils plus perspicaces dans le choix des médicaments et l’appréciation de leurs délais de dissipation dans l’organisme ?...

L’opportunité de réaliser tel ou tel prélèvements est à l’initiative des Principautés. Une analyse sommaire des écuries, où des échantillons ont été signalés positifs, met en évidence une disparité selon la taille des établissements. L’Annexe 6.1, compare les écuries, qui ont été sanctionnées en 2015 et 2016, par rapport au nombre de courses qu’elles ont courues en 2016. Regroupées en trois sections, leur vulnérabilité aux contrôles positifs paraît étroitement liée à l’intensité de leur présence sur les pistes :

- 20 écuries ont couru de 1 à 3 fois par mois en 2016 (247 courses)..., dont 3 écuries qui n’ont pas recouru ;

- 36 écuries ont couru de 1 à 7 fois chaque semaine (3448 courses) ;

- 12 écuries ont couru tous les jours (soit 4 187 courses en 2016).

La part prépondérante des petites écuries saute aux yeux : bien que le nombre des courses courues de la première section soit dérisoire, la contrepartie du nombre de prélèvements positifs qu’elles subissent est disproportionnée. Et trois d’entre-elles ont disparu du circuit en 2016.

Ce constat se vérifie également en évaluant les 36 écuries de moyenne taille contrôlées positives, toujours selon l’intensité de leur présence en courses : moins elles font courir par semaine et plus elles sont susceptibles d’être contrôlées positives – 16 écuries avec deux engagements par semaine ; 9 avec trois engagements ; 7 avec quatre ; 2 avec six ; 2 avec sept... –

Les petites écuries seraient-elles plus sensibles aux contrôles de l’a-dopage ?..., moins informées, moins fortunées, moins équipées useraient-elles de techniques de soins plus rudimentaires moins coûteuses et moins subtiles ? A moins qu’elles ne soient plus suivies, plus contrôlées, sous le coup d’un ciblage délibéré et circonstancié : le contrôle anti-dopage servirait-il de prétexte à apurer les hippodromes de quelques entraîneurs indésirables ? Quelques jeunes entraîneurs débutants, à peine installés, se sont fait surprendre à l’issue de quelques compétitions : les soins masqueraient-ils un dopage systématique ?... Une mise à niveau artificielle des capacités du cheval par un traitement adapté qui respecterait les délais d’absorption résiduels..., et ces jeunes, tout simplement des entraîneurs/dopeurs inexpérimentés ?

Le croisement avec d’autres données statistiques permettrait d’enrichir un raisonnement plus élaboré... L’objet ici est seulement d’évoquer les marges de manœuvres des Principautés en amont des ’30 000 analyses’ vantées par M. Maupas.

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Le dopage au cobalt a été découvert en 2013 aux Etats-Unis et en Australie. Son insertion parmi les produits prohibés du Code des courses françaises intervient trois ans plus tard. Les gens informés affirment que les tricheurs du dopage disposent toujours d’un temps d’avance sur les laboratoires..., force est d’admettre qu’en France les voyous ont de beaux jours devant eux !... La nature des produits recherchés est à examiner avec soin.Les scientifiques s’entendent sur un constat : il leur est possible de détecter tous les produits dopants existants, si on leur en donnait l’ordre, les moyens juridiques et financiers ! C’est le spectre des produits recherchés qui détermine l’efficacité des procédures anti-dopage. Le retard au dépistage du cobalt jette pour le moins un certain trouble sur la réactivité et l’efficacité de la SECF – pire encore pour France Galop, au dernier moment, juste à la veille de l’Arc – : d’autres produits pourraient bien ne pas être sous contrôle ?... Certains internautes soutiennent aussi que la liste des produits à détecter diffèrerait entre les Principautés du Trot et du Galop..., citent en exemple des tests non pratiqués ici où là !?... Si oui, lesquels ?... Et pourquoi ?

Soucieux de mettre en avant l’efficience de la lutte anti-dopage des Principautés, M. Maupas invoque encore les ‘dix’ millions d’euros de dépenses en 2015onze millions, Monsieur le directeur technique du Trot... Onze !... et pourquoi pas treize, quinze, que sais-je..., qui le sait finalement ? – Autant d’argent entre trot et galop pour détecter soixante et onze cas en 2015 – dixit M. Frappat sur Ouest-France –..., 140 845 euros de dépenses par cheval contrôlé positif !... Et peut-être moins d’une cinquantaine de dépistages positifs en 2016... Alors que le montant total des amendes collectées sur l’année n’atteint pas même cent mille euros : à l’évidence les tricheurs ne dédommagent pas la collectivité des débours qu’ils occasionnent. (Cf. Annexe 4.)

Le laboratoire des courses hippiques (LCH) de Verrières-le-Buisson en banlieue parisienne est de réputation mondiale. Ses installations techniques de pointe occupent six mille mètres carrés répartis en quatre laboratoires sur quatre niveaux étagés. La cinquantaine de salariés, un personnel hautement qualifié, maîtrise à la perfection les procédures d’analyse par spectromètres de masse et autre chromatographie gazeuse ou liquide. Observons que cette technologie est aussi employée par certains fournisseurs de nourriture animale et de compléments alimentaires, notamment équins..., ce qui devrait limiter les incidents de cette nature souvent invoqués par les entraîneurs fautifs devant les commissaires

Ce centre anti-dopage est sous la responsabilité de la Fédération Nationale des Courses Français (FNCF). Mais il est parfaitement enfantin de prétende à une quelconque dépendance du laboratoire..., les dirigeants hippiques ont beau jeu de s’en offusquer et de dénoncer le procès d’intention. Monsieur Guillaume Maupas s’indignait le 19 septembre sur Equidia, que l’on puisse contester la fiabilité du laboratoire des Principautés : « - Je ne crois pas du tout à cette théorie qui consiste à dire que nous ne sommes pas transparents au niveau du contrôle et des analyses parce que le laboratoire nous appartient. Il y a un organisme indépendant qui certifie toutes nos procédures (le COFRAC) et tout manquement du laboratoire par rapport aux résultats qui sortiraient de ce laboratoire lui ferait perdre son accréditation. D’ailleurs comment laisser aussi supposer qu’une Société mère puisse avoir la volonté d’aller masquer les résultats ? »

Les procédures sont bien évidemment agrémentées par un organisme extérieur, le Comité Français d’accréditation (COFRAC), la chaîne d’instruction des travaux respecte les procédures ISO/CEI 17025. Et la volonté de disposer d’un tel outil n’a rien à voir avec un hypothétique objectif de manipulation des contrôles..., pas plus d’ailleurs que d’utiliser la qualité de ses résultats pour mener une politique antidopage efficace. Le succès de ce laboratoire, l’étendue de son portefeuille de clientèle, crée des ressources financières confortables et lui confère une notoriété internationale. Ces atouts financent au moindre coût les investissements du laboratoire onze millions d’euros quand même à la charge des Principautés ! . Mais l’avantage décisif de ce dispositif est encore ailleurs. Le rayonnement de ses travaux, l’intégrité, la qualité, la fiabilité, rejaillissent peu ou prou sur l’mage des ‘institutions’ hippiques françaises. Au-delà des apparences, au-delà du paravent de leur laboratoire et de ses procédures et de ses analyses parfaitement exécutées, non seulement les Principautés s’enorgueillissent d’une réputation de lutte ‘antidoping’ à toute épreuve..., mais manipulent à leur guise et en toute discrétion les résultats des contrôles en aménageant les dispositions du Code des courses.

Les vétérinaires prescripteurs de posologies médicamenteuses sont souvent évoqués. L’objet n’est pas ici d’épiloguer sur leurs responsabilités. Un ‘Point de Vue’ duDocteur-Vétérinaire Michel Martin Sisteron, Adjoint au Président du Conseil supérieur de l’Ordre national des vétérinaires, a été publié en Une de Paris-Turf, le 1er septembre 2011 : « Le vétérinaire, pour la nature et la qualité des soins prodigués, a une obligation de moyens. Il a aussi un devoir d’information, qui engage sa responsabilité, à l’égard de son client, notamment à propos de l’imprécision des délais d’élimination des produits utilisés...., au regard des règlementations sportives, aucun délai précis ne peut-être donné, la durée de cette élimination étant notamment fonction de la molécule concernée, de l’état physiopathologique de l’animal traité et des autres thérapeutiques éventuellement associées. »

La nécessité d’un suivi médical du cheptel est incontestable et s’impose... Une attention particulière doit être portée sur les délais de ‘rémanence–  terme impropre, la rémanence indique l’effet thérapeutique d’un traitement –. Le docteur Sisteron insiste sur l’imprécision de toute estimation de la résorption d’un produit médicamenteux par l’organisme du cheval..., sauf si un test de contrôle était opéré avant de recourir !...Concrètement, les seuils maximum des doses prescrites à ne pas dépasser étant respectés, la durée de rémanence, d’action thérapeutique du médicament, est fixée par les laboratoires pharmaceutiques. Des traces résiduelles des substances interdites peuvent encore subsister un certain temps ; généralement, le vétérinaire prescrit un délai supplémentaire de quelques jours avant de recourir. Passé ce délai le cheval est réputé soigné et vierge de toute trace de substance  prohibée. Tout contrôle positif ultérieur a trois origines possibles : un taux résiduel faible en ‘queue de fin’ de médication, un taux résiduel élevé signalant un dosage supérieur aux besoins d’une médication suite à une erreur ou à une action de dopage volontaire.

Maître Frédérique Bellanger, avocat au Barreau de Paris, résume ainsi la situation du cheval de M. Pierre Levesque, Ranch Wood, contrôlé positif : « ... non seulement le cheval a été utilement soigné, c’est admis, mais le délai prescrit pour recourir a été scrupuleusement rallongé de sept jours par l’intéressé.Il s’avère qu’il [le délai] n’était [encore] pas suffisamment long’, constate froidement Guillaume Maupas. »...  M. Guillaume Maupas, qui intervenait aussi sur la même Une de Paris-Turf, centrait son propos sur les causes de la suspension de M. Levesque : « Le problème ici, ce sont les récidives »... « Dans le cas de Pierre Levesque, on est effectivement dans le contrôle des médications. On ne parle pas de dopage, et je ne parlerai surtout pas de dopage »... L’a-dopé Ranch Wood avait été soigné, son entraîneur avait rallongé de sept jours le délai prescrit avant de recourir et pourtant l’a-dopé Ranch Wood avait bien été contrôlé positif à la Bétaméthasone !... Motus et bouche cousue..., c’est du Béta !... La suspicion perdure. 

La présentation des résultats complets des analyses est déterminante pour qualifier ou non le dopage !... Or le Code des courses n’exige pas la publication du dosage des substances prohibées découvertes..., ce qui ne permet pas de dissocier les contrôles positifs malencontreux de ceux liés à un dopage. L’a-dopé Ranch Wood contrôlé positif, M. Levesque aurait pu être dédouané de toute intension de dopage de son cheval, avec un dosage infinitésimal des résidus de Bétaméthasone, ou invité à justifier les causes d’un surdosage dopant. Les Principautés ont opté pour le flou d’une confusion des genres.

La congélation des échantillons prélevés est l’affirmation incontestable d’une politique anti-dopage volontariste et garante d’un environnent sportif sain. Conservés en laboratoire, ils sont censées confondre les tricheurs plusieurs années après leur forfait, dès la découverte ultérieure de nouvelles substances dopantes alors inconnues des laboratoires ou dès la mise en œuvre de nouvelles techniques de dépistage. Le Comité Olympique International vient ainsi de sanctionner, avant les Jeux de Rio, un nombre considérable de compétiteurs fautifs aux Jeux de Pékin-2008, Londres-2012 et Sotchi-2014. Les Principautés avaient imaginé améliorer l’image du turf en se dotant d’un tel dispositif rétroactif et le Code des courses a été amendé en conséquence, voici deux ans. Mais elles se sont ravisées, dès le 10 mai 2016, alors qu’elles ne pouvaient imaginer l’imminence d’une affaire telle l’affaire Souloy..., à l’évidence qu’elles redoutaient. Le Bulletin Officiel du 7 juillet supprime du Code des courses les mesures de conservation des échantillons initialement prévues sur une durée de dix ans !... Alors pourquoi ?... Poser la question est déjà un outrage !!

Nous sommes loin des 30 000 échantillons collectés..., loin des millions d’euros dépensés brandis aux nez et à la barbe de ses intervieweurs sur Equidia Turf Club. Lointaines les rodomontades outrées de M. Maupas sur l’intégrité contestée du Laboratoire des courses hippiques !.... Les contrôles diligentés sur les chevaux de l’entraîneur Souloy en Scandinavie ont peut-être  été analysés à Verrières-le Buisson. Quelque soit le laboratoire, l’anonymat des échantillons et la procédure ont été scrupuleusement respectés et ce sont sûrement les autorités hippiques norvégiennes qui en ont informé les instances françaises. A ce moment là s’ouvre le champ de manœuvre de l’a-dopage français..., les arcanes des procédures disciplinaires dans le dédale du cadrage préétabli du Code des courses..., le conditionnement des mass-médias spécialisés de l’intra muros. Vient le temps des paroles..., les latins sont plaideurs, beaux parleurs, grandes gueules..., vous font prendre des vessies pour des lanternes !... Le temps des parlottes épuisé, blablas et mensonges avalés..., les potions magiques du Code s’imposeront dans le strict respect des intérêts de la ‘formidable machine à bâtir des enjeux’ avec le cynisme et la désinvolture qui la caractérisent.

Mme Kristin Riise Odegard se lamentait des propos du Président de la société des courses norvégiennes, M. Svein Morten Buer : « il me dit que la France fait partie de l’Union Européenne du Trot et qu’ils doivent prendre en compte les décisions scandinaves »... « J’ai dit à Svein Morten Buer que je craignais que les conséquences soient faibles »... Pis..., bien pis encore : elles seront insignifiantes !... D’autant plus insignifiantes qu’elles resteront très discrètes... Non seulement ces décisions sont scandinaves, mais antérieures au 7 juillet et elles seront évacuées faute de rétroactivité...

L’a-dopage en pratique : l’affaire de M. Cherel, a-dopeur multirécidiviste.

En mars 2016, Guy Cherel, l’entraîneur d’une importante écurie de chevaux d’obstacle a aussi été sanctionné... Le 16, Paris-Turf. Com publiait le texte suivant : « Le dernier bulletin officiel de France Galop évoque : l'entraîneur Guy Cherel a été sanctionné d'une amende de 15.000 €, Aigrette de Loire ayant été contrôlée positive à la Dexamethasone (hormone glucocorticoïde de synthèse) à la suite du Prix Georges Courtois, le 16 septembre à Fontainebleau. S'agissant d'une quatrième récidive en cinq ans, cette amende constitue l'amende maximale prévue en la matière avant la suspension ou le retrait des agréments notamment d'entraîneur public. Aigrette de Loire a été distancée de la première place, la victoire revenant à Amelo Monterg. »

Et rebelote, une cinquième récidive du multirécidiviste six mois plus tard, le 15 octobre 2016,   c'est-à-dire un mois après la conférence des autorités hippiques scandinaves à Oslo sur l’affaire Souloy ... ; revoici ‘Guy Cherel suspendu trois mois’, informe M. Francis Fougeray dans Paris-Turf..., quatre colonnes de quinze lignes d’un seizième de page torchées aux fins fonds du journal.

« A la suite du contrôle positif de Lachlan Bridge, après sa victoire du 23 juillet à Clairefontaine, son entraîneur Guy Cherel, a écopé d’une suspension de son agrément d’entraîneur... Soufrant d’une gastrite sévère, Lachlan Bridge..., Guy Cherel a été jugé responsable... » Point besoin de lancer un plan de communication de crise... Il n’y a plus..., il n’y a pas..., il n’y a jamais eu de crise !!...

D’ailleurs, le défenseur de M. Cherel confirme notre définition de l’a-dopage dans ses conclusions aux commissaires de France Galop : « Ledit entraîneur n’est pas convoqué en raison de l’utilisation de substances interdites mais juste pour des problématiques de traitements vétérinaires et de délais de rémanence, réitérant l’importance de la distinction entre le dopage et la médication... » Certes, mais le dialogue ubuesque entre le représentant de l’entraîneur qui rabâche ses arguments et les commissaires qui ânonnent les dispositions du Code est un clabaudage de sourds, qui se félicitent de leur surdité. Sans communication des quantités de substances détectées dans les prélèvements biologiques, leurs discours ne sont que jactances inutiles et pitreries.

D’autant que le cas de Lachlan Bridge, justement, aurait justifié d’une évaluation précise des dosages. Le vétérinaire lui a prescrit un traitement de Ranitidine le 20 mai 2016 par voie orale pendant 15 jours, donc à terme le 4 juin, avec un délai d’attente de 8 jours avant de recourir, soit le 12 juin inclus. – M. Cherel dira que le traitement a été appliqué le 21 mai..., les commissaires considèrent donc la fin de la rémanence au 14 juin. OK... –. Le 5 juillet, Lachlan Bridge court à Clairefontaine (3ème)..., n’est pas prélevé... donc pas d’infraction ! OK.... Le 23 juillet, Lachlan Bridge gagne à Clairefontaine : le prélèvement est positif... 49 jours après la fin du traitement, écrira le vétérinaire de France Galop en charge de l’enquête... Là où le défenseur de M. Cherel compte, lui..., « 39 jours après la fin du traitement »..., qui devient malicieusement « 39 jours après la course » en fin d’exposé de ses arguments !... Inutile de commenter de tels procédés !. A l’évidence, les dosages des produits détectés lors des prélèvements auraient permis de définir si leur administration datait..., de la veille..., ou de 39 jours..., ou 49 jours..., ou 64 jours, au jour du début du traitement fixé par le vétérinaire.

L’intérêt éminent de cette plaidoirie misérable est ailleurs. Le conseil de M. Cherel ose : « Avec la loi du 12 mai 2010, le nombre de courses a augmenté ainsi que les sollicitations des chevaux ce qui a un retentissement sur leur physique et que les entraîneurs sont régulièrement contraints de leur faire prodiguer des soins afin que chaque cheval ait une chance de gagner lorsqu’il court. » :

 « Une question se pose souvent quant au respect de la Charte pour le bien-être équin signée par les sociétés mères qui implique de soigner les chevaux. »

Le précédent entraîneur, M. Chaillé-Chaillé, a fait courir Lachlan Bridge dans une course ‘à réclamer’ à Auteuil, le 14 mai 2016 : « Attentiste à mi-peloton, a fait un bon effort entre les deux dernières difficultés, mais s'est montré fautif à l'ultime haie et n'a pu se relancer. » Aucun acheteur ne s’est présenté aussi M. Berend Van Dalfsen reste propriétaire du cheval. Quatre jours après cette course, le 20 mai, le vétérinaire de M. Cherel, nouvel entraîneur de Lachlan Bridge, diagnostique une gastrite sévère et engage le traitement à la Ranitidine : « La substance est un médicament générique dont on ignore les effets génériques », précise le conseil de M. Cherel. Qui retrace les aventures du cheval chez son nouvel entraîneur :

« – Que ledit hongre n’était plus exploitable en arrivant chez ledit entraîneur. ». {Ce que confirme le vétérinaire enquêteur de France Galop : « Le hongre a été confié à cet entraîneur car il est devenu très difficile à exploiter. »}

« Que le dit hongre est parti à Maisons Lafitte en mai 2016, puis en Normandie, mais que ne voulant plus aller sur la piste dont il avait repéré l’accès là-bas, ledit hongre était parti à Maisons Lafitte fin août. » ;

 « Ledit hongre avait l’air d’aller bien, il ne l’embête pas trop le matin, mais il a du mal à revenir au niveau où il était et qu’il a d’ailleurs conseillé au propriétaire d’arrêter la fin de sa carrière dès la fin de la saison. » ;

« Il a vu le cheval grincer des dents et l’a envoyé à la Clinique vétérinaire où il a été découvert que le dit hongre souffrait d’ulcères ce qui ne devait pas l’aider pour aller sur les pistes et lui posait des difficultés pour travailler. » ;

« Ledit hongre est bien parti au départ d’une course début juillet 3ème à Clairefontaine, le 5  ; il a eu du mal à partir ensuite et le jour de sa victoire toujours à Clairefontaine, le 23, son jockey a réussi à partir mais en déchaussant ses étriers. » ;

De toute sa carrière de cheval de huit ans, Lachlan Bridge a couru 46 courses : 15 courses de plat les deux premières années ; 10 courses de haies et 7 steeple-chases jusqu’au 18 octobre 2014.

Sur les haies, ses deux premières tentatives se sont faites en province, les huit autres à Auteuil à partir du 30 août 2012. Ses trois premières courses sur le steeple se font aussi en province en août 2013, puis à Auteuil un an plus tard, en août 2014. Dès le mois suivant à Auteuil, alors qu’il courait jusqu’ici des courses ‘à conditions’,dont le niveau des allocations n’avait jamais dépassé 55 000 €sauf en une occasion à Auteuil (105 K€) –, Lachlan Bridge est engagé à douze reprises sur des courses de Groupe III, II et I, où les allocations sont de deux à trois fois supérieures..., c'est-à-dire avec des chevaux d’un tout autre niveau de qualité.

Ses treize dernières courses, jusqu’à la détection de sa positivité à la Ranitidine, sont essentiellement sur le steeple d’Auteuil ; avec deux incursions sur les haies et trois autres en province, toujours sur les haies. C’est à cette période, alors qu’il vient de changer de catégorie, alors que les distances des épreuves dépassent désormais les 4000 mètres..., c’est à ce moment là que les premières difficultés se font sentir : 14/11/2014, Auteuil/haies « a été arrêté à la sortie du tournant final. » ; 3/4/2015, Auteuil/steeple « n’a jamais pu quitter la seconde partie du peloton » ; 26/4/2015, Auteuil/steeple « rapidement relégué à l’arrière-garde, a été arrêté devant le rail-ditch » ; 24/10/2015, Enghien/steeple « n’a jamais pu se rapprocher utilement » ; 29/11/2015, Auteuil/steeple « a refusé de s’élancer au moment du départ. » ; 14/05/2016, Auteuil/haies « s’est montré fautif à l’ultime haie et n’a pas pu se relancer. » ; 05/07/2016, Clairefontaine/haies « malgré deux fautes a fait un bon effort final. ».

Lachlan Bridge, deux fois en course à quinze jours d’intervalle en juillet 2016..., « ledit hongre n’était plus exploitable en arrivant chez ledit entraîneur » le 15 mai ..., « le vétérinaire diagnostique une gastrite sévère »..., « le dit hongre souffrait d’ulcères ce qui ne devait pas l’aider pour aller sur les pistes et lui posait des difficultés pour travailler »..., « il a du mal à revenir au niveau »..., « il a d’ailleurs conseillé au propriétaire d’arrêter la fin de sa carrière dès la fin de la saison. » Lachlan Bridge inexploitable, gastritique et ulcérant, plus au niveau..., remis sur pied par un traitement à la Ranitidine !

Le conseil de M. Cherel avait conclu sa péroraison sur une supplique mezzo voice : « la sanction devra être proportionnée et qu’il faudra faire une application modérée du Code des Courses au Galop. »... Et les commissaires avaient répondu ; « Il y a donc lieu, en présence d’une nouvelle récidive au cours des 5 dernières années, de sanctionner plus sévèrement l’entraîneur Guy Cherel... Qu’un tel comportement multirécidiviste doit en effet être sanctionné par une sanction dont la nature et le quantum dans leurs effets punitifs et dissuasifs au fait de l’espèce et à l’état de récidive multiple... » En foi de quoi, les juges commissaires, du haut de leur suprême autorité disciplinaire, constatent que « l’entraîneur Guy Cherel ne sollicite pas une absence de sanction mais ‘une appréciation particulièrement modérée du Code des Courses au Galop‘ » et le sanctionne dans la foulée du paragraphe suivant par « la suspension de son agrément l’autorisant à entraîner en qualité d’entraîneur public pour une durée de 6 mois », mais du fait de la communication d’une ordonnance mentionnant un délai d’attente de 8 jours, « il convient d’assortir la durée de 6 mois de cette sanction d’une mesure de sursis partiel à concurrence de 3 mois pendant une durée de 5 ans. »... Lachlan Bridge, déclassé de sa première place du Prix de Honfleur, ses dauphins se nommaient Antiseptique et Ultraballe..., deux posologies salvatrices..., deux signes du destin en guise de solution finale et s’en sortir avec les honneurs... 

Mais la chute est encore à venir : le 6 octobre 2016, voici quelques semaines seulement, M. Cherel est sur le point d’être suspendu, Lachlan Bridge coure de nouveau une Listed Raceà conditions’ sur les 3 800 mètres du steeple-chase d’Enghien, dotée de 110 000 € d’allocations !... Sixième, une course sans gain, une course pour rien : « a coincé sur le plat : avait fait des difficultés pour s’élancer (emmené en main) » ;

seize jours après, à la cote de 81.6/1 sur le steeple d’Enghien toujours, un Groupe II à 240 000 €... : troisième ;

vingt-deux jours plus tard, une Listed Raceà conditions’ encore à Auteuil... : premier devant le valeureux Bel La Vie de M. Macaire ;

quatorze jours encore, le 27 novembre, à la veille du commencement de la suspension de trois mois de M. Cherel, le 28, sur le steeple d’Auteuil pour un nouveau Groupe II à 240 000 €..., Lachlan Bridge « a refusé de s’élancer » !...

A huit ans, le solde cumulé de ses gains est de 485 555 € ; 10 fois vainqueur et 20 fois placé dans les trois en 46 courses. En cette année 2016 de malheur, ses gains de 87 265 € paient plus que son avoine  –104 645 € - 17 380 € remboursés après sa disqualification . Lachlan Bridge ne doit rien à personne. L’année précédente, malgré ses incartades et ses récriminations, Lachlan Bridge avait tenté de convaincre son éleveur/propriétaire M Berend Van Dalfen pauvre poulain, si tu avais su ! , de le laisser enfin au repos moyennant encore 120 150 € gagnés à la peine..., un peu moins cette année et ce ‘refus de s’élancer’ à Auteuil pour lui dire qu’il en a assez !... A-dopage, dopage, maltraitance..., comment juger, apprécier, évaluer, estimer et agir et réagir en conséquence ?... Comment savoir ?... Mais pourquoi donc la Société Protectrice des Animaux est-elle si absente des paddocks, écuries, hippodromes des Principautés ?...

Dossier de M. Guy Cherel clos et cacheté en ce mois d’octobre... ; mis à pied, ses pensionnaires sont sous la responsabilité de Mme Isabelle Pacault..., son double du 28 novembre au 28 février, bien qu’elle soit sa moitié toute l’année !... Viendra bientôt le tour de M. Fabrice Souloy, entraîneur de trotteurs..., à mi-octobre, l’affaire est entendue..., l’information publique peut bien attendre..., doit même attendre le moment opportun !... Les échantillons prélevés sur des chevaux contrôlés positifs, d’un ou de deux ou de trois prochains entraîneurs à sanctionner, sont vraisemblablement déjà stockés dans les congélateurs du LCH à Verrières... Reste encore à fixer la date du plan de communication de crise d’a-dopage selon les opportunités du calendrier.

Rien ne change..., rien ne doit changer..., voilà l’impératif, le seul impératif des Principautés !... Seulement s’adapter en permanence..., seulement protéger coûte que coûte l’image des courses..., seulement éviter la déstabilisation financière des écuries, la grogne des propriétaires mécontents, les allocations perçues et déjà dépensées à rembourser..., seulement entretenir l’illusion d’une lutte anti-dopage ‘sans concessions’... Seulement..., ha !, si seulement les parieurs avaient la bonne idée de tous les remercier..., ou les contraindre enfin à tout ‘revisiter’ ! Sait-on jamais ?...

Zorro Photo le bien nommé..., ‘y a pas photo’ pour Gaëtan Marcque !...

Gaëtan Marcque est encore un très jeune entraîneur de trotteurs lorsqu’il quitte son exploitation à Mortrée, en Normandie, pour s’installer à Vaux le Pénil près de Melun. Cet été 2010 là, tout s’était un peu précipité : début juillet, un cheval prometteur de quatre ans arrivait dans ses boxes, Zorro Photo ; son Ecurie Gaëtan Marcque avait été enregistrée le 1er août et il avait emménagé dans son centre d’entraînement sur le Chemin des Meuniers, en septembre.

Le destin d’un entraîneur tient essentiellement de la qualité des chevaux qui lui sont confiés, qu’il ‘touche’, disent-ils dans le métier. Or, pour sa première année chez  Gaëtan Marcque, le cheval de M. Jean Mary Saguin..., sera engagé dans des courses de Groupe et rapporta 315 936 € d’allocations ; sa ‘musique’ est remarquable : 6 4 0 2 4 1 4 7 3 2 5 1 2 2 3..., soit huit podiums en quinze courses..., gagnant/placé plus d’une courses sur deux sur les tickets des parieurs... : et encore mieux pour le propriétaire qui a perçu douze allocations en quinze sorties !..., une moyenne de 26 328 € par allocation : une rente à quatre pattes !!...

Pourtant, à l’issue de cette première année fracassante, le cœur n’y est plus tout à fait. A Bjerke, le 15 mai 2011, Zorro Photo avait couru une petite course de préparation où Jos Verbeeck fit de la figuration. Quinze jours plus tard, le 31 mai, les vétérinaires du Cheval Français s’étaient présentés au centre d’entrainement pour des prélèvements biologiques sur le cheval. Le 12 juin à Mons, un autre de ses chevaux sous son entraînement, Orchetto Jet, bien que disqualifié, avait lui aussi subi un prélèvement biologique sur l’hippodrome. Zorro Photo couru à Enghien le 25 juin.., Jos avait mené une belle course, si l’on retient la notule de Geny Course : « Attentiste dans la seconde moitié du peloton, s'est fort bien allongé dans les 250 derniers mètres, passant le poteau juste derrière Paladin Bleu et Renommée d'Obret.». Gaëtan l’avait déferré des postérieurs pour l’occasion et sa prestation était prometteuse. Une semaine plus tard, le 02 juillet, toujours à Enghien, équipé du même appareillage, Jos l’avait drivé dans le Prix de Washington, un Groupe II : une 6ème place décevante, acquise après le distancement d’un autre concurrent après enquête : « Placé dans le sillage de l'animatrice, Première Steed, à mi-parcours, n'a pu accélérer efficacement dans la ligne droite. A gagné un rang après enquête.»

Le destin professionnel de Gaëtan Marcque venait de tourner..., il le pressentait mais rien n’était précis. Orchetto Jet était aussi rentré dans ses effectifs au mois de mai. Propriété de M. Saguin comme Zorro Photo, Orchetto Jet avait d’emblée réalisé deux bonnes secondes places : d’abord à Vincennes sur la grande piste ; puis à Solvalla, la veille du passage des vétérinaires de la Société d’Encouragement du Cheval Français au centre d’entraînement. Le programme d’Orchetto Jet prévoyait son engagement dans deux courses de Groupe III à Enghien, la première le 02 juillet, le Prix de Berlin, avec un transport dans le même van que Zorro Photo : une quatrième place, toute aussi décevante que la sixième de son compagnon d’écurie ce jour là : « Relayé par Ubriaco à un tour du but, n'a pu que finir à son rythme.» ; restait encore à courir le Prix de Rome, le 17 juillet.

Mais entre temps, le lundi 11 juillet la Fête nationale était le jeudi ..., les enquêteurs de la Société mère lui demandèrent de s’expliquer au téléphone sur les contrôles anti-dopage positifs au stanozolol de ses deux chevaux... Lui n’en savait rien... Il était dans de beaux draps et même jusqu’au cou !... L’affaire allait se compliquer. Le stanozolol est un stéroïde anabolisant synthétique dérivé de la testostérone, un stimulant du développement musculaire, de la production de globule rouge et tout le tintouin ; un produit formellement interdit par le Code des courses..., la catégorie II du dopage... Le 17 juillet, pour le Prix de Rome à Enghien, Jos Verbeeck mena Orchetto Jet du mieux possible et termina sixième : « Vite aux premiers rangs, puis plusieurs fois en tête après quelques relais, a logiquement plafonné à mi-ligne droite... »

Les sanctions étaient tombées le 6 septembre 2011 : Zorro Photo était exclu des hippodromes pendant un an ; Gaëtan écopait de six mois de suspension d’entraîner et d’une amende de 10 000 €. Surtout, la formulation des attendus des commissaires et l’absence des formules convenues habituelles ne laissaient aucun doute : implicitement, ses chevaux étaient déclarés dopés, même si le mot n’était pas utilisé. (Cf. Annexe 2)

Gaïtan Marcque crut bon de crier son innocence : « J’ai été trahi par ce vétérinaire italien » titrait Paris-Turf dans son édition du 20 septembre 2011 : « Lorsque je me suis installé à Melun, le vétérinaire avec qui je travaillais jusqu’à maintenant en Normandie m’a fait savoir qu’il ne pourrait pas se déplacer aussi loin... Je suis allé en Italie pour essayer un cheval qui était à vendre. C’est à l’occasion de ce déplacement que j’ai fait la connaissance de ce ‘fameux’ vétérinaire italien, qui m’a dit qu’il venait régulièrement exercer en France. Je me suis donc attaché ses services. Je lui ai fait confiance. Tout s’est toujours bien passé entre nous jusqu’à ce que j’apprenne le contrôle positif de Zorro Photo...

Les faits remontent au 18 mai. Ce jour-là, le cheval a été infiltré des deux boulets antérieurs et des deux rotules par le vétérinaire. J’étais au courant des soins effectués sur mon pensionnaire, mais en aucun cas du produit utilisé. Le produit en question se nomme le sungate ; il est utilisé pour soigner les articulations. Or le sungate contient du stanozolol, l’anabolisant retrouvé dans l’organisme du cheval...

Il faut savoir que Zorro Photo, qui est arrivé dans mes boxes en juillet 2010, est prélevé tous les mois par le Cheval Français, dans le cadre du suivi longitudinal. Vous vous doutez bien que, si j’avais eu connaissance de la composition du sungate, jamais je n’aurais autorisé le vétérinaire à soigner mon cheval avec. Il faudrait être fou !... Franchement, si j’avais eu quelque chose à me reprocher, j’aurais trouvé une excuse pour ne pas présenter Zorro Photo au vétérinaire de la SECF. souligné par A. Gw. –.

J’ai été trahi par ce vétérinaire italien ; il a abusé de ma confiance. » Qu’importe aujourd’hui le crédit de ses propos..., le temps est passé. Et Dieu seul sait s’il existe ! les démons qui ont emporté l’hippisme italien à la ruine. Le docteur-vétérinaire Michel Martin-Sisteron, déjà cité, mit en garde les entraîneurs inconséquents : « Le client a le libre choix de son vétérinaire. Ce choix engage sa responsabilité. La circulation dans l’Union Européenne, des vétérinaires, obéit à des règles qui doivent être respectées. Il en va de la responsabilité des professionnels en question et de la prudence des clients qui font appel à leurs services... S’il peut y avoir des confrères défaillants, la quasi-totalité d’entre eux exercent leur métier avec conscience et éthique. » Dont acte.

En ce septembre noir des courses françaises, les affaires Marcque et Levesque se télescopaient. Le ‘Point de vue’ de Gaëtan Marcque en Une de Paris-Turf, se concluait ainsi : « Aujourd’hui, mon image est salie. On me voit comme un tricheur, comme un voleur, alors que je ne suis pour rien dans cette histoire. J’espère que mes collègues entraîneurs et que les turfistes croient en ma bonne foi. Avec mon avocat, j’ai décidé de porter plainte contre ce vétérinaire qui, j’ai appris depuis, a ‘plombé’ d’autres professionnels.» Son adresse aux parieurs n’avait pas lieu d’être..., la ‘musique’ de Zorro Photo ne pouvait que les satisfaire..., et le dopage des chevaux les indiffèrent, puisqu’ils sont intimement convaincus que tous les chevaux sont dopés. Mais sa supplique à ses confrères résonne comme une imploration à la clémence des siens : le stanozolol, un anabolisant, excluait Zorro Photo et Orchetto Jet du champ protecteur de l’a-dopage...Alors que le Bétaméthasone prélevé sur Ranch Wood, sous l’entraînement de Pierre Levesque, était un composant médicamenteux..., alors que le ban et l’arrière ban de l’intra muros en folie volait au secours de l’entraîneur de renom au pedigree si prestigieux.

Une semaine plus tard, M. Jean-Claude Rouget l’entraîneur du galop viendra apaiser l’angoisse de son jeune collègue du trot, en Une de Paris-Turf du dimanche 25 septembre : « POURQUOI certains professionnels français font appel à ces vétérinaires dans les pays limitrophes, POURQUOI certains professionnels français font courir en tant que propriétaires des chevaux sous entraînement espagnol ? Vraisemblablement pas pour avoir le plaisir de déguster de la Pata Negra sur la rambla de San Sébastian... Mais POURQUOI, Pierre (Levesque), peux-tu encore faire appel à un vétérinaire qui, en 1999, t’a mis dans l’embarras ? »

L’attention s’était portée sur le Galop. L’entraîneur M. Cédric Boutin allait réagir sur un ton aigre-doux et vindicatif : ‘La Pata Negra de Jean-Claude : «  Nous envoyons des chevaux à l’entraînement en Espagne pour les y doper !... Ecrire pareille ineptie relève de la plus totale médisance. Vous frisez même la diffamation mais, par prudence ou manque de courage, vous vous gardez bien de citer des noms... Je pourrais largement faire aussi bien que vous : pourquoi un entraîneur installé à Mont-de-Marsan que vous cautionnez en envoyant des chevaux en ‘sous-traitance’ envoie-t-il régulièrement ses pensionnaires à 356 km de ses bases à Santander, en Espagne ? »

Ces échanges belliqueux en resteront là. La réaction de M. Cédric Boutin, publiée en ‘Billet’, noyé au cœur des paginations abondantes de l’édition du samedi 8 octobre, n’intéressera que le petit monde des professionnels. Tout allait maintenant rentrer dans l’ordre immuable de l’a-dopage. Et fissa de l’honneur perdu..., fissa du Sport à vau l’eau depuis si longtemps, sinon toujours. L’humble quête des enjeux quotidiens des parieurs reprenait ses droits !

Que sont devenus cinq ans plus tard  les protagonistes du ‘sungate’? Zorro Photo et Orchetto Jet ont connu des destins parallèles sous l’entraînement de Mme Stéphanie Lepetit la compagne de Gaëtan Marcque après la fin de leur suspension en 2012. Mme Lepetit les acheta à M. Jean Mary Saguin en avril 2015..., juste avant le lancement de son Ecurie Gsl Trotting GsL..., Gaëtan Stéphanie Lepetit ?!..., l’ombre et la lumière –. Courant juin, elle s’installa à Valdallière dans le Calvados,..., alors que l’Ecurie Gaëtan Marcque fermait ses boxes à Vaux le Pénil... Retour au pays des hippodromes du trot, la Normandie...

Zorro Photo n’aura jamais reproduit la formidable ‘musique’ de ses quatre et cinq ans, mais il est resté un très bon cheval. Qui retrouve une seconde jeunesse sur les hippodromes italiens de ses succès d’antan : en novembre dernier, il remportait le ‘Palio des Communes’à Montegorgio, un Groupe I, cinq ans après sa victoire dans le Critérium Continentale sur le même hippodrome, sous l’entraînement de Gaëtan Marcque. Fin 2016, atteint par la limite d’âge, sa carrière française en restera là : fin août, ses gains totalisaient 619 288 €. Orchetto Jet, de deux ans son cadet, n’a pas vraiment confirmé la ‘musique’ exceptionnelle du poulain qu’il était en Italie à ses débuts – les épreuves, il est vrai, y étaient de bas niveau –, lorsqu’il était sous la propriété de M. Vitagliano. Fin août 2016, à huit ans, il totalisait 215 309 € de gains..., 27 000 € par an, ce qui en fait un bon cheval qui a largement payé son avoine.

Gaïtan Marcque n’a pas repris sa licence d’entraîneur en 2016. Zorro Photo fut le cheval de sa vie professionnelle..., le meilleur et le pire.

Pierre Levesque avait contesté sa sanction pour récidive après l’a-dopage de Ranch Wood. D’abord auprès du Tribunal administratif de Caen puis devant la Cour administrative d’appel de Nantes... Mal lui en prit, sa demande fut rejetée. En 2015, ni lui ni ses enfants, Camille et Thomas, ne renouvelèrent leur demande de licence d’entraîner. A cinquante-cinq ans, amer et blessé, Pierre Levesque mettra fin à sa carrière d’entraîneur. Cette année, Thomas à repris une licence. Avec ses 236 courses courues en cette mi-septembre, 47 victoires et 95 placés dans les trois, son écurie réalise un gagnant sur deux placés, une performance de même niveau que celles de MM. Jean-Michel Bazire ou Philippe Allaire. Le flambeau de la fratrie Levesque est entre de bonnes mains !

L’honneur perdu des hommes est le prix à payer de l’a-dopage. Les entraîneurs piégés de bonne foi ont tout à perdre du laxisme des Principautés. Les jeunes ambitieux trop impatients réfléchiraient à deux fois, si la gravité des sanctions visait vraiment à les dissuader de tricher.

L’écurie franco-scandinave du Trémont.

La famille Souloy est une chefferie moderne d’un monde campagnard en mutation. Une famille exogène au milieu rural, sans attache professionnelle agricole, étrangère aux lignées de pourpre des familles d’éleveurs et d’entraîneurs de trotteurs. Son patriarche, M. Jacky Souloy était médecin anesthésiste au Centre Hospitalier Universitaire de Caen avant de s’installer comme éleveur et entraîneur de trotteurs sur Commeaux, en 1994, une commune à une trentaine de kilomètres à l’Ouest de Ginai. Fondateur de l’Ecurie du Trémont et membre éminent des instances hippiques durant des décennies, M. Jacky Souloy a transmis son savoir-faire à ses enfants, Fabrice et Coralie, avant qu’ils n’aillent s’installer tous ensemble à Ginai. Ses membres règnent maintenant sur ce village normand de quatre-vingt quinze âmes, au nord d’Alençon, à proximité du Haras National du Pin. Là, M. Fabrice Souloy assure la cogérance de l’Ecurie avec sa sœur, Mme Coralie Billard..., ils ont  ensuite  fondé le Haras de Ginai qui est confié à la gérance de M. Philippe Billard, le beau-frère de M. Fabrice Souloy. La famille Souloy possède un sixième des terres de la commune et fournissait tout récemment encore 26 des 41 emplois des Gentilés..., si bien que le chômage est faible dans ce village en zone rurale où le revenu fiscal 26 830 € est sensiblement plus élevé que la moyenne française en 2015 22 246 € –. La masse des salaires nets versés aux salariés des établissements Souloy est comprise entre 700 et 900 000 euros l’an !... Mise en regard des amendes modiques de l’a-dopage prévues au Code..., il saute aux yeux que l’injustice flagrante infligée en toute légalité aux écuries concurrentes, par l’effet de levier des ‘retards de gains’, devient scandaleuse dès lors qu’il y a en plus un recours au dopage pour l’emporter !

Quinze ans de travail assidu sur les dix hectares rapidement trop étroits de Commeaux..., quinze années d’efforts encore sur les cent quarante hectares du Haras de Ginai : « Un grand propriétaire, Manuel Garcia a ensuite débarqué dans l’aventure et nous avons investi ensemble notamment dans les poulains, raconte M. Fabrice Souloy au reporter de ‘Bruits d’écurie’. J’ai par la suite vendu le haras dans lequel nous étions installés pour acheter le haras de Ginai en 2001 où il s’installa le 8 décembre . » Le centre d’entraînement comprend 90 paddocks en herbages exploités sans intrant et clos de haies recépées ou replantées sur des surfaces drainées, trois lignes droites de 1200 mètres et deux pistes rondes, un chemin de promenades de 10 kilomètres, trois marcheurs et une piscine : « ... mon meilleur souvenir ? Koréan en 2002 dans le Critérium des 4 ans car c’est grâce à cette victoire que nous avons pu acquérir le Haras de Ginai et se développer par la même occasion. »... Koréan : deux cent milles euros de gains en trois ans et une carrière de trotteur comme celle d’un galopeur : une exploitation rapide en quatre ans puis une retraite anticipée au haras, au pré ou..., à l’abattoir. Voici un rappel de ses gains confié à l’appréciation des experts : 2000 / 48 265 €, ‘musique’ – Dai 1 1 4 7 1 – ; 2001 / 77 291 € – 7 4 2 4 3 12 2 3 – ; 2002 / 47 600 € – 6 1 4 – ; 2003 / 28 050 € – 7 8 12 6 Dai 2 –.

Les premières échéances du financement de l’une des trois plus importantes écuries du trot français ont été principalement réglées avec les gains d’un seul cheval. Les fortunes de la grande bourgeoisie de l’industrie ou des finances, les pétrodollars du Golfe ne s’investissent pas sur les demi-sang français... L’avenir des écuries du trot reposent totalement sur les ‘encouragements’ des Principautés..., et donc sur les paris des joueurs. La Principauté du Trot se pose dès lors en ‘mère’ protectrice de son secteur hippique..., une protection d’autant plus fragile ces dernières années, que la politique d’expansion folle mise en œuvre depuis 2010 s’est concentrée sur le cheptel des grandes et moyennes écuries, fortement sollicité afin de garantir le nombre de chevaux indispensable au bon déroulement des épreuves..., en échange d’allocations plus que confortables..., royales ! Un programme très exigeant pour les trotteurs, rappelons-le, puisqu’ils assurent à eux seuls près de soixante pourcent de l’activité des réunions de courses françaises. Un cheptel objet de toutes les attentions et..., des soins les mieux appropriés !!

A Ginai , l’atmosphère est au désarroi en ce mois de septembre de tristesse et de misère. Quelques centaines de nano grammes de cobalt ont assombri l’azur d’un ciel automnal d’été indien. Le village normand s’inquiète à juste titre de son avenir.

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Haras de Ginai. Sur le panonceau d’entrée accroché au grillage de l’enceinte, le titre de l’établissement : ‘Ecurie de Trémont... Centre d’entrainement hippique franco-scandinave’.

L’intervieweur de ‘Bruits d’écurie’ a rencontré M. Souloy en novembre 2014. Réputé peu disert et discret, ses critiques de la gouvernance des Principautés déconcertent : « Le grand problème des dirigeants, c’est qu’ils ne sont pas des hommes de terrain et ne comprennent pas grand-chose aux attentes des parieurs et des différents acteurs de la filière »... « Il faudrait que nos dirigeants se concentrent enfin sur l’élément essentiel de notre système, les parieurs !!!... » Et les joueurs seraient bien mal embouchés de se plaindre des performances de son écurie et des ‘musiques’ ronflantes de certains de ses chevaux, « J’essaie d’avoir une chance quand je présente un cheval que ce soit à Paris ou en province, respectant le parieur par la même occasion »... »

Les propos de l’entraîneur Ornais dessinent la stratégie de l’Ecurie de Trémont essentiellement bâtie sur l’exploitation de chevaux étrangers. Rares sont les dénominations à consonances ou à affixes strictement françaises de son effectif..., les Amour Rapide, Conquête à Deux, Nuage en Ciel, Rue du Bac ou encore Un Mec d’Héripré. En cela, les installations du Ginai, fortes d’une dizaine de lads jockeys franco-scandinaves résidents à demeure, tiennent une place singulière et unique parmi les écuries du trot français. Une orientation franco-scandinave, mais aussi italienne, qui s’est imposée au fils du temps : « J’ai commencé à avoir de la réussite avec des chevaux étrangers il y a quelques années et tout s’est fait ensuite par le bouche à oreille.»

Ses premières victoires de Groupes datent de 2003, en Finlande et en Italie..., ses succès sont ensuite italiens jusqu’en 2006, puis finlandais, danois et belges avant de se concentrer sur la Suède et la Norvège en 2012 et à nouveau sur l’Italie en 2013. Depuis la victoire de Commander Crowe  dans la Breeders’Crown aux USA en 2014, M. Souloy s’attache à engager ses chevaux dans les meilleures courses scandinaves, italiennes et françaises mais s’applique surtout au suivi de ses pensionnaires en ‘retard de gains’.

Chaque année, l’Union Européenne du Trot son siège à Paris, rue Astorg, est sur le même palier que celui du Trot français programme six pourcent du programme des courses   670 environ en épreuves européennes et moins de un pourcent en internationales 80 . Cette disposition a pour origine l’ouverture du marché unique européen, voté en 1986 et appliqué en 93 avec la libre circulation des marchandises, et l’organisation de stud-books du cheval français dans seize pays de l’Union européenne, plus la Suisse, puis dans neuf autres pays dont..., l’Afrique du Sud et la Chine récemment. La Bulgarie est le dernier et vingt-neuvième pays qui a été enregistré cette année. Cependant, dix pays d’Europe seulement sont habilités à faire courir des Groupes I ; l’Espagne et la Suisse n’organisant que des Groupes II... Cette politique expansionniste est la traduction des discours internationalistes des Principautés : infructueuse et déficitaire, vu la faiblesse des naissances de poulains français à l’étranger deux à trois centaines l’an ; 266 en 2015, et des exportations marginales cinq cents bêtes . Mais près de mille courses de trotteurs français sont organisées à l’étranger chaque année. La famille Souloy s’est rapidement inscrite sur ce créneau, sur les pas du breton M. Jean-Pierre Dubois, lui aussi allochtone aux lignées normandes, installé en Normandie après avoir passé son enfance à Quévert, les Côtes-du-Nord d’alors, les Côtes d’Armor aujourd’hui.

La politique de sélection des pensionnaires de M. Souloy s’est avérée très efficace et le tableau exceptionnel de leurs performances l’atteste. Non pas qu’ils s’agissent tous de chevaux hors du commun, même s’il y en a : « Ces chevaux ne sont pas forcément meilleurs que les chevaux français en règle général, mais ils sont intéressant à entraîner et ont de la qualité pour s’illustrer à Paris. Le plus souvent, ils se trouvent également en retard de gains et cela permet de leur donner du moral très facilement tout en engrangeant des gains. » L’effet levier du ‘retard de gains’ est déterminant dans sa réussite et justifie l’orientation franco-scandinave de son écurie. Elle se fonde sur un constat élémentaire et désarmant : la différence du niveau des allocations versées en France, avec celles des Pays scandinaves ou d’Italie, favorise outrageusement les chevaux étrangers un différentiel de deux à cinq au moins . Chez nous l’engagement d’un cheval dans une course s’effectue sur la base de ses gains antérieurs rapprochés d’une fourchette de gains cumulés fixée pour chaque catégorie de courses (Groupes I, II, III ; A, B, C, D, E, F, G, H)..., si bien que le cheval étranger, qui n’a jamais couru en France, sera systématiquement ‘en retard de gains’ face à un concurrent français de même qualité et du même âge... Moins argenté que lui, mais tout aussi expérimenté, il pourra être engagé dans une catégorie de courses françaises où les concurrents seront de moindre qualité que ceux qu’il aurait dû rencontrer, s’il n’avait couru qu’en France. Des courses d’un niveau inférieur où sa qualité intrinsèque et sa ‘musique’ lui donnent un avantage décisif. Exclusivement financière, cette stratégie nous éloigne de l’objectif initial imposé aux Sociétés d’Encouragement par la Loi d’autorisation des courses hippiques de 1891 : œuvrer à ‘l’amélioration de la race équine. »

Quelques propriétaires français, et pour leurs chevaux courants en France, décident parfois de ne plus les engager pendant une période plus ou moins longue, afin de les mettre en ‘retard de gains’. Cette tactique est coûteuse et risquée. Pendant leurs suspensions volontaires, ces propriétaires acquittent les pensions de leurs protégés auprès de l’entraîneur, ou les gardent devers eux, et prennent un risque évident de ne pas les retrouver aussi fringuant à l’issue de leur arrêt !... La stratégie Souloy est au contraire très avantageuse : « Je n’accepte pas n’importe quel cheval. Je regarde ses performances et s’il a un programme adéquat en France. Si à l‘entraînement le cheval ne s’adapte pas ou qu’il ne me donne pas entière satisfaction, il repart chez son propriétaire. »

L’importation directe de chevaux en ‘retard de gains’ est nettement préjudiciable aux écuries françaises, qui soumettent leurs effectifs à une lente ascension des lettres de l’alphabet des catégories au gré des performances de leurs chevaux, année après année. Manifestement tel n’est pas l’objectif  de M. Souloy, qui se soucie d’abord de leur faire gravir au plus vite les échelons et d’amasser des allocations au fil de leurs succès... : « Pas spécialement d’objectifs, j’essaie de garder la même dynamique et ligne de conduite dans l’écurie et de gagner un maximum de courses comme tous mes collègues. » Un aveu de ses impératifs économiques et financiers qui lui font oublier..., le sport !

Au-delà de ces déclarations, comment se concrétise l’effet de levier du ‘retard de gains’ ? « Ton prochain pénalty pour les parieurs ? », demandait le reporter de ‘Bruits d’écurie’ : « Repay Merci a laissé de gros regrets après sa faute la semaine dernière mais il est en très belle condition. Il devrait s’imposer lors de sa prochaine sortie. » Quelques jours avant l’entretien, Repay Merci venait effectivement d’être disqualifié sur la Grande piste de Vincennes, le 17 novembre 2014. Le pronostic de l’entraîneur ne se réalisera pas..., non seulement Repay Merci ne gagnera pas comme promis « lors de sa prochaine sortie », mais il ne gagnera plus jamais sous l’entraînement Souloy !... Arrivé dans ses boxes au début de l’été 2014..., il les quittera en janvier 2015..., avec une belle ‘musique’ française   3 3 7 Dai 8 2 1 1 2 Dai 1 ..., agrémentée d’un chèque substantiel de 145 070 € de gains acquis en six mois 5 juillet 2014 au 17 janvier 2015 ... Que dis-je ?..., un trimestre aura suffi pour prendre 114 900 € du 5 juillet au 6 septembre 2014..., ses deux troisièmes places à partir de cette date n’auront rapporté que 30 170 € sur ses cinq dernières courses en France. Après avoir couru un peu plus de cinq ans en Scandinavie, son séjour d’un semestre en France et ses deux mois de courses très fructueuses, lui aura permis d’amasser plus d’un tiers de ses 397 240 € de gains cumulés, à son départ de Ginai  (36.5 %)... Repay Merci, ‘remercier’, le verbe est transitif français, mais que l’on aimerait bien traduire par son homologue au figuratif, ‘rendre’..., et rembourser les parieurs du ‘pénalty’ raté de M. Souloy !...

Remonté aux gains et engagé dans la catégorie qui correspond à sa qualité et à ses performances, les cinq dernières épreuves de Repay Merci en France l’ont relégué à son rang, face à des concurrents de même niveau : son seuil de compétence atteint dès ses six ans, n’ayant plus rien à gagner ici, il poursuivra sa carrière en Scandinavie..., où il vient tout juste de s’illustrer une nouvelle fois à Charlottenlund, le 6 octobre dernier, devant les neuf concurrents d’une modeste épreuve dotée de 11 780 € d’allocations.

Les effets de levier du ‘retard de gains’ furent tout aussi violents avec ses dernières recrues scandinaves en ce mois de novembre 2014. Juliano Rags, à six ans, est un cheval de Groupe I en Scandinavie qui avait été « jugé digne de participer à l’Elitloppet » ; Boys Going In, de deux ans son cadet, encore sous l’entraînement de M. Fredrik Person, « qualifié pour le Prix de l’Union Européenne du Trot » à Rouen-Mauquenchy, venait de réaliser une honorable sixième place pour ses débuts sur les pistes françaises. M. Souloy avait apprécié ces performances : « ce sont deux excellents chevaux qui sont en retard de gains et qui devraient s’illustrer cet hiver en France. On les verra très bientôt en piste. »

Un examen attentif du palmarès de Juliano Rags, malgré une victoire en 2013 à Bjerke dans une course dotée de 203 000 € d’allocations, montre les difficultés rencontrées tout au long de sa progression jusqu’aux Groupes I, où il figurait sans briller  en 2014, ses engagements en Finlande, Norvège et Suède augmentèrent ses gains de 60 000 €, alors qu’il s’imposait facilement dans des courses faiblement dotées. M. Fabrice Souloy attendra jusqu’au mois de juillet 2016, c'est-à-dire après une interruption d’un an et demi, avant de l’engager à trois reprises à Enghien sur des courses C de bas niveau, puis à la fin août dans le Prix Jean Le Gonidec à Vincennes, classé Groupe II.  Sa ‘musique française est globalement décevante 5 10 1 Dai  et les 29 500 € péniblement mais rapidement gagnés, en un mois et demi, paieront ses frais de pensionnat. Agé de huit ans, Juliano Rags n’a toujours pas repris la piste cet automne.

Boys Going In était drivé par son propriétaire lors du Grand Prix de l’Union Européenne du Trot couru à Rouen-Mauquenchy, en 2014, juste avant qu’il ne rejoigne l’Ecurie du Trémont. M. Souloy l’engagera sans succès à trois reprises, en deux mois un Groupe 1 et deux Groupes II pendant le meeting de Vincennes, aux mains de MM. Franck Nivard et Pierre Levesque –, et s’en débarrassera aussitôt, concluant ainsi un bref passage sans aucun rapport... Retourné chez lui, Boys Going In emmagasinera quand même près de 125 000 €, sous l’entraînement de M.Untersteiner et reviendra courir six fois en France.

Cette fois, sa tournée française améliorera, mais modestement, ses gains de 18 000 € : une course A infructueuse à Vincennes en fin d’hiver puis une cinquième place à Enghien toujours en catégorie A, aux mains de M. Gélormini, augurait d’une tournée française plus prometteuse qu’en 2015 chez M. Souloy ; fin mars pourtant, sa septième place sur une course E de préparation à Cholet limitait ses prétentions et c’est avec une modeste course D à Vincennes sous la drive de M. Alexandre Abrivard, que sa seconde place lui rapportera 13 750  € ; mais un mois plus tard une nouvelle tentative en Groupe III se soldera par une dixième place décevante et enfin par une nouvelle déception sur un Groupe III à Enghien avec M. Franck Ouvrie, en août dernier. Les entraîneurs étrangers qui engagent eux-mêmes leurs chevaux en France, ne parviennent pas à se distinguer.

M. Souloy avait sans doute surestimé les capacités de Juliano Rags et de Boys Going In. Tout deux ont cependant menés une bonne carrière avec près de 300 000 € de gains cumulés chacun, à ce jour : soit 50 000 € par an pour Boys Going In et 37 500 € pour Juliano Rags. Largement de quoi payer leur avoine !

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Monsieur Souloy ne sera pas inquiété pour les courses de ses pensionnaires en France avant le 8 juillet 2016. Et ses affaires n’ont pas cessées de l’été... Sans doute ignorait-il les contrôles anti-dopage sur le cobalt. Peut-être jusqu’an prélèvement biologique de Lover Face à Cabourg, le 22 juillet ?... Depuis lors très exactement depuis la course d’Un Mec d’Héripré à Mikkeli en Finlande –, les chevaux de son entraînement n’ont pas couru à l’étranger. En juillet, les résultats de l’Ecurie du Trémont étaient encore sur leur lancée du début de l’année. Seuls les cinq disqualifiés des quatorze chevaux engagés à Enghien, dans les deux semaines qui suivirent le contrôle de Lover Face, dérogeaient aux habitudes d’une écurie peu coutumière aux disqualifications. Alerté du contrôle de Lover Face  et peut-être aussi, ce jour là, du dépistage du cobalt désormais , les performances de son cheptel s’affaissent en août, puis plus nettement en septembre au moment choisi pour dévoiler l’affaire sur la place publique. (Cf. Annexe 6.1) Le nombre de ses chevaux Gagnants, qui se maintenait globalement pendant les mois d’été, chute d’un coup en septembre (9.67 %) ; le nombre de chevaux Placés est encore plus parlant, puisqu’il s’effondre dès le mois d’août, de plus de un cheval Placé sur trois engagés depuis le début de l’année, à un sur cinq engagés en septembre (37.98 % à 19 %).

Malgré les départs de chevaux scandinaves repris par leurs propriétaires après le 9 septembre, la stratégie de l’effet de levier du ‘retard de gains’ poursuit son petit bonhomme de chemin dès cet automne avec des chevaux scandinaves..., la victoire de Cash Gamble à Vincennes, le 14 octobre dernier en est l’exemple et le parcours de ce cheval est particulièrement instructif.

Cash Gamble était passé sous l’entraînement Souloy à la fin de l’hiver dernier..., et depuis sa première course à Enghien le 18 août 2016, le cumul de ses gains s’est accru de 67 000 €, c'est-à-dire en 4 courses sur deux mois, soit près d’un tiers de ses gains acquis en 25 courses sur quatre ans en Scandinavie !  

Cash Gamble attire l’attention sur un autre cheval scandinave, From Dust to Dawn, lui aussi âgé de cinq ans, arrivé tout récemment dans les boxes de Ginai..., Pour un passage éclair de deux courses en deux mois sans aucun rapport. Propriété de l’Ecurie Dusty Stables, habituellement drivé par Bjorn Goop, l’un des drivers les plus performants de M. Souloy. Il a été retiré de l’Ecurie du Trémont  et confié à l’entraînement de Bjorn Goop. Le 14 septembre, M. Fabrice Souloy lui adressé un message sur son compte tweeter : "Le 9 septembre, Björn Goop dit qu'il me soutient. Trois jours plus tard, il devient l'entraîneur de Melby Viking et Ochongo Face. Vous êtes le meilleur".

Voici un an tout juste, Cash Gamble et From Dust to Dawn s’étaient déjà croisés sur les pistes néerlandaises, le 18 octobre 2015 à Wolvega..., une course internationale de Groupe I, pour chevaux de 4 ans, hongres exclus, le Prix de l’Union Européenne du Trot des Pays Bas. (Cf. Annexe 5) Un an plus tard et pour les chevaux de 5 ans, la finale du Prix de l’Union Européenne du Trot était à Vincennes le 14 octobre 2015 ; aucun des douze chevaux engagés à Wolvega n’y participait. Mais l’examen comparatif de leurs performances pendant l’année écoulée permet d’estimer assez fidèlement les effets financiers du ‘retard de gains’.

Pensionnaires de l’écurie de M. Sébastien Guarato, Bold Eagle qui l’avait emporté et son dauphin Billie de Montfort, avaient ramené des Pays-Bas les deux tiers des allocations (220 K€ sur les 350 K€ attribués)..., deux chevaux de Groupe exceptionnels, hors sujets ici, de même que les quatre chevaux étrangers restés courir au Pays-Bas et en Scandinavie. Les résultats financiers  de l’effet de levier sont appréciables sur les six autres chevaux au départ à Wolvega. Deux d’entre eux sont français écuries de MM. F. Prat et S. Guarato et quatre chevaux étrangers ont ensuite couru en France ; dont Cash Gamble, venu  en France sous entraînement Souloy et qui a gagné 69 497 € depuis l’an dernier. Cash Gamble a ainsi pris plus d’argent que les deux chevaux français (54 320 €) et deux fois plus que les trois chevaux ayant courus en France sous entraînements étrangers (32 406 €).

Les chevaux étrangers courant en France sous entraînements étrangers sont défavorisés : accoutumés aux tracés ovales des pistes plates des pays nordiques, la singularité des pistes de trot françaises les déroutent avec leurs virages ovales et ovoïdes dissymétriques, leurs distances, leurs cordes, leurs pentes. De leur coté, les chevaux français, qui courent dans leur catégorie, obtiennent des résultats conformes à leurs formes du moment et à leurs qualités ; chevaux ordinaires, ils peinent à équilibrer leurs charges. Les résultats financiers de Cash Gamble mesurent l’amplitude des ‘encouragements’ captés aux dépends de ses concurrents locaux et par-là les méfaits du ‘retard de gains’ que l’on peut évaluer grosso modo à un quart de gains supplémentaires de plus que ceux des deux chevaux français et à plus du double de gains que les trois chevaux étrangers... Cash Gamble amassant en 3 courses 69 500 € ..., soit 80 % des gains86 750 € des cinq autres en 24 sur un an !...

En novembre, Cash Gamble poursuivant son programme d’engagements dans le meeting de Vincennes, les effets du ‘retard de gains’ sont encore plus crus : ses courses ont rapporté 42 750 € ; contre 9 648 € pour Black d’Avril 5 600 € et  Bocage d’Ortige 4 048 € et rien pour les chevaux étrangers qui n’ont pas couru en France ce mois-ci... sinon l’ancien pensionnaire éphémère de M. Souloy, From Dust to Dawn, qui tente de s’accoutumer aux pistes françaises sous l’entraînement de M. Bjorn Goop depuis la mi-août, à la ‘musique’ désespérément plate Dai, Dai, Dai, 9 0...  

Le meeting de Vincennes s’est ouvert le 1er novembre 2016. Les chevaux de M. Souloy sont à la fête et leur musique est toujours aussi brillante : Dai Dai Dai 2 1 2 3 0 1 2 3 1 7 0 6 1 7 ; 4 gagnants, 5 placés, 3 allocations hors podium soit 12 allocations versées et 5 courses pour rien en 17 épreuves.

Et toujours l’effet de levier du retard de gains. Nuage en Ciel est l’archétype du cheval étranger en exploitation sur le programme des courses française qui vient de reprendre sa saison de gagne en France le 7 novembre. Agé de neuf ans, Nuage en Ciel est confié à M. Souloy depuis le mois de juin 2014 et courre alternativement en Italie et en France par périodes, après une interruption d’un ou de deux trimestres, sous l’entraînement italien de M. Cristian Rizzo puis sous l’entrainement de M. Souloy. Voici l’évolution de ses gains cumulés depuis sa première prestation avec M. Souloy : 154 175 € ; 1°/Fr. + 99 190 € ; 2°/Fr. 99 090 € ; 3°/Fr. 11480  € ;  It. 3 128 € ; 4°/Fr. 4 400  € ; It. + 1 440 € ; 5°/Fr. 11 480 €,  après sa 3ème place à Vincennes le 7 novembre, le cumul de ses gains s’établissant désormais à 384 383 €. Depuis le 3 juillet 2014, à neuf ans, Nuage en ciel à rapporté 230 208 € soit en deux ans 60 % du total de ses gains après sept ans de  courses ; pendant ces deux années, il a gagné 225 640 € (98.02 %) en France et 5 568 € (1.98 %) en Italie, où il a couru pour entretenir sa forme ou pour préparer ses courses françaises. L’effet de levier du ‘retard de gains’ est énorme : un cheval de qualité en fin de carrière dispose d’une énorme marge de progression dans sa remontée de l’alphabet des courses.

Voici les chevaux étrangers de M. Fabrice Souloy dans l’ordre de citation dans ce texte et le montant des effets de leviers calculés : Lover Face, 70 850 € ; Repay Merci, 145 070 € ; Juliano Rag, 29 500 € ; Lionel, 744 762 € ; Timone EK, 193 310 € ; Your Highness, 764 256 € ; Cash Gamble, 67 000 € ; Nuage en Ciel, 209 860 €. Au total, les gains de ces 8 chevaux est de 2 224 608 € en quelques courses et en quelques mois.

Les entraîneurs et propriétaires français sont pillés en toute légalité d’allocations considérables. Sans altérer en rien l’esprit de courses ouvertes à l’international, une mesure d’urgence devrait permettre de mettre fin à cette situation qui aujourd’hui ne profite pas aux entraîneurs étrangers courant en France, nous l’avons vu . Si l’Union Européenne du Trot voulait justifier d’une utilité quelconque, elle devrait établir au plus vite une grille d’ajustement des gains acquis dans tel ou tel pays, en affectant la valeur des gains acquis cumulés d’un cheval engagé à l’étranger d’un coefficient de nivellement calculé selon l’écart des allocations attribuées d’un pays à l’autre. L’équité voudrait qu’au moins tous les chevaux courent dans leur catégorie et non ‘contre leurs enfants’, la belle image du jargon hippique.

A Oslo, les avions furtifs de M. Souloy comme des B12 sur-vitaminés !...

Le 12 septembre 2016, M. Jacky Souloy recevait une journaliste d’Ouest-France, Mme Nathalie Houdayer, et se plaignit à tort d’une information tardive des mesures concernant le cobalt : « C’est paru au journal officiel mais les entraîneurs et les vétérinaires n’ont pas été informés. » ; dès le 10 juillet, un communiqué de la SECF était disponible sur le site de l’association des Vétérinaires équins de France (AVEF). Ceci écrit, on ne voit pas très bien pourquoi une telle urgence motivait de prendre connaissance de cette information. 

Les seuils publiés le 7 juillet couvrent très largement les niveaux d’oligo-éléments des apports nutritionnels et des supplémentassions alimentaires à base de vitamines B12... « La teneur moyenne en cobalt dans la vitamine B12 est généralement d’environ 4 %, ce qui ne semble pas suffisant pour induire une augmentation des taux plasmatiques et urinaires après administration orale. » indique Pommier Nutrition, une société experte dans le domaine des aliments complémentaires et des produits de soins pour chevaux..., qui soumet ses productions aux validations préalables du Laboratoire des Courses Hippiques de Verrières-le-Buisson. M. Jacky Souloy justifie ses regrets de ne pas avoir été informé plus rapidement après le 7 juillet : « Les taux autorisés ont été diminués de moitié. Les doses ou le temps nécessaire à l’élimination du produit n’étaient plus adaptés. » Cette justification incroyable légitime ni plus ni moins le dopage des chevaux en l’absence de dispositions anti-dopage avant le 7 juillet..., c’est le « ni vu, ni connu »..., le « pas vu, pas pris » d’une arnaque. Tout aussi incroyable encore, M. Jacques Frappat, le président de la Fédération des courses de Basse-Normandie qui plus est membre de la commission du Code des courses ! sous-entend que cette pratique délictueuse concernerait..., « D’autres entraîneurs (qui) pourraient connaître le même sort. ‘On tombe dans une période charnière avec le nouveau règlement mis en place’, reconnaît Jacques Frappat.» On tombe des nues !... Une période charnière entre quoi et quoi ?..

Si la présence du cobalt dans les prélèvements biologiques n’était pas recherchée avant le 7 juillet en France, elle venait tout juste d’être appliquée avant l’Ellitlopet en Suède et il est exact que les instances internationales de la lutte antidopage venaient effectivement de ramener le taux minimum autorisé de 250 à 100 ng/ml dans l’urine. M. Jacky Souloy dit bien que « les doses ou le temps nécessaire à l’élimination du produit  n’étaient plus adaptés.»... Ainsi, avant le 7 juillet, M. J. Souloy connaissait parfaitement les contraintes techniques d’un tel produit, certes pas ‘implicitement autorisé’ en France en l’absence de texte ‘explicite’ l’interdisant et sanctionnant son usage... EPO..., les manipulations sanguines..., un dopage reconnu depuis plus de trois ans comme une substance dopante aux Etats-Unis et en Australie et d’autres pays occidentaux où de nombreuses affaires ont défrayées les chroniques !! L’article est illustré d’une photographie : les mains d’une jeune femme approchent un une seringue vers l’encolure d’un cheval bai. La seringue, l’outil de travail de base de M. l’anesthésiste Jacky Souloy au CHU de Caen. Un médecin spécialisé qui connaît parfaitement les techniques d’administration des produits, leurs dosages, leurs délais de dissipation dans les tissus biologiques – M. J. Souloy ne parle d’ailleurs pas de‘rémanence’, le temps d’action d’un médicament dans l’organisme, mais bien ‘d’élimination des produits’ –. Le nombre de chevaux Souloys  détectés positifs aux quatre horizons, en France et en Europe du nord et d’autres ailleurs peut-être, des animaux pour le moment tus par la Principauté du Trot, pourraient être en attente des ‘Décisions’ des commissaires de la SECF..., ce coup de pied dans l’écurie du Trémont aurait justifié d’une enquête judiciaire et non d’une simple procédure disciplinaire diligentée par une association loi de 1901 qui est à la fois juge et partie dans l’affaire qu’elle a tout intérêt à dissimuler au public, pense-t-elle. S’il fallait démontrer les insuffisances de la politique d’a-dopage des Principautés, l’affaire Souloy en est l’exemple.

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L’annonce d’un contrôle positif est toujours un événement grave. Suspecté du dopage de ses chevaux, l’entraîneur et son entourage immédiat subissent un traumatisme incommensurable, même dans le cadre protecteur d’une procédure d’a-dopage à la française. L’impact soudain, juste au moment de l’information publique, diffuse sont lot de souffrances et d’angoisses qui ne se calmeront que très lentement et disparaîtront peut-être un jour, bien après la publication des sanctions qui mettra fin à la publicité de l’affaire.Ses effets sur un petit entraîneur n’iront pas plus loin que quelques lignes stéréotypées de la rubrique des ‘Décisions au Bulletin Officiel’ de Paris-Turf, qui ne seront lues que par l’intra muros et quelques très rares parieurs passionnés. Par contre, la citation d’un entraîneur de renom provoquera une onde de choc qui risque pendant quelques temps de se répandre sur les médias généralistes. Les plans de communication de crise des Principautés visent à la circonscrire au sein de l’intra muros et à contrôler sa diffusion au-delà.

Aucun entraîneur ne sort indemne de ces événements. La marque rouge de la déconsidération altèrera la suite de sa carrière. Vu sous cet angle, les effets à long terme de l’a-dopage français sont incalculables. Ne pas stigmatiser le dopage, mais tenter au contraire de le cacher, est bien la pire solution qui soit : l’a-dopage entretient la confusion entre l’entraîneur pris en faute par une ‘queue de fin’ de soins et le dopeur intentionnel. Même si le doute lui reste bénéfique au sein de sa confrérie professionnelle, sa probité est peu ou prou remise en cause par le public des courses, qui gardera en mémoire le discrédit de son affaire et la perte de considération passagère qu’elle aura suscitée.

Dès l’annonce d’un contrôle positif, c’est l’activité de l’écurie, ses équilibres financiers et sociaux, qui sont touchés. Se précipitent alors les premières réactions de l’entourage et du personnel, les contacts avec les ‘institutionnels’ chargés du règlement du dossier, les explications à fournir aux propriétaires, aux fournisseurs, au banquier et l’évaluation des conséquences et des mesures à prendre en urgence..., le tout à régler le dos au mur, en position psychologique et morale très défavorable – le tweet de M. Souloy à B. Goop : « vous êtes le meilleur ! » cache sous l’ironie, la tension et le désarroi –. Viendront le remboursement des allocations indues et les effets des suspensions éventuelles et les affres de l’opprobre et de l’exclusion sociale..., même dissimulée sous la bienséance d’une confraternité obligée..., peut-être aussi quelque compassion pour l’homme déchu.... Bien pire que les désordres matériels et financiers d’une sanction pour dopage  –réduits à peu en France  –la sanction sociale sera toujours à la hauteur de la notoriété acquise avant l’affaire.

« Certains le trouveront froid au premier apport, appréciait l’envoyé du site de parieurs ‘Bruits d’écurie’, d’autres comme nous verront en Fabrice Souloy un homme d’une grande modestie et un passionné perfectionniste dans son travail, des qualités qui lui ont valu de rentrer dans le ‘Panthéon’ du trot français en une décennie...., ce grand professionnel plein de bon sens et de bonne humeur..., ce grand Monsieur qui fait partie du gratin de nos professionnels en France... » M. Souloy  peut légitimement s’inquiéter des développements de son affaire. Comment retrouvera-t-il cette fascination bien compréhensible du public des courses, au vu de son fantastique palmarès ?... Comment se relèvera-t-il de l’infamie, même si l’omerta du milieu le protège en l’instant..., après quinze ans de victoires de Groupes par centaines, depuis 1999 et sa première victoire d’un Groupe I avec Install dans le Critérium des 3 ans... L’immense déception de ses supporters peut le disqualifier définitivement ?...

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Le milieu des courses ne se retourne pas sur le passé qui fâche : « demain sera un autre jour »..., et peu importe si ‘demain’, hier paraîtra comme un jour calamiteux !.... En supprimant la congélation des échantillons qui permettait la rétroactivité des contrôles anti-dopage, les Principautés, non seulement interdisent le constat des faits de dopage, mais censurent la libre expression sur le dopage. Surtout lorsqu’il s’agit de le faire oublier !... D’échapper à toute publicité vers le grand public.

Lionel, Timone EK, Your Highness, Un Mec d’Héripré ont été contrôlés positifs en Norvège, Suède et en France ... Les niveaux de cobalt relevés dans leurs prélèvements biologiques, publiés dès le 17 septembre par Le Veinard, dépassent de 3.7 à 4.9 fois le seuil de tolérance admis internationalement. Mais les faits s’étant produits à l’étranger en mai et en juin avant leur publication, le 7 juillet, sur le tableau des substances interdites du Code du Trot, écarte toute infraction possible avant cette date..., faute de dispositions légales !

Les courses hippiques sont un sport en Scandinavie. Les Sociétés norvégiennes et suédoises n’ont pas hésité à fustiger la gravité de l’affaire Souloy en conférence de presse, le niveau des doses de cobalt découvertes, ni à le suspendre sur le champ, lui qui est venu flétrir leur sport dans les meilleures épreuves de leur programme. Les Sociétés mères françaises, les Principautés, traitent les courses comme un spectacle ‘sportif’..., où le sport est accessoire, puisqu’elles ne sont pas rattachées au ministère des sports mais au ministère de l’agriculture ! Qu’importe alors pour le spectateur-parieur que les chevaux soient ou non dopés !... S’intéressent-t-on aux psychotropes absorbés par un artiste avant qu’il ne monte en scène ? Non !... Le dopage affecte au premier chef les professionnels, à l’évidence floués lorsque l’un de leur confrère véreux leur rafle les allocations sous le nez !... Là où le parieur y trouve pourtant son avantage, notamment s’il s’agit de concurrents étrangers en ‘retard de gains’..., car si, en plus, l’entraîneur a la bonne idée de les doper, mais c’est tout bonus !!

Entré dans l’effectif de l’écurie du Trémont à l’hiver 2014/2015, Lionel avait déjà couru dix-huit courses en Scandinavie et ses gains s’établissaient à 61 166 € à son arrivée en France. M. Fabrice Souloy lui a alors dessiné une carrière de crack, peut-être un peu trop optimiste. Son année de cinq ans, en 2015, où il vaincra douze fois en quinze courses est une succession d‘allers-retours progressifs d’une catégorie de courses à l’autre, d’abord de niveaux moyens puis sur des Groupes II en fin d’année – successivement catégorie/classement : D 2ème / Gr III 3ème / B 1er / C 2ème / B 1er / A 4ème / B Dai / Gr III 1er / Gr III 1er / Gr II 1er / Gr III 1er / Gr II 1er  / Gr III Dai / Gr II 1er / Gr II 1er –. Sa sixième année, malgré le contrôle positif au cobalt qui terni son image de cheval de classe, restera l’année de ses victoires dans le Grand Prix de Paris, face à Bold Eagle, fin février, puis dans le Prix de l’Atlantique à Enghien en avril. Sa huitième place le 17 janvier 2016 peut s’expliquer puisqu’elle précédait de deux semaines le Prix d’Amérique, où il fut disqualifié. De même de sa disqualification du 14 février, deux semaines avant ses victoires successives dans le Grand Prix de Paris puis dans le Grand Prix de l’Atlantique. Après ses victoires prestigieuses, la ‘musique’ de ses trois dernières courses à la suite est très décevante – Gr II Dai / Gr II 0 / Gr I 5ème  –. Mais avec une moyenne de gains annuels exceptionnels de 135 000 € depuis sa naissance, Lionel a désormais plus que largement comblé les attentes de son propriétaire. Des gains essentiellement acquis pendant son séjour au sein de l’Ecurie du Trémont – 23 courses en 17 mois / 744 762 € / 43 809 € par mois –. Lionel a quitté les boxes de M Souloy pour rejoindre l’entraînement de son premier entraîneur, Goran Antonssen, etn’a pas encore recouru depuis son voyage malencontreux à Bjerke, le 12 juin 2016, sa sixième place et un gain de 4 212 € à rembourser –.

Timone EK est un cheval italien de quatre ans, propriété de M. Luigi Lettieri depuis sa première course en janvier 2015. Le poulain fait tout de suite merveille sur les hippodromes italiens et, dès sa quatrième course, se voit confier au driver chevronné M. Enrico Bellei. Huit mois après sa première course, le 24 août 2014, il pulvérise son record au kilomètre en 1’12’’ 7 sur 1600 mètres  – 4’’9 en dessous de son plus mauvais temps ! – Dix épreuves du poulain, huit victoires et trois places, aucune faute d’allure, une progression constante et dominatrice dans la hiérarchie des compétions italiennes. Tout plaide en sa faveur..., sinon lors de sa troisième course, une légère ombre, peut-être, lors d’une incursion à Vincennes en fin de meeting..., une troisième place et une réduction kilométrique sur les 2100 mètres de la petite piste qui pouvait laisser craindre une moindre tenue à la distance. Qui ne se confirmera pas en Italie pendant la saison 2015 de ses trois ans. C’est toujours l’entraîneur italien, M. Gennaro Casillo, qui l’engage à dix reprises, les six dernières sur des distances supérieures à 2000 mètres..., des courses où s’affrontent les meilleurs trotteurs italiens de son âge..., jusqu’au Derby Del Trotto à Rome, doté de 770 000 € d’allocations, où il sera disqualifié en finale. Sa ‘musique’ est tout simplement formidable 2 Dai 1 1 1 1 3 1 Dai Dai. Pourtant, fatalité des courses italiennes sur le déclin, ses 13 victoires et ses 4 places au plus haut niveau sur seulement 3 disqualifications..., n’offrent qu’un total de 316 530 € de gains !

Timone EK est le cheval type apprécié de M. Souloy ; « ..., les chevaux étrangers mettent un mois à s’acclimater à la France et à la méthode d’entraînement de la maison. L’avantage de ces chevaux est qu’ils se préparent assez rapidement. »..., sans oublier de souligner les efforts : « ... il y a beaucoup de travail sur chaque cheval pour trouver l’élément déclencheur qui va les amener au top et je ne peux pas me permettre d’avoir trop de chevaux à l’entraînement. » La carrière de Timone EK sous entraînement Souloy débute après un semestre de repos et d’adaptation. M. Bjorn Goop le teste à Turin, une compétition d’un niveau moyen courue  le 17 avril 2016, puis M. Souloy l’engage un mois plus tard sur le Gran Premio d’Europa à Milan, où M. E. Gubellini est à la drive. Même scénario un mois plus tard : un engagement préparatoire sur l’hippodrome de Bjerke à Oslo puis le Gran Premio Triossi à Rome... Quatre succès coup sur coup : Timone EK écume les allocations !

Vainqueur à Bjerke, le 12 juin – soit 9760 € de gains à rembourser, après le contrôle positif au cobalt –..., Timone EK a poursuivi sa formidable ‘musique’ à Rome (1er) et à Enghien (3ème), toujours sous l’entraînement de M. Souloy... les 29 juin et 30 juillet 2016. Les Sociétés hippiques italiennes n’ont pas signalées de contrôle anti-dopage positif et les Principautés françaises n’informent qu’après ’décisions’ de leurs commissaires.

Depuis son entrée dans l’effectif de l’Ecurie du Trémont, Timone EK a couru cinq courses, dont trois en Italie... A 4 ans, le solde de son compte financier émarge déjà à 510 840 €..., en progression de 194 310 € sous entraînement Souloy..., tout juste la moitié des gains en quatre mois du montant des 316 530 € gagnés après vingt courses en quinze mois sur les pistes Italiennes. Transféré sous l’entraînement de M. Philippe Billard, beau-frère de M. Souloy, à la mi- septembre 2016, M. Billard s'est à son tour vu retirer à titre conservatoire sa licence d'entraîneur le 23 septembre...

Après une longue carrière déjà en Scandinavie, le prodige Your Highness n’a jamais manqué un podium depuis son admission chez M. Souloy, en novembre 2015...  Arrivé à Ginai avec  un solde de gains de 287 584 €, il en ressort avec 1 051 840 € de gains sous les sabots ! En 2016, sa septième année, ce trotteur prodigieux a  multiplié son pécule par 3.65..., treize courses en dix mois et une progression fantastique de 764 256 € !... Contrôlé positif au cobalt à Oslo, Your Highness est désormais sous l’entraînement de M. Daniel Reden.

Un Mec d’Héripré est l’un des chevaux fétiches des pistes de trot françaises. A 8 ans, il est aussi le plus capé des quatre Souloys contrôlés positifs au cobalt en Norvège. Un Mec d’Héripré doublement contrôlé positif..., quinze jours plus tôt, aussi sous cobalt lors de la batterie et de la finale de l’Elittropet à Solvalla en Suède : on ne prête qu’aux riches !... Trotteur français propriété de l’Ecurie d’Héripré de M. Quintin, 2016 restera l’année d’un palmarès éloquent..., sa dixième place dans le Prix d’Amérique ; l’année où il a engrangé 634 452 €, soit en huit mois presque le tiers de ses gains totaux depuis sa naissance, voici soixante et onze mois. Entraîné par M. Souloy depuis le début de sa carrière, il est toujours stationné à Ginai.

A l’issue du meeting de Vincennes 2015/2016, les Souloys ont recouru à partir d’avril 2016. Leurs ‘musiques’ sont contrastées mais étincelantes :

- le 9 avril Your Highness :  2 1 2 1 1 1 1 ; gains de 508 056 € ; fin le 17 août ;

- le 17 avril, Timone EK :  3 1 1 1 1 ; gains de 194 310 € ; fin le 30 juillet ;

- le 23 avril, Lionel :  6 0 Dai 1 ; gains de 94 212 € ; fin le 12 juin 2016.

- le 23 avril, Un Mec d’Héripré :  1 1 1 5 1 1 3 3 1 2 1 3 ; gains de 618 852 € ; fin le 26 juin 2016.

L’effet de levier du ‘retard de gains’ initial des chevaux scandinaves et italien a produit pour Your Highness, Timone EK et Lionel un total de 796 578 € de gains. Le solde des gains cumulés de ces trois chevaux était de 2 331 110 €, à fin juin 2016 : Your Highness (1 014 340 €), Timone EK (510 840 €), Lionel (805 930 €).

En moins de quatre mois, du 9 avril au 30 juillet, ces trois chevaux ont accru ensemble de 34.17 % le total de leurs gains cumulés. En quatre mois de leur 4ème, 6ème et 7ème année, à eux trois, ils ont augmenté de plus d’un tiers leurs comptes en banque !

Et si l’on inclut les gains cumulés de Un Mec d’Héripré, 8 ans, (1 713 332 €) rapportés à ses gains depuis le 23 avril 2016 (618 852 €)..., les quatre chevaux contrôlés positifs en Scandinavie ont totalisé 1 415 430 € de gains depuis avril 2016 soit 35 % tout rond de leurs gains cumulés (4 044 440 €).

 « Tu as une réussite de 57.7 % dans les trois premiers en 2014. Quel est ton secret ? », questionnait le reporter de ‘Bruits d’écurie’ : « (rires de M. Fabrice Souloy) Il n’y en a aucun malheureusement. Gérer une écure coûte cher avec le personnel à payer, les trajets pour aller aux courses à financer, etc... J’essaie d’avoir une chance quand je présente un cheval à Paris ou en province... »

Sur les pistes, M. Fabrice Souloy fait appel à des jockeys français, scandinaves, italiens, belges. Les douze derniers mois, quatre d’entre eux ont monté les deux tiers des courses courues par son écurie (350/525) ..., des courses visées, leurs résultats sont impressionnants (Cf. Annexe 3.) :

Franck Nivard : 170 courses / 33 victoires / 42 fois second et 3ème ;

Yann Lorin : 94 / 16 / 9 ;

Jean-Michel Bazire : 55 / 13 / 9 ;

Björn Goop : 31 / 12 / 6.

Soit 74 victoires et 66 fois second et 3ème..., soit 140 chevaux sur le podium.

Björn Goop s’est présenté 5.8 fois sur le podium toutes les dix courses ;

Franck Nivard 4.4 fois sur dix ; 

Jean-Michel Bazire 4 fois sur dix ;

Yann Lorin 2.6 fois.

Ce qui surprend à l’examen, c’est le nombre de victoires (74) supérieur au nombre de 2ème et de 3ème (66). Ces résultats sont absolument extraordinaires ! L’analyse des performances à la gagne des quatre jockeys phares de l’écurie –Y. Lorin est un apprenti maison passé professionnel le 28 mai 2016 à Caen – peut s’apprécier par une simple division du nombre de podiums rapporté au nombre de gagnes :

Björn Goop : 18 podiums dont 12 gagnes donne 1.5, soit 2 fois sur 3 gagnant ; Yann Lorin : 25/16 = 1.56 ; Jean-Michel Bazire : 22/13 = 1.69 ; Franck Nivard : 75/33 = 2.27. De tels résultats laissent pantois !...

 

Souloy, le dopage ‘présumé’ au cobalt... Souloy, les ‘retards de gains’ : « Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend, on a raison de penser ce qu’on pense... »..., sacré Coluche !...

Première phase du Plan de communication de crise de l’a-dopage.

Ce sont les valeurs de vérité qui fondent une politique anti-dopage..., une vérité fondamentale qui garantit la vie démocratique, la stabilité sociale, la pérennité économique, la confiance des citoyens... Pierre de Beaumarchais écrivait en 1785Le mariage de Figaro– :

« Depuis qu’on a remarqué

qu’avec le temps vieilles folies deviennent sagesse,

et qu’anciens mensonges assez mal plantés

ont produit de grosses, grosses vérités,

on en a de mille espèces.

Et celles qu’on sait, sans oser les divulguer :

car toute vérité n’est pas bonne à dire ;

et celle que l’on vante, sans y ajouter foi :

car toute vérité n’est pas bonne à croire ;

et les serments passionnés, les menaces des mères,

les protestations des buveurs, les promesses des gens en place,

le dernier mot de nos marchands, cela ne finit pas. »...,

la mascarade mensongère de l’a-dopage des Principautés..., n’est pas bonne à croire !...

 

Toute vérité n’est pas bonne à dire. La vérité du dopage des Souloys se dit en conférence de presse en Scandinavie ; elle a soulevé la colère d’un public culturellement attaché aux courses de trot. Chez nous, les mensonges de l’a-dopage s’instillent d’un plan de communication de propagande à l’autre, certes accueilli dans l’indifférence du grand public, ignorant tout d’un système de courses tourné vers les paris..., et qui entendent rester dans l’ignorance !..; mensonges qui piègent aussi les professionnels intègres et n’arrangent que les tricheurs. Des mensonges qui s’inscrivent en continuité de l’énorme tromperie d’Etat d’une spoliation décrétée des turfistes..., ses ministres jacobins, sa police et ses juges, tous attentifs au maintien d’un dispositif de jeux véreux. En Scandinavie, la vérité du dopage est bonne à dire..., les courses hippiques sont un sport. En France, la vérité du dopage ne se dit pas..., les courses hippiques sont un spectacle au bénéfice d’un prélèvement d’une ‘hippotaxe’ d’un milliard annuel et du financement du cheptel et des opérateurs de paris pour un milliard quatre cent millions l’an..., que l’Etat, les Principautés, l’intra muros s’appliquent à masquer : toute vérité n’est pas bonne à dire..., tout en prétendant que les courses hippiques françaises relèveraient également du sport : toute vérité n’est pas bonne à croire.

Le plan de crise de l’a-dopage est bâti sur les non-dits et les mensonges complices..., tous ses acteurs mentent et s’occupent à distraire l’attention du public et des joueurs. Le bon sens populaire se persuade que les journaux ne disent pas la vérité... Mais à vrai dire, chaque journal a sa façon d’informer et écrit ‘sa vérité’; les rédacteurs et leurs lectorat habituel se comprennent à demi-mot. Le simple propagandiste hippique– convaincu d’être un ‘journaliste’ puisqu’encarté – s’attache à l’exactitude de ses informations soigneusement choisies. Ainsi, tout est exact, lorsque Sylvain Copier de Paris-Turf écrit : « Au printemps, en concertation avec le Trot, France Galop a fait une demande auprès du ministère de l’agriculture pour modifier le Code des courses et mettre en place un seuil de positivité pour le cobalt. » Nous savons la prééminence de France Galop auprès des autorités politiques, aussi il va de soi que c’est bien elle qui a présenté leur demande au ministère « en concertation avec le Trot »... « Au printemps », notons que la saison de ce « printemps » allait du 20 mars au 20 juin... Mais cette information, qui est exacte, n’en est pas moins incomplète. Si la fixation d’un ‘seuil de positivité pour le cobalt’, qui est dite, indique une volonté de dépistage..., l’abandon des analyses rétrospectives des prélèvements biologiques, qui est tue, signe le refus de dépistage des dopages antérieurs.

Que s’est-il passé pendant ces quatre mois qui précédèrent la conférence de presse du 9 septembre 2016 à Oslo ? Quelles sont les vérités qui ne seraient pas bonnes à dire, selon les Principautés ?..., et pourquoi ?

Le 4 mai, le Conseil d’Administration du Cheval Français fixait l’ordre du jour du Comité du 10 mai : « Il sera proposé aux membres du Comité mardi prochain d’adopter plusieurs modifications réglementaires. Les principaux aménagements concernent le contrôle des médications (sanctions liées aux analyses rétrospectives des prélèvements biologiques qui peuvent être conservés au maximum 10 ans ; mise en place d’un seuil pour la détection du cobalt dans lesdits prélèvements) et l’usage de la cravache en course (renforcement des sanctions en cas d’infraction et des modalités de son utilisation dans les courses au trot monté, sur proposition de la Commission du bien-être animal et de la Commission des programmes et du code). »

Ce mardi 10 mai, le Comité se préoccupait en priorité des ‘sanctions liées aux analyses rétrospectives’ et, en un second temps, de la ‘détection du cobalt’. Le Laboratoire des courses hippiques de Verrières-le-Buisson avait-il déjà procédé à quelques tests discrets afin d’évaluer le niveau des dopages au cobalt existants déjà, avant de l’inscrire parmi les substances interdites du Code ? Peut-être..., et même vraisemblablement. En effet, ces ‘aménagements’ des sanctions liées aux analyses rétrospectives se traduiront par la suppression pure et simple du paragraphe du Code qui prévoyait la congélation des échantillons sur une durée de dix ans... Prétendre à un ‘aménagement..., des sanctions liées aux analyses rétrospectives..., que l’on ‘supprime’, puisqu’il n’y aura plus de congélation..., c’est la vérité sur-vitaminée de l’a-dopage, une telle hypocrisie ! Les échantillons pourraient bien être contaminés..., alors supprimons les échantillons !!... Et puisqu’il faut bien en passer par là la mesure est en vigueur aux USA et en Australie depuis belle lurette , introduisons le cobalt comme produit prohibé dans ‘le tableau des substances à seuils– et tant qu’à faire ordonnons la suppression de la Théobromine –...

Le 10 mai, les ‘décisions’ sont arrêtées. La Principauté du Galop sollicite alors l’autorisation du ministre de l’agriculture, M. Le Foll, qui interviendra sept semaines plus tard, le 28 juin. Mais, le fait est à signaler, le courrier du ministre est adressé à la seule Société mère du Trot !... Entre temps, le 29 mai à Solvalla en Suède, puis le 12 juin à Oslo en Norvège, les chevaux de M. Souloy se sont produits en courses..., et leurs dépistages positifs au cobalt entre le 12 juin et la lettre du ministre du 28 juin. Les Sociétés hippiques scandinaves n’ont pas attendu longtemps pour informer leurs homologues français... Deux semaines suffisent largement, c’est ce qu’annonce l’agence de presse de Paris-Turf, TIP..., le 12 septembre : « Le 26 mai (sic, le 29) à Solvalla, les quinze chevaux de l’Elitloppet sont contrôlés : aucun n’est positif. Deux semaines après, les six premiers du Grand Prix d’Oslo subissent ce qu’on appellera un test A : deux d’entre eux, tirés au sort, passent le teste B. Parmi eux, Lionel, Négatif au premier tour, il se retrouve positif au cobalt, dont le seuil est fixé à 250 nanogrammes par litre. Dès lors, ils déclenchent le ‘B’ pour les quatre autres chevaux. Your Highness et Un Mec d’Héripré passent aussi au rouge. Comme l’autorise l’agrément entre les pays scandinaves, les autorités norvégiennes communiquent avec celles suédoises, qui ordonnent la décongélation de l’échantillon A et appliquent le test B dans l’Elitloppet. Un mec d’Heripré négatif, se retrouve positif » l’agence TIP omet le contrôle positif de Timone EK, ce même 12 juin à Bjerke –.

Adonc, deux semaines après les courses en Suède le 29 mai, les échantillons prélevés à Oslo le 12 juin furent soumis aux analyses biologiques... Seize jours plus tard, le ministre Le Foll signait sa lettre datée du 28 !... Les autorités scandinaves se devaient de réaliser ces analyses dans les meilleurs délais, au plus vite après les épreuves !... Si en Suède, l’Elitloppet est un Groupe I doté de 565 425 € en finale et de 53 851 € par batterie..., le Grand Prix de Norvège à Djerke est aussi un Groupe I avec 302 212 € d’allocationsYour Highness 157 950 € ; Un Mec d’Héripré 131 033 € ; Timone EK 9 760 € , c'est-à-dire l’une des courses parmi les plus belles épreuves du programme scandinave. Les quatre chevaux étrangers incriminés venaient d’empocher la bagatelle de 298 743 €..., à retenir en cas de contrôle anti dopage initial positif..., ou à récupérer, si elles étaient versées aux propriétaires, s’ils tardaient à enclencher les procédures de contrôle !... L’affaire est considérable ! Dès les résultats des analyses connues et vérifiées, les autorités scandinaves en ont bien évidemment informé la Principauté du Trot. Qui se dépêche auprès de son ministère de tutelle. Quatre pensionnaires d’une même écurie française, engagés sur les réunions événementielles des deux hippodromes phares scandinaves, les premiers cas de taux de cobalt excessifs décelés en Europe, une substance qui a tant défrayée la chronique en Australie et aux Etats-Unis !...

La Principauté du Trot est en pleine effervescence, en cette fin de mois de juin : les Sociétés scandinaves l’ont précédée dans la recherche du cobalt – la Suède,fin mai – ; il lui faut couper court aux critiques qui ne manqueront pas d’interpréter tout retard excessif ; plus secrètement, face aux suédois, il est vexant d’avoir été supplanté..., et il serait tout à fait inconcevable que la Principauté du Trot perde de sa superbe, de sa fierté et ses prérogatives de première Société du Trot européenne. La missive de demande d’autorisation de modification du Code requiert une réponse du ministère. Le ministre est pressé d’y répondre au plus vite. L’autorisation ne se fait guère plus attendre.

Les Principautés sont aguerries à la gestion de plannings : le début de l’été était finalement un moment favorable pour inaugurer la surveillance de cette nouvelle substance dopante. Le Bulletin Officiel du Trot du 7 juillet 2016, annonce que le Comité de la Société d’Encouragement à l’élevage du Cheval Français (SECF) a décidé d’une modification du Code des courses au Trot dans sa séance du 10 mai 2016, aménagements applicables dès le 8 juillet et approuvés par le ministère de l’agriculture.

La Principauté du Trot publie un communiqué et instruit aussitôt les vétérinaires chargés des prélèvements. Le 10 juillet, l’Association Vétérinaire Equine Française (AVEF) informait de ces nouvelles dispositions sur son site internet. M. Jacky Souloy se plaindra à tort, le 12 septembre, auprès d’une journaliste d’Ouest-France, Mme Nathalie Houdayer : « C’est paru au journal officiel mais les entraîneurs et les vétérinaires n’ont pas été informés. »

Le Laboratoire des courses hippiques (LCH) de Verrières-le-Buisson lance ses procédures d’analyse et les premiers contrôles détecteront la présence de cobalt. Ce que constatera M. Maupas, pas peu satisfait de son effet, le 19 septembre : « Il y a des cas de cobalt en France » – quatre écuries sont concernées..., et d’insister à rallonge d’un ton d’autorité, qu’il n’en dira pas plus, qu’il n’en dira rien et redit et répété sous tous les angles... Pas plus qu’il ne dira un mot ni de l’identité du cheval ni du contrôle positif de Lover Face, à Cabourg le 22 juillet, un hongre suédois de 8 ans pensionnaire de M. Souloy, le cinquième de la série de ses chevaux au cobalt ; Lover Face rattaché à son écurie depuis tout juste sept mois..., Lover Face le beau bai par Love You venu du froid, qui s’accommodait mal de l’été français et se préparait pour les Quintés du meeting d’hier à Vincennes ; une belle ’musique’ déjà en huit courses : 3 Dai 1 1 3 Dai 9 2..., stoppée net d’une intoxication au cobalt ; 70 630 € de gains encaissés en sept mois, soit la moitié de ses gains cumulés après six ans d’activité !...

Le Bulletin Officiel du Trot, amendé du cobalt et de la cessation de toute congélation, est donc paru le 7 juillet, une semaine après la réception du courrier ministériel. Après la conférence de presse d’Oslo, le 9 septembre, quelques observateurs remarquèrent l’absence du cobalt au ‘tableau des substances interdites’ du Code de la Principauté du Galop. Les mauvaises langues y virent une volonté de laisser courir l’Arc de Triomphe par quelques chevaux cobaltés, sans risquer une surprise au contrôle biologique. La lettre missive du ministre se faisait attendre, dit-on. Mais pourquoi le ministre Le Foll a-t-il tant tardé ? Pourquoi n’a-t-il pas répondu aux deux Principautés en même temps...,  pourquoi pas à la même date du 28 juin ?...  D’autant que la demande était initiée par la Principauté du Galop « en concertation avec le Trot. » Toutes cette précipitation en juin, et à nouveau en septembre, est si surprenante que le ministre semble s’en être lui-même mêlé les pinceaux.

L’information de Sylvain Copier de Paris-Turf tombe le 21 septembre 2016, comme un pare-feu sur les réseaux sociaux : « France Galop a reçu très récemment une réponse favorable du ministère de tutelle...Ce changement va être publié dans le bulletin officiel dans les plus brefs délais et mis en application avant le week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe... » Le 23 septembre, le Code des courses du Galop sera mis à jour avec un retard de deux mois et demi... Et l’on passe à autre chose !... A vrai dire, le ministre n’a pas été sollicité à temps, avant septembre, il avait d’autres chats à fouetter. Quant aux Principautés, elles aussi avaient la tête ailleurs !..., le Trot à son plan de communication de l’affaire Souloy..., le Galop, à la préparation de l’Arc.

Mais puisque nous en sommes à citer les lettres du ministre, s’il lui seyait de nous répondre – une plaisanterie bien sûr..., qui dans un ministère pourrait s’intéresser aux écrits du vulgum ? , peut-être consentirait-il à nous éclairer sur leur contenu. Dans le même mouvement qu’il autorisait l’inscription du cobalt au tableau des substances interdites du Code, se souvient-il avoir également autorisé la suppression de la congélation des échantillons de prélèvements biologiques ? A-t-il vraiment cautionné la fin de toute rétroactivité du contrôle anti-dopage ?... Les lettres sont signées main levée à la file des intercalaires de classeurs de courriers empilés, si le ministère a effectivement signé la fin de la rétroactivité, ce serait par inadvertance... Il serait maintenant urgent de s’interroger sur l’ampleur du scandale dénoncé par Mme Kristin Riise Odegard, la journaliste norvégienne stipendiée par un ‘haut responsable du trot français les autorités scandinaves lui ont interdit la diffusion et de son identité et de son message ! puis par M. Souloy en une minute au téléphone. Lui apporter crédit lorsqu’elle écrivait que « l’affaire Souloy est le plus grand scandale de l’histoire du trot européen ». Et nous excuser auprès d’elle de la goujaterie de nos compatriotes aux responsabilités.

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 La préparation du plan de communication de crise d’a-dopage se réduit pratiquement à arrêter quelques dates sur un calendrier. Quelque fois précédé d’une rumeur distillée sur les réseaux sociaux..., un communiqué de presse suffit généralement à lancer les hostilités. Cette fois, la gravité de l’affaire Souloy est sans commune mesure avec les nombreuses affaires du passé. Les scandinaves ont été associés au plan de communication. Mme Kristin Odegard était en contact avec la ‘journaliste’ du Trot, Mme Céline Maussang, qui s’est appuyée sur ses informations pour rédiger un article, dès après la conférence de presse d’Oslo. Mme Odegard précise, citant Svein Morten Buer, Président de la Sociétés des courses norvégiennes : « Dans le règlement de l’Union Européenne du Trot (UET), il est écrit que le pays où stationne le cheval positif doit participer à l’enquête mais en France, ils n’ont pas voulu. Ils nous ont dit que tout ce qu’ils pouvaient faire était de nous donner un numéro de téléphone et une adresse. »... Des contacts ont été pris. Mais l’affaire est scandinave et le restera : le Code du Trot ne procèdera à aucune rétroactivité des contrôles, depuis l’annulation de la congélation, le 7 juillet... La Société du Cheval français n’enquêtera pas chez M. Souloy. Son dévoilement se fera en Scandinavie et échappe aux Principautés. Mais la distance atténuera les effets d’une nouvelle aussi fracassante. Un bon amortisseur sans doute... D’autant que les autorités scandinaves procèderont par conférence de presse, une pratique totalement inédite pour les français, qui suppose que la presse hippique se déplace pour recueillir le détail des faits. Le 9 septembre sera la bonne date. Le contexte social sera très favorable aux Principautés.

Le 9 septembre, la rentrée politique française sera déjà lancée.., l’ouverture de la campagne électorale des présidentielles de l’an prochain focalise les médias qui s’agitent d’un candidat à l’autre...; le pays sera en pleine rentrée sociale et scolaire, les gens seront occupés, la tête ailleurs... Tout ce remue-ménage traditionnel de la rentrée ajouté à la proximité de la réunion de l’Arc..., la fenêtre d’exposition sera brève et vite circonscrite, entre le 9 septembre et le weekend du 25 septembre tout au plus. Deux semaines de tohu-bohu à contrôler !... Rien, au vu de cette sale affaire : quatre ou cinq chevaux d’un même entraîneur sur la sellette, des courses courues sur les hippodromes de trois pays, trois cent mille euros à restituer par des propriétaires étrangers et le retour de leurs chevaux vers la Scandinavie. Un carnage à éclipser ! Surtout, la complaisance de l’a-dopage des textes français souffrirait d’une comparaison compréhensive du rigorisme de la politique d’anti-dopage scandinave. Un scandale à éviter !

Les dirigeants du turf plieront le dossier en deux temps trois mouvements : tout sera prévu, combiné, verrouillé, cadenassé ; en ces fâcheuses circonstances, les rôles sont distribués sans  recourir à la moindre consigne, les partitions sont écrites depuis toujours, les acteurs savent ce qu’ils doivent dire et, surtout, ne pas dire. Toutes ces simagrées de l’intra muros procèdent de leurs façons d’amuser la galerie..., une occasion de parader, jouer son important, briller sa suffisance, dominer mine de rien et de se moquer du monde !La presse hippique aux ordres se gardera de reprendre in extenso les propos des intervenants de la conférence de presse..., et la presse indépendante ne dispose pas des moyens pour aller capter l’information in situ en Suède, ni même la porter avec force au-delà des hauts murs de l’intra muros. Ici, l’omerta s’est ordonnée au fil de l’expérience de situations similaires par le passé. Même les réactions des défenseurs d’une vocation sportive modernisée des courses, du respect obligé dû aux animaux, sont intégrées dans le schéma du plan de communication de l’a-dopage : elles s’enliseront progressivement en un marais d’indifférence, de condescendance et de mépris des bien-pensants de l’intra muros. Quant aux trolls du web, tout émoustillés de l’aubaine, adeptes du viol de l’interdit, leur prurit du lynchage à moindre frais s’évanouira comme effluves de pets puants sur écrans cirés. Les Principautés connaissent tout ça.

La prise en main pourra commencer après la dissipation de l’impact liminaire de l’information. Une émission sur Equidia Turf Club, juste au milieu de la fenêtre d’exposition, recadrera les orientations de la procédure française et calmera les esprits trop curieux des mœurs scandinaves. L’affaire devra être contenue au sein de l’intra muros. Coûte que coûte... Pas question de la laisser fuiter sur les mass-médias généralistes. Près des confrères, il faudrait insister sur la situation périlleuse des courses, le dérapage inédit des enjeux hippiques depuis plusieurs mois, une chute qui frôle les 10 pourcent cette année ; la promotion commerciale des ‘Epiqe Séries’ en échec catastrophique l’effectif des parieurs est en décroissance constante ; évalué aux environs de 108 000 joueurs sur PMU.fr, les ‘Epiqe Séries’ en ont fidélisé moins d’un millier depuis six mois..., un sur cinq des parieurs initialement inscrits ! –. Le course à course et le ‘papier’ ?... C’est terminé !...

L’heure est grave. Certes la fiabilité des aficionados de l’intra muros est certaine. Le personnel des Principautés, les professionnels et les ‘journalistes’, tous sont acquis à la cause. Mais la réputation des courses dans le public est déplorable. Si presque trois français sur quatre achètent au moins un ticket de jeux d’argent chaque année et si cette tendance est en progression constante depuis une décennie..., à l’inverse, les paris hippiques souffrent d’une désaffection si profonde qu’elle paraît irréversible. Et en effet, elle l’est !... Dès 2010, la jeunesse s’est tournée une bonne fois pour toute vers les paris sportifs récemment autorisés sur le web. La singularité du ‘modèle français’ de paris hippiques, son ‘recyclage’ forcené et sa rentabilité, se retourne contre lui sous les effets de l’effondrement d’une pyramide de Ponzi. Les quatre millions cinq cents mille parieurs hippiques, en 2010, ne renouvellent plus le stock des trois cent milles asservis du course à course quotidien ; le haut de la pyramide dépérit par la disparition naturelle de ses plus anciens joueurs très âgés ; la base s’effrite constamment et le course à course est démodé. L’adhésion au processus de jeu est totalement libre ; qui voudrait encore passer son temps à miser tout les quarts d’heure sans espoir de gagner !... Ce constat désarmant et pertinent, mais préoccupant, émeut les Principautés, le PMU, l’intra muros. Les idées fusent un peu n’importe comment. Aucune n’ose aborder frontalement l’affreuse évidence. Chacun s’arc-boute sur les résultats financiers potentiels de Plans quinquennaux d’un autre âge... Conspue le moindre écrit qui ose présenter le déclin du turf au grand jour Les sites et les journaux excluent, shuntent, moquent, insultent, injurient, censurent, dénigrent, trollent le moindre commentaire gênant. Mais soudain les censeurs de l’intra muros se tétanisent : l’entraîneur Souloy a ‘cobalté’ ses chevaux en Scandinavie !

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Le contrôle de l’information est un enjeu majeur et permanent pour assurer le succès du conditionnement de masse. Paris-Turf est le quotidien de référence des courses françaises ; ‘La Bible’ aiment pontifier ses ‘journalistes’ et ses flatteurs obséquieux..., l’organe officieux des Principautés..., une ‘Pravda-Turf’ à la soviétique sous perfusion financière de pleines pages de publicités du PMU si généreusement confiées. Les rédacteurs de Pari-Turf, et sûrement bien d’autres des journaux en cour, savent les méfaits d’une annonce de dopage sur l’opinion. Ils pensent que sa divulgation serait fatale..., détournerait des jeux plus encore de parieurs. Plus le temps passe et plus les affaires s’accumulent. L’a-dopage français est censé l’en prémunir... Tous s’y appliquent avec plus ou moins d’enthousiasme..., aucun n’ignore non plus le mal absolu du dopage, surtout lorsque les produits dopants mettent en danger la santé des animaux. Les courses en crèveront à petit feu, mais surtout, tous le redoutent, un ou plusieurs décès de chevaux provoqueraient une catastrophe... Comme le cyclisme n’en a pas fini d’en crever du dopage. Comme les décès prématurés de jeunes coureurs, atteints d’affections inattendues à leur âge, jettent le trouble et entretiennent une réprobation constante dans le public. Aucun ‘journaliste’ hippique pourtant ne s’avise à mener une quelconque fronde salvatrice, aucun n’ose sortir de ses gonds pour exprimer ses convictions éthiques, ni même ses appréhensions ! Comme d’habitude, à chaque affaire qui survient, chacun prendra le sens du vent avant de s’aligner, piteux, bien en colonne sur les rangs des soldats de plomb des Principautés.

Paris-Turf est un organe de propagande. Et avec quel zèle !... Sa ligne éditoriale s’adapte aux pires turpitudes des Principautés : le rapport de la Cour des Comptes du 19 octobre  dernier signalait les conditions de jeux particulièrement scandaleuses de prétendus ‘parieurs professionnels’ étrangers qui raflent les mises des parieurs français, grâce à un taux de retour joueur qui les donne gagnants à tous les coups (Cf. le billet de blog: ‘Les dirigeants du PMU acceptent l’argent sale de mafias étrangères’)... Le 24 octobre, M. Ugnon Christophe rédigeait ‘PMU : l’envers du décor des paris internationaux’ : « Ces paris, nombreux et souvent passés dans les dernières minutes par des robots informatiques (pratique illégale en France) bénéficient d’un taux de retour de 95 %. ».

Dès le lendemain, le même auteur corrigeait le tir : « A la suite de notre article sur le rapport de la Cour des Comptes et les joueurs professionnels qui enregistrent des paris sur le marché en dur via des partenaires étrangers du PMU, celui-ci a précisé que ces paris étaient parfaitement légaux, et loyaux envers les turfistes basés en FranceSi le rapport de la Cour des comptes est riche et intéressant, il comporte aussi malheureusement plusieurs imprécisions. Tout d’abord, le PMU indique que les joueurs professionnels (clients de tous les grands opérateurs de paris mutuels) n’utilisent pas de robots informatiques, mais s’appuient sur un historique de données publiques sur les performances des chevaux, qui leur permet d’élaborer des modèles statistiques, ce qui est légal, et qui leur permet d’obtenir des taux de gain supérieurs à la moyenne (environ 95 % vs 73 % ).” Reste à savoir maintenant quels intérêts ont ces “professionnels” qui perdent en moyenne 5 % chaque année et rapportent 12 millions d’euros à la filière»

Le rédacteur de Paris-Turf légitime ces pratiques délictueuses sous prétexte qu’elles seraient ‘légales’ en France !..., une bluette évidemment, mais puisque le PMU le dit !... Le 29 octobre, j’évaluais à 112 millions le montant des gains nets de ces fâcheux ‘parieurs professionnels ! Avant de se permettre d’apprécier de ‘l’imprécision’ d’un rapport, le rédacteur devrait apprendre à les lire correctement !

Chacun trouve son pain quotidien là où il peut, fût-ce pain au purin d’écuries... Ainsi va la survie !... La corruption de ces ‘journalistes’ de pacotille est un drame tragi-comique... Alors, sourions !... Mais non, à l’instant où il me lira, l’incertain de quelque chose se mettra en rogne : ces gens là sont si infatués d’eux-mêmes qu’ils ne peuvent que se prendre au sérieux, que s’y croire, que d’avoir le melon..., les pantins ridicules d’un théâtre de marionnettes où les règles sont biaisées.

Comme toute publication au service de l’Etat et des Principautés, les ‘journalistes’ de Paris-turf adorent comparer leur politique éditoriale avec celles d’organes de presse étrangers. Et de s’en glorifier. Ainsi, en août 2014, la rédaction de PT proposait une traduction d’un article de Juliet Macur paru le 3 juin sur le New York Times le plus prestigieux des quotidiens américains , sur le dopage des chevaux de courses aux Etats-Unis. L’avis de Paris-Turf est éloquent et frise le ridicule : « ... la critique n’épargne personne, les mots choisis sont d’une rare violence. Triste reflet d’une industrie hippique américaine marquée par un dopage omniprésent, où le cheval devient un accessoire, un objet d’expérimentation scientifique dans le but d’amasser toujours plus de gains... Il (l’article) rappelle aussi que toutes les décisions d’une Institution hippique, où qu’elle se trouve, doivent d’abord être prises dans un but : celui de maintenir la confiance entre ses acteurs et les parieurs. Il souligne ensuite en filigrane, malgré les critiques entendues ici ou là, la supériorité du modèle intégré français sur le modèle américain. Il rappelle enfin qu’une lutte contre le dopage exigeante et désintéressée demeure l’une des missions essentielles de nos dirigeants : la France, dans ce domaine, fait plutôt partie des pays en pointe. » Tant il est vrai un modèle ‘en pointe’, que le premier entraîneur à introduire le dopage au cobalt en Europe..., sera français..., dès lors que les contre-expertises auront confirmé les premiers tests positifs !!! Attendons donc et nous verrons..., les défausses subtiles de l’a-dopage !

Le Veinard se veut l’exact contrepoint de Paris-Turf. Ce quotidien de pronostics vit de ses ventes, sans publicité sinon au compte gouttes, propose une pagination restreinte peu propice aux développements rédactionnels. Ses Une flashy affichent ses pronostics comme une page de prospectus publicitaire. La faiblesse de Le Veinard est à l’aune des efforts considérables des Principautés pour se réserver le contrôle des informations hippiques... Non contentes d’avoir gaspillé plus de cent millions d’euros dans le fiasco d’un rachat coûteux du groupe de presse Geny Courses, leur politique publicitaire est scandaleuse : Paris-Turf s’adresse en priorité aux propriétaires et aux professionnels et son prix très élevé reste dissuasif pour les parieurs. Les pages publicitaires du PMU, les abonnements au service des points de vente des Bars-tabac qui lui sont si généreusement octroyées, sont totalement disproportionnées avec l’efficacité à en attendre. Le lectorat de Le Veinard est très populaire, presque totalement le fait de joueurs, c'est-à-dire la population la plus concernée par les publicités du PMU...

Certes Le Veinard est un quotidien de l’intra muros ! Son contenu rédactionnel respecte les limites d’une contestation tolérable : j’en sais quelque chose..., le deal avec M. Lanabère nous amène à le laisser faire à sa main, sans que je relise les articles où il me cite !... Lorsqu’il écrit à mon propos, le 5 novembre dernier, « il en tire des conclusions qui peuvent parfois paraître exagérées », venant de l’intra muros, je le comprends et l’admets et m’en indiffère. Se garde bien d’aller plus loin que ces quelques colonnes dans Le Veinard..., trop sulfureux ‘l’écrivain il dit ça à mon propos..., une offense, si l’on considère l’état de ce qu’ils appellent encore littérature –, un ‘écrivain’ pas assez lisse en tout cas pour être signalé sur son compte tweeter !... Où il affiche chaque vendredi un fac-similé d’une demi-page de Le Veinard à paraître le lendemain matin. Or, le vendredi 4 novembre, pas de fac-similé sur son tweed de l’article publié le 5 où je suis abondamment cité. Ce traitement inhabituel est déplacé. Comme il est déplacé encore de ne pas citer mon article sur les ‘parieurs étrangers’ ni de mon analyse du rapport de la Cour des comptes parue sur le blog Médiapart, la semaine précédente, le 29 octobre..., la seule analyse critique sur le sujet, où je démontre le gain net de 112 millions d’euros de ces ‘parieurs étrangers’ qui les ont détourné de la masse commune des parieurs français..., avec le quitus du PMU !... Personne n’en a parlé..., personne ne l’avait relevé, faute de disposer des compétences suffisantes à l’analyse de tels rapports. Insultant enfin, la publication du communiqué de l’Association Nationale des Turfistes en Libre opinion, le 12 novembre : ‘Les joueurs professionnels faussent-ils le jeu ? Le PMU doit clarifier la situation.’..., comme si ces fantoches usurpateurs avaient pu mener leur questionnement obséquieux sans s’être largement inspiré de mon analyse, qu’ils dénaturent outrageusement de leur stupide démagogie congénitale !... Il ne me viendrait pas à l’idée de m’abaisser à questionner ceux qui m’ont abusé en vantant un système de jeux frelaté !... 

Depuis des années et des années l’Opinionneur libre pose ses questions aux chefs des Principautés : ce samedi 2 décembre encore, « Dopage et Cobalt : communiquer sans informer ?... Une vraie volonté de transparence ? »... Veulent pas M. Lanabère..., veulent pas, les veules..., veulent seulement soumettre à leur volonté de se jouer des pauvres gens !... Sont des milliers à profiter de l’arnaque des parieurs, vous le savez bien, vous... Moi aussi j’ai craché au bassinet !... Rien que pour ça, vous devriez me remercier !! Vous twittiez régulièrement les pensées de l’écrivain Alexandre Jardin, promoteur du mouvement ‘Bleu Blanc Zèbre’ de la fraternité..., récemment un éloge au courage ; un écrivain, un vrai, lui, de la lignée des Pascal Jardin et Jean Jardin son grand-père, bien connu sous le régime de Pétain ; le zèbre, fils du ‘Zubial’ et petit fils du ‘nain jaune’, qui vient de s’annoncer candidat à la présidence de la République en 2017. C’est son droit. L’influence du pouvoir, l’éminence grise, le double jeu, c’est son ADN au Jardin, comme on dit aujourd’hui !... Va-t-il pour autant proposer de réformer les courses hippiques, ce bon monsieur plein de si belles pensées ?... Vous êtes un brave homme, M. Lanabère..., les retweets de M. Jardin vous vont bien... Mes écrits ‘d’écrivain’ et si cruels et si méchants et si injustes et si sincères méritent bien de rester cachés !... Les courses sont un fait social et politique : M. le baron de Rothschild chez les républicains, M. Lanabère chez Jardin et les bistrotiers poujadistes du mouvement des parieurs chez un général à la retraite en mal d’occupation ; toutes les sensibilités sont exprimées !

Mes raisonnements ne sont que jeux d’esprit..., des puzzles de rubick’s cube aux de couleurs à ajuster et à tuer le temps qui passe. Mes logiques sont peut-être de bon sens, dites-vous. Peut-être. Je ne suis sûr de rien. J’écris sans rien raturer de mes pensées. Je m’applique et prend garde à ne pas divaguer tant le système des courses hippique est déconnant. Si j’affirme des points de vue qui plaisent ou qui déplaisent, peu m’importe à vrai dire. Si j’exagère un tant soit peu, alors que l’on se rassure..., c’est juste pour calmer mes désespérances ou mes éclats de rire !... Je ne sais rien faire autre que d’écrire. C’est un handicap !... Pas d’i phone ou d’i pad ni de compte sur réseaux sociaux,..., un miroir me suffit bien assez pour ne m’entailler au couteau à barbe chaque matin... L’analyse du fameux ‘modèle des courses’, plus j’avance et plus il me dégueule : comment en êtes-vous arrivé là ?... Alors j’alerte les innocents bébés joueurs, les accoutumés, les invétérés, les cocufiés, tous citoyens de ma république à moi. Peut-il en être autrement d’un joueur repenti... Ma seule fierté est de m’en être sorti seul, une fierté solitaire et modeste, grâce à moi-même me voici enfin revenu du sac à malices de la ‘formidable machine à bâtir des enjeux’ du comte de Bellaigue ?... L’exagération en conscience reconnaissez-le !... , l’exagération tient d’abord de la spoliation délibérée des joueurs soumis à une fiscalisation sournoise, des vols et des magouilles et des fripouilles. La seule exagération de ma part ne peut venir que de l’ironie pamphlétaire de ces pages gratuites au propre comme au figuré ; ces quelques degrés d’inconvenance du style détourné d’un libellé que je m’efforce tant bien que mal à soutenir...

L’idée de n’être rien me convient. La progression des Sisyphe qui nous gouvernent me diverti..., le spectacle de leur insatiable ascension de leurs ambitions, en pyramides de Khéops, est un ravissement. L’asservissement coupable de leurs agents assermentés des Principautés et de leurs affidés et de leurs supplétifs est une insulte à la citoyenneté. Ne rien faire après avoir été arnaqué serait un blanc-seing aux dérives de la démocrature française. Surtout cogner très fort pour les replacer tous à leur niveau... Tous si infatués, si orgueilleux, si susceptibles..., toutes ces intelligences dévoyées, si inconscientes des maux qu’elles provoquent inconscientes, là je suis tolérant ! –..., toutes ces personnalités exaltées de stupidité, si dénaturées. Et les pires : tout ces ‘journalistes’ auto décervelés, clercs médiocres et aliénés, qui prétendent encore à leur liberté d’abêtir. La liberté de dire ou de ne pas dire ce qui leur plaît, de trier, de sélectionner, d’écarter selon leurs seuls intérêts. Des ‘Je suis Charlie’ de circonstance, incapables d’admettre autres développements que leurs vérités le plus souvent mensongères... Si ridicules qu’il faut bien taper avec les mots pour les ridiculiser..., chantourner les phrases en sabre de kendo qui forge le caractère et la détermination du plaideur..., sans surtout n’y être en rien associé, aux tribulations journalistiques !... 

L’assiduité hebdomadaire de M. Lanabère est exemplaire. Ses articles de Le Veinard résonnent comme un signal, une alerte, la ligne blanche à ne pas dépasser... Mais dépasser quoi, au fait ?  L’équipe de Le Venard est ouverte vers un public populaire, bien plus que Paris-Turf ne peut l’être ; mais ses impératifs de diffusion, sa faiblesse financière endémique, conditionnent le champ de sa liberté d’expression... Tout au moins M. Lanabère informe les parieurs de l’actualité et interpelle ses congénères.

M. Lanabère est un adepte d’une vision sportive des courses, à ce titre il est en opposition frontale avec les dirigeants des Principautés. Leurs petites mains et autres complices malicieux intra muros, ‘journalistes’, éleveurs, propriétaires, professionnels le considèrent parfois avec un certain respect, question de se dédouaner la conscience à peu de frais..., parfois lui témoignent une réelle empathie, quand la plupart l’ignore et le conspuent volontiers. Le dopage est assurément la ligne de fracture la plus nette de son positionnement original face aux Principautés. C’est sans doute pourquoi mes extraits de texte sur le sujet ont été publiés le 5 novembre. Avec modération !... Mais publiés tout de même... « Pour la transparence dans le monde des courses hippiques. Avec Patrick Lanabère, journaliste indépendant : l’actu sans langue de bois ! » affiche la page d’accueil de son site ‘Vérité Courses’..., un déclaration un rien exagérée ! 

 http://www.veritecourses.com/Accueil.A.htm.

En chef de file de ce courant ‘pro-sportif’ ultra minoritaire, M. Lanabère n’exclut pas l’éventualité d’une réforme du système de jeux : « Faut-il des "réformettes" sachant que la baisse continuera inexorablement, ou une vraie réforme avec le risque... que ça marche ! », twittait-il, encore tout récemment. Son article dans Le Veinard du samedi 15 octobre, ‘Turfistes: redonner confiance’..., offre quelques solutions sur cette ‘vraie réforme’, en fait réduite à un simple remaniement des formules de jeux combinés..., qui présente l’avantage de les concentrer en un seul pari à la loterie, ce qu’ils sont intrinsèquement : « L’expérience de ces derniers jours me conforte dans cette idée, les courses ne s’en sortiront que si des réformes d’ampleur sont envisagées, notamment celle des jeux combinés. Il faut tout changer et expliquer. Rendre la chose simple, en supprimant le tiercé et le quarté et en les incorporant au Quinté, qui deviendrait un jeu unique à six rapports (Tiercé-Quarté-Quinté avec un ordre et un désordre pour chaque) comme déjà expliqué lors d’un numéro précédent. C’est à ce seul prix, avec une prise de risque indispensable, que la cohérence et la simplification pourront nous sauver la mise. »

Cette réforme intra muros ne résoudra rien sur le fond du système de pari mutuel français, ni rien non plus sur le ‘recyclage’ aux jeux Simples, ni même sur la spoliation intolérable des joueurs. Lever le silence sur le scandale de la ponction fiscale sur leurs mises est le préalable à toute réforme. Faire mettre fin à l’utilisation sans vergogne de leurs enjeux comme la variable d’ajustement des résultats financiers du PMU serait le signe d’une volonté de recherche d’un dispositif équitable et pérenne. Mais dans un monde ou il est fou de prétendre se libérer de l’emprise des contraintes économiques par l’échange d’idées et la mise en œuvre de solutions équilibrées pour tous, on passe pour fou à peu de frais. Chacun se débrouille comme il peut..., l’intra muros triche et ment..., les joueurs se débinent des paris..., le marché serait donc à ‘maturité’ concluent les experts. Soyez-en sûr, le déclin du turf est consommé !... Face à cette situation, M. Lanabère interpellait l’intra muros, le 19 novembre : « ... il serait grand temps que tout le monde comprenne que nous sommes tous dans le même bateau et que personne ne veut qu’il coule »... Qu’un tel rafiot puisse passer par le fond est plutôt une bonne nouvelle. La légende raconte que mes ancêtres celtiques ont traversé la Manche sur des bateaux de pierre pour venir s’installer ici. Les chevaux mériteraient bien de telles embarcations.

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Fin septembre 2016, les résultats des enjeux hippiques enregistraient une baisse de 5 % depuis le début de l’exercice, mais les Produits Brut (PBJ) de l’opérateur PMU étaient à la hausse de + 0.5 %..., un grand écart sous l’effet somptueux d’une baisse de 0.6 % du Taux de retour aux joueurs (TRJ), c’est-à dire par un accroissement des prélèvements, taxes et commissions qu’ils supportent sur leurs mises !... Cet ajustement financier forcé est intenable à très moyen terme. Ce procédé est scandaleux et grossier, indigne d’une gestion maîtrisée... Pas besoin de sortir de l’Ecole nationale d’administration pour user de pareille méthode !... Qu’ils nomment le premier comptable venu..., M. François Laurans  par exemple, l’interviewé de Sylvain Copier de Paris-Turf qui ne tarissait pas d’éloges, le 20 octobre dernier !...

Le système de jeux est sous la menace permanente d’un effondrement soudain de la pyramide de Ponzy de sa clientèle. Avec une perte prévisionnelle de 70 millions d’euros à fin 2016  et elle sera bien supérieure à 100 millions en 2017 ! , cette décroissance constante de la collecte des enjeux entraîne déjà une strangulation des trésoreries des Principautés..., une pendaison en instance, lorsque la trappe de sortie de milliers de parieurs désabusés s’ouvrira d’un coup sous leurs pieds, lorsqu’ils cesseront massivement de jouer. Que dire de plus ?... Les dirigeants gèrent au jour le jour, remettent au lendemain et repoussent indéfiniment la pelote à problèmes, comme Sisyphe hissait son rocher vers les sommets... L’Etat corrigera les équilibres financiers tant qu’il le pourra en jouant sur la fiscalité. Sans aller à l’essentiel : l’exonération fiscale sur les activités équestres et hippiques, l’abandon du monopole par la privatisation du PMU, l’autorisation du pari mutuel et du bookmaking, la création d’une Fédération sportive des Sports hippiques et la refonte d’un Code des courses unique... Plus qu’une réforme, la modernisation d’un système obsolète. Mais non !... Le commun des mortels pourra encore douter de tout à propos des courses hippiques et les parieurs continueront à perdre leurs mises : à force dissimulations et entourloupes..., à force mensonges et bourrage de mou..., à force..., la mauvaise réputation, la suspicion insidieuse qui les disqualifient durablement et l’éloignement des joueurs dépités de s’être laissé prendre... Les réseaux de la ‘révolution numérique’ dévoilent jour après jour les petites et grandes magouilles des puissants : l’hippisme n’y échappera pas. Les Principautés et leur intra muros tout entier sont possédés du syndrome Aztèque : mourir à petit feu et sacrifier bétails et nourritures au Soleil qui leur brûle les yeux !...

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J.O Jeudi 8 septembre.

Quatre officiels scandinaves – deux norvégiens et deux suédois, dit-on – se sont présentés chez Monsieur Fabrice Souloy à Ginai dans l’Orne afin de lui signifier le contrôle positif de ses chevaux et la suspension de ses interventions en Scandinavie jusqu’à nouvel ordre. A Paris, le plan de communication de crise d’a-dopage est lancé : en matinée, une rumeur bruisse sur les réseaux sociaux.

J+1 Vendredi 9.

Sur le site de la Principauté du Trot, Céline Maussang est en charge de la sale besogne : ‘Plusieurs chevaux de Fabrice Souloy positifs au Cobalt’..., avec, en fin d’article, une mention qui vaut son pesant d’or : « Article réalisé avec le concours de Kristin Odegard. »

La ‘journaliste’ officielle clique au pied levé un papier difforme d’une médiocrité consternante : « Travronden a publié sur twitter une photo avec les taux de cobalt » des taux des prélèvements sur les Souloys qu’elle ne communique pas, se contentant de rappeler les seuils de tolérance internationaux – ; « En France, les Norvégiens ont expliqué que Lover Face a également été testé positif au cobalt. C’est Fabrice Souloy lui-même Ha !..., le brave homme..., il collabore ! – qui les a avertis (sic) de ce contrôle après sa 3ème place dans le Quinté+ de Cabourg le 22 juillet. L’entraîneur a ouvert les portes de son écurie... quelle hospitalité ! Fabrice Souloy nous a expliqué par téléphone que ces contrôles positifs sont dus à un traitement à la vitamine B12 ses chevaux étaient un peu sur-vitaminés, alors ! prescris par son vétérinaire avant la parution du Bulletin officiel du 7 juillet considérant le cobalt comme produit dopant  avant publication..., donc pas d’infraction..., vos gueules les basses !..., seulement des chevaux a-dopés, les Souloys !». L’éthique ‘journalistique’ du Trot intègre la connivence avec l’informateur mis en cause en Scandinavie pour dopage ‘présumé’ des ses coursiers !... Infortuné dopeur là-bas..., informateur/a-dopeur chevronné, ici !!  

M. Guillaume Maupas informe de la position du Cheval Français : « Suite à la décision d’interdire les chevaux concernés de courir sur leur sol rendu par la fédération norvégienne et par application des dispositions de l’Accord International sur les courses aux trot, les Commissaires de la SECF ont étendu l’exclusion des hippodromes et des courses de Your Highness, Un Mec d’Héripré, Lionel et Timone E.K. au territoire français. » Observons que l’interdiction ne vise pas M. Fabrice Souloy..., quant aux chevaux sanctionnés..., ils sont depuis longtemps purgés des substances toxiques qui étaient dans leurs prélèvements biologiques positifs en... mai et juin 2016 !...

Le 9 au matin.

Sylvain Copier de Paris-Turf est le chef de la rubrique des parieurs et l’archétype du grand commis ‘journaliste’ des Principautés. Ce matin là, son humeur est morose. Hier, cette fâcheuse rumeur sur le web l’a titillé... Vachement mal choisie la date du 9, les gros malins... Sûr ! Sa Une du lendemain est fichue, ce samedi qui vient..., son interview d’Ollivier Delloye sera rencardée en pages intérieures..., exit les envolées de bonnes paroles du bras droit du baron de Rothschild !... L’homme lui avait plu mardi dernier, discourant avec aisance devant la rédaction au grand complet.

Coup d’œil sur tweeter. Hier encore... Ha !..., ces réunions d’Auteuil et de Saint Cloud cet après-midi, toutes deux programmées un même vendredi, une calamité... Non, mais !... Allé tien !..., vlan, voilà le premier tweet de la journée, ce sera bien bon pour eux, un coup de griffe au second degré : « Quand tu vois que les réunions d’Auteuil et de Saint-Cloud se disputent ce vendredi en même temps ! ». Marre de toutes leurs conneries à la fin.

En fin de matinée.

A Oslo, la conférence de presse des autorités norvégiennes et suédoises officialise l’information sur les tests positifs au cobalt des Souloys.

Sylvain Copier de Paris-Turf sur tweeter. Faudrait twiter quelque chose..., marquer une présence sur l’info... Les Souloys ‘out’ de Scandinavie !... Boudieu, Boudieu, l’info n’a pas tardée..., la rumeur s’est confirmée. Ca émeut un machin pareil... Une conférence de presse, ha !..., les nordiques ! Surtout pas réagir direct..., surtout pas. Pas citer de noms non plus..., rester dans l’évasif..., neutre au possible, un éloge de la fuite : « Une affaire qui va faire grand bruit dans le milieu du trot », voilà qui ira... Et zut !..., le doigt qui fourche sur le clavier, doublon... : « Une affaire qui va faire grand bruit dans le milieu du trot »..., merde, bis répétita !..., bon, pourquoi pas ?... Ca émeut vraiment un truc comme ça... Tien, un retweet d’Arsène Abitbol : « Trot – Fabrice Souloy dans la tourmente. »... Héhé, le coup du ‘c’est pas moi, c’est l’autre’ au rédac’chef : ‘Non non..., c‘est pas moi m’sieu !..., c’est l’Abitbol’...

Un petit tour de tweeter encore... Voyons voir... Tien tien la Sandrine Martinet, une payse..., un p’ti coucou : « Fier de ma Bourgogne natale en cette rentrée : Sandrine Martinet »... Merde Linamix est mort à 29 ans..., belle mort !...: « l’histoire du galop, Jean-Luc Lagardère ». Encore un petit tour..., les twitos du tennis  la passion sportive au Sylvain, le tennis. Roland Garos tous les ans ... Tour des pots, tour des popotes... Ha !..., Henri Leconte...: « Gaël dans la tourmente !!! » Hééé !..., ça alors, quelle coïncidence !... Gaël ?..., Gaël Montfils évidemment... Va pour un tweet « Décidément, ce mot ‘tourmente’ est d’actualité. » et le retweet de l’Henri à la suite. 

La journée s’étire lente et triste à souhait. Allé..., juste un petit retour de tweet sur un moment un peu plus souriant..., un selfie avec l’ami Nikos Aliagas..., colorisée un peu trop rose poupée Barbie, la photo, tant pis !... Allé hop et c’est parti ! Clic.

J+2 Samedi 10.

Sylvain Copier de Paris-Turf  est en weekend. D’abord un coup d’œil sur la Une du PT du jour... Comme prévu l’affaire Souloy..., M. Delloye à la remorque.  Pleine page mais loin. Le cœur n’y est pas aujourd’hui... Le seul tweet de la journée : « Suite aux révélations d’hier, en première page de ce matin dans Paris-Turf, j’ai mal, très mal à mes courses !! »... Vrai, mon Sylvain !..., ça tape aux bourses et ça fait mal, très mal aux couilles !

Communiqué du Cheval Français. La sanction scandinave est étendue au territoire français :

« La Société du Cheval Français n'a pas de commentaires à apporter, à ce stade de l'enquête, sur les décisions de la fédération norvégienne. Nous prenons acte des informations transmises et attendons les décisions finales qui seront prises sur les procédures en cours en Suède et en Norvège. La souveraineté des commissaires suédois et norvégiens doit être respectée, tout comme les droits de la défense. Suite à la décision d’interdire les chevaux concernés de courir sur leur sol rendue par la fédération norvégienne  et par application des dispositions de l'Accord international sur les courses au trot, les Commissaires de la SECF ont étendu l’exclusion des hippodromes et des courses de Your Highness, Un Mec d'Héripré, Lionel et Timone E.K. au territoire français. Quant à des cas évoqués en France, conclue M. Guillaume Maupas, directeur technique de la SECF, je ne commente jamais ces informations, ne les infirme ou ne les confirme. Seules les décisions prises par les Commissaires de la SECF peuvent faire l'objet d'une communication. Les procédures doivent être menées avec sérénité et respectées. »

Le 10 toujours.

M. Patrick Lanabère publie dans Le Veinard : ‘Le système de contrôle anti-dopage offre-t-il assez de garantie en France ?

« J’ai souvent été étonné de certaines performances contradictoires, parfois même stupéfiantes. Sur quels critères ? Tout simplement les valeurs ou ‘exploits’ réalisés... Face à des progrès que l’on ne peut expliquer par aucun de ces critères, notamment après des changements d’entraîneurs ou d’horizons, un certain nombre de questions se posent. Ainsi, il est un nombre (petit) d’entraîneurs qui font des miracles, par vagues. J’ai en tête le brave Randjani... le voir à 10 ans changer d’air et aligner cinq victoires consécutives durant le second semestre 2015, après des performances en demi-teinte durant le premier semestre... Cinq victoires en pulvérisant son record au trot monté, discipline dans laquelle il avait été essayé mais n’avait guère brillé lors de ses rares incursions... »

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Au premier semestre 2015, le propriétaire de Randjani, M. Benjamin Goetz, est aussi son entraîneur,: à l’issue de ses dix courses ; depuis le début de l’année, Randjani a réalisé 7 100 € de gains et son solde cumulé s’établit à 201 510 €. Le hongre est ensuite acquis par M.  Jacques Cottel et passe sous l’entraînement de M. Charles-Antoine Mary où il court avec succès à cinq reprises, au trot monté, à Laval, Vincennes et Enghien, du 25 août au 19 octobre 2015 : en moins de deux mois, son entourage perçoit 101 333 € de gains puis il rejoint l’île de Majorque avec un solde de 302 842 € ; là, Randjani devient propriété de l’écurie hm et se voit confié à l’entraînement de Mme Ruth Orfila Calafat.

De toute sa carrière, Randjani aura couru 12 courses au monté dont ses cinq dernières courses en France dans cette spécialité, qui relèvent de l’exploit tardif : ‘musique’ 1 1 1 1 1 5 dai dai dai dai 2 dai ; à dix ans, il battra même son temps record kilométrique au trot monté !

Sous la propriété de M. Goetz, ses cotes en courses ont variées de 19 à 91/1 tout au long du premier semestre. Pour sa première course sous la propriété de M. Cottel, sa cote est encore à 28,1/1 le 25 août, puis, après sa victoire surprise, elle s’aligne sur les cotes habituelles des favoris, à 3/1, 8/1, 4.3/1 et 2.6/1, lors de ses quatre dernières courses en France.

Les enjeux, les mises des parieurs sur la première course à 28.1/1 se distinguent très nettement de ceux des quatre courses suivantes, à cotes moins attrayantes. En effet, le nombre de mises gagnantes (2 723,18) équivaut à celui des mises perdantes (2 776,19), sans doute du fait de jeux mixtes en couverture gagnant/placé ; quelques parieurs ont donc misé 4 085 € gagnants (28.1/1) et 4 165 € placés (à 7.3/1) : ils ont empoché 114 788 € gagnants et 30 400 € placés, soit une somme globale de 145 148 €. 

En moins de deux mois, en sa dixième année, Randjani aura gagné un tiers du total des gains vaillamment conquis en cent-vingt mois depuis le début de sa carrière en France.

En moins de deux mois, en sa dixième année, Randjani courra une épreuve de catégorie E puis deux D puis une C et terminera en beauté sur une B... Sa dernière compétition en France s’est courue le 19 octobre 2015.

En novembre, les commissaires du Cheval Français ont visité les écuries de M. Charles-Antoine Mary, où ils ont consulté le cahier des ordonnances. La situation d’Un Diamant d’Amour a attiré leur attention. Au plus tard  le 22 novembre, ce cheval avait été engagé à Vincennes. Or, le 26 novembre, il fut traité à la Fluméthasone, deux jours avant la course. Celle-ci s’est courue le 28 novembre. Plusieurs remarques viennent à l’esprit :

1/ l’absence de la date de visite est dommageable : en effet, si elle s’est produite entre le 26 et le 28 novembre, le cheval aurait dû être interdit de courir ;

 2/ l’absence de prélèvement est dommageable : la sanction de 1 000 € représente ¼ de l’amende maximale de 4 000 € et le cheval encourrait une possibilité de suspension de 4 mois en cas de contrôle positif.

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Extrait du Bulletin Officiel 2016 n° 8 : « UN DIAMANT D’AMOUR ” avait fait l’objet de l’administration d’un traitement contenant de la FLUMETHASONE le 26 novembre 2015,

Attendu que la FLUMETHASONE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I,

Vu la date de clôture des engagements du Prix de Bagnoles de l’Orne couru à Vincennes le 28 novembre 2015, auquel le cheval “ UN DIAMANT D’AMOUR ” a pris part, fixée au 22 novembre 2015, 

DECIDENT :

- d’infliger une amende de 1 000 € à l’entraîneur Charles Antoine MARY,... »   (Cf. Annexe 4) 

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J+3 Dimanche 11.

Mme Sophie Dham et M. Fabrice Theil, ‘journalistes’, publient dans Paris-Tuf et commentent, à leur façon, la conférence de presse des autorités hippiques scandinaves :

« Le cobalt appartient à la famille des oligo-éléments. Il est présent en quantité infinitésimales dans l’organisme, apporté par l’alimentation. Il est démontré qu’il stimule la production de globules rouges, développe l’endurance avec un effet similaire à celui de l’EPO. Il peut améliorer les performances. A petite dose, il peut être administré au cheval soit par des traitements vétérinaires autorisés soit sous la forme de compléments alimentaires enrichis en vitamine B 12 dont il est l’un des composants. »...  Aliment..., complément alimentaire, B12... Oligo-élément ?!..., ‘Biologie. Elément qui n’intervient qu’à dose très faible dans le métabolisme des êtres vivants, mais nécessaire à leur croissance et à leur développement (manganèse, zinc, cobalt, iode, fluor)’ in Petit Robert... Ce n’est pas de la dope alors..., le cobalt ?... On se disait aussi !...

M. Fabrice Theil, sur Paris-Turf. Com : « Cela arrive alors qu’une campagne anti-Souloy bat son plein en Suède, mêlant parieurs, professionnels, journalistes et blogueurs. Elle est d’ailleurs devenue virulente depuis l’arrivée de Sauveur sous son entraînement et celles (probables) d’autres de grandes qualités »... 

Quelques jours plus tard, assommé de critiques en Scandinavie, M Theil efface ce papier de son blog et se justifie de ses propos. Son engagement pour un trot mondial lui « engendre des sévères critiques en France », bien qu’elle paraisse comme la lettre de mission d’un missi dominici des Principautés et du PMU à l’étranger. Un texte à la française, son titre Les faits, rien que les faits. The facts, just the facts’, le bilinguisme du français suffisant, les Facéties du sapeur Camembert à la french touch bien comme il faut :

« Mise au point ! Hasard du calendrier, l’annonce des six contrôles positifs des chevaux entraînés par Fabrice Souloy est arrivée à un moment, où de nombreuses critiques pleuvaient sur lui : non partant dans l’Elitloppet, non-communication du déferrage d’Un Mec d’Héripré à Aby, départs de nombreux chevaux suédois à destination du Haras de Ginai et critique du propriétaire de Mellby Viking, coupable d’envoyer son cheval chez un “gangster”. Est-ce une réalité ou une fiction de ma part ? Je suis journaliste, pas juge d’instruction, ni policier. Les faits, rien que les faits. Des bloggeurs, reconnus pour leur qualité de pompiers pyromanes, ont eu ensuite aise de détourner mes propos en utilisant des phrases sorties de leur contexte.

Depuis une vingtaine d’années, on me voit un peu partout en Scandinavie et Etats-Unis, d’où un grand respect pour mon confrère Gérard Nifort (Forni).  Chacun connaît mon engagement pour un trot mondial, l’ouverture du Stud-book français et des courses européennes.  De nombreux professionnels scandinaves ne peuvent nier mon dévouement dans ce sens, la presse non plus. Cet engagement, d’ailleurs, m’engendre des sévères critiques en France. Loin de moi, l’idée d’un complot.  J’ai juste relaté une période, des faits, étant le seul journaliste d’ailleurs à connaître et annoncer le contrôle positif de Lover Face à Cabourg.  Un peu de respect. Merci. Vive La Scandinavie, Vive La France. »

Sur Tweeter, Sylvain Copier de Paris-Turf  fait sa propre promotion : « Retrouvez notre interview du DG de France Galop Olivier Delloye. » et retweet Paris-Tuf : « A peine arrivé chez F. Souloy, Sauveur est déjà reparti. »

J+4 Lundi 12.

Kristin Riise Odegard, journaliste norvégienne, publie : ‘La France ne veut pas aider à l’enquête’ :

« En France, personne n’ose rien dire concernant l’affaire Souloy qui est le plus grand scandale de l’histoire qui a touché le trot européen. Ce qui me frustre énormément. J’ai contacté Svein Morten Buer et Johan Lindberg qui sont les responsables des sociétés norvégiennes et suédoises qui ont montré de la dureté et qui ont montré que ce sport est sérieux en Scandinavie.

Svein Morten Buer, le responsable de la société de courses norvégienne note que les valeurs de cloride de cobalt relevées dans le sang et l’urine des quatre chevaux, Your Highness, Un Mec d’Héripré, Lionel et Timone Ek sont archi-hautes: « c’est très loin au delà des limites fixées, c’est dangereux pour les chevaux et c’est un produit qui est interdit. C’est une affaire très sérieuse ». C’est toujours très tôt dans l’affaire et on attend des explications bien sûr ajoute t’il mais « comme l’a dit Birgit Ranheim à la conférence de presse, c’est quasiment impossible que à ces doses ce soit à cause de compléments alimentaires ».

« Peu importe ce qu’il se passe il s’agit de la responsabilité de l’entraîneur, il risque des amendes très élevées pour commencer et une suspension. Le seul cas que je peux prendre en comparaison est celui de Bo Westergaard qui est en cours en Norvège en ce moment. La sanction sortira ce mardi, nous avons demandé trois ans de suspension et 700.000 couronnes d’amendes. Là il s’agissait aussi de 4 chevaux mais les tests étaient fait à l’entraînement et le produit utilisé était admis en tant que médication, le DMSO ».

La France ne voulait pas aider 

J’ai parlé des réactions françaises à Svein Morten Buer, et je dois dire, elles me frustrent. Je suis frustrée de lire que les responsables du trot ici disent qu’il faut laisser la chance à Fabrice Souloy de se défendre, ce qui équivaut pour moi de déjà prendre sa défense, ce qui n’est pas à ce que je sache son travail, il doit plutôt défendre le sport, montrer qu’on lutte aussi pour un sport propre et que ces choses là ne sont pas admises. Je dit à Svein Morten Buer que je crains que les conséquences soient faibles. il me dit que la France fait partie de l’UET et qu’ils doivent prendre en compte les décisions des scandinaves. « Dans le règlement de l’UET, il est écrit que le pays ou stationne le cheval positif doit participer à l’enquête mais en France ils n’ont pas voulu. Ils nous ont dit que tout ce qu’ils pouvaient faire était nous donner un numéro de téléphone et une adresse ».

« Toute cette affaire est vraiment très triste » termine Svein Morten Buer « mais quand on mène une politique contre le dopage le but est de révéler les cas positifs. Quand on les trouve, il faut réagir ».

Johan Lindberg, de la société suédoise, parle avec son ton sévère habituel que je trouve bon quand on est dans sa position.

« Pour commencer, il faut rembourser les gains pris dans les courses où les chevaux étaient positifs. Ensuite son cas sera étudié par le comité scandinave contre le dopage. Peu importe l’explication,  il est le responsable en tant qu’entraîneur. Et le cobalt n’est pas utilisé en tant que médication pour les chevaux et c’est interdit. Erreur ou dopage avéré, il risque une très longue suspension ».

Je lui ai ensuite parlé des réactions en France, il me dit avoir été en contact avec Le Trot: « il y a aussi un cas positif en France, et nous avons été en contact avec la société. Mais ils ont un autre règlement, ils ne peuvent pas suspendre quelqu’un si facilement par exemple. En Norvège non plus, c’est pour cela que je l’ai fait moi-même pour la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark“.

« Il n’y avait que moi qui avait la possibilité de le suspendre »

Les résultats des échantillons B arrivent cette semaine explique Johan Lindberg qui termine par « ceci n’a absolument rien à voir avec du anti-Souloy, ceux qui disent ça n’ont pas tout compris. On veut arrêter tous les tricheurs peu importe qui ils sont ».

Parce que dans le Paris-Turf, un journaliste respecté à réussi à écrire ceci : « cela arrive alors qu’une campagne anti-Souloy bat son plein en Suède, mêlant parieurs, professionnels, journalistes et blogueurs. Elle est d’ailleurs devenue virulente depuis l’arrivée de Sauveur sous son entraînement et celles (probables) d’autres de grande qualité ». Ces lignes ont depuis été effacés et les textes remaniés mais en tant que journaliste j’ai appris qu’on devait essayer d’être le plus objectifs possible. Fabrice Theil lui parle de conspiration scandinave. »

Le 12 encore.

L’édition La Baule/Guérande d’Ouest-France publie : ‘Des trotteurs contrôlés positifs au cobalt’ de Mme Nathalie Houdayer, qui reproduit les propos de M. Jacky Souloy « Le produit est interdit depuis juillet sur les champs de course. Les éleveurs étaient mal informés. Un entraîneur ornais en fait les frais. Quatre trotteurs entraînés dans l’Orne ont été contrôlés positifs en Norvège et en Suède. Les prélèvements opérés par la Société norvégienne de trot ont révélés des traces de cobalt. Dans l’attente de tests complémentaires, Your Highness, Un Mec d’Héripré et Timone EK sont aussi interdits de départ de course et leur entraîneur, Fabrice Souloy, suspendu dans les pays nordiques. Considéré comme une forme de dopage sanguin, le cobalt est contenu dans la vitamine B12, couramment prescrite par les vétérinaires. Depuis le 7 juillet, il s’ajoute aux trente-deux produits déclarés illicites. « C’est paru au Journal officiel mais les entraîneurs et les vétérinaires n’ont pas été informés, se défend Jacky Souloy, père de l’entraîneur. Les taux autorisés ont été diminués de moitié. Les doses ou le temps nécessaire à l’élimination du produit n’étaient plus adaptés. »... une déclaration à rapprocher des déclarations des autorités scandinaves dans le texte de Mme Kristin Odegard ci-dessus.

« D’autres entraîneurs pourraient connaître le même sort. « On tombe dans une période charnière avec le nouveau règlement mis en place », reconnaît Jacques Frappat, président de la fédération des courses de Basse-Normandie et membre de la commission du Code des courses.» L’a-dopage dans toute sa splendeur ! – En France, la recherche contre le dopage s’élève à 10 millions d’euros. « Peu de sports peuvent prétendre à un tel sérieux, avance Jacques Frappat. Un cheval est contrôlé dans chaque course. Il est choisi de façon aléatoire avant le départ. » D’autres contrôles sont effectués lors des qualifications ou de façon inopinée chez les éleveurs. Sur près de 29 000 prélèvements, l’an passé, soixante et onze étaient positifs. Your Highness, attendue samedi à Vincennes, n’était pas au départ. L’exclusion des trotteurs a été étendue à la France. Fabrice Souloy peut demander un recours pour prouver sa bonne foi. »

Le 12 encore.

L’Agence TIP, rédige un texte paru dans Paris-Turf : ‘Affaire Fabrice Souloy : premières conséquences’. En voici quelques extraits :

« Lors de cette conférence de presse, Birgit Ranheim, professeur à l’Université Norvégienne des Sciences de la Vie, a assuré qu’une si forte dose de cobalt dans le sang était indiscutablement due à une injection par voie intraveineuse. » ; « ... cette molécule a été détectée lors d’un contrôle anti-dopage, c’était en janvier 2013, du côté des trotteurs et des ambleurs à Meadowlands. Il s’en est suivi de nombreux cas aux Etats-Unis, mais surtout en Australie où plusieurs entraîneurs stars chez les galopeurs, notamment Mark Kavanagh (vainqueur d’une Melbourne Cup), mais aussi Peter Moody, mentor de la légendaire Black Caviar, se sont fait attraper. En Europe, c’est une première. » : « Fabrice Souloy ne pourra présenter aucun de ses protégés dans toute la région scandinave. »

Le 12 toujours, en matinée.

Sylvain Copier de Paris-Turf est reçu par M. Xavier Hürstel au siège du PMU. Avant l’interview, une photo souvenir..., assis face à face à la grande table carrée du show room. On prend la pose : le pédégé expose..., costume noir sur chemise blanche sans cravate, les oreilles bien dégagées, une esquisse de sourire..., posé là comme en ‘kolle’ de classe prépa... ; l’Archange pure player fait comme s’il développait un argumentaire avec des gestes..., expressif l’énarque, bien comme il faut, les mains tendues comme s’il tenait un ballon de rugby. En face, le quadragénaire bourguignon lui sourit gentiment, l’écoute un stylo à la main..., son regard astigmate-myope un peu inquiet sous les gros verres..., ses tempes dégarnies déjà et la reculade du front annoncent l’alopécie prochaine..., et cette barbe de trois jours, qui vont à huit, même à quinze parfois, sinon plus, les jours et le poil de barbe..., son poil ajusté au gré des soirées festives et des levers difficiles, le poil de barbe. L’indolence boudeuse du gras du ventre boudine par-dessus la ceinture, chasse hors du pantalon la chemise taillée L... Sylvain le bon vivant ne veut pas décevoir, alors il s’applique de son mieux, s’adapte aux circonstances. Faire ce qu’on lui demande..., son titre de noblesse est là ! Et si les courses étaient autrement – il le voudrait bien, remarquez ! –, alors il s’appliquerait tout autant...

Allé, c’est parti maintenant... On parle pour de vrai : comme par hasard, ‘l’Archange’ place l’Australie et la Suède dans la conversation : « En Australie et en Suède, notez que les courses virtuelles, par exemple viennent en complément de l’offre de courses à des horaires où il n’y en a pas. Il faut-être extrêmement pragmatique ! »... Que les courses virtuelles soient une marotte supplémentaire envisagée par le PMU afin d’orienter les jeunes vers l’hippisme, mais pourquoi pas !?... Les objectifs de l’Archange pure player ?... Un, les courses virtuelles vont faire réagir – pas meilleure provocation, sûr !..., les réseaux sociaux seront virulents..., crieront au scandale  ... Deux, l’Australie c’est le cobalt, et la Suède c’est le cobalt de M. Souloy sans même le citer !... Et Trois, ces fâcheuses courses virtuelles Australiennes et Suédoises mêlées à l’Australie et la Suède du cobalt non moins fâcheuses..., un gros mélange subliminal..., du nanan à polluer toutes les idées bienveillantes avec l’anti-dopage !... Sublime subliminal !

Sur Tweeter, Sylvain Copier de Paris-Turf fait de la promotion : « Numéro extrêmement riche dans Paris-Turf, l’histoire est en train de s’accélérer en ce qui concerne les courses hippiques » ; « A ne pas manquer mardi dans Paris-Turf une longue interview du PDG du PMU Xavier Hürstel. » Deux retweets à la suite : Paris-Turf « Fabrice Souloy exclu aussi en Italie. » ; l’entraîneur de trot Le Vexier Régis « Dopage avéré ou pas ce qui est sur c’est qu’on va encore faire des amalgames dans tout les sens et c’est l’image des courses qui va en pâtir. » Les ‘Journalistes’ et entraîneurs solidaires vous disent : fermez vos gueules, les amalgameurs !  

J+5 Mardi 13.

Publication de l’interview de l’Archange pure player du PMU..., photo et chapeau en Une suivis d’une page complète à l’intérieur : ‘Le PMU accélère’, la retranscription des questions/réponses sous un chapeau alarmiste : « ... dans un contexte très tendu en ce qui concerne le marché des paris hippiques, aussi bien dans le réseau physique français que sur internet. » Le PMU accélère droit dans le mur en klaxonnant !... Plan de crise de l’a-dopage : l’anxiogène à fond les manettes et détourner l’attention, sans oublier une lichette de subliminal !

Mardi 13 toujours.

Compte tweeter de Sylvain Copier de Paris-Turf : « Mise au point suite aux critiques lues sur twitter : dans la vie, rien n’est tout blanc rien n’est tout noir, les courses n’y échappent pas. » Tout est tout gris alors..., les Souloyscomplètement gris de leur ripaille aux foins cobaltés, peut-être ?... Pathétique soumission des clercs. Les régimes a-démocratiques la France, cette ‘démocrature’ qui vire tranquillement à l’autoritarisme populiste soumettent les meilleurs esprits..., gens gentils, dociles, serviles qui se corrompent au fil de l’Histoire avec la meilleure conscience. Impuissance quand tu nous tiens !...

Deux tweets de promotion encore : « Le PMU accélère dixit Xavier Hürstel. Il fait le point dans Paris-Turf.com sur le réseau, internet... » ; re belotte : « Le PDG du PMU fait le point sur l’activité des paris hippiques ce matin dans Paris-Turf. »... Un autre encore sur l’affaire Souloy : « Après Sauveur, c’est au tour de Your Highness de rejoindre l’effectif de B. Goop. »

J+6 Mercredi 14.

Paris-Turf.com informe du tweet adressé en anglais par M. Souloy à M. Goop : « 09/09 Goop say I support you 3 days after from dust Melby Viking, Your Highness, Ochongo face training Goop. You are the best.”   « Le 9 septembre, Bjorn Goop dit qu’il me soutient. Trois jours plus tard, il devient l’entraîneur de Melby Viking, Orchondo Face. Vous êtes le meilleur. »

Sur le site intello du Galop, Cercle Tourbillon, publie le post d’un incertain  ‘Baby...Bel’ : « Le Polit bureau a censuré mon com’ et les liens vers le blog de la jeune journaliste… Beurk ! » le lien de blog de Kristin Riise Odegard.

Sur ce site, c’est le pire et le meilleur. Le 28 septembre, à J+20, un article de la rédaction  éclaire et défini huit points annoncés comme ‘Les grands dangers qui guettent les courses hippiques’ : pas une seule mention du dopage, pas un mot, fidèle à l’omerta de l’a-dopage. Des échanges venimeux incidents à l’affaire Souloy feront réagir Mme Frédérique de Chambure, descendante d’une famille d’éleveurs de renom : « On parle de chevaux pas de pions vous êtes le cercle psychiatrique ! »... Omniprésence vigilante des héritiers des valeurs et vertus de la tradition aristocratique du cheval !

Sur Tweeter, Sylvain Copier de Paris-Turf publie son portrait, tout sourire, pleine tête au premier plan devant la perspective d’un wagon voyageurs vide ; un solide gaillard un peu rond à lunettes d’écailles, barbu de quinze jours et même un peu plus, en chemise à carreaux et épaulettes de bûcheron canadien : « 7 h 46, une rame SNCF complètement vide en région parisienne, cela valait bien un petit selfie non ? »... Mais oui, mon Sylvain !

Plus tard dans la journée, les tweets de promotion habituels : « Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas lu l’interview du PDG du PMU, Xavier Hürstel. » Et la question de la rédaction : ‘Faites-vous confiance aux contrôles anti-dopage effectués sur les courses françaises ? O 0ui  40 % : O Non  56 % ; O Sans opinion 8 %’ ; « Près de 350 votes pour l’instant, venez voter à votre tour sur Paris-Turf.com. »

Etonnant retweet de Jean-Luc Mélenchon : « Décidément le mot PMU inspire beaucoup JL Mélenchon en ce moment » / Copier Sylvain a ajouté Jean-Luc Mélenchon : « La primaire se transforme très rapidement en PMU politique. » A l’évidence pas réactif à l’affaire Souloy, le baronnet du nationalisme français à béret et baguette rouge des loges maçonniques du Grand Orient !... Le zélateur très fidèle de Fidel Castro tout juste décédé..., quatre roses rouges déposées près du pont Alexandre III à Paris !...

J+7 Jeudi 15.

Kristin Riise Odegard publie : ‘Je pensais qu’il y avait des choses plus importantes à gérer que moi... »

« Je suis partie aux Etats-Unis pour six semaines. C’est un voyage que j’avais prévu depuis un moment. Ca va me faire du bien de changer un peu d’air et de relever un nouveau défi. Je suis très enthousiaste.

Cette nuit (ce matin en Europe), j’ai reçu un appel de quelqu’un avec qui je travaille qui me disait que Fabrice Souloy cherchait à me joindre. Décalage horaire oblige, j’ai attendu de finir ma nuit avant d’essayer de le joindre. Il m’a rappelé après que je lui ai envoyé un message pour l’informer que j’étais joignable. Il se demandait ce que je disais sur lui et était fâché parce que j’ai écrit que « l’affaire Souloy » était le plus grand scandale de l’histoire du trot européen. Fabrice Souloy m’a dit que pour ces raisons, il avait engagé un avocat et que j’allais recevoir une convocation par la Poste la semaine prochaine, qu’il fallait que je rende des comptes et que je paie. J’étais assise sur l’escalier à l’extérieur de l’appartement dans lequel je loge, dans le New Jersey. L’appel a duré une minute.

Il doit avoir des choses plus importantes à faire ces jours-ci que d’essayer de m’intimider, non ?

Je pensais aussi que c’était le cas pour les responsables de Le Trot…

Mais lundi soir, tard, j’ai reçu un message. On m’a ordonné de ne pas le publier, ce que je respecterai. Le message provenait d’une des personnes les plus haut placées du Trot français. Il m’a écrit que ce que j’ai écrit était une honte. Pourtant, ce que j’ai écrit n’est pas le fruit de mon imagination mais tout simplement ce que m’ont déclaré ses homologues norvégiens et suédois ! A ce que je sache, la liberté d’expression est une liberté universelle, non ? Alors pourquoi n’aurais-je pas le droit de donner mon avis, au vu des déclarations des responsables suédois et norvégiens, sur l’inaction de Le Trot ? Le pire dans ce message et le seul point que je veux souligner est que la personne en question m’a écrit : « Vous voulez créer des polémiques qui n’ont pas lieu d’être ». Pardon ? L’affaire Souloy ne serait qu’une affaire mineure, sans intérêt ? Au vu du tollé que provoque cette histoire en Suède, en Norvège et même au-delà des frontières scandinaves, il est permis d’en douter… Je mourrais d’envie de lui répondre et je savais quoi lui écrire, mais je ne pense pas que cela en vaille la peine. Il a dû répondre hâtivement et aurait peut être dû lire à nouveau ce que j’ai écrit avant de réagir. Il a aussi dit que j’ai critiqué un journaliste (Fabrice Theil pour ne pas le nommer) et m’a dit qu’en dépit du fait qu’il était sûrement le premier à le faire (!!!), je portais des accusations sans preuves, comme les autres. J’ai eu ma dose en tout cas, comme beaucoup l’ont certainement eu avant moi. A propos de ce journaliste que j’ai apparemment critiqué, tout ce que j’ai fait a été de citer ses propos publié dans le journal pour lequel il travaille. Et je n’ai pas de problèmes de compétences linguistiques comme on a pu me le reprocher…

Je ne comprends pas ce qu’ils veulent en fait ? C’est vraiment ça le trot en France ?

Si Fabrice Souloy menace de m’attaquer en diffamation, que dire de ses récents propos à l’égard sur Björn Goop, sur Facebook et sur Twitter ? Dans le fond, le fait que Fabrice Souloy « vomisse » sur Björn est certainement une bonne chose pour lui. C’est d’ailleurs ce qui pouvait lui arriver de mieux par rapport à toutes les critiques qui lui ont été adressées en Scandinavie pour avoir drivé pour Fabrice Souloy…

Que se passera-t-il à présent ? Cette affaire prend une « drôle » de tournure. J’attends avec impatience des nouvelles de l’Europe. »

Sylvain Copier de Paris-Turf s’écarquille les yeux sur Tweeter : « Chiffre qui pique : 30 000 invitations distribuées dimanche au grand public local à Chantilly : 95 activées » ; se montre solidaire « Communiqué de l’Association des jockeys dénonçant des disproportions de sanctions à lire ici : bit.ly/2cyTtuj » ; retweet deux fois M. Pilarski, le propriétaire de Bold Eagle : « Le plus contrôlé en France, oui, et c’est tout à fait normal ! »... « Aux septiques. Bold Eagle est cintrôlé lors de toutes ses courses puisqu’il gagne ! Il fait partie du programme de suivi longitudinal... »

J+8– Vendredi 16.

Article de la rédaction de Province Courses :

« Depuis vendredi dernier, le téléphone a beaucoup sonné entre les autorités scandinaves et française. Cela dit, les dispositions prises par les unes et par les autres ont été radicalement différentes, preuve que l’harmonisation du code des courses est loin d’être une réalité au sein de l’Europe. La gestion de crise de ce genre d’affaire l’est également »... « La décision de la SECF a été d’interdire de participation la jument Your Highness postulante samedi au Prix d’Eté... »... « Tout juste sait-on qu’une instruction serait en cours actuellement concernant (au moins)  un ‘cas’ au sein de l’écurie Souloy, à compter de la mi-juillet... »

La gestion de crise’, explique le rédacteur de l’appendice des Principautés. La grande idée européenne en arrière-plan, une harmonisation des Codes. Un Code à la française ou à la scandinave ?... Et pourquoi ne pas reprendre l’info de Céline Maussang, le samedi précédent sur le site du Trot : « Lover Face a également été testé positif au cobalt. C’est Fabrice Souloy lui-même qui les a averti (sic) »

Sylvain Copier de Paris-Turf encourage ses lecteurs : « Allez, encore un petit effort, qui sera mon 1800e follower ? :) Bonne journée à tous » ; entretient les relations confraternelles : « Merci à Bernard Glass pour avoir citer (sic) mon nom dans ‘On refait les courses’ sur RTL France. »  

J+9 Samedi 17.

M. Patrick Lanabère publie dans Le Veinard : ‘Soupçons de dopage : l’affaire dont tout le monde parle ou presque !’...

C’est la lecture de cet article qui m’a décidé à me mettre au travail sur le sujet : « Personnellement, écrit M. Lanabère, si l’affaire est confirmée et avérée, je suis persuadé qu’elle pourrait délivrer un message rassurant : ‘ Les courses hippiques sont bien surveillées et s’il y a des tricheurs, nous les trouvons et les punissons’. Nous sommes de ceux qui pensent que le silence sème le doute, y compris sur les méthodes hippiques françaises, leurs laboratoires dont ils sont propriétaires, et leurs contrôles qui ne font pas appel aux autorités indépendantes et sportives en France (L’Agence française de lutte contre le dopage – AFLD -) »...

Adepte du ‘Théâtre de la cruauté’ d’Antonin Arthaud et friand du ‘Saucisson de cheval’ de Boby Lapointe, mes écrits ont gaillardement étrillé M. Lanabère et l’étrilleront sans doute encore. Comme je me complais à saccager le ‘travail’ de mon ami Sylvain Copier de Paris-Turf. Pour les avoir un temps croisé sur ma messagerie ou au téléphone, leurs qualités humaines ne m’ont pas échappé... C’est bien là leur unique faiblesse !... « Les courses hippiques sont bien surveillées et s’il y a des tricheurs, nous les trouvons et les punissons. », propose M. Lanabère. Avec raison... Oser le dire est méritoire, quand l’emprise du milieu vous menace au quotidien..., j’en conviens !... Si peu de le dire pourtant, que ça n’aboutit jamais à rien... Les méchants qui les gouvernent, les abusent !!... Se moquent et en rigolent même, je le pressens !... Sous leurs mensonges s’étouffe la vérité, qu’il faut extirper à la dague et sans pitié !!!...

« Quelle affaire !, poursuit M. Lanabère, Les contrôles positifs concernant l’entraîneur Fabrice Souloy, révélés par un communiqué de presse des organisateurs de courses en Suède et en Norvège provoquent bien évidemment des réactions... »...

... « Voici les doses de cobalt qui auraient été trouvées lors de l’analyse du premier échantillon sur les principaux chevaux concernés :

Seuils de tolérance internationaux du cobalt :

- 25 nano-grammes par millilitre dans le plasma ;

- 100 nano-grammes par millilitre dans l’urine.

Un Mec d’Héripré :

29 mai 2016/ Solvalla (Suède)

= batterie / 400 ng/ml  (plasma/25) ; finale / 371 (plasma/25) ; 

12 juin 2016/Oslo (Norvège) = 521 ng/ml (urine/100).

Your Highness :

12 juin 2016/Oslo (Norvège) = 395 ng/ml. (urine/100).

Lionel :

 12 juin 2016/Oslo (Norvège) = 468 ng/ml (plasma/25)

Timone EK :

12 juin 2016/Oslo (Norvège) = 271 ng/ml (urine/100)

La publication des dosages décelés de cobalt par Le Veinard est une première en France... Aucun autre journal ne les communiquera !... Sinon  sur Equidia Turf Club, deux jours plus tard, qui affichera plein écran en tout début d’émission un tableau des dosages. Un bref aperçu illisible qui laissait accroire que cette émission se conformerait aux déclarations en voix off du présentateur du sommaire : «  nous ne nous interdirons aucune question. »

Sur son compte tweeter, M. Lanabère, en homme de cheval qui connait son monde, commente ses impressions sur les chevaux de M. Fabrice Souloy : naguère les progrès spectaculaires d’Olga du Biwetz..., hier, la transformation physique de LioneL...

J+10 Dimanche 18.

Réunion du Prix de l’Etoile (Groupe I) à Vincennes.

Sylvain Copier de Paris-Turf retweet Jérome Lenfant sur l’événement du lendemain : « Guillaume Maupas @gmletrot invité d’Equidia Turf Club demain lundi. Au menu, les qualifications pour le Prix d’Amérique et ‘l’affaire Cobalt’ » L’anticipation de l’info journalistique : le Prix d’Amérique à J – 135...; l’info subliminale encore, ’l’affaire Cobalt’ avec un C majuscule..., question qu’on se souvienne de M. Souloy..., sans l’évoquer !... Direct dans la mémoire grenier de ses followers.

J+11Lundi 19.

Sylvain Copier de Paris-Turf relance ses lecteurs : « Il n’est pas trop tard pour voter sur les nouveautés des SMS au @_PMU. Avis sur paris-tuf.com » Retweet de  « La question de la rédaction : Est-ce la prise de paris du PMU par SMS vous tente » O 0ui  O Non  O Sans opinion Aucune réponse n’est enregistrée. Retweet L’inTrokuptible : « L’UET et Fabrice Souloy... paris-turf.com/actualités. »

En soirée, M. Jérôme Lenfant accueille M. Guillaume Maupas, directeur technique du Trot, sur le plateau de son émission Equidia Turf Club en compagnie de MM. François Hallopé, directeur de Turfcom.info, Alexis Levy, ‘journaliste’ à Equidia, Pierre Vercruysse, entraîneur et driver de trotteurs, représentant des professionnels au Conseil d’administration de Le Trot.

Le premier sujet est titré ‘Cobalt : la position française.’ L’animateur promet le parler franc : « - L’affaire... dite du cobalt », hésite-t-il, tout près de fourcher sur une affaire Souloy imprononçable. Plein écran, le tableau des quantités de cobalt prélevées sur les Souloy s’affiche dix-huit secondes (3’57 à 4’15), cependant que M. Levy résume ‘l’affaire dite du cobalt.

M. Maupas, la lippe sombre sans un sourire, le corps bien droit vêtu d’une cravate bleue roi sur costume gris anthracite, ouvre ses interventions par une mise en garde explicite : « - Ce n’est pas une bonne chose pour l’image des courses de parler de ce genre de sujet dans la presse et les médias. ».... L’œil au bleu de Bresse acquiescera ensuite en tout et tout au long de l’émission, imperturbable et appliqué... Ressassant sa rengaine : pas de commentaire sur l’affaire en cours ; les commissaires SECF ne sont pas habilités à s’immiscer sur ce qui se passe sur les hippodromes étrangers ; une procédure s’impose par respect du droit de la défense ; les Sociétés mères s’exprimeront après décision des commissaires ; respect des procédures, ha ! les procédures, encore et toujours les procédures !... Les responsables scandinaves ont tenu leur conférence de presse le 9 septembre. Pourquoi tarder ?...

Aussi M. Hallopé, le regard hypophysaire en broussailles s’interroge sur la longueur de la procédure française : « ... - pas besoins d’attendre un mois ou deux mois pour analyser les échantillons B »... L’œil au bleu de Bresse rétorque : « - En effet, des décisions seront à prendre... »..., gros coup de botte en touche !...

{... Le 9, M. Goran Antonsen déclarait au journal norvégien Trav Og Galopp Nytt :  « L’information m’est arrivée comme un grand choc hierle 8 et il y a eu beaucoup de remous ces dernières heures. Je ne me suis pas prononcé avant parce que je voulais connaitre les faits. C’est très sérieux là, et Kjell Ame Ness (copropriétaire de Lionel) et moi-même avons un grand recul à propos du sujet. Nous avons une tolérance zéro en ce qui concerne le dopage. Pour ma part, je pense à Lionel et que son nom pourra être associé au dopage. Il n’a eu que des tests négatifs jusque-là, et j’espère que les gens vont penser à ses performances incroyables et pas au dopage en faisant référence à lui. C’est un cas douloureux qui a provoqué énormément d’émotions différentes chez moi et je me sens complètement vidé. Je ne défends personne et je m’en tiens aux faits. Vu le cas à l’heure actuelle, il est certain que Lionel sera déplacé. » Et le journal de préciser ‘pour son cheval, les deux prélèvements A et B, sont positifs au cobalt’ »..., Lionel quittera le Haras de Ginai dès le mardi 15 septembre... Le 12, Mme Krinstin Odegard écrivait : « Les résultats des échantillons B arrivent cette semaine explique Johan Lindberg »...} 

Le 19, la SECF connaissait depuis belle lurette les résultats définitifs des analyses... Pas de ‘Décisions’ des commissaires français, alors motus et bouche cousue. Ca, c’est l’a-dopage à la française !

En verve, M. Jérôme Lenfant en vient à l’analyse rétrospective des échantillons prélevés :

- Lorsque vous avez annoncé que vous alliez congeler les échantillons d’urines et de sang, est-ce que à cette occasion là, puisque maintenant le cobalt est recherché et que vous en avez fixé le taux, est-ce que vous allez décongeler des échantillons pour rechercher du cobalt dans les urines ou dans le sang de champions qui auraient gagnés telle ou telle course dans les mois ou les années passées... » ;

- Non !..., toc sec l’œil au bleu de Bresse, nous n’allons pas aller rechercher des prélèvements de courses passées de cette année, de l’année dernière...

- Par peur d’ouvrir la boite de Pandore », ose couper M. Lenfant en off à mots feutrés – ...

- Là encore c’est un problème juridique et les conseils du Cheval français qui travaillent avec nous en permanence..., là aussi presque au quotidien avec nous..., nous disent qu’il n’y a aucune possibilité juridique d’aller rechercher des prélèvements qui auraient été congelés par rapport au cobalt. Pourquoi ? Parce que le cobalt, vous l’avez dit tout à l’heure, c’est une substance qui a fait l’objet d’une publication d’un seuil, cette publication a eu lieu le 7 juillet et tout ce qui était antérieur avant le 7 juillet, vous ne pouvez pas matérialiser l’infraction..., et à partir du moment où vous ne pouvez pas matérialiser l’infraction »... Ce cafouillis, cet imbroglio de mots..., on sent bien qu’il a quelque chose à cacher !

Regard hypophysaire en broussailles allait alors pointer le clou du spectacle, sans même s’en rendre compte, semble-t-il..., un énorme clou, si énorme qu’il en est même passé inaperçu des observateurs :

Pourquoi avoir pris la décision de congeler, parce que c’est obligatoirement sur des substances que vous ne trouvez pas à la santé (sic), donc pourquoi congeler des analyses puisque vous n’irez pas rechercher des produits qui n’étaient pas interdits au moment des prélèvements qui n’était pas décelable à l’instant ‘t’..., ça servira à rien à ce moment là... »

Œil au bleu de Bresse le reprend, fieffé menteur :

- Bien sûr que si, heureusement, sinon on l’aurait pas mis en place. Le problème du seuil..., effectivement, on en parle pas, y avait pas de seuil, ça veut dire que même si on trouvait du cobalt avant, il n’y avait pas d’infraction constituée à ce moment là. Après vous me parlez de substances que l’on ne connaîtrait pas aujourd’hui ou qu’on ne saurait pas dépister... Le code et la liste des substances que nous recherchons, ce n’est pas une liste précise de substances, c’est une substance agissant sur le système nerveux, c’est une substance agissant sur le système cardiaque, si demain il s’avère que le laboratoire nous dit ‘il y a une substance que nous ne connaissions pas, que nous ne savions pas détecter’, peut-être pour des raisons techniques nous ne savions pas les détecter et donc on l’a pas vue, on ne l’a jamais vu dans les prélèvements et les analyses, on ne l’aura jamais vu, alors là on aura la possibilité de la rechercher une substance précise... »

Regard hypophysaire en broussailles bredouille en off..., zélé, tonton fouettard à souhait :

- ...Vous pourrez disqualifier alors..., vous pourrez sanctionner »... 

 ...- Oui bien sûr, c’est le principe !...Pourquoi on a mis ça en place ? C’est tout simplement..., là on veut faire de la prévention..., on veut faire de la prévention..., bien évidemment personne ne souhaite que lorsque il sera pris la décision d’aller rouvrir certains prélèvements qui sont une nouvelle fois qui sont anonymes, c’est pas certains qui seront ciblés, on ne peut pas faire ça, on prend soit sur une période de temps, soit sur une période plus longue, on ne ciblera pas des prélèvements, ce sera sur une période..., voilà, le but c’est de dire, on ne veut pas, on ne voudrait pas, et on fait passer ce message aux entraîneurs, attention, ne jouez pas à ça, parce que, oui, on se donne maintenant les moyens, on met en place un arsenal juridique pour pouvoir demain aller les rechercher. »

Monsieur Maupas, directeur technique du Trot, est un menteur. Videz-moi ce Cahusac, mon bon !..., je vous débouche un Château Maupas..., appréciez  cet arrière goût de foin cobalté au palais..., et si longtemps encore en bouche..., excellent en accompagnement du rôti de veau à la braise !!... N’ignore pas le contenu du Bulletin Officiel du Trot, Œil au bleu de Bresse..., le BO du 7 juillet 2016, celui de l’annonce des mesures de contrôle du cobalt mais pas seulement. N’ignore pas la décision de suppression des échantillons analysés et contrôlés négatifs, Œil au bleu de Bresse. Voici la preuve, d’un copier/coller du Code du 7 juillet :

{« Annexe 1 : ‘Règlement fixant les conditions dans lesquelles sont effectués et analysés les prélèvements biologiques des chevaux prévus à l’article 77 du Code des courses au trot’ ;

II - L’ANALYSE DES PRELEVEMENTS BIOLOGIQUES (p.355) :

(Supprimé : Lorsque le laboratoire d’analyses de la Fédération Nationale des Courses Françaises n’a pas mis en évidence de substance prohibée dans la première partie du prélèvement, telle que précisée au § II de la présente annexe, la deuxième partie du prélèvement peut être conservée, sur demande des Commissaires de la SECF, pendant une durée maximale de dix ans.)}

Il n’y aura jamais plus de rétroactivité des contrôles faute de congélation des échantillons évidemment !... M. Maupas n’en dira mot !... Ce recul précipité en ce 7 juillet d’inspiration miraculeuse, lorsque survient l’affaire Souloy  –  l’abandon d’une décision péniblement adoptée après moult hésitations voici moins de deux ans  –, cette dérobade jette une suspicion plus que légitime sur l’éthique sportive de l’hippisme français. Ce refus délibéré d’aller rechercher a postériori les produits dopants aujourd’hui ‘inconnus’, organise peu ou prou l’impunité des tricheurs, toujours en avance sur les laboratoires, prétend-t-on. Applicable au 8 juillet 2016, cette mesure exonère Monsieur Fabrice Souloy de toute explication devant les commissaires français à propos des événements du 29 mai en Suède et du 12 juin en Norvège. Le « - Non !... » toc sec d’Œil au bleu de Bresse est une omission volontaire. Est-ce le cas de M. Souloy qui a justifié cet abandon surprenant de la congélation des échantillons ?... Est-ce la crainte d’une ampleur exceptionnelle, d’une pandémie de contrôles positifs au cobalt ou de tout autre produit à venir ?... Les effets de la rétroactivité, voilà pourquoi cette volte face. Monsieur Maupas ne pouvait l’ignorer !... Le Comité du Cheval Français en avait débattu et décidé dès le 10 mai 2016 : Œil au bleu de Bresse est un œil menteur !...

M. Jérôme Lenfant veut encore parler des entraîneurs suppléants – les ‘prête-noms’ du jargon intra muros –, les remplaçants des entraîneurs sanctionnés le temps de leur suspension. Sur le plateau le temps presse, les échanges cafouillent en brouhaha inaudible..., clap de fin de chahut, M. Lenfant annonce le second et dernier sujet de la soirée... Mais soudain Œil au bleu de Bresse reprend la parole d’autorité..., un silence recueilli s’installe pieusement, l’optique de la caméra revient fixer l’important importun qui va signer son forfait :

- Juste pour conclure..., il y a vraiment une chose très très importante..., et j’espère que tous vos téléspectateurs le comprendront. Il n’y a aucune volonté de notre part de ne pas communiquer sur ces dossiers là..., aucune volonté de masquer quoi que ce soit..., aucune volonté de protéger qui que ce soit..., aucune volonté d’étouffer ou de masquer quoi que ce soit... Voilà..., il y a un temps pour tout, il y a un temps d’instruction, il y a un temps pour la décision..., euh..., voilà..., c’est notre façon de travailler, je pense qu’elle est sérieuse, elle se fait dans le respect de chacun aussi, parce que même si une personne est accusée, elle a le droit de se défendre et... vous le voyez dans plusieurs domaines... voilà..., alors voilà, on respecte cela et je pense que c’est en faisant cela que l’on assure la régularité de nos procédures... »

Outrecuidance scandaleuse. Les téléspectateurs français sont vaccinés de l’anaphore : « - Moi Président..., Moi Président... », les Moi Président à la queue leu leu du socialiste candidat Hollande et cinq longues années de promesses non tenues !... La trahison du Moi Président ‘normal’ a fini par les écœurer, les citoyens... Moi Président casqué, à califourchon sur un scooter vers la rue du Cirque, filant s’égailler de croissants au beurre au fond des draps tièdes du petit matin. L’exemple vient des maîtres tout en haut. Les grands et petits serviteurs de l’Etat qui ‘parle au monde’ les copient et en rajoutent et en jouissent. Œil au Bleu de Bresse : « - Aucune volonté..., Aucune volonté... ; - il est un temps..., il est un temps... » C’est le carré d’as de l’anaphore du menteur, deux fois deux en un, l’Œil au bleu de Bresse rivé vers les écrans.

J+12 Mardi 20.

Bernard Glass sur RTL : ‘Trot : d’autre cas positifs au... cobalt

« C'est la révélation faite dans Équidia Turf Club par le numéro 2 du trot, Guillaume Maupas, lundi 19 septembre en soirée. Il y a des contre-expertises et ensuite des décisions seront prises, mais on ignore de quels chevaux et de quels entraîneurs il s'agit.

Le cobalt s'est invité au trot cet été. Il à une fonction énergisante, et jusqu'au 7 juillet dernier n'était pas recherché, faute de seuil. Mais une norme européenne a été fixée et Fabrice Souloy en a fait, le premier, les frais puisque ses trotteurs bien connus ont été décelés positifs à des taux plus importants que la normale en Scandinavie.
Visiblement, son effet était connu et partagé. Cela dit, il n'y aura pas de rétroactivité, a dit Guillaume Maupas, ce qui veut dire qu'on ne recherchera rien avant le 7 juillet et les victoires acquises avec cette potion le resteront.
 »

Le style d’écriture est soutenu. C’est du Codé !... La lecture flotte entre deux lignes. C’est du Radio-Londres tout craché, ‘Les français parlent aux français’... : « - Ici Londres... Veuillez écouter tout d’abord quelques messages personnels : ’Le cobalt s’est invité au trot cet été’..., ‘La fonction énergisante est dans le foin’..., ‘N’était pas recherché, faute de seuil’..., ‘Souloy en a fait, en premier, les frais ; d’autres suivront, je redis, d’autres suivront’... ‘ Il n’y aura pas de rétroactivité, je dis bien, il n’y aura pas de rétroactivité, deux fois’... ‘Radio-Paris hippiques ment..., Radio-Paris hippique ment salement !’ »

Sylvain Copier de Paris-Turf sur tweeter : « @RimaudG lance les réflexions débat sur le pari hippique @ GenerationGalop @_PMU. » Ha !..., bon ?

J+13 Mercredi 21.

Au matin, Sylvain Copier de Paris-Turf est encore à la manœuvre : « Dossier Cobalt et dopage @francegalop est en train de réglementer. »... « Vers un Cobalgate ? C’est la question qui se pose après l’intervention de @gmletrot sur @Equidia_Live. » ; bis répétita sur le site Paris-Turf.com. C’est encore lui !..., pas même embarrassé, qui justifie le retard de France Galop à inscrire la prohibition du cobalt dans son Code, « Au printemps, en concertation avec le Trot, France Galop a fait une demande auprès du ministère de l’agriculture pour modifier le Code des courses et mettre en place un seuil de positivité pour le cobalt. France Galop a reçu très récemment une réponse favorable du ministère de tutelle...Ce changement va être publié dans le bulletin officiel dans les plus brefs délais et mis en application avant le week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe... Le cobalt est présent dans de nombreux aliments et ce n’est qu’à partir d’un certain seuil que l’on parle de dopage. » Et allons donc, encore les aliments !... Faudrait nous les nommer une bonne fois pour toutes, faire évaluer mathématiquement la quantité absorbable en tonne/équivalant/cobalt, rapportée aux fourchées de foins incubées par les Souloys !...

« Vers un ‘Cobalgate ? », questionne le Sylvain alarmiste... Et la prestation de M. Maupas sur Equidia Turf Club : « Un exercice compliqué, M. Maupas s’efforçant de peser chaque mot et chaque réponse pour ne pas perturber les investigations en cours. » Quel cabot !... Comment perturberait-il les investigations en cours par ses paroles puisqu’il refuse tout commentaire sur tout ?... « Les courses traversent une crise des enjeux inquiétante et n’ont absolument pas besoin d’une crise de confiance. » La crise des enjeux est une rage de dent des ‘sans-dents’..., certainement pas une crise de confiance !... Ha !... mon Sylvain..., mon Sylvain !

J+14 Jeudi 22.

François Hallopé, ‘journaliste’, publie dans Province Courses : ‘Le temps des uns, le temps des autres’.

Cet  éditorial revient aussi sur l’émission Equidia Turf Club. Esprit formaté aux méandres tactiques des Principautés, l’auteur décrit lui aussi M. Maupas – l’exercice est un passage obligé : « on le sait fin débatteur et orateur mais aussi adepte du devoir de réserve et de la langue de bois quand la situation l’impose. » L’information centrale à retenir porte sur l’absence de contrôle a postériori, le formidable clou du spectacle congelé de lundi : « il y avait bien des cas de cobalt à l’instruction actuellement..., aucun prélèvement antérieur ne serait en revanche sorti du congélateur pour chercher d’éventuelles traces de cet oligo-élément avant cette date. »... Oligo-élément ?!..., ‘congélateur’ ?..., du congelé alors..., mais y a plus de congélateur depuis le 7 juillet !

M. Hallopé justifie de l’indispensable urgence d’informer les turfistes au plus vite :

« Si tel n’est pas le cas, le risque est de les voir se mettre en mode ‘pause’ et se détourner encore plus des courses pour se réfugier vers les paris sportifs. Et comme il y a des courses quotidiennement, chaque jour écoulé à rester dans le brouillard se traduit par une perte de confiance et de ... chiffre d’affaire. »... Bref, les accros du turf quotidien n’en dorment plus en attendant les ‘Décisions’ des commissaires sur les Souloys ! Hâtez-vous, messieurs.

Ses arguments à propos des socioprofessionnels dévoilent une mentalité démoniaque des intra muros : « Pour les socio-pros, la rapidité d’exécution s’impose de la même manière en cas de tricherie, car les allocations sont leur gagne-pain et un rang de plus ou de moins, a une forte répercussion économique sur la vie de leur entreprise. » 

La ‘rapidité d’exécution’, dit-il. ‘Exécution’..., comme une fourchée de pain au purin jetée sur le tas de fumier... le pain au purin encore : notre mentalité bien française se complaît tant au cynisme des ‘Jean qui rit et Jean qui pleure’..., ‘une de perdue, dix de retrouvées’..., ‘le malheur des uns fait le bonheur des autres’... M. Hallopé est un homme indéfinissable. Ses arguments désignent ou un esprit d’une lucidité transcendante à toute épreuve ou un musicien de clique jouant du clairon avec un pipeau. J’opte pour la seconde solution. Visière vissée, le regard hypophysaire sous broussailles sonne la fin de la récréation : « Si aux yeux des instances du trot, le temps et le rythme de l’instruction doivent être déconnectés de toute pression médiatique, et en conséquence se mener à leur allure, soit avec précaution et une évidente lenteur, les turfistes et professionnels ne partagent pas la même conception du temps. » Circulez !... N’y a plus rien à voir !!

J+15 Vendredi 23.

Le Président de l’Union Européenne du Trot, M. J.-P. Kratzer, communique : l’UET siège au 7 rue Astorg dans le huitième arrondissement de Paris..., c'est-à-dire à la même adresse que celle de la Société d’Encouragement du cheval français, 7 rue Astorg 75008 Paris –.

« Le 18 septembre 2016, à Oslo, les dirigeants suédois et norvégiens des courses au trot ont confirmé à l’UET l’existence de procédures disciplinaires en cours visant l’entraîneur Fabrice Souloy consécutivement à la présence de cobalt dans les prélèvements biologiques effectués sur des chevaux déclarés à son effectif d’entraînement à l’issue de courses norvégiennes et suédoises. Sur la base des informations sur le cobalt actuellement en sa possession, l’UET considère que sa présence à des taux de concentration élevés dans le sang ou dans l’urine, supérieurs aux seuils établis, peut constituer une infraction grave au regard non seulement des dispositions relatives à l’intégrité physique du cheval, mais celles liées à l’intégrité des paris hippiques. Ces faits portent également atteinte à la probité des professionnels du cheval. L’UET mettra tout en œuvre pour que les sanctions qui seraient prises à l’issue des procédures actuellement en cours soient compatibles entre pays et appliquées dans le cadre de chaque législation nationale des membres signataires de l’Accord International. A Paris le 23 septembre 2016. »

Sylvain Copier de Paris-Turf sur tweeter : « Voici le fameux communiqué de l’UET sur l’affaire de Cobalt qui s’est fait tant attendre. »... « Un Mec d’Héripré disqualifié dans la batterie (1er) et la finale de l’Elitloppet (3ème) »

Difficile de comprendre pourquoi cette attente du communiqué de l’Union Européenne du Trot !... M. Maupas n’avait pas manqué de rappeler que « l’UET aujourd’hui n’a pas de pouvoirs disciplinaires » ; son seul intérêt est d’annoncer un examen des compatibilités entre les sanctions des deux pays « appliqués dans le cadre de chaque législations nationales ».... N’en doutons pas, le cobalt n’étant pas inscrit au tableau des substances prohibées au moment des faits incriminés avant le 7 juillet..., aucune sanction ne sera prise en France... Pas besoin de compatibilité en la circonstance et seul le cas de Lover Face, celui d’autres chevaux éventuellement prélevés positifs depuis le 8 juillet, sera discrètement examiné avec bienveillance. Lover Face qui n’a pas couru en Scandinavie !... D’autres ?...

J+16 Samedi 24.

Quinze jours après le démarrage de l’affaire, la ligne de fracture se dessine nettement entre les deux quotidiens hippiques ‘d’opinion’ de l’intra muros. Leurs diffusions dominicales touchent un maximum de lecteurs. Ce weekend du 24 et du 25 septembre, l’information hippique n’est pas encore totalement centrée sur la  préparation de l’Arc de Triomphe, le 2 octobre. Mais déjà l’affaire Souloy s’estompe des esprits. La bascule est attendue pour la semaine qui vient. Les rédacteurs hippiques le savent, leurs papiers traduisent bien leurs orientations... et leurs attentes sur les suites trop prévisibles de l’affaire.

M. Patrick Lanabère, Opinionneur de Le Veinard, publie : ‘Autour du dopage : ‘Sur tout’ se taire !...‘ Cet article reprend de larges extraits des interventions de M. Maupas sur Equidia Turf Club et relève un moment épique..., alors que M. le directeur technique du Trot vient de longuement insister sur l’indépendance des Sociétés mères françaises :

« Gros embarras à ce moment de l’émission ; on comprend le malaise et le fait, en cours de phrase, qu’il s’aperçoit qu’il ne répond absolument pas à la demande scandinave..., intervient alors une question pertinente d’Alexis Levy : ‘Excusez-moi Guillaume, mais donc la demande d’extension scandinave de l’interdiction d’engager restera en France lettre morte !’... ‘Pas du tout, je n’ai jamais dit ça. Nous attendons des éléments plus probants, notamment des décisions qui pourraient intervenir, voilà, des éléments autres’. Là encore à question embarrassante, réponse embarrassée... ».

Perce sous le questionnement de M. Levy, l’agacement d’un isolement si apparent et si paradoxal du turf français : les ‘journalistes’ de l’intra muros, contraints au ‘garde à vous’ des Principautés, n’en pensent pas moins !...

M. Lanabère déplore enfin l’étouffement de l’affaire Souloy qui interdit d’aborder sur le fond les problèmes du dopage et d’envisager toute réforme. La messe est dite !... Le rouleau compresseur de l’a-dopage  aplani toute expression sur la vérité du dopage.

Une ‘brève’ de M. Fabrice Theil condense en peu de lignes les outrances habituelles de la propagande de Paris-Turf : ‘Fabrice Souloy : tests à l’entrainement négatifs’ :

« Le 8 septembre, des vétérinaires suédois et norvégiens se sont rendus au Haras de Ginai (Orne), afin de signifier à Fabrice Souloy que quatre de ses pensionnaires, Lionel, Your Highness, Un Mec d’Héripré et Timone E.K., avaient été testés positifs au cobalt. Quatre à Oslo (trois dans le Grand Prix), un à Solvalla (batterie et finale de l’Elitloppet). Le lendemain, ces quatre chevaux ont été prélevés, plus deux autres. Vendredi, l’entraîneur a fait savoir que les tests s’étaient révélés négatifs. Depuis, les quatre chevaux ont été suspendus, les trois premiers cités ne sont d’ailleurs plus sous son entraînement. Selon les sources norvégiennes, la suspension des chevaux serait en passe d’être levée ou en passe de l’être. D’autre part, le résultat de la contre expertise pour le cas Lover Face n’est toujours pas connu, pas plus que le nom des autres chevaux testés eux aussi positifs. F.TH. »

La composition de cette ‘brève’ est sans équivoque : le titre met en valeur les ‘tests négatifs’ puis 900 caractères du texte 60 % , sur quatorze lignes sont en faveur de M. Souloy, les résultats qu’il a lui-même fourni  des ‘tests s’étaient révélés négatifs ; la relation des tests positifs qui l’accablent en dix lignes d’introduction au début du texte 40 %. Trois jours après le refus péremptoire de M. Maupas de commenter l’affaire avant toute ‘décision’ des commissaires, M. Souloy, le 23 septembre, adresse un relevé de tests opérés a une date délibérément laissée dans le flou par le rédacteur de la ‘brève’ : « Le lendemain », écrit M. Theil..., immédiatement après avoir cité les courses d’Oslo et de Solvalla. Mais de quel ‘lendemain’ s’agit-t-il ? Au ‘lendemain’ de la visite des scandinaves à Ginai le 9 septembre ? Plus que normal que les contrôles aient été négatifs ce jour là !... Le ‘lendemain’ de la course à Oslo, la dernière courue avant les contrôles positifs scandinaves ? Etonnant, compte tenu des niveaux de cobalt constatés, qu’il ait totalement disparu au lendemain des épreuves incriminées. « Le lendemain, ces quatre chevaux ont été prélevés, plus deux autres ». Quels autres ?... M. Theil, n’en informe pas ses lecteurs et s’aligne sur le refus de communication des instances françaises sur le sujet. L’accent est mis sur l’attente d’une levée des suspensions scandinaves et sur l’ignorance des résultats de la contre-expertise des prélèvements sur Lover Face à Cherbourg. Non seulement l’affaire paraît classée, ou en voie de l’être, mais le suspens est entretenu sur l’issue des expertises en France.

L’information la plus importante de cette ‘brève’ vient du rôle joué par M. Souloy : tapi dans le silence désormais, sa défense se montre particulièrement réactive..., sa minute de menaces au téléphone ravalée et Mme Odegard reprise en main par les autorités scandinaves..., son tweet ironique à Bjorn Gopp dans les jours qui suivirent l’information publique de l’affaire..., maintenant la transmission opportune de résultats de tests négatifs sur ses chevaux à M. Thiel, le 23 septembre. M. Souloy relaie les interventions de M. Maupas quatre jours plus tôt sur Equidia. Nous sommes loin de la présentation lénifiante de Mme Maussang, sur le site de Le Trot, au lendemain de la découverte de l’affaire, le 10 septembre : « Lover Face positif au cobalt... C’est Fabrice Souloy lui-même qui les a averti (sic) de ce contrôle après sa 3ème place dans le Quinté+ de Cabourg le 22 juillet.... L’entraîneur a ouvert les portes de son écurie... Fabrice Souloy nous a expliqué... » Le triangle des Bermudes de l’a-dopage, ‘journaliste’, professionnel fautif et haut représentant des Principautés, appliqué à faire sombrer le dossier Souloy !

J+17 Dimanche 25.

David Fricaux sur Paris-Turf.com publie : ‘Affaire Souloy : incohérences européennes.’ :

« Le Cheval Français s’acharnerait-il actuellement sur Fabrice Souloy et sur ses proches ? On va finir par le penser. Car vendredi soir, le beau-frère de l’entraîneur du Haras de Ginai, Philippe Billard, s’est vu retirer sa licence d’entraîneur sous prétexte qu’il était salarié au sein de l’Ecurie Le Témont et non pas prestataire de service... ce qui n’avait jamais posé le moindre problème aux instances dirigeantes jusque-là !

Pour cette raison, samedi après-midi, Indigious et Pippa Barosso, qui avaient fait le déplacement à Berlin, n’ont pu disputer les épreuves dans lesquelles ils avaient été déclarés partants en bonne et due forme sept jours plus tôt ! Une décision d’autant plus surprenante que le Cheval Français a attendu vendredi soir (18 heures) pour décider que la licence d’entraîneur de Philippe Billard n’était plus valide alors que la société des courses de Berlin s’en était inquiétée dès lundi dernier. Et lorsque l’on sait que pendant ce temps, samedi, à Rome, Usago Luis se classait troisième de son éliminatoire du Derby des 3 ans, sous l’entraînement de... Philippe Billard, on est en droit de penser qu’une certaine cohérence règne actuellement au sein de l’Europe du trot dans cette affaire. » Six jours après que M. Maupas sur Equidia reconnaissait ‘qu’il y a un problème’ avec les entraîneurs prête-noms à la tête d’écuries suspendues, le Bibi Fricotin de Paris-Turf se pose en redresseur de torts et s’insurge de l’annulation du remplacement de M. Souloy par son beau-frère !... Et sous le ramassis de détails, M. Souloy donné en victime expiatoire !!... Faut le faire !!!...

Sylvain Copier de Paris-Turf sur tweeter : un retweet de l’inTroKuptible « La licence d’entraîneur de Phillippe Billard lui a été retiré à titre suspensif dans la journée de vendredi sur décision des commissaires. »..., ‘suspensif’ ?, là j’hésite, mon Sylvain : à titre ‘provisif’ ou ‘suspensatoire’ ?.... Le dernier tweet du jour : « l’abandon de La Cressonnière est un nouveau coup très dur aux @EpiqE Series. » Où est le rapport entre une favorite de l’Arc..., et un concours de pronostics qui porte sur plusieurs courses de la réunion ?

J+24 Dimanche 2 octobre.

Réunion du Prix de l’Arc de Triomphe à Chantilly.

J+31 Dimanche 9.

Fabrice Theil sur Paris-Tuf.com  publie : ‘Fabrice Souloy n’a pas été blanchi.: « Si Your Highness (Björn Goop), Lionel (Daniel Redén), Un Mec d'Héripré et Timoke E.K, les deux derniers étant toujours chez le professionnel français, peuvent recourir (décision du 17 septembre, mais communiquée à la France le 5 octobre), ils ont bien été déclassés, aussi bien en Norvège qu'en Suède. Fabrice Souloy ne peut par contre pas présenter d'autres chevaux en Scandinavie, étant toujours dans l'attente des décisions le concernant en tant qu'entraîneur. En ce qui concerne le cas de Lover Face et de deux autres chevaux appartenant à deux autres entraîneurs, le résultat de la contre-expertise se fait attendre. »

M. Theil achève d’éteindre les braises du feu de l’affaire. Le titre de cette ‘brève’ anticipe lestement sur l’orientation des sanctions attendues : « Fabrice Souloy n’a pas été blanchi »... Devrait-il l’être ?... Après la conférence de presse scandinave du 9 septembre ?...  Après des échantillons A testés positifs et détectés sur trois hippodromes norvégien, suédois et français... Les résultats des échantillons de la contre-expertise sont toujours inconnus..., Monsieur Souloy ne parviendrait pas à se mettre d’accord avec les Sociétés mères scandinaves sur le laboratoire !... Mais pourquoi les autorités Scandinaves se taisent-elles désormais ?... Les retards à l’information, M. Theil n’hésite pas à sous-entendre, serait de leur seul fait : « décision du 17 septembre, mais communiquée à la France le 5 octobre. »... Alors que ce les autorités française bloquent les informations, comme M. Souloy se fait attendre en Scandinavie : « En ce qui concerne le cas de Lover Face et de deux autres chevaux appartenant à deux autres entraîneurs, le résultat de la contre-expertise se fait attendre. » Une lecture rapide, un survol’, de la ‘brève’’ de M. Theil , où il n’est plus question de cobalt, de contrôles positifs mais de chevaux qui « peuvent recourir », d’attente « des décisions le concernant en tant qu'entraîneur »et de « résultat de la contre-expertise » conforte l’orientation du titre  Fabrice Souloy n’a pas été blanchi. Qu’attendent-ils donc ?...

 

J+37 Samedi 15 octobre.

Information publique de la sanction contre l’entraîneur de chevaux d’obstacle, M. Guy Cherel pour le contrôle positif de Lachlan Bridge à la Ranitidine, prélevé le 23 juillet 2016. Cette officialisation des ‘Décisions’ des commissaires intervient deux mois et demi après la course. Or, selon M. Souloy lui-même à Mme Maussang –  Lover Face a été contrôlé positif« après sa 3ème place dans le Quinté+ de Cabourg le 22 juillet 2016 »... Les commissaires du Trot sont moins rapides que leurs confrères du Galop, section obstacle !!... Quant aux prélèvements en Suède le 29 et 30 mai et Norvège le 12 juin, voici quatre mois et demi déjà..., il est vrai qu’ils ne seront jamais plus évoqués en France, faute de ‘Décisions’ à venir des commissaires, sinon pour le cas de Lover Face.

J+43 Mercredi 19 octobre.

La Cour des Comptes publie un rapport sur ‘La régulation des jeux d’argent et de hasard.’ Un rapport qui occupera un bon moment les rédacteurs du milieu hippique.

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J+47 Mardi 25 octobre.

Site web Equidia Turf Club : la lecture de la vidéo de l’émission 'Cobalt : la position française', du 19 septembre 2016 n’est plus disponible.

Fabrice Theil sur Paris-Tuf.com  publie : ‘Cobalt : un verdict attendu.:

« Les instances scandinaves devraient livrer leur verdict (suspension et amende) début novembre concernant Fabrice Souloy ayant eu quatre chevaux positifs au cobalt dont Your Higntness (premier) et Un mec d’Heripré (troisième) dans le Grand Prix d’Oslo et ce dernier dans l’Elitloppet (premier de sa batterie et troisième de la finale). » On ne parle pas de dopage..., seulement de « chevaux positifs » !...

25 octobre encore.  Le site web L’in Trokuptible reste en veille et collecte rumeurs et cotre rumeurs des braises sous le feu :

https://twitter.com/WORLDTROT : « Cobalt : un verdict attendu Fabrice Souloy sera bientôt fixé. http://ln.is/non.li/s/Hwjws » ; « UN MEC D'HERIPRE négatif après plusieurs contrôles dans l'Aby Stora Pris, mais STC l'organisme a gelé l'allocation ! @abytravet. »

J+49 Jeudi 27 octobre. « Bulletin vierge ! Visiblement les contre expertises, au moins deux, ne pourraient être réalisées.#pasdepiloteaulabo. »

J+50 Mercredi 28 octobre. «LIONEL effectuera sa rentrée dans le Prix de Bretagne.#Vincennes@tgn@StallZet » ; « CobaltGate. Selon une éminence grise du Trot on devrait tout savoir avant la fin novembre...#Hitchcock » ;

« EXPLOSIF ! Le Groupement pour l’Amélioration de l’Elevage du Trotteur français (GAET) demande au Trot l'ouverture du Stud Book. ».

J+51 Vendredi 28 octobre. « VIKING VA BENE is back under new training 1november #Laval#mayenne.»

J+51 Samedi 29 octobre. « Cobalt Gate : now it's 6 case ! #greycommunication  No cover, everything will be clear before three weeks... #Burmeselock

J+53 Lundi 31 octobre. « Comment expliquer que les entraîneurs dont les chevaux sont soumis au contrôle longitudinal ne reçoivent jamais le moindre rapport écrit ! » ;  « Les contre-expertises en cas de contrôle positif sont à la charge de l'entraîneur incriminé.»

J+55 Mercredi 2 novembre.

Première réunion du meeting de Vincennes.

 « Fabrice Souloy devra patienter la semaine prochaine pour connaître les sanctions scandinaves annoncées pour aujourd’hui. »

J+56 Jeudi 3 novembre. « Aby débloque l'argent de l'Aby Stora  pris pour Un Mec d'Héripré ! » ; « Le ridicule ne tue pas !!! Le cas Souloy ne sera jugé en Scandinavie qu'en février !!! » ; « Les contre-expertises concernant LOVER FACE et UNO DE VILLENEUVE ? Newmarket et L'Ile Maurice se déclarent incompétents. » 

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J+58 Samedi 5 novembre.

M. Patrick Lanabère publie un éditorial dans Le Veinard, ‘Où sont les priorités ?’, qui reprend les informations à propos du cas des ‘parieurs professionnels’ signalé par le rapport de la Cour des comptes du 19 octobre (Cf. mon billet de blog n° 19) et un article, ‘Dopage au cobalt : la patience a des limites’, constitué d’extraits choisis du présent texte.

 J+59 Dimanche 6 novembre. « Doublé Souloy : Princess Grif/Timone Ek dans le Grand Prix des Nations. »

J+60 Lundi 7 novembre. Sylvain Copier de  Paris-Turf  sur tweeter.  Deux retweets : « PIAZZA Sebastien ‏@PIAZZASebastien, ‘Fabrice Souloy place trois de ses quatre représentants au trois premières places du quinté, lundi à Vincennes’. » ; Paris-Turf ‏@Paris_Turf , ‘Q+ 07/11 : un trio gagnant signé Fabrice Souloy ! #vincennes#fabricesouloy’. »

Le 7 toujours.

Pour en finir, une fois encore  Sylvain Copier de  Paris-Turf : ‘Stéphane Le Foll était de la partie à Auteuil’ :

« ... Après un déjeuner en cercle très restreint, en compagnie des plus hauts dirigeants de France Galop et des responsables des acteurs de la filière, le porte parole du gouvernement a bénéficié d’une visite poussée du temple de l’obstacle. Nous avons profité qu’il traverse l’hippodrome pour se rendre directement sur la mythique piste du temple de l’obstacle pour lui poser deux questions... » Mon Sylvain ! Ha, mon Sylvain..., épique grandiloquence quand tu me tiens..., sur la pelouse à courir après le ministre de l’agriculture !!

J+63 Jeudi 10 novembre.

Une dernière pour la route... 

COPIER Sylvain ‏#Trot : « Mais qu'est-ce que ce "parler vrai" fait du bien aux courses !!! »

COPIER Sylvain  a retweeté Arnaud Lecomte :

Arnaud Lecomte @P_TurfLecomte @HarasBouttemont: « Toujours aussi exceptionnel au micro. L'entraînement je n'en parle même pas... »...

Alors écoutons le silence !...

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Le 1er novembre, le démarrage du meeting de Vincennes suivi des longs weekends de la Toussaint et de l’Armistice de 1918, ont mis fin aux échanges sur l’affaire de dopage ‘présumé’. A Vincennes, M. Souloy fait feu de tout bois. Les rumeurs d’un report des sanctions, au lendemain du meeting d’hiver, corrobore la stratégie de désinformation de l’a-dopage et de maîtrise du calendrier su plan de communication de crise. Car en février 2017, les commissaires des Principautés auront évacués les cas de dopage au cobalt du cheval de M. Souloy, Lover Face, et des trois autres entraîneurs dont cinq chevaux ont été détectés positifs au cobalt en France cet été.

Quoi qu’il en soit, le dernier pan de ‘crédibilité’ du modèle hippique français s’effondre. La mascarade des sanctions disciplinaires de l’a-dopage sera mis à nu. A l’étranger, le premier cas de dopage au cobalt européen est, et restera dans l’histoire du trot, le fait d’un entraîneur français.

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Le plan de communication de crise de l’a-dopage, suspendu depuis début novembre, vient de reprendre force et vigueur dans l’espoir d’engloutir, en février, le scandale de l’introduction en Europe du dopage au cobalt des Souloys. Un point de situation permet d’imaginer les conclusions de cette affaire sous l’angle des Principautés.

L’avenir des courses françaises est de plus en plus sombre et dans un environnement en ruptures fondamentales : les soubresauts guerriers des Printemps de la révolution arabe avortée ; la fin des échanges économiques mondiaux du libéralisme tous azimuts ; la déstabilisation des Institutions européennes ; l’affaiblissement de la ‘démocrature’ d’Etat et la sclérose de la société française présagent d’une année 2017 troublée.

L’échec des ‘EpiqE Séries’ signe la fin imminente du course à course et les dernières mesures en faveur du Quinté+ ne contrarieront pas l’effet boule de neige du déclin du turf entamé dès 2012. Le suspense prolongé de l’affaire Souloy peut se transformer en détonateur des tensions accumulées depuis des années sur les parieurs hippiques. Un effondrement brutal des enjeux est envisageable en 2017.

Nous sommes en décembre déjà. Les réseaux sociaux annoncent la parution des sanctions scandinaves à l’encontre de M. Souloy pour février 2017..., un dévoilement du dopage différé à la fin du meeting de Vincennes, à la recherche d’un moment plus propice à la discrétion et aux cachoteries habituelles. La conférence de presse d’Oslo, le 9 septembre..., en pleine rentrée sociale, scolaire, politique..., a contrarié le cour tranquille de l’omerta du milieu hippique. L’œil au bleu de Bresse du directeur technique de Le Trot, le lundi 19 septembre sur Equidia Turf Club, a bien produit les effets attendus : l’injonction au silence a  fait taire l’intra muros, ses contestataires y compris qui restent à l’affût ; moins d’un mois après le dévoilement de l’affaire, la rédemption de l’entraîneur est réclamée par les ‘journalistes’ aux ordres – mais dites-moi ?..., de quoi M. Souloy serait-il donc rédimé ?.... Pourtant, le plan de communication de crise n’a pas abouti.

Beaucoup de monde s’est exprimé sur le sujet... Les journalistes et les entraîneurs ont suffisamment parlé de l’a-dopage. Sur le web, les commentaires incendiaires vont s’amenuisant et s’éteindront bientôt. Des mots jetés comme paroles en l’air de jacasseries familières qui s’envolent au fil des jours et s’enfoncent dans le tréfonds de la mémoire et de l’oubli. Le contenu des sites et des journaux hippiques est éphémère. Des mots fugitifs effacés du jour au lendemain. La chronologie des propos mis bout à bout dessine la progression de la manipulation collective du plan de communication... L’ignominie, la suffisance, la bêtise, la couardise, l’hypocrisie, la soumission d’êtres légers qui jouent la comédie..., leurs fantaisies transparaissent en filigrane..., le défilé tragi-comique de tant d’intelligences corrompues, de savoirs faires et d’écritures embourbés en de vaines gesticulations verbalisées à faire semblant. L’intra muros s’est une nouvelle fois jaugé à fleurets mouchetés : les serviles d’un côté ; les contestataires de l’autre. Sans réelle surface.

La gravité du dopage au cobalt des Souloys est d’autant plus grave qu’il reste ‘présumé’ bien au-delà des délais habituels des ‘Décisions’ des commissaires... Les procédures avancent au traintrain de l’a-dopage, nous dit-on. Plus de quatre mois avant de se décider ?!... La sanction attendue de M. Souloy, la plus significative parce qu’il a introduit le dopage au cobalt en Europe, sera passée sous silence. Frappée de mutisme, la fédération scandinave n’a toujours pas communiqué officiellement les résultats des contre-expertises des échantillons. Le volet scandinave de l’affaire ne sera d’ailleurs jamais ouvert en France ; les commissaires attendent le moment opportun et patientent en coulisses sur le cas de Lover Face qu’ils mêleront aux cas d’autres chevaux d’autres entraîneurs à sanctionner. Quelques jours encore et les fameuses ‘Décisions’ de sanctions paraîtront sous leur titre habituel sur une ou deux colonnes de Paris-Turf : ‘Paru au Bulletin officiel’..., l’épitaphe d’une véritable lutte contre le dopage secrètement réclamée et attendue de tous..., enfin presque tous !

Le Veinard est le seul quotidien qui ait informé objectivement ses lecteurs sur cette affaire. Avec ses moyens limités. Avec ses questionnements biseautés. Toute la presse hippique aux ordres s’est affairée à démultiplier le plan de communication de crise d’a-dopage des Principautés. Et avec quel zèle !... Et M. Souloy n’a pas hésité à leur transmettre des informations favorables à noyer le poisson, des analyses négatives bien opportunes sur ses chevaux prélevées ‘le lendemain de »..., sans que nous sachions rien de ces prélèvements, ni pourquoi ni comment ni de quel ‘lendemain de’..., si vite rapportées par M. Theil, le 24 septembre. Lors d’une interview de ‘Bruits d’écuries’, l’entraîneur de Ginai se plaignait des ‘journalistes’ hippiques et réclamait plus d’objectivité et conspuait les intrus : « indispensables pour relater l’information hippique, promouvoir notre milieu, et tous les acteurs quels qu’ils soient doivent alimenter de manière objective les contenus d’information. Par contre, il est devenu tellement facile de devenir journaliste hippique et pas mal d’entre eux ne sont pas à leur place, n’étant pas crédibles, mais ce phénomène s’est pourtant tellement banalisé. »... A-t-il, lui, encore sa place parmi les entraîneurs de trotteurs ?

Le public des courses a été si habilement désinformé par ceux-là même qu’il dénigraithier..., ceux qui, en une quinzaine et avec zèle, sont presque parvenus à faire oublier son affaire ‘dite du Cobalt’. Gageons que dans quelques jours, l’entraîneur ornais s’attend à être dédouané d’une sanction sibylline de catégorie I... « C’est Fabrice Souloy lui-même qui les a averti (sic) de ce contrôle », s’était extasiée Mme Maussang sur le site Le Trot, toute heureuse !... Les Principautés se risqueront-elles à minimiser l’affaire ?... Lover Face le hongre cobalté en Catégorie I par exemple..., celle des ‘queues de fin’ de traitement vétérinaires, ‘médicamenteux’ pour eux, celle des contaminations par aliments et autres oligo-éléments, le sur-vitaminage au B12 de ses chevaux qui ‘volaient comme des avions’ sur les hippodromes scandinaves, cet été ! Attendons de voir, tout est possible, pourquoi pas l’imaginer !

Seconde phase du Plan de communication. L’hiver s’annonce glacial.

Le communiqué de Le Trot du 29 novembre  indique « six cas (qui) font l’objet d’une procédure disciplinaire » pour dopage au cobalt. Ce sont donc treize chevaux du cheptel français, qui se sont produits dans trois pays européens différents, qui sont actuellement en attente de sanctions ou d’une... dispense de sanctions sérieuses ! L’hiver s’annonce glacial !...

La fenêtre du risque d’exposition du scandale du dopage au cobalt, du jeudi 8 décembre jusqu’au jour d’ouverture des congés de fin d’année du samedi 17 décembre, regroupe neuf cas à traiter en France : deux magouilles d’une triste banalité (le ‘tour’ ; tapis de selle) ; un dopage aux amphétamines ; six dopages au cobalt.

Ce mois de décembre, l’ambiance est crépusculaire. L’obsolète idéologie jacobine, la diplomatie de l’Etat qui ‘parle au monde’, l’intelligence française sont en déshérences..., comme un fatras éventré d’incohérences et de violences. L’Une et Indivisible jacobine s’avère plurielle et multiple : le ‘vivre ensemble’, qu’ils disent depuis peu !.... Sa devise ‘Liberté, Egalité, Fraternité’ accuse ses élites aux frontons républicains..., sous les ors, sa gérontocratie autiste, narcissique, prévaricatrice, corrompue, népotiste, concussionnaire est rompue au magouilles du favoritisme et des privilèges..., s’affriole des combinaisons politiciennes en vue des élections présidentielles de 2017.

Nous, nous savons bien que l’Etat qui ‘parle au monde’ est bien incapable de parler comme il le faudrait à ses propres citoyens... La caste ultra minoritaire et sa garde idéologique prétorienne, quelques millions de fonctionnaires et d’affidés sur le territoire, manipulent et tiennent la plus grande partie de la population sous les contraintes économiques du quotidien et sous la dépendance sociale : « Quand il n’y a plus de fonctionnaires, il n’y a plus d’Etat..., quand il n’y a plus d’Etat, il n’y a plus de France » rappelait Moi Président, ce 3 décembre..., en réalité, ce n’est pas de la France dont il parlait, mais de la république jacobine !... Sa constitution centraliste et autoritaire, ses programmes politiques de promesses et de mensonges pervertissent les administrations et délitent la citoyenneté jusqu’au sein des entreprises privées et des familles. La propagande de mass-médias du régime, déjà réduite à l’éloge des faits divers et faux problèmes, exhibe des débats tronqués et oriente l’opinion de sondages altérés... La propagande à outrance politisée nous dirige au gré d’un système électoral exclusivement conçu pour perpétuer la main mise sur les pouvoirs régaliens des privilégiés du microcosme honni. La France moderne reste à inventer...,

L’avancée populiste est impressionnante ces dernières années..., la poissonnière de Montretout converti à tout de va au béret franchouillard à baguette: législatives 2012, 13.6% ; européennes 2014, 24.86 % ; départementales 2015, 25.24 % ; régionales 2015, 27.73 %. Pour les élections présidentielles, les républicains jacobins ont détourné leur propre Constitution en aménageant une consultation électorale à quatre tours où ils ne peuvent que l’emporter : l’organisation de ‘primaires’ jacobines tout-à-fait officieuses, en deux tours, réservée aux partis dits ‘de gouvernements’..., où six à sept millions de leurs adeptes/citoyens – un sixième du corps électoral – se rendront aux urnes, chacun après avoir signé un acte d’allégeance et acquitté une dime de deux euros, éliront leur candidat de droite ou de gauche à la présidence de la République. Au deuxième tour du vote officiel constitutionnel, tous se rassembleront ensuite sur un même favori..., la propagande jacobine diabolisera tout opposant à son idéologie des ‘valeurs’ qui viendrait menacer son hégémonie..., finalement leur candidat ultra-minoritaire dans l’opinion – majoritaire par défaut dans les urnes – sera désigné comme un monarque de pacotille.... Des Moi-Présidents apparatchiks sans surface, seulement rompus aux manœuvres des appareils de partis, qui se succèdent depuis des décennies. Comme naguères en Soviétie !

La propagande politique pollue tous les canaux de communication cet automne. BFM TV vient d’inaugurer BFM Paris. Les partis politiques de ‘gouvernement’ mobilisent leurs mass médias de propagande, réquisitionnent des locaux publics ou privés et les forces de police et la gendarmerie à leur profit. La ‘primaire’ de la droite et du centre est sur les ondes d’un bout à l’autre de la journée. Des discussions aimables de mots creux, raisonnements à courtes vues, potins de politicailleries à longueur d’antenne. Avec affichage des appartenances religieuses au catholicisme.., le pape François cité en référence !... Les épouses des candidats, pourtant si attentives à leurs vies privées, se sont montrées sur les tréteaux télévisés des préaux de la campagne électorale. L’an prochain, les deux candidats jacobins de droite et de gauche s’afficheront aux cotés de ‘petits candidats’ de circonstance accrédités !...,  qui auront obtenu avec les pires difficultés les cinq cents parrainages requis de parlementaires ou de maires des communes. Des élus locaux qui s’y refusent le plus souvent, sous les injonctions des partis à Paris, sous la crainte de rétorsions financières de l’Etat et des préfets, des enveloppes à disposition des sénateurs et députés..., sous la pression des conseils municipaux et des deux millions de fonctionnaires territoriaux affidés.., sous la menace d’une réprobation de leurs électeurs locaux. Les parrainages électoraux illustrent le maillage étroit jacobin du territoire et de la population : un appareil d’Etat soutenu par quelques millions d’électeurs actifs à ces ‘primaires’ verrouille les courants idéologiques de contestation au régime autoritaire..., conditionne les initiatives et les volontés..., tue l’enthousiasme des citoyens au quotidien.

L’ambiance sociale est délétère, violente, implosive. L’individualisme prévaut partout, le repli et le chacun pour soi, l’isolement et la solitude narcissique. La règle est à l’indifférence pour l’intérêt commun. La corruption est généralisée..., à l’image de nos pontes socialistes qui osent tout et n’ont honte de rien. Juste avant la présidentielle de 2012, le directeur du Fonds monétaire international (FMI)..., le DSK à poil sur les manchettes de la planète toute entière...Quelques mois avant celle de l’an prochain, ce décembre qui vient, le ministre socialiste du budget, M. Cahuzac Jérôme, tout récemment traduit en justice attend la décision des juges : il était en charge de débusquer la délinquance en col blanc..., lui-même détenait des comptes à l’étranger..., lui-même coupable de fraude fiscale ; un ministre parjure devant la chambre des députés..., à la télévision face au peuple tout entier..., découvert et dénoncé et le voici mortifié, tout pleurnichant, exhibant publiquement la ‘zone d’ombre’ de sa personnalité..., et le voilà au tribunal, assurément promis à une sanction prochaine, amendes, emprisonnement...,  tout aussi assurément avec sursis !... Pendant ce temps, le régime embastille les voyous par dizaines de milliers, bien souvent pour des calamités ou des broutilles, quelque fois même des innocents !... Sans oublier aussi de grands chefs de sa police corrompus, interpellés, mis en examen, condamnés ou relaxés... ; et leurs troupes exigent, nuitamment en défilés sous nos fenêtres depuis deux mois, l’impunité de la légitime défense et le durcissement des peines... ; un ministre socialiste leur répond et se glorifie de l’accroissement de la durée moyenne des incarcérations, de sept mois en 2012 à plus de dix aujourd’hui !..., annonce tout guilleret la création de nouvelles prisons..., leur promet une dotation supplémentaire de gilets pare-balles !!

Les flics gueulent plus fort encore : les zones ingérables des quartiers de ‘non droit’ les humilient ; les distances de la magistrature avec la réalité des délinquances les exaspèrent ; plus encore l’inefficacité chronique des arrestations les contrarie et ils dénoncent encore les sanctions pénitentiaires insuffisantes... Les flics veulent plus d’Etat policier : plus d’hommes, plus d’armes, plus de véhicules, plus d’emprisonnements, plus d’années d’enfermement. La moitié d’entre eux au moins ont depuis longtemps basculé dans l’extrémisme politique. Alors, les jacobins socialistes au pouvoir s’insurgent de ‘la patte’ du Front des Le Pen qui les manipulerait !... Sous-entendent sanctionner demain les meneurs assurément !!... Alors leur mouvement d’humeur et de colère s’égrène au fil des nuits..., s’évanoui petit à petit sous le flot des actualités, quasi sur ses fins s’éclipse dans l’indifférence et revient de loin en loin sur les bandeaux défilants des télévisions en continu... Va s’ouvrir incessamment la chasse aux sorcières jacobine, comme toujours, avec son lot de souffrances insidieuses encore, la traque sournoise de tant d’opposants anonymes, comme toujours : les avancements contrariés de fonctionnaires et de salariés en rupture de bans, le harcèlement des lanceurs d’alerte, les mises au placard et la mort sociale de centaines de milliers de citoyens récalcitrants. Dans le silence gêné et apeuré des entourages, collègues et familiers !... La France est en ‘démocrature’.

Paris, la ville monde perchée sur son Ile de France, la plus grande région européenne..., si grande !... – moins de deux pourcent du territoire où vit un français sur cinq. – Tout autour les métropoles baroques de régions croupionnes, les provinces de l’Ancien Régime foncièrement irrédentistes encore...; les vagues migratoires franchissent les frontières maritimes et s’échouent parmi nous. Une année de commémorations s’achève : discours, défilés, chorales et roulements de tambour, médailles et marseillaises, minutes de silence et tout le tremblement !....

Paris, la capitale tant visitée, si peu hospitalière pourtant, souffre de l’absence de ses touristes habituels... L’hôtellerie réclame dommages et intérêts, les restaurants et les bars ronchonnent, les grands-magasins se plaignent : c’est Paris la nuit désœuvrée..., ses quartiers interlopes à la dérive, malgré tout les trottoirs exhibitions des hôtels louches offrent à l’œil un zeste de débauche au coin de la rue, aux bois les fourgonnettes occultées s’espacent... C’est toujours Paris poubelle au petit matin..., ses papiers gras, ses crasses et ses odeurs et ses pissats – désormais des escouades de la police municipale verbalisent les ‘pipis’..., mille neuf cents fonctionnaires s’activent dans les recoins, vingt quatre heure sur vingt quatre –.

En début d’automne, le sable de Paris-plage a été enlevé..., mais les voies sur berges piétonnisées sont désormais interdites à la circulation automobile : c’est Paris saturée..., ses rues encombrées, son métro remugle, ses parkings surtaxés, ses rails vétustes, ses bruits et ses fumées et ses vapeurs toxiques partout... Les migrants se regroupent là où ils le peuvent, trois mille au moins s’entassent sur la place de Stalingrad où la police vient les déloger périodiquement : c’est Paris melting-pot menaçant, affamé, apeuré, négligé avec ou ‘sans papiers’..., la touche populacière autour s’effraye, s’émeut, se parlotte..., les titis parisiens des bobos, les bourgeois des beaux-quartiers sont tout émoustillés..., les  immigrés de longue date des arrondissements défavorisés au nord, baguenaudent et commercent et trafiquent et survivent tant bien que mal... Au Sacré Cœur, le flux des passants s’emberlificote parmi les présentoirs en bord de rue, s’attarde un peu sur le mail des boulevards, s’assied parfois sur les bancs publics malgré la fraîcheur automnale...

Paris ‘Fluctuat nec mergitur’ – ‘flotte mais ne sombre pas’ –, les pancartes énormes des artistes de rue à l’adresse des terroristes des attentats sur ses terrasses de cafés et au Bataclan... Alors ‘Nous sommes en guerre’ avait proclamé Moi Président : hier, le poing levé en tête des ‘Je suis Charlie’ qu’il avait convoqué en manifestation ; le voici prêt à combattre un fusil en bandoulière contre un état invisible au drapeau noir et blanc sanguinaire. Le dixième arrondissement à jamais meurtri se redresse doucement – le Bataclan vient de reprendre ses représentations ce 12 novembre, un an tout juste à la veille de la tuerie du 13 novembre 2015 –, sur sa façade quatre-vingt dix noms des victimes du massacre..., les jeunes et les voisins du quartier ont fait dresser tout près une stèle commémorative en mémoire des cent-trente victimes ; des centaines de blessés suppliciées souffrent en silence...

Les frontières européennes sont bien gardées. En Turquie, un coup d’Etat a échoué et le despote resté au pouvoir embastille des dizaines de milliers d’opposants émancipés et contient toujours, à la charge de l’Union Européenne, trois millions de syriens sous les tentes de camps de réfugiés. Les combats détruisent la ville d’Alep. En Méditerranée, une flotte internationale intercepte des milliers d’immigrés africains des embarcations de fortune, qui sombrent parfois provoquant la noyade de milliers d’autres immigrés.

Sylvain Copier de Paris-Turf annonce ‘Les parieurs grecs avec nous !’..., le samedi 26 novembre, « la masse commune du PMU avec la Grèce sera réactivée, via Heilas Horses Races SA, une filiale de l’OPAP (Opérateur de loterie grec)... Nos amis grecs pourront désormais rejouer au Quinté+ dès février... Pour mémoire, en 2015, 808 millions d’euros avaient été misés grâce à la masse commune du PMU à l’international. » Dont 422 millions d’euros au taux de retour joueur de 95 %, qui ont assuré un gain d’au moins 110 millions aux ‘parieurs professionnels’ étrangers..., pendant qu’en France, tous les joueurs perdaient !! (Cf. le billet de blog Médiapart : ‘Les dirigeants du PMU acceptent l’argent sale de mafias étrangères’)

Sur France Galop, M. David Powell commet une Tribune libre où il s’en prend au rapport de la Cour des Comptes du 19 octobre : « ... le risque de délit d’initié qui existerait dans les courses... Cette notion appliquée au sport hippique est d’un danger énorme pour nous, car elle conforte la tendance constatée depuis plusieurs années : la transformation du pari hippique en un jeu de hasard complet. Un initié, c’est qui ?... Un entraîneur et un propriétaire dont le cheval vient de mieux travailler..., le lad qui monte le cheval tous les matins...., un joueur chevronné qui fait le papier..., un ‘initié’ par rapport au zozo qui joue un numéro au hasard... ? » Sur les réseaux sociaux de l’intra muros les gnangnans se félicitent du délire de l’olibrius : le milieu s’en mettrait donc plein les poches avec délice aux dépends des ‘zozos’ ; quant aux parieurs au ‘papier’, je n’en connais qu’un, émérite et expérimenté de quinze ans d’assiduité, M. Eric Quéré... qui, après 335 jours de  jeux à fin novembre cette année et 293 gagnants, réalise un gain net 224,3 euros. Si la claque des EpiqE Séries ne vous a pas alerté, dépêchez-vous de continuer à gruger les ‘zozos’..., sûr que ça va pas durer !

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La seconde phase du Plan de communication de crise de l’affaire Souloy débute.

J+73 Dimanche 20 novembre.

Sept heures. Il fait encore nuit. La météo est un peu fraîche avec quelques gouttes de pluies sans vent. Paris sommeille encore. Quatre millions d’électeurs jacobins de droite se rendront tout à l’heure aux urnes.

Sur le serveur internet du quotidien Le Parisien, M. Julien Sellier, ‘journaliste’ hippique, bascule un article sur les écrans de la rubrique du localier des ‘Faits divers’, Stéphane Sellami : ‘Magouilles sur les champs de courses : et les parieurs dans tout ça ?Au programme du jour à Vincennes, le Grand Prix de Bretagne et neuf autres épreuves occuperont tout l’après midi bien des lecteurs de la rubrique hippique du journal ; les ‘4B’ préparatoires au Prix d’Amérique sont toujours un peu prisées des derniers turfistes. Le papier des ‘Faits divers’ échappera à leur attention..., comme il  échappera à la vigilance des passionnés de l’intra muros, qui n’en feront état que le lundi ou le mardi. 

Et les joueurs se fichent aussi de la fermeture définitive, le lendemain 21, des pistes de l’hippodrome d’Enghien aux courses à obstacles. Les Principautés sont restées sourdes aux protestations indignées de l’intra muros, qui s’oppose bien évidemment à tout changement et se lâchent sur le web.

Sur les télévisions, c’est déjà la tournée des bureaux de vote de la ‘primaire’..., en matinée, les sept candidats poseront l’un après l’autre pour les photos, enveloppe à la main tendue au-dessus de la fente des urnes..., viendront les estimations à midi et à dix-sept-heures et les commentaires à plus finir et les résultats pour le vingt heures et toute la carambouille d’une soirée électorale pour rire et jouée comme pour de vraie... Dans les files d’attentes déjà retransmises partout, les têtes blanches et chauves patientent patiemment..., parmi eux très peu de jeunots et encore moins de peaux ‘colorées’ d’immigrés. Les sondeurs à la sortie des bureaux de vote les évalueront et délivreront leurs statistiques : à plus de quatre sur dix, sexagénaires et demi au moins ; la quasi totalité agents ou retraités de la fonction publique, cadres et professions libérales, commerçants et artisans..., avec une grosse portion des catholiques pratiquants..., une totalité conservatrice et même réactionnaire, la part ultra-minoritaire friquée des biens pensants du corps électoral...

Les réseaux sociaux et la presse hippique n’aborde plus l’affaire Souloy depuis longtemps. Ce matin du 20 novembre, jour d’élections aux primaires de la droite, le chapeau de l’article du Parisien annonce des ‘Magouilles sur les champs de courses’ : « Trois affaires montrent que le pratiques de certains jockeys ou entraîneurs peuvent fausser le résultat des courses hippiques. Premiers perdants : les parieurs. » Rien de sensationnel dans ces ‘magouilles’ : trois ‘affaires’..., ‘jockeys’ ou ‘entraîneurs’..., ‘fausser’..., ‘perdants : les parieurs’. Vraiment pas de quoi se ruer sur cette information des ‘Faits divers’. Et le contenu du texte est d’une banalité confondante :

« Enquête : magouilles sur les champs de courses

Faits divers | Stéphane Sellami |

20 novembre 2016, 7h00 | MAJ : 20 novembre 2016, 9h30|3

Faits diversHippisme

Trois affaires de fraudes présumées montrent que les pratiques de certains jockeys ou entraîneurs peuvent fausser le résultat de courses hippiques. Premiers perdants : les parieurs.

L'heure du grand ménage dans le milieu des courses hippiques a-t-elle sonné ? Au printemps, les enquêteurs du service central des courses et jeux (SCCJ), notamment chargés de lutter contre les escroqueries et tricheries au fil des 18 000 courses disputées chaque année en France, ont recueilli les « aveux » d'un jeune jockey sur certaines « méthodes » en cours dans le petit monde des chevaux de courses. Ce cavalier a reconnu avoir sciemment retenu sa monture lors d'une épreuve disputée à l'été 2015.

Pis : le jockey a soutenu que cette pratique, connue sous le nom de « faire le tour », était adoptée par beaucoup. « C'est une pratique très courante, nous a-t-il confié. Il s'agit de préserver nos chevaux. On ne peut pas leur faire courir à fond toutes les courses. » Une « attitude » proscrite par l'article 76 du Code des courses hippiques qui stipule qu'il est « interdit de faire partir un ou plusieurs chevaux dans une course sans avoir l'intention de la gagner ».

 Des résultats faussés

Outre le fait d'être en infraction, les jockeys faussent surtout les résultats des courses, au détriment des parieurs. Et même si certains estiment qu'il est beaucoup plus « dur de faire le tour aujourd'hui qu'il y a vingt ans » -- à l'image de Dominique Boeuf, ancien jockey vedette au galop --, cette tricherie subsiste.

Les policiers ont aussi été saisis, au printemps, pour des soupçons de dopage après la mort d'un cheval en pleine course. L'équidé était subitement sorti de sa ligne avant de venir s'écrouler sur des spectateurs aux abords de la piste.

« Ce type d'accident est extrêmement rare, soutient Olivier Delloye, le directeur général de France Galop, l'une des principales sociétés organisatrices de courses en France. Nous réalisons près de 30 000 contrôles antidopage par an qui révèlent 200 cas positifs. Nous sommes très vigilants. Car si les parieurs ont des doutes, ils ne viendront plus jouer. Près de 90 % de nos ressources proviennent des paris hippiques. Nous avons donc tout intérêt à lutter contre le dopage. »

EN SAVOIR PLUS

Et les parieurs dans tout ça ?

« Retenir son cheval est une pratique répandue »

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Labo incontournable

Sa « dépendance » vis-à-vis des sociétés qui organisent des courses est souvent pointée du doigt. Lui l’évoque dans un sourire. « Certes, ces sociétés nous fournissent le plus gros de nos analyses, reconnaît le docteur Yves Bonnaire, patron du laboratoire des courses hippiques (LCH) à Verrières-le-Buisson (Essonne). Mais je peux vous garantir que nous sommes totalement indépendants ! Nous n’avons aucune pression des sociétés de courses. Par ailleurs, il est impossible de manipuler les résultats des analyses. » D’aucuns estiment que près de 80 % du chiffre d’affaires du LCH est réalisé grâce aux 30 000 échantillons confiés chaque année par les sociétés de courses. « Une partie de notre argent provient de ces sociétés, c’est une réalité, poursuit Yves Bonnaire. Mais notre système de contrôle antidopage est infalsifiable. » A noter que la grande majorité des cas positifs révèlent des traces médicamenteuses.  

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« Nous publions l'intégralité de nos sanctions »

France Galop est l'un des principaux organisateurs de courses en France.

  

Comment s'organise le contrôle des courses ?

OLIVIER DELLOYE. Nous sommes garants de la régularité des courses de galop en France. Des commissaires disposent de nombreux moyens vidéo mis en place sur les hippodromes pour surveiller le déroulement des 7 300 courses que nous organisons chaque année. Ils sont là pour défendre l'intérêt des parieurs, notamment en garantissant qu'aucun cheval n'a été gêné pour obtenir la place à laquelle il pouvait prétendre. S'il s'avère qu'un jockey n'a pas disputé toutes ses chances, il est sanctionné. Chaque année, entre 2 500 et 3 000 sanctions de tous ordres sont prises en moyenne par nos commissaires de courses sur les quelque 77 000 partants au galop. Ces sanctions peuvent aller jusqu'au retrait de licence, même si ce type de cas est très rare.

Les parieurs sont-ils informés des tricheries détectées ?

France Galop publie l'intégralité des sanctions des commissaires sur son site Internet et dans son bulletin officiel qui paraît tous les quinze jours. Les parieurs peuvent aussi les trouver dans la presse spécialisée.

En dehors des courses, d'autres dérives ont été mises en lumière...

Dans le cas de cet entraîneur qui a retiré le tapis de plomb de son cheval avant le départ de la course, nous avons été prévenus par la propriétaire de la bête. Lui et son jockey ont été convoqués par les commissaires. L'entraîneur a écopé d'un an de suspension, son jockey de six mois. Il a fait appel de cette décision, mais elle a été confirmée. En revanche, la peine de son jockey a été ramenée à trois mois. Ce même entraîneur fait également l'objet de poursuites judiciaires. Enfin, les policiers des courses et jeux nous ont demandé de lui retirer ses agréments pour une durée indéterminée. Nous sommes obligés de nous soumettre aux demandes des policiers.

En revanche, vous n'êtes pas obligés de leur signaler les tricheries que vous détectez...

Toutes les sanctions font l'objet d'une publication accessible au public. Ce n'est pas très compliqué d'éplucher les décisions prises par nos commissaires. Ce serait un assez mauvais procès que les policiers des courses et jeux nous feraient en nous reprochant de ne pas les alerter. Encore une fois, notre intérêt est que les tricheurs soient sanctionnés.

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Faits divers Pari Mutuel Urbain »

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Moins du tiers du texte relate deux affaires et non les trois annoncées sur le chapeau et plus des deux tiers restants vantent le ‘labo incontournable’ du Laboratoire des Courses Hippiques des Principautés à Verrières-le-Buisson..., rapportent les arguments de M. Delloye, le directeur général de France Galop : ‘Nous publions l'intégralité de nos sanctions!... Sur son compte tweeter, M. Pierre-Joseph Goetz, interrogera, deux jours plus tard : « C’est la Française des Jeux qui sponsorise l’article ? » Ben non, Monsieur Pierre-Joseph..., c’est le PMU qui paye !... La réaction de M. Patrick Lanabère est tout aussi surprenante : « Suite à l’article du Parisien, je pense q le journaliste qui a osé écrire ça devrait aller en prison, sans passer par la case licenciement.» Faudrait quand même ne pas exagérer !... M. Sellier est en service commandé !... MM. Pierre-Joseph et Patrick se sont laissé surprendre..., très souvent le survol des écrans du web, d’une lecture trop rapide, prend de vitesse les esprits durcis à la détente par leur conditionnement. Un révélateur imparable qui dévoile les volontés soigneusement cachées : MM. Goetz et Lanabère ne supportent pas à l’évidence la moindre critique affichée du système, qui puisse leur paraître exagérée, surtout venant d’un ‘journaliste’ hippique patenté.

Un travail parfait. Le dossier à fenêtres, ici il faut parler de tiroirs, laisse accroire  à une critique des magouilles des courses et semble déplorer le sort des parieurs..., mais qui sert d’abord les intérêts des Principautés. Car les magouilles dénoncées sont là pour énumérer tous les nombres arrondis fétiches et tout l’argumentaire de l’a-dopage de M. Delloye : « ...les escroqueries et tricheries au fil des 18 000 courses disputées chaque année. »... ; « Nous réalisons près de 30 000 contrôles antidopage par an qui révèlent 200 cas positifs. »... ; « 80 % du chiffre d’affaires du LCH est réalisé grâce aux 30 000 échantillons confiés chaque année par les sociétés de courses. »... ; « Notre système de contrôle antidopage est infalsifiable. ».... ; « Chaque année, entre 2 500 et 3 000 sanctions de tous ordres sont prises en moyenne par nos commissaires de courses sur les quelque 77 000 partants au galop. »... ; « Toutes les sanctions font l'objet d'une publication accessible au public. »  Toutes ces informations approximatives, voire carrément fausses, les directeurs du LCH et de France Galop savent que personne n’ira jamais les vérifier..., alors c’est l’arrondi qui compte : 18 000 courses, au lieu de 18 475 ; 30 000 échantillons contre près de 29 000 ; 200 tests positifs au lieu des 71 cas effectifs ; 77 000 partants, il y en avait 74 941 au galop. Quant aux 2 500 ou 3 000 sanctions des commissaires du Galop, prétendument ‘accessibles’ au public, ils ne le sont pas..., le site de France Galop sur ce sujet n’est disponible qu’aux professionnels ! Au final ces arrondis s’imprègnent, comme les grains d’un chapelet de points de fixation subliminaux, aux tréfonds de l’esprit du lecteur, tout rassuré d’aussi pieuses incantations.

Et le libellé du ‘journaliste’ sur les deux affaires est tout aussi tronqué : en dix lignes, les aveux du jockey surpris à ‘tirer son cheval’ se traduit par une « pratique, connue sous le nom de « faire le tour» ; sur trois lignes, ‘l'équidé subitement sorti de sa ligne avant de venir s'écrouler sur des spectateurs aux abords de la piste.’, sont invoqués des « soupçons de dopage après la mort d'un cheval en pleine course. »..., alors que la prise d’amphétamines a été constatée et vérifiée ! Tout l’article est biaisé, minimisé, édulcoré !... Des magouilles sans importance..., seulement des magouilles des Principautés, quoi !... Voilà ce qu’ils entendent faire retenir !!

Le dossier de propagande à tiroirs propose d’examiner la cause des parieurs :.

EN SAVOIR PLUS :  Et les parieurs dans tout ça ? .... Allons voir :

« Magouilles sur les champs de courses : et les parieurs dans tout ça ?

Faits divers|Julien Sellier|

20 novembre 2016, 7h00 | MAJ : 20 novembre 2016, 9h24|0

Julien Sellier

Faits diversPari Mutuel Urbain

« Ça fait partie du jeu. » Turfiste régulier, Stéphane, 38 ans, se montre fataliste à l'évocation d'éventuelles tricheries dans les courses hippiques. Jeudi, il a misé sur un cheval auquel son driver n'a, selon lui, pas demandé le maximum. « Je le rejouerai la prochaine fois, en espérant que ce soit la bonne. » Un pari hippique ne relève pas du pur hasard. Il se distingue en cela d'un ticket de loterie. Le joueur au PMU « fait le papier » en analysant les performances antérieures des chevaux. « Le turfiste parle avec son porte-monnaie, explique Julien Fonsèque, vice-président de l'Association nationale des turfistes. Ses intérêts sont parfois divergents de ceux de l'entraîneur, qui gère la carrière de son cheval athlète sur le long terme. Alors que le joueur ne voit que son intérêt du jour. L'application de l'article 76 n'est pas évidente. Autant je peux comprendre qu'un cheval dispute une course pour améliorer sa condition physique en vue d'objectifs futurs, autant je trouve inadmissible qu'un jockey ne soit pas sanctionné s'il a empêché sa monture d'obtenir le meilleur classement possible. »

Le PMU, principal opérateur de paris hippiques, se place du côté de ses clients que sont les joueurs. « Toute tricherie est également un préjudice pour notre entreprise, se plaint-on à la direction de la communication. Notre métier est d'organiser les paris et non pas les courses. Nous avons, comme tous les opérateurs de paris, y compris sportifs, l'obligation légale de procéder aux paiements dès la validation de l'arrivée par les organisateurs de la course, même si elle est entachée d'une erreur d'arbitrage. Le PMU ne peut verser aux joueurs lésés les gains auxquels ils auraient pu prétendre. » Seule une action en justice contre le tricheur, jockey, entraîneur ou propriétaire, peut être intentée. Mais les frais de procédure dissuadent la grande majorité des parieurs. Le Parisien »

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Le Stéphane trentenaire est trop beau joueur pour être honnête ! Régulier et fataliste, pour lui, les magouilles feraient donc ‘partie du jeu’ !...: « je rejouerai la prochaine fois, en espérant que ce soit la bonne ? »... C’est la définition du ‘recyclage’ !... Mais pourquoi s’acharner au ‘papier’..., certes « Un pari hippique ne relève pas du pur hasard. »..., c’est vrai, puisque le résultat fluctue selon les magouilles des professionnels et « se distingue en cela d'un ticket de loterie. »..., où la chance peut sourire et faire des millionnaires ; aux courses le ‘papier’ prend du temps et ne fabrique que des perdants ! Ce personnage anonyme est tout droit sorti d’un prospectus du PMU !

Le point de vue de M. Julien Fonsèque élève le niveau au-dessus des contingences du ‘papier’. Car c’est le vice-président de l’Association Nationale des Parieurs qui parle et se hausse : la ‘carrière du cheval’, ‘l’article 76’ du Code ; qui ‘comprend’ la magouille et la ‘trouve inadmissible’ d’un même tenant... Ca se veut..., mais ça n’est pas !... Sinon absurde ! Comment peut-on accepter les magouilles des entraîneurs et prétendre à la défense des intérêts des parieurs ?

Un incertain ‘Lamda’ de la direction de la communication du PMU complète l’article de dix lignes généreuses, offre le beau rôle à l’opérateur de paris « du côté de ses clients que sont les joueurs » et le pose en victime : « Toute tricherie est également un préjudice pour notre entreprise, » On ne comprend pas trop pourquoi d’ailleurs !... Plus les favoris sont battus par des tricheries et plus le nombre de parieurs perdants est important ; par définition, un favori rassemble le plus grand nombre de parieurs..., et plus souvent les joueurs perdent d’argent, d’autant plus vite ils remettent la main à la poche pour rejouer !... C’est tout bonus pour le PMU...

L’intervention d’un membre du conseil d’administration de l’ANT, c’est un peu trop fort de café quand même !... Un éloge à la corruption ou que l’on me pende par la langue !! La honte du genre humain, ces gens là..., j’exagère, là j’en conviens : ils ne se rendent compte de rien, l’égoïsme stupide et même, pour être tolérant au possible, le manque d’entendement face aux événements, la bêtise seulement.  Le samedi 5 novembre à Auteuil, le Prix Bournosienne avait été gracieusement rebaptisé par les Principautés, Prix de l’Association Nationale des Turfistes. Ce qui méritait bien une publicité, déjà, je l’ai lu, un petit retour satisfait et remerciant du trésorier, M. Eric Blaisse sur Paris-Turf : « On tient vraiment à remercier France Galop. Par les stands érigés pour nos associations gratos, ça va de soi –, l’équipe a vraiment été à notre écoute. Pour la première fois, à l’ANT, nous avons même procédé à un tirage au sort pour faire gagner des bouteilles de champagne, mais également des invitations aux courses ou encore des cotisations à notre association. Un stand pour nous, c’est vraiment idéal pour rencontrer des turfistes mais aussi des personnalités telles que Jean d’Indy, Xavier Popot, Guillaume Macaire ou Robert Collet. Nous existons pour être le relais entre les turfistes et France Galop et Le Trot. » Bon..., pas en Une du quotidien, juste un billet de la rubrique ‘Coté Parieurs’ de l’ami Sylvain Copier de Paris-Turf ; toujours les idées un peu bouchon, le Sylvain, mais soucieux de faire plaisir, c’est certain.

Le stand, les bouteilles de champagne et les invitations aux courses sont un coût financier à affecter quelque part dans la comptabilité des Principautés..., une dépense en échange d’un service gracieux – mais quel service pourrait donc leur rendre l’ANT ? –...; des écritures comptables à passer au compte ‘Promotion et publicité’, j’imagine !? Les experts-comptables valideront. Par contre, les ‘cotisations’ versées ‘à leur association’ par un tour de passe-passe d’une loterie fictive est un détournement de biens. Le statut associatif du débiteur comme du créditeur exclut l’abus de bien social propre aux sociétés. L’abus de confiance du président baron de Rothschild ne sera pas non plus retenu, ces versements de l’argent du Galop à une association ne lui confèrent aucun avantage personnel. « Nous existons pour être le relais entre les turfistes et France Galop et le Trot » précise M. Blaisse. Il y a loin des intentions aux réalités. En l’occurrence, ces fonds versés à l’ANT, par l’intermédiaire des cotisations de turfistes achalandés à cet effet, démontrent à l’évidence que ce sont les turfistes qui sont les relais entre l’ANT et France Galop et Le Trot !... Dès lors, ces versements ne sont en aucune manière une dilapidation, mais au contraire une subvention de fonctionnement qui oblige l’association et l’intègre de facto dans la nébuleuse de France Galop et du Trot. L’officialisation somme toute de ce qu’elle est depuis toujours ! Au moins les mauvaise langues – la mienne cette fois bien pendue, évidemment ! – disposent d’une preuve irréfutable du fantoche de cette association qui a vendu son âme au diable pour une poignée d’assignats convertis en euros et arrosés de quelques flûtes à champagne...

EN SAVOIR PLUS : « Retenir son cheval est une pratique répandue »

Le titre est anodin et ne donne guère envie de poursuivre la lecture... Pourquoi cliquer, s’il s’agit de relire les exploits du gamin qui a tout avoué de son forfait à Cagnes-sur-Mer... Imaginez par contre l’effet de cet intitulé exemplaire : ‘Tout ce beau monde est dans l’attente de décisions judiciaires’... N’importe quel lecteur lambda censé s’y jette, à la lecture... Allons voir :

« Magouilles sur les champs de courses : « Retenir son cheval est une pratique répandue »

Faits divers|

20 novembre 2016, 7h00 | MAJ : 20 novembre 2016, 9h27|2

Faits diversSCCJHippisme

Un jockey qui sera jugé pour escroquerie

Un apprenti jockey soupçonné d'avoir délibérément retenu son cheval lors d'une course, un entraîneur pris en flagrant délit de triche, un équidé victime d'une spectaculaire crise cardiaque en pleine course, dont les analyses sanguines ont révélé la présence d'une substance chimique suspecte... En l'espace de quelques semaines, les enquêteurs du service central des courses et jeux (SCCJ), notamment en charge de la police des hippodromes, se sont lancés sur la piste de trois affaires, habituellement traitées en « interne » dans le milieu feutré de l'hippisme. Les investigations ont déjà permis de mettre en lumière un certain nombre de dérives.

QUAND UN JEUNE JOCKEY PASSE AUX AVEUX

Ce sont des « confidences » livrées après plusieurs heures de garde à vue dans les locaux du SCCJ à Nanterre (Hauts-de-Seine). Convoqué au printemps, ce cavalier d'à peine 20 ans, spécialiste du trot, avec déjà près de 350 courses à son compteur, finit par reconnaître ne pas avoir « visé la victoire » lors du Prix Amiral de Grasse, en juillet 2015, à l'hippodrome de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Une attitude en totale infraction avec l'article 76 du Code des courses hippiques qui stipule « qu'il est interdit de faire partir un ou plusieurs chevaux dans une course sans avoir l'intention de la gagner ». « C'est un article qui n'est jamais appliqué, livre le jockey au cours de son audition. Les chevaux ne sont pas des machines. Il y a des courses où, par rapport à la concurrence, il est quasiment impossible de gagner. Mais ce n'est pas grave si on sait qu'une autre plus tard peut être plus favorable. »

Le même va plus loin en indiquant que cette « pratique » est largement répandue et connue de tous sous le nom de « faire le tour ». « C'est quand on participe à une course sans vouloir pousser le cheval parce qu'il peut s'agir d'une course de rentrée ou de préparation à un autre engagement plus intéressant », précise-t-il. Au final, ce jockey et son cheval ont terminé à la quatrième place, leur évitant de partir avec un handicap lors du prix suivant, plus richement doté, et qu'il a finalement remporté... « Je suis conscient d'avoir commis une escroquerie », avoue-t-il devant les policiers. Suspendu un mois par la société organisatrice de l'épreuve, il attend d'être jugé par le tribunal de Grasse.

LE TOUR DE PASSE-PASSE DU TAPIS DE PLOMB

L'affaire remonte à novembre 2015 lors du Prix Wild Risk à Angers (Maine-et-Loire). L'entraîneur du cheval ayant fini à la troisième place crie au scandale. Il affirme que les règles n'ont pas été respectées par l'entraîneur de l'équidé victorieux. Ce dernier étant censé être « handicapé » par un tapis de plomb de 10 kg. « Les investigations ont démontré que cette selle plombée avait été opportunément retirée par l'entraîneur, Christian Le Galliard, avant le départ de la course, puis remise juste avant la pesée à l'issue du tour de piste », relate une source judiciaire. En garde à vue, le suspect a indiqué avoir agi ainsi car il ne « supportait pas de voir son cheval souffrir » sous ce poids supplémentaire... Frappé d'une interdiction d'entraîner pendant un an, il sera, lui aussi, jugé, le 19 décembre, par le tribunal d'Angers.

SUSPICION DE DOPAGE APRÈS UNE CRISE CARDIAQUE

Les images sont impressionnantes. Le 12 avril dernier, l'arrivée du Prix Sarah Gosse sur l'hippodrome de Nantes (Loire-Atlantique) est le théâtre d'un terrible accident. Alors que la ligne d'arrivée se profile, le cheval Fin March, lancé au galop, se dérobe brusquement vers l'extérieur de la piste avant de heurter les barrières de protection, puis de s'effondrer sur plusieurs spectateurs. La bête, âgée de 3 ans, décède rapidement tandis que trois personnes sont évacuées vers l'hôpital. Informé, le parquet de Nantes ouvre une enquête préliminaire, notamment pour « blessures involontaires ». Saisis des faits, les policiers du SCCJ découvrent que les analyses du sang de Fin March révèlent la présence « d'une substance chimique suspecte en forte quantité », mais sans pouvoir en obtenir la nature exacte auprès du laboratoire des courses hippiques (LCH) de Verrières-le-Buisson (Essonne). A la fin du mois d'octobre, l'entraîneur de ce cheval a été placé en garde à vue et plusieurs de ses équidés ont subi des prélèvements sanguins. Dans l'attente de leurs résultats, il a été remis en liberté. En matière de dopage, là où les courses contrôlent 30 000 échantillons par an, tous les autres sports réunis en analysent 11 600. Le sport hippique est donc une discipline très contrôlée.

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L’article 76 DU CODE DES COURSES HIPPIQUES stipule « qu’il est interdit de faire partir un ou plusieurs chevaux dans une course sans avoir l’intention de la gagner ». Le Parisien »

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Quelle belle surprise ! Le dernier tiroir expose les trois affaires promises dans le chapeau du dossier. Elles ont en commun d’avoir été initiées par la police des jeux au printemps 2016. Un an plus tôt, le 8 juin 2015, la commissaire divisionnaire du service des courses de la police judiciaire reconnaissait devant les caméras de Mme Caroline Benaroch qu’elle « rencontrait de grandes difficultés à collecter de l’information dans ce monde des courses. » (Spécial Investigation : ‘Scandales à l’hippodrome’ sur Canal+).

Quelle mouche a donc bien pu piquer la SCCJ en ce printemps 2016 ?... Vraisemblablement l’accident survenu sur l’hippodrome de Nantes, le 12 avril, où les blessures des spectateurs, qui ont entraîné l’ouverture d’une procédure judiciaire du procureur, où la progression du cheval Fin March, qui traversait la piste pour venir s’affaler sur la lice en face des tribunes, a été visionnée sur toutes les chaînes de télévision. Traité en trois lignes dans le premier tiroir du dossier..., puis ici, il fallait vouloir la découvrir !..., en un paragraphe terminal en fin d’article au fond du dernier tiroir..., c’est l’affaire de dopage qui embarrasse évidemment !! L’histoire du jockey est traitée en 291 mots, celle du tapis de selle en 150 : 441 mot contre 181qui traitent du dopage de Fin March sur 30 % de l’ensemble du texte. Déjà se profile les solutions de l’a-dopage : passer au second plan le dopage de Fin March.

La volonté de minimiser cette affaire remonte à son origine, dès le printemps 2016, alors qu’elle venait de surgir sur les médias généralistes.

Les policiers sont allés chercher le jockey M. Nicolas Mortagne à Marseille, un jeune homme de vingt ans qu’ils ont questionné loin de chez lui, dans leurs locaux des Hauts-de-Seine à Nanterre..., sur des faits remontant au 21 juillet 2015, qui avait été sanctionnés d’un mois de suspension par les commissaires du Cheval Français, le 14 septembre 2015, qui avait été exécutée à partir du 15 septembre 2015 !... (Cf. inf. BO n° 38 ; 17 septembre 2015).

L’histoire du tapis de selle de M. Christian Le Galliard est une sottise à la con, qui date de novembre 2015... ; l’entêtement stupide d’un entraîneur d’obstacles vexé qui conteste à trois reprises les sanctions réitérées à bon escient par les Principautés..., malgré l’indignation des propriétaires du cheval, M. et Mme de la Guillonnière, qui ont dénoncé la supercherie et refusé l’allocation au gagnant, malgré les aveux de la jeune joquette Mme Clémentine Chevalier, une jeune femme de dix-neuf ans qui s’est désolidarisée des dires de son entraîneur.

L’affaire de M. Serge Foucher est d’un tout autre calibre puisqu’elle touche au dopage. La mort d’un cheval ‘au champ d’honneur’ n’est jamais une affaire banale aux courses. Une écurie d’obstacles d’une trentaine de chevaux aux performances satisfaisantes d’un entraîneur aguerri et intègre. L’affaire est sérieuse.

Le paragraphe de cette ’Suspicion du dopage après une crise cardiaque’ se conclut comme il se doit par l’argument développé par M. Maupas, le 19 juillet sur Equidia : « les courses contrôlent 30 000 échantillons par an, tous les autres sports réunis en analysent 11 600. »..., un argument déjà développé dans le premier tiroir du dossier. Une signature de ce fabuleux dossier de manipulation de masse à citer dans toutes les bonnes écoles de journalisme.

Les analyses biologiques ont révélé la présence d’une « substance chimique suspecte en forte quantité », « mais sans pouvoir en obtenir la nature exacte. », écrivait le ‘journaliste’ du Parisien. Le 23 novembre, Presse Océan, précisait qu’il s’agissait d’un « d’un produit dérivé d’amphétamines qui n’a absolument rien à faire dans l’organisme de l’animal. »..., que la garde à vue de l’entraîneur datait du 27 octobre..., que des perquisitions et d’autres prélèvements sur le cheptel « devraient être dévoilés avant noël ». (Cf. inf. J+76 – mercredi 23 novembre: ‘Cheval fou à l’hippodrome : le spectre du dopage.’)

L’article du Parisien ne dit rien des explications de l’entraîneur ; Presse-Océan dit qu’il « ne fournit aucune explication à la présence de ce produit qui ne peut être justifié, compte tenu de sa nature, par aucun traitement. »... Alors, le 25 novembre, c’est l’agence Tip sur Paris-Turf qui révèle son identité et reproduit ses explications : «Je ne comprends pas. Mes employés m'ont certifié qu'ils ne consommaient pas de drogue. D'après le vétérinaire, un cheval en état de décomposition sécrète des substances qui pourraient s'apparenter aux amphétamines. Je n'ai pas d'autres explications. Je ne crois pas à un geste de malveillance. Je sais que je n'ai rien fait ; j'ai la conscience tranquille. En trente-deux ans de carrière, je n'ai jamais été pris au salivarium.» (Cf. inf. J+78 Vendredi 25 novembre : ‘Cheval mort à Nantes : enquête en cours.’)

Je crains que M. Serge Foucher ne se trouve dans la position inconfortable de de M. Gaëtan Marcque. Sa garde à vue judiciaire fin octobre est le gage d’une recherche avancée des circonstances et des faits. Mais les perquisitions et les prélèvements sur le cheptel sont trop tardifs, six mois après les faits. Il serait surprenant que ces enquêtes puissent définir la nature exacte du dopage de Fin March. Le procureur de Nantes a mandaté la police judiciaire dans le cadre d’une réquisition pour ‘blessure involontaire’, l’enquête vise à situer la responsabilité de l’entraîneur..., en rien pour qualifier le dopage du cheval qui sera traité dans le cadre disciplinaire du Code du Trot... En catégorie II et point barre !... Et qu’importe si ce « produit dérivé d’amphétamines..., n’a absolument rien à faire dans l’organisme de l’animal. », qu’importe « la présence de cette substance chimique suspecte en forte quantité », qu’importe si l’entraîneur s’en désespère : l’a-dopage confond la ‘queue de fin’ d’une médication et le dopage avéré qu’elle ne nomme jamais... Une procédure judiciaire diligentée dès le 12 avril 2016 sur les causes du sinistre, une instruction pour établir les causes et l’étendue d’un dopage ou de son inexistence, aurait permis d’établir la vérité des responsabilités de M. Foucher. Le doute de la procédure d’a-dopage le poursuivra à jamais !... La suspicion perdurera !!

Finalement, l’élan du ‘Fait divers’ à trois tiroirs du Parisien, en ce matin du 20 novembre d’élections aux ‘primaires’ de la droite où personne n’avait la tête à ces ‘magouilles’ d’écuries, aura permis au quotidien local Presse Océan et au quotidien de référence Paris-Turf de publier sur l’affaire du dopage de Fin March. Un poulain hongre de trois ans qui courait pour la première fois sur les 3 100 mètres d’une modeste course à condition classée G, une épreuve sur les  haies de l’hippodrome de Nantes. Ce jour là, il était le grand favori à 2.6/1 et les parieurs avaient engagés un peu plus de quinze milles euros au jeu Simple Gagnant ou Placé. Une belle course avant le drame : « Animateur, s'est retrouvé seul aux prises avec Dancing Roque à la sortie du dernier tournant, mais s'est jeté sur sa droite à cent mètres du poteau, traversant la lice extérieure. » (Cf. site Geny courses). Un cheval est mort en course..., son entraîneur est blessé à jamais !

J+76 mercredi 23 novembre.

Un article de Presse Océan : ‘Cheval fou à l’hippodrome : le spectre du dopage’, apporte quelques précisions aux informations du Parisien :

« À Nantes, l’équidé qui a blessé des spectateurs en avril sur le champ de courses avait manifestement des amphétamines dans le sang.

Les images, impressionnantes, ont fait le tour des chaînes de télévision. Le 12 avril dernier, l’hippodrome du Petit Port à Nantes a été le théâtre d’un spectaculaire accident. Lors de la 7e course, la victoire semblait promise au cheval « Fin March » lancé au grand galop, lorsque ce dernier a effectué une folle embardée. Basculant contre les barrières de protection, l’équidé s’est écrasé sur des spectateurs. Et a blessé, dans sa chute, trois personnes, parmi lesquelles une septuagénaire nantaise, touchée assez sérieusement.

Un dérivé d’amphétamines dans le sang de l’animal

L’animal, âgé de 3 ans, n’a pas survécu à l’accident. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête préliminaire pour « blessures involontaires ». La police judiciaire de Nantes a été saisie de l’affaire avec le service central des courses et jeux. « Les analyses opérées à la suite de cet accident ont révélé la présence d’un produit dérivé d’amphétamines qui n’a absolument rien à faire dans l’organisme de l’animal », confie une source proche de l’enquête.

L’entraîneur de « Fin March », qui veille sur la « carrière sportive » d’une trentaine de chevaux, a été placé en garde à vue le 27 octobre. « Il conteste toute accusation de dopage, révèle un enquêteur. Mais il ne fournit aucune explication à la présence de ce produit qui ne peut être justifié, compte tenu de sa nature, par aucun traitement. »

Nouveaux prélèvements

Les enquêteurs ont diligenté de nouveaux prélèvements sur plusieurs équidés de l’écurie de l’entraîneur. « On a ciblé des chevaux ayant engrangé de bons résultats lors des semaines passées ou qui s’apprêtaient à disputer de nouvelles courses », note-t-on en coulisses. Les résultats de ces investigations devraient être dévoilés avant noël. »

J+78 Vendredi 25 novembre.

L’agence de presse TIP de Paris-Turf  publie : ‘Cheval mort à Nantes : enquête en cours.’ ; un papier qui vient à son tour préciser le dossier de dopage aux amphétamines du cheval de Serge Foucher mort en piste après avoir blessé des spectateurs :

« L'affaire remonte au 12 avril dernier, à Nantes : un cheval d'obstacle se dérobe et bascule derrière les barrières de protection, blessant trois spectateurs. Le parquet de Nantes ouvre alors une enquête, avec le concours de la Police des Jeux. Une autopsie du cheval euthanasié révèle la présence de molécules interdites (un produit dérivé d'amphétamines, selon nos confrères de “Presse Océan”). L'entraîneur Serge Foucher, placé en garde à vue il y a trois semaines, est alors entendu, son écurie est perquisitionnée et des chevaux prélevés. L'enquête est en cours mais, en attendant le verdict qui devrait être connu au cours du mois de décembre, le professionnel de Senonnes réfute toute accusation. Il nous a déclaré : “Je ne comprends pas. Mes employés m'ont certifié qu'ils ne consommaient pas de drogue. D'après le vétérinaire, un cheval en état de décomposition sécrète des substances qui pourraient s'apparenter aux amphétamines. Je n'ai pas d'autres explications. Je ne crois pas à un geste de malveillance. Je sais que je n'ai rien fait ; j'ai la conscience tranquille. En trente-deux ans de carrière, je n'ai jamais été pris au salivarium.” »

J+82 Mardi 29 novembre.

Le Trot communique :

« Les Commissaires de la SECF ont examiné au cours de leur réunion du 29 novembre 2016, les dossiers de quatre entraîneurs, pour lesquels les prélèvements d’urine, effectués sur l’un des chevaux déclarés à l’effectif d’entraînement, ont révélé la présence de Cobalt à une concentration supérieure au seuil internationalement défini, tel que publié au bulletin de la SECF le 7 juillet 2016.

Après audition des entraîneurs, les Commissaires de la SECF ont mis en délibéré leurs décisions qui seront rendues prochainement.

Dans tous les cas examinés, les deuxièmes analyses, lorsqu’elles ont été demandées par les entraîneurs concernés, ont confirmé le résultat des premières analyses réalisées par le Laboratoire des Courses Hippiques.

A ce jour, en France, pour les courses régies par le Code des courses au trot, six cas font l’objet d’une procédure disciplinaire pour le motif précisé ci-dessus. »

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C’est le service communication du PMU qui est en charge de la relance du plan de communication : le premier article le 20 novembre donne le signal de départ ; trois jours plus tard, Presse Océan, en première ligne à Nantes sur l’affaire Fin March, complète les informations ; deux jours plus tard, Paris-Turf centre l’affaire sur le cas de M. Serge Foucher. Ces trois affaires concernent la Principauté du Galop et M. Delloye, l’alter égo de M. Maupas au Trot, est à la manœuvre. Le 29 novembre, la direction technique du Trot, M. Maupas, publie un communiqué annonçant l’imminence des sanctions contre quatre entraîneurs auteurs de dopages au cobalt sur six de leurs chevaux. Les articles à paraître dans Paris-Turf sont déjà rédigés et prêts pour la typographie du numéro de vendredi 9 décembre ; une enquête pleine page vantant les vertus de l’a-dopage et les performances du Laboratoire des courses hippiques sera publié la semaine 50 suivante. Vendredi 16, veille de congés, les têtes sont déjà sur les pistes enneigées. L’affaire Souloy ?... Mouillé, c’est lavé..., sec, c’est propre !!

Le choix d’un désamorçage de l’affaire en fin d’année est parallèle aux atermoiements de M. Souloy à faire exécuter les contre expertises des dépistages positifs en Scandinavie et de telle sorte que les sanctions paraissent après le meeting de Vincennes. Les dates clefs du calendrier à rapprocher dégagent deux fenêtres distinctes avant ou après le démarrage des congés scolaires :

Le calendrier des fêtes de fin d’année :

- vacances scolaires du samedi 17 décembre 2016 au lundi 2 janvier 2017 ;

- Noël, le dimanche 25 décembre 2016.

Le Bulletin Officiel du Trot paraît chaque jeudi :

- jeudi 8 et 15 décembre puis les 22 et 29 décembre 2016 ;

- les jeudis 5, 12, 19 et 26 janvier 2017.

La première fenêtre est la plus favorable car, si Noël et le Jour de l’an garantissent un désintérêt total du grand public, il serait particulièrement fâcheux que l’affaire viennent perturber la fin du meeting en janvier. 

Le calendrier hippique du meeting de Vincennes :

- dimanche 11 décembre, Grand Prix du Bourbonnais ;

- mardi 20 décembre, Critérium continental ;

- dimanche 01 janvier 2017, Grand Prix de Bourgogne ;

- dimanche 15 janvier Grand Prix de Belgique ;

- dimanche 29 janvier Prix d’Amérique.

Le jeudi 8 ou le jeudi 15 décembre 2016, le Bulletin officiel sont les dates les plus favorables à la publication des sanctions disciplinaires contre les quatre entraîneurs dopeurs dont M. Souloy sur le cas Lover Face uniquement.

Le 8 a été retenu. L’information sera exploitable le vendredi matin 9 et sera étouffée le samedi 10 par les articles consacrés à la préparation de la réunion du Grand Prix du Bourbonnais, le dimanche 11 décembre. La fenêtre du risque d’exposition du scandale au grand public sera réduite aux cinq jours de la semaine 50 qui suit la seconde course B préparatoire au Prix d’Amérique..., juste avant l’ouverture des congés scolaires de fin d’année à partir du 17 décembre.

L’inconvénient d’un choix du 15 décembre tient à la confusion de la sortie des informations avec les départs en vacances. En effet, les Principautés escomptent sur la publication du faisceau d’informations qui vont neutraliser les critiques et la dénonciation du dopage au cobalt attendu.

Le calendrier des affaires initiées par la police des courses a été annoncé comme tel :

- Le 19 décembre, le tribunal d’Angers examinera le cas du tapis de selle d’Ultraji, le cheval de M. Christian Le Galliard :

- avant noël, seront connus les résultats des perquisitions et des prélèvements effectués par la police des jeux dans les écuries de M. Serge Foucher après la mort en piste de Fin March ;

- le tribunal de Grasse va bientôt fixer M. Nicolas Mortagne sur son sort pour avoir ‘tiré’ sur les rênes de Baby Lou Max à Cagnes sur Mer.

Le mélange de cas minables et de cas de dopage effectifs étouffera la gravité absolue des dopages au cobalt. D’autant que les perquisitions de l’écurie de M . Foucher et les prélèvements sur d’autres chevaux fin octobre, six mois après l’accident de Nantes, seront annoncés négatifs d’une part, parce que M. Fouchet ne ment pas lorsqu’il affirme ne pas comprendre le dopage aux amphétamines de Fin March (je le crois volontiers) ; d’autre part, si les tests d’octobre s’avéraient positifs, M. Foucher serait un parfait abruti (menteur et dopeur, ça le justifierait). Adonc, l’annonce conjointe de magouilles ridicules du ‘cheval tiré’ par un gamin, du tapis de selle esquivé par un gros malin et de tests négatifs sur les chevaux de M. Foucher fournira un effet éteignoir parfait au grand public qui ne demande qu’à se gausser des courses hippiques qu’il méprise.

Le report à février, des sanctions scandinaves des quatre chevaux de M. Souloy dopés au cobalt, tente d’escamoter un affichage public de la nature réelle et de la gravité du dopage au cobalt ; traité en France par de simples sanctions disciplinaires de l’adopage, on se doit de regretter qu’il ne soit pas réclamé à son encontre une mise en examen avec une procédure et les sanctions judiciaires qui s’imposent pour maltraitances aux animaux.

Bien évidemment les ‘Décisions’ des autorités hippiques scandinaves à propos M. Fabrice Souloy..., Your Highness, Un Mec d’Héripré, Lionel et Timone Ek, ne seront jamais évoquées en France. En 2017, le scandale du dopage des chevaux de M. Souloy en Scandinavie sera passé sous silence..., quelques lignes suffiront au fin fond des paginations de Paris-Turf !..., et les chevaux poursuivront leurs lancinants tourniquets autour des pistes, à la collecte du milliard d’impôt à subtiliser aux parieurs.

Les chevaux de course français peuvent-ils être dopés ?... Oui !...

Les ‘Décisions’ des commissaires des Principautés s’appliquent à ne laisser rien transparaître qui puisse qualifier les cas avérés de dopage. Contrôlé positif, l’a-dopé sera disqualifié, perdra ses gains, l’entraîneur subira une sanction administrative... Quelle qu’elle soit et dans tous les cas, cette sanction sera décidée selon les règles des Codes du Galop et du Trot et connaîtra une publicité restreinte aux seuls médias de l’intra muros..., ce qui évitera toute publicité d’une procédure judiciaire vers le grand public. Le sujet a-dopé positif bénéficiera d’une information circonscrite à l’espace de diffusion des journaux intra muros, c'est-à-dire quelques dizaines de milliers de lecteurs de leurs éditions papier et sur les écrans de quelques centaines d’internautes azimutés du turf. Qui ne répercuteront pas le scandale autour d’eux ils se ridiculiseraient un peu plus en s’affichant adeptes d’un jeu déjà décrié où les chevaux seraient dopés !. Aussitôt entendue, les joueurs enfouissent l’information dans un coin de leur mémoire grenier..., où elle sera oubliée en apparence. Son souvenir se ravivera par intervalles sous l’accumulation des cas..., loin de s’effacer, elle s’enrichira et se confortera dans l’idée reçue, l’a priori, la conviction intime et puissamment affective d’un dopage généralisé.

Les affaires se concluent toujours dans le huit-clos de l’intra muros hippique..., cet entre-soi qui rassure tous les protagonistes..., sous le joug menaçant des représentants tout puissants des Sociétés mères : « Maintenant nous les entraîneurs, on est toujours à suive ces affaires parce qu’on fait également attention pour nous, pour l’avenir. » confessait un peu piteux, M. Pierre Vercruysse, représentant des professionnels au Conseil d’administration du Cheval Français... Et face à lui en cette soirée du 19 septembre, M. Maupas, Œil au bleu de Bresse mauvais en direct à la télévision des Principautés, le  directeur technique du Trot, c'est-à-dire le cadre dirigeant d’une association loi de 1901 lambda..., l’assimilé fonctionnaire d’un Etat soviétisé intime le silence à l’intra muros d’abord, au public des courses ensuite,  par-delà à l’ensemble des français ! 

Fort des pouvoirs délégués aux Principautés des courses par l’Etat qui ‘parle au monde’, un mandarin des courses hippiques prétendrait donc soumettre la société toute entière, lui interdire l’accès à l’information et lui faire taire sa libre expression, le contraindre au silence sur la base de textes conçus par des associations loi de 1901, baptisées ‘institutions’, et entérinés par décrets de ministres incompétents ?! Faudrait admettre ipso facto un dispositif prétendument de ‘lutte contre le dopage’, où la systématisation de l’a-dopage protège les dopeurs, ignore les quantités décelées des produits interdits, supprime la congélation des échantillons et organise l’impossibilité de toute rétroactivité des contrôles, du cobalt en l’occurrence..., rétroactivité tout juste inscrite au Code et aussitôt retirée des pratiques de détection des substances dopantes... Toutes ces dispositions qui taisent le dopage des chevaux, justement, le confirment. Et témoignent de son ampleur !... Autant d’efforts de dissimulation seraient-ils nécessaires, si le dopage n’était que marginal ?...

Et de menacer la terre entière que de l’affirmer, que de le dénoncer serait prématuré sans passer sous les fourches caudines des juges singuliers de la Société d’Encouragement...  Des menaces sous couvert d’un pseudo droit de la défense réduit à quelques explications bredouillées selon un rituel bien rôdé hors de la vue de tout public... Et comme le dopage ne sera jamais évoqué dans leurs ‘Décisions’ de commissaires, nul n’est censé pouvoir en parler jamais, de leurs chevaux de course français dopés ni de leurs dopeurs. Pas même Mme Odegard, sujet du Royaume de Norvège un pays reconnu internationalement le plus démocratique et le plus pacifique du monde , tancée par mail et qui devrait se soumettre, chez elle, aux injonctions d’un ‘haut dirigeant’ du Trot français qui l’accuse de vouloir « créer des polémiques qui n’ont pas lieu d’être », d’avoir qualifié l’affaire Souloyde « plus grand scandale de l’histoire du trot européen », qui se permet de l’admonester, elle, une journaliste étrangère dénonçant le dopage de chevaux français sur les hippodromes de son pays : « Il m’a écrit que ce que j’ai écrit était une honte. » Un ‘haut dirigeant’ du Trot français inconséquent, irresponsable, fauteur d’incitation à l’intimidation. M. Souloy, fort de son impunité toute relative  eu égard les faits constatés qui seront sanctionnés en Scandinavie , n’a pas hésité à menacer directement une citoyenne européenne : « Fabrice Souloy m’a dit que pour ces raisons, il avait engagé un avocat et que j’allais recevoir un convocation par la Poste la semaine prochaine, qu’il fallait que je rende des comptes et que je paie.... L’appel a duré une minute. » M. Souloy bien mal inspiré, lui qui ne peut ignorer les terribles conséquences de la politique d’a-dopage, qui le protège en l’instant..., lui réserve les stigmates au fer rouge de l’intra muros, où il en sera accablé..., en catimini dézingué..., sournoisement dévalorisé..., moqué et montré du doigt..., Souloy de la Chandeleur, le roi de la crêpe colbaltée.

L’opinion publique ne croit pas à l’intégrité du système des jeux hippiques et les joueurs ont un sentiment de malaise sur le dopage des chevaux. Sont-ils dopés ?... Des entraîneurs sont-ils susceptibles d’une pratique du dopage délibérée au sein de leurs écuries ?... Même refoulées aux fins fonds de l’inconscient, ces questions lancinantes travaillent les consciences et se heurtent à l’incertitude établie.... Le doute taraude, l’interdit du dopage est intériorisé, enraciné tel une atteinte à leur désir d’humanité, de pureté, d’intégrité, d’honnêteté, de respect des animaux.

Oui, des chevaux de courses ont été, sont et seront encore délibérément dopés !... Oui, des entraîneurs dopent leurs chevaux !... C’est tout à fait possible, évidemment. Se le dire en honnêtes hommes, refuser l’a-dopage honorerait ceux qui aspirent enfin à une reconnaissance sportive de l’hippisme..., tous ceux qui souhaitent voir récompenser les astreintes et les efforts considérables des vrais professionnels des courses à la recherche de l’impossible Graal d’une ‘amélioration de la race équine’. Existent-ils encore ?...

Reprenons l’arrêt de la Cour de Caen du 27 février 2013, qui jugeait sur le fond des affaires des entraîneurs MM. Dubois et Porzier, des « poursuites découlant de la découverte  de substances vénéneuses, prohibées ou détenues illégalement », qualifiées de « pratique certes illégale », que le Tribunal minimise aussitôt car « répandue dans le milieu hippique »... Un constat réitéré à la suite de l’arrêt : « La sanction doit tenir compte..., de la réalité, sans doute malheureuse, d’une pratique répandue» Belotte et rebelote !... Non seulement la pratique du dopage est attestée..., elle est répandue ! Dont acte !... Et ses pratiques sont longuement développées : « ... ce prévenu a, loyalement, reconnu, d’une part administrer des produits interdits en dehors de toute prescription, d’autre part, travailler avec un pharmacien délivrant des médicaments classés, sans ordonnance, et acceptant de fournir des médicaments commandés à l’étranger et interdits en France. » ; ... «  le soigneur un peu spécial..., les écoutes téléphoniques montraient clairement le souci de n’administrer ou de faire administrer ses remèdes miracles que de façon secrète, à une certaine distance des courses » ; ... « les écoutes téléphoniques montraient que, manifestement, les prévenus se concertaient régulièrement pour administrer, avant des courses hippiques, des produits de nature à doper la performance de leurs chevaux. Une écoute téléphonique est particulièrement claire sur ce point puisqu’il est indiqué ‘ - quand tu vois la niçoise (une jument...), avant c’était une merde, maintenant c’est une lionne’ » ;... « les prévenus dopaient leurs chevaux participant aux courses et pariaient sur les ‘tocards’ qui, grâce aux soins particuliers reçus, terminaient dans les premiers et rapportaient de l’argent. » ; ... « les perquisitions permettaient la découverte de carnets avec les noms de différents produits, soit interdits, soit soumis à ordonnance vétérinaire, associés aux noms de plusieurs chevaux. Cela ressemblait fort à la mise en place de protocoles de soins, dont il était fait état dans les conversations téléphoniques ».

M. Fabrice Souloy a-t-il dopé ses chevaux ? Les autorités norvégiennes n’en doutent pas une seconde : Mme Brigit Ranheim, professeur à l’Université norvégienne des Sciences de la Vie : « c’est quasiment impossible que ces doses soient causées par des compléments alimentaires  »... « Une si forte dose de cobalt dans le sang était indiscutablement due à une injection par voie intraveineuse. »  ; M. Johan Lindberg : « Le cobalt n’est pas autorisé en tant que médication pour les chevaux. » ; M. Svein Morten Buer : « C’est très loin au-delà des limites fixées, c’est dangereux pour les chevaux et c’est un produit qui est interdit. C’est une affaire très sérieuse. » Pour les scandinaves, les chevaux français de M. Souloy ont couru dopés en Scandinavie !

L’existence du dopage de chevaux est avérée en France..., les seringues et les dopeurs qui vont avec !... Le système de contrôle actuel est fallacieux : l’a-dopage français n’est pas une lutte anti-dopage..., les procédures du Code sont indignes de cette qualification et protègent les voyous. Parce qu’elle privilégie d’abord les intérêts financiers de l’Etat et entretient l’image de courses truquées, parce qu’elle maintient la filière hippique sous la menace d’une confusion permanente entre les soins garants de la santé des animaux et les pratiques illicites du dopage, aux dépends de leur santé et de toute éthique sportive. Parce qu’elle porte atteinte à la réputation des hommes de métier et des chevaux, les exclut de fait du champ des activités sportives. Parce qu’elle se moque des parieurs, les isole tels des parias abandonnés à leur vice et à leur accoutumance pour une passion glauque du jeu.

L’Etat qui ‘parle au monde’ interdit de fait le recours aux moyens légitimes de l’investigation judiciaire. Point d’enquêtes policières, point de perquisitions, point d’évaluation quantitative des produits dopants décelés, point de rétroactivité des contrôles des échantillons prélevés et conservés par congélation... Seulement des mesures disciplinaires où les juges des Principautés se contentent d’explications orales et écrites des professionnels incriminés qui, souvent, les tournent en ridicule. Tolérance zéro ! Voilà ce qu’il faudrait !!... Fixer un protocole de soins des chevaux aux vétérinaires et interdire l’utilisation des médicaments non maîtrisés. Qualifier le dopage par une publication intégrale des résultats des analyses. Porter plainte et ouvrir une procédure judiciaire dès franchissement des seuils de tolérance internationaux. Mettre en œuvre un faisceau de sanctions coercitives par les tribunaux : retrait de la licence d’entraînement et inscription au casier judiciaire, mise en liquidation et dissolution de la ou des sociétés de l’entraîneur inscrites au K-bis, interdiction de toute activité d’élevage et/ou d’activités équines dérivées, dispersion sous administration judiciaire du cheptel de l’écurie et réalisation immobilière des installations d’entraînement, voire leur destruction en cas d’obstruction de récalcitrants... La totale !... A ce prix, les candidats dopeurs ne se presseraient peut-être pas au portillon du dopage !...

Que les tricheurs se tranquillisent, cette éradication salutaire n’est pas pour demain. Monsieur Guillaume Maupas, vigilant à la manœuvre, les a rassuré sur Equidia : « - Je n’ai pas de commentaires à faire sur la façon de travailler des scandinaves par rapport à ces cas qui concernent les contrôles de médications... Nous ne sommes plus au temps où on coupe les têtes Place de la Concorde au lendemain d’un cas... Nous avons pris acte de ce qui se dit en Suède et en Norvège. »

En Scandinavie, un chat est un chat..., ici, on joue au chat et à la souris. En Scandinavie, M. Souloy a dopé ses chevaux..., ici, ses chevaux sont a-dopés !... En Scandinavie, « le cobalt n’est pas autorisé en tant que médication pour les chevaux »..., ici, le cobalt serait un oligo-élément présent dans la nourriture équine.

Les dirigeants des Principautés de l’Etat qui ‘parle au monde’ n’entendent rien qui viendrait d’ailleurs !... Normal..., nos voisins sont muets de stupéfaction !!

 A. Gw

...................

 

Sommaire des ANNEXES

1 – Formulation type des ’DECISIONS’ des contrôles positifs de l‘a-dopage’.

2 – ’DECISIONS’ de sanctions  à l’encontre des entraîneurs MM Gaëtan MARCQUE, et son cheval « ZORRO PHOTO » et Pierre Levesque et son cheval « RANCH WOOD ».  

 

3 – Performances des jockeys drivers de M. Souloy sur les 12 derniers mois.

 

4 – Publicationdes sanctions de l’a-dopage au Bulletin Officiel du Trot 2015 et 2016.

5. – Analyse comparative des gains cumulés en un an (du 18 octobre 2015 au 14 octobre 2016) par les chevaux engagés dans le Prix de l’Union Européenne du Trot aux Pays Bas 2015, à Wolvega, le 18 octobre.

 

6.1– Tableau des écuries sanctionnées en 2015 et 2016 selon le nombre de courses courues par jour, par semaines ou par an, depuis le 1er janvier 2016

 

6.2 Tableau des performances des entraîneurs de trot au 9/09/2016.

 

6.4 –Tableau des performances des entraîneurs de galop au 9/09/2016.

 

6.5 –Tableau des performances des entraîneurs d’obstacles au 9/09/2016.

 

 

ANNEXE 1.

Formulation type des ’DECISIONS’ des contrôles positifs de l‘a-dopage’.

 Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français

LES COMMISSAIRES,

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

 Attendu que le cheval «...........................» arrivé..... (rang).....  dans le Prix........................, couru à .......... le xx/xx/20xx, a été soumis, à l’issue de l’épreuve, à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du xx/xx/20xx de l’urine prélevée et que le rapport de la deuxième analyse en date du 15 avril 2015 ont conclu de manière formelle à la présence de ...................... dans les échantillons contrôlés,

 Attendu que le  ............................ entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

Vu le procès-verbal de l’épreuve,

Vu les comptes-rendus des deux analyses de l’urine prélevée le xx/xx/20xx  pratiquées respectivement par le Laboratoire des Courses Hippiques de la Fédération Nationale des Courses Françaises,

 Vu le compte-rendu de la mission réalisée le xx/xx/20xx, établi par le vétérinaire de la SECF,

 Vu les précisions fournies oralement le xx/xx/20xx et confirmées par écrit xx/xx/ 20xx par l’entraîneur  ......................, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance,

Considérant qu’aux termes du § IV de l’article 78 dudit Code, l’entraîneur est réglementairement tenu pour responsable de l’infraction relevée,

Compte tenu du fait que Monsieur ...................... a été avisé que le cheval « ................................ » ne pouvait, à titre conservatoire, participer à aucune épreuve à partir du XX/XX/20XX,

Faisant application des dispositions des §§ II et IV de l’article précité,

DECIDENT :

1°) de disqualifier le cheval «........................................» dans le Prix....................................., couru à ............................... le xx/xx/20xx,

2°) d’exclure « .............................................. » de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur jusqu’au xx/xx/20xx,

3°) d’infliger une amende de 0 000 € à l’entraîneur  ..................,

4°) de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision qui entraîne une modification de l’arrivée de l’épreuve concernée.

Paris, le xx/xx/20xx.

 MM. ..........................

* * * * * * * * *

 ANNEXE 2.  

’DECISIONS’ de sanctions  à l’encontre des entraîneurs MM Gaëtan MARCQUE, et son cheval « ZORRO PHOTO » et Pierre Levesque et son cheval « RANCH WOOD ».   

Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français

LES COMMISSAIRES,

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le compte-rendu de la mission réalisée le 31 mai 2011 dans le centre d’entraînement de M. Gaëtan MARCQUE,

Vu le rapport d’analyse des prélèvements biologiques opérés le 31 mai 2011 sur le cheval « ZORRO PHOTO », concluant à la présence d’une substance interdite, le « STANOZOLOL » stéroïde anabolisant synthétiques,

Vu les précisions fournies oralement le 11 juillet 2011, confirmées par écrit les 19 et 24 août 2011 puis oralement les 24 août et 6 septembre 2011 par l’entraîneur Gaëtan MARCQUE, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance,

Considérant la gravité de l’infraction eu égard à la nature de la substance mise en évidence,

Vu la décision rendue par la Fédération Belge des Courses Hippiques le 1er août 2011 concernant le cheval « ORCHETTO JET », déclaré à l’entraînement de Gaëtan MARCQUE, qui a été soumis à des prélèvements biologiques à l’issue d’une épreuve courue le 12 juin 2011 à Mons (Belgique) et dont les analyses des échantillons ont mis en évidence de manière formelle la présence de la même substance.

Faisant application des dispositions des §§ II et IV de l’article 78 dudit Code,

DECIDENT :

1°) d’exclure « ZORRO PHOTO » de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur jusqu’au 11 juillet 2012 inclus.

2°) d’infliger une amende de 10 000 € à l’entraîneur Gaëtan MARCQUE

3°) de retirer à M. Gaëtan  les autorisations et de monter du 27 septembre 2011 au 27 mars 2012 inclus.

Paris, le 6 septembre 2011

/  BO n° 9 (28 février 2015)

Par application des dispositions de l’article 54 du Code des courses au Trot, de l’article 6 du chapitre 6 de l’Accord International sur les Courses au Trot et faisant droit à la demande formulée par la Fédération Belge des Courses Hippiques, les Commissaires de la SECF, après instruction du dossier, ont formé opposition sur le compte de M. Gaëtan MARCQUE, pour obtenir le paiement d’une somme de 4 305,21 €, en raison des sommes considérées comme dues à ladite Fédération correspondant d’une part à l’amende qui lui a été infligée suite à l’analyse positive des prélèvements biologiques effectués sur le cheval ORCHETTO JET à l’occasion du Prix des Espoirs couru sur l’hippodrome de Mons le 12 juin 2011, et d’autre part, aux frais de contre expertise suite à cette analyse.

Paris, le 18 février 2015

* * * * * * * * *

 ’DECISIONS’ de sanctions  à l’encontre de l’entraîneur M. Pierre Levesque et du cheval « RANCH WOOD » 

 

Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français

 

Par un arrêt en date du 5 février 2015, la Cour administrative d’appel de Nantes a rejeté la requête de M. Pierre Levesque aux fins d’annulation d’un jugement rendu par le Tribunal administratif de Caen le 27 juin 2013, ayant lui-même rejeté la demande de M. Pierre Levesque tendant à l’annulation de la décision prononcée à son encontre par la Commission Supérieure de la SECF le 4 novembre 2011, ayant elle-même rejeté son recours formé à l’encontre de la décision des Commissaires de la SECF du 24 août 2011, qui avaient :

● disqualifié le cheval “ RANCH WOOD ” dans le Prix Lucien Lherondel couru sur l’hippodrome de Dozulé (14) le 2 juin 2011,

● exclu le cheval “ RANCH WOOD ” de tous les hippodromes où le Code des courses au trot est en vigueur, jusqu’au 1er septembre 2011 inclus,

● infligé une amende de 15.000 ¤ à M. Pierre Levesque en sa qualité d’entraîneur, ● retiré à M. Pierre Levesque ses autorisations d’entraîner et de monter du 15 septembre 2011 au 15 septembre 2012 inclus.

La Cour administrative d’appel de Nantes a reconnu la parfaite légalité de la sanction ainsi prononcée par les instances de la SECF en retenant notamment :

 - que “ la procédure d’analyse a été effectuée conformément aux dispositions de (…) l’Annexe I du code des courses au trot, lesquelles ne prévoient aucune règle ou méthode impérative de dépistage des substances prohibées (…) et que la présence de bétaméthasone dans les prélèvements d’urine suffisait à établir la réalité de l’infraction au code des courses au trot ” ;

- qu’“ il appartenait à M. Levesque de s’assurer de la complète élimination de la substance administrée avant d’inscrire le cheval à la course en litige ;

- que, par suite, la commission supérieure de la SECF était fondée à estimer que la seule présence de bétaméthasone dans les urines du cheval Ranch Wood constituait une infraction au sens du IV de l’article 78 du Code des courses au trot ”, - qu’“ il ressort des pièces du dossier que M. Levesque avait déjà été sanctionné pour des faits analogues à trois reprises, le 24 avril 2007 (…), le 20 octobre 2009 (…), et le 10 août 2010 ;

- que, compte tenu du caractère de réitération de la nouvelle sanction constatée le 2 juin 2011, la sanction prise à l’égard de M. Levesque par la décision contestée du 4 novembre 2011 (…) n’apparaît pas disproportionnée, le requérant ne pouvant utilement invoquer à cet égard le niveau des sanctions infligées à d’autres entraîneurs ”.

La Cour administrative d’appel de Nantes a, en outre, condamné M. Pierre Levesque à verser à la SECF la somme de 2.000 euros au titre des frais de justice exposés par cette dernière, cette somme s’ajoutant à celle de 2.000 euros déjà allouée à ce titre par le Tribunal administratif de Caen dans son jugement précité du 27 juin 2013.

* * * * * * * * *

ANNEXE 3.     http://www.geny.com/

Performances des jockeys drivers de M. Souloy sur les 12 derniers mois.

(base 01/10/2016)

 

Jockeys/ Courses courues/ A la Gagne / A la Place.

F. Nivard  / 170 / 33 / 42

Y. Lorin  /  94 / 16 /  9

J.M. Bazire   / 55 / 13 /  9

R. Andreghetti  /  46 /  6 /  8

B. Goop  /  31 / 12 /  6

D. Thomain  / 20 /  0  /  2

A. Barrier  / 16 /  3  /   4

O. Kihlström  / 15 /  4  /  5

P. Gubellini  / 11 /  2  /  1

D. Bonne   /  9 /  0  /  3

J.P. Monclin  /   9  /  0  /  1

E. Raffin  /   9  /  1  /  3

Etc...

 

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ANNEXE 4.

 

Publications des sanctions de l’a-dopage au Bulletin officiel du Trot 2015 et 2016.

 

BULLETIN OFFICIEL

de le Société d’Encouragement du cheval français (SECF)

Année 2015.

http://www.letrot.com/index.php 

(Accueil/ Trotteur français/ élevage/ documentation.)

 

BALADE DE REVE / BO n° 3

Vu les précisions fournies oralement le 14 novembre 2014, et confirmées par courrier reçu le 17 décembre 2014 par l’entraîneur Philippe MOULIN qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration le 6 octobre 2014, par le vétérinaire traitant, d’un traitement contenant de la DEXAMETHASONE à la pouliche «BALADE DE REVE», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir ladite pouliche,

 

CHEYENNE SOMOLLI / BO n° 5

Vu les précisions fournies oralement le 25 novembre 2014 et confirmées par écrit le 14 janvier 2015 par l’entraîneur Jean-Paul FICHAUX, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance si ce n’est par une possible contamination suite au séjour dans le paddock de ladite pouliche, de bovins ayant reçu un traitement contenant du LEVAMISOLE, dont l’AMINOREX est un métabolite, ce qui n’a pu être confirmé lors de la mission réalisée le 25 novembre 2014,

 

CALEDONIE DES IRIS / BO n° 7

Vu les précisions fournies oralement le 22 décembre 2014 et confirmées par écrit les 14 et 29 janvier 2015 par l’entraîneur Loic LERENARD, qui explique l’origine de la présence de DEXAMETHASONE par une possible contamination par la paille suite au séjour de ladite pouliche dans le box d’un autre cheval ayant reçu un traitement contenant ladite substance

 

ALHAMILLA et BONHEUR SAUTONNE / BO n° 9 et n° 19

7 mai 2015 : Attendu que la LEVOMEPROMAZINE et son métabolite, le LEVOMEPROMAZINE O DESMETHYL, entrent dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence de telles substances constitue une infraction au Code des courses au trot,

Vu les précisions fournies oralement les 5 et 23 décembre 2014, confirmées par écrit le 9 février 2015 puis oralement le 17 février 2015 par l’entraîneur Marc RAULLINE, qui n’explique pas l’origine de la présence des dites substances, Attendu en outre que l’entraîneur Marc RAULLINE a reconnu que les dits chevaux, déclarés à son effectif d’entraînement, ont toujours été stationnés chez leur propriétaire, Monsieur Denis AVENEL, et qu’il n’en assurait pas personnellement l’entraînement,

Considérant toutefois qu’aux termes du § IV de l’article 78 dudit Code, l’entraîneur est réglementairement tenu pour responsable des infractions relevées, Considérant que les deux cas concernant ce même entraîneur sont distincts et que la conjonction des infractions nuit gravement à l’image de la profession

Considérant que l’hypothèse d’une contamination médicamenteuse est avérée et que de ce fait la responsabilité de l’entraîneur ne peut être retenue, Attendu que la société MSD Santé Animale qui commercialise ce produit a ouvert une enquête, en lien avec l’Agence Nationale du médicament Vétérinaire, sur les circonstances qui auraient pu conduire à cette contamination,

 

UPAS PERRINE / BO n° 9

Attendu que la FLUNIXINE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

Vu les précisions fournies oralement le 18 décembre 2014 par l’entraîneur Gilles CURENS, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance,

 

CREVIGOR / BO n° 9

Vu les précisions fournies oralement le 14 janvier 2015 par l’entraîneur Pierre CALLIER, qui explique l’origine de la présence des dites substances par la consommation accidentelle par ledit poulain dans son paddock d’une plante, la Stramoine (Datura), dont les analyses ont révélé qu’elle contenait de l’ATROPINE et de la SCOPOLAMINE,

 

BLEU DE VENUS  / BO n° 9

Vu les précisions fournies oralement le 13 janvier 2015 et confirmées par écrit le 10 février 2015 par l’entraîneur Régis Jack JULIEN, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par un traitement contenant de la DEXAMETHASONE administré au poulain «BLEU DE VENUS» le 3 novembre 2014, respectant le délai d’attente préconisé par le vétérinaire traitant avant de le faire courir,

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UNGARO DES BROUETS/ BO n° 9

 

Par un second arrêt également en date du 5 février 2015, la Cour administrative d’appel de Nantes a rejeté la requête de M. Pascal Daulier aux fins d’annulation d’un jugement rendu par le Tribunal administratif d’Orléans le 6 septembre 2013, ayant lui-même rejeté la demande de M. Pascal Daulier tendant à l’annulation de la décision prononcée à son encontre par la Commission Supérieure de la SECF le 12 juin 2012, ayant elle-même rejeté son recours formé à l’encontre de la décision des Commissaires de la SECF du 20 mars 2012, qui avaient :

● disqualifié le cheval “ UNGARO DES BROUETS ” dans le Prix de Vincennes, couru à Vincennes le 25 décembre 2011,

● exclu le cheval “ UNGARO DES BROUETS ” de tous les hippodromes où le Code des courses au trot est en vigueur, jusqu’au 26 mai 2012 inclus, l’infraction se rapportant à une course de Groupe I,

● infligé une amende de 4.000 ¤ à M. Pascal Daulier en sa qualité d’entraîneur,

● prononcé contre M. Pascal Daulier l’interdiction, avec sursis, d’entraîner et de monter tout cheval dans les épreuves régies par ledit code pendant un mois. La Cour administrative d’appel de Nantes a reconnu, là encore, la parfaite légalité de la sanction ainsi prononcée par les instances de la SECF en retenant notamment que :

- “ si M. Daulier soutient que la contamination du poulain Ungaro des Brouets est d’origine accidentelle, (…) de telles allégations sont insuffisantes pour donner un caractère vraisemblable à la voie de la contamination alléguée, alors au surplus que les analyses complémentaireseffectuées le 26 janvier 2012 sur de nombreux éléments de l’environnement du centre d’entraînement se sont avérées négatives ; - qu’il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que les commissaires de la SECF n’auraient pas procédé aux vérifications nécessaires en temps utile en méconnaissance de la charge de la preuve leur incombant ; que, par suite, M. Daulier, ne peut être regardé comme apportant la preuve de l’absence d’infraction au code des courses au trot qui lui incombait, dès lors que le cheval qu’il entraîne avait été reconnu positif à une substance prohibée ” ;

- “ compte tenu par ailleurs de l’existence d’une précédente infraction de même nature relevée sur un autre cheval le 24 mars 2009 (…), la commission supérieure n’a pas, en l’espèce, pris une sanction disproportionnée ”.

La Cour administrative d’appel de Nantes a, en outre, condamné M. Pascal Daulier à verser à la SECF la somme de 2.000 euros au titre des frais de justice exposés par cette dernière, cette somme s’ajoutant à celle de 2.000 euros déjà allouée à ce titre par le Tribunal administratif d’Orléans dans son jugement précité du 26 septembre 2013.

Ces deux arrêts, qui sont susceptibles de faire l’objet d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat dans un délai de deux mois à compter de leur notification, réaffirment la parfaite régularité et l’autorité s’attachant aux décisions prises par les instances de la SECF.

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RANCH WOOD  / BO n° 9

● exclu le cheval “ RANCH WOOD ” de tous les hippodromes où le Code des courses au trot est en vigueur, jusqu’au 1er septembre 2011 inclus,

La Cour administrative d’appel de Nantes a, en outre, condamné M. Pierre LEVESQUE à verser à la SECF la somme de 2.000 € au titre des frais de justice exposés par cette dernière, cette somme s’ajoutant à celle de 2.000 € déjà allouée à ce titre par le Tribunal administratif de Caen dans son jugement précité du 27 juin 2013.

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UKERLZA DU BENJO  / BO n° 17

Attendu que la 2-HYDROXY-TRIMEPRAZINE, métabolite de la LEVOMEPRAZINE, entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

Vu les précisions fournies oralement le 6 février 2015, confirmées oralement et par écrit le 27 mars 2015 par l’entraîneur Philippe ROUER, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance, si ce n’est par une possible contamination,

 

BRASIL de BAILLY / BO n° 17

Attendu que la 2-HYDROXY-TRIMEPRAZINE, métabolite de la LEVOMEPRAZINE, entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

Vu les précisions fournies oralement le 2 février 2015, puis par écrit le 6 mars 2015 par l’entraîneur Bruno BOURGOIN, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance, si ce n’est par une possible contamination,

 

AMOUR DE FURETAIS / BO n° 19

Attendu que la THEOPHYLLINE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

Vu les précisions fournies oralement le 6 mars 2015 et confirmées par écrit le 22 avril 2015 par l’entraîneur Eric AUDEBERT, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance si ce n’est par une éventuelle contamination alimentaire,

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BIANCA NOSTRA/ BO n° 21 et n° 30

Attendu que la STRYCHNINE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

Vu le “ mémoire devant les Commissaires de la SECF ” adressé par Maître Florence GAUDILLIERE, conseil de l’entraîneur Vincent MARTENS par télécopie et courrier électronique en date du 24 avril 2015,

Attendu qu’aux termes de ce mémoire, le conseil de l’entraîneur Vincent MARTENS sollicite qu’il n’y ait pas lieu au prononcé de la moindre sanction à l’égard de son client, exposant notamment, “

- que la procédure de contrôle des prélèvements biologiques (serait) entachée d’irrégularité,

- qu’il ne (pourrait) être établi avec certitude que les analyses ont été effectuées sur les prélèvements biologiques de la pouliche «BIANCA NOSTRA»,

- que les analyses biologiques complémentaires (concluraient) à l’absence de mise en évidence de STRYCHNINE dans l’organisme de (ladite) pouliche, ”

Considérant que l’entraîneur Vincent MARTENS n’explique pas la présence de ladite substance dans les prélèvements biologiques réalisés sur la pouliche «BIANCA NOSTRA» à l’issue du Prix Venutar, couru à Cagnes sur Mer le 30 janvier 2015,

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CARLOS DE GODISSON / BO n° 22

Attendu que le rapport d’analyse en date du 3 avril 2015 de l’urine prélevée et que le rapport de la deuxième analyse en date du 30 avril 2015 ont conclu de manière formelle à la présence de 2-(1- HYDROXYETHYL) PROMAZINE SULFOXIDE, métabolite de l’ACEPROMAZINE, dans les échantillons contrôlés,

 

Vu les précisions fournies oralement le 15 avril 2015 et confirmées par écrit le 13 mai 2015 par l’entraîneur Gilbert SORIEUX, qui explique l’origine de la présence d’ACEPROMAZINE par une probable contamination par une mangeoire ayant été utilisée pour administrer à un autre cheval un traitement contenant ladite substance,

 

BAMBOU DE CALVI/ BO n° 22

Attendu que le rapport d’analyse en date du 25 mars 2015 de l’urine prélevée et que le rapport de la deuxième analyse en date du 15 avril 2015 ont conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 3 avril 2015 et confirmées par écrit 18 mai 2015 par l’entraîneur Guy VERVA, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance

 

VIGNOC DU MELEUC/ BO n° 22

Attendu que le rapport d’analyse en date du 2 avril 2015 de l’urine prélevée et que le rapport de la deuxième analyse en date du 22 avril 2015 ont conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE et de CAPSAICINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 10 avril 2015 et confirmées par écrit le 18 mai 2015 par l’entraîneur Anthony LAIGRON, qui explique l’origine de la présence de DEXAMETHASONE par l’administration par le vétérinaire traitant, d’un traitement au cheval «VIGNOC DU MELEUC», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir le dit cheval,

 

AMARATA/ BO n° 23

Attendu que le rapport d’analyse en date 2 avril 2015 de l’urine prélevée et que le rapport de la deuxième analyse en date du 22 avril 2015 ont conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 10 avril 2015 et confirmées par écrit 14 mai 2015 par l’entraîneur Markku VARTIAINEN, qui explique l’origine de la présence de DEXAMETHASONE par l’administration par le vétérinaire traitant, d’un traitement à la jument «AMARATA», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir la dite jument,

 

ASTON VA BENE/ BO n° 27

Attendu que le rapport d’analyse en date du 17 avril 2015 de l’urine prélevée et que le rapport de la deuxième analyse en date du 3 mai 2015 ont conclu de manière formelle à la présence de MORPHINE et d’ORIPAVINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 30 avril et le 6 mai 2015 par l’entraîneur Yves VIDAL, qui n’explique pas l’origine de la présence des dites substances si ce n’est par une éventuelle contamination alimentaire,

 

CREOLE DU VIVIEN / BO n° 27

Attendu que le rapport d’analyse en date du 6 mai 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de MELOXICAM dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 13 mai 2015 et confirmées par écrit le 17 juin 2015 par l’entraîneur Mickaël PERRIL, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par une possible contamination suite au transport de «CREOLE DU VIVIEN» le jour de la course dans un camion ayant été utilisé précédemment pour véhiculer un cheval ayant reçu un traitement contenant du MELOXICAM,

 

ALBAN DU POITOU  / BO n° 27

Vu les rapports d’analyse des prélèvements biologiques opérés le 13 mars 2015 sur le cheval «ALBAN DU POITOU», concluant à la pré- sence de MELOXICAM, substance prohibée de catégorie I, dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement et par écrit le 25 avril 2015 par l’entraîneur Yves VIDAL, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par une probable contamination suite au traitement, contenant du MELOXICAM, administré le 12 mars 2015 par le vétérinaire traitant, au cheval cohabitant dans le même paddock que le cheval «ALBAN DU POITOU»

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LA VIDA LOCA et BIENVENUE DU GERS/ BO n° 27

LES COMMISSAIRES

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au Trot,

Vu les procès-verbaux des Prix Eudora et Orontius courus à Vincennes le 12 juin 2015 mentionnant que les juments “ LA VIDA LOCA ” et “ BIENVENUE DU GERS ”, après avoir été confirmées partantes sur l’hippodrome, ont été retirées de leur épreuve respective, sur décision de l’entraîneur Fabrice SOULOY, son audition par les Commissaires, n’a pas été en mesure d’apporter de justification sur le retrait des dites juments dans les épreuves précitées,

Vu les explications transmises par écrit le 18 juin 2015 par l’entraîneur Fabrice SOULOY,

Attendu que les Commissaires estiment que les dites explications ne sont pas satisfaisantes,

Vu les dispositions des Conditions Générales des Programmes concernant les chevaux restés inscrits au programme et ne prenant pas part à la course qui stipulent que le dédit forfaitaire dont le propriétaire est redevable est de 150 € pour les courses PREMIUM et de 300 € pour les courses retenues pour l’Evénement, Considérant qu’une telle attitude, qui nuit à l’image des courses et de la profession, est inadmissible et ne saurait être tolérée, Faisant application des dispositions des articles 58 et 96 dudit Code, DECIDENT :

1°)  d’infliger une amende de 300  €, soit 150 € par jument retirée, à l’entraîneur Fabrice SOULOY,

2°) de prononcer contre Monsieur Fabrice SOULOY l’interdiction, avec sursis, d’entraîner tout cheval dans les épreuves régies par ledit Code pendant 1 mois. 3°) de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les articles 105 et 107 dudit Code.

Paris, le 29 juin 2015.

MM. Jean-Jacques DUMAS, Jean-Luc EGRET et Alain PAGES

 

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SUPREME DE CORDAY/ BO n° 30

Attendu que le rapport d’analyse en date du 20 mai 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de FLUNIXINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 29 mai 2015 et confirmées par écrit le 13 juillet 2015 par l’entraîneur Jean-Marie ROUBAUD, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par une probable contamination suite à la réutilisation d’une seringue ayant précédemment servi à l’administration d’un traitement contenant de la FLUNIXINE à un autre cheval,

 

BISMILHAI  / BO n° 30

Attendu que le rapport d’analyse en date du 22 mai 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de PROCAINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 28 mai 2015 et confirmées par écrit le 19 juillet 2015 par l’entraîneur Bruno VANACKER, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par une probable contamination par la paille suite au séjour de «BISMILHAI» dans le box d’un autre cheval ayant reçu un traitement contenant de la PROCAINE,

 

ALGUE D’OCCAGNES/ BO n° 30

Attendu que le rapport d’analyse en date du 26 mai 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de BETAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 2 juin 2015 et confirmées par écrit le 17 juillet 2015 par l’entraîneur David DESCLOS, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 22 avril 2015, d’un traitement contenant de la BETAMETHASONE à la jument «ALGUE D’OCCAGNES»,

 

VERVEINE DU MONT / BO n° 35

Attendu que le rapport d’analyse en date du 22 juin 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 25 juin 2015 par l’entraîneur Franck BLANDIN, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 15 avril 2015, d’un traitement contenant de la TRIAMCINOLONE à la jument «VERVEINE DU MONT», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir ladite jument,

 

SIROCCO DE LINE  / BO n° 35

Attendu que le rapport d’analyse en date du 8 juillet 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de ODESMETHYLVENLAFAXINE, métabolite de la VENLAFAXINE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 10 juillet 2015 par l’entraîneur Mickaël CORMY, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par une probable contamination due à un traitement médicamenteux d’une personne de l’entourage du cheval,

 

COQUINE D’AMOUR/ BO n° 35

Attendu que la CAFEINE, la THEOPHYLLINE et la THEOBROMINE entrent dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence de telles substances constitue une infraction au Code des courses au trot

Vu les précisions fournies oralement le 29 juin 2015 et confirmées par écrit le 16 août 2015 par l’entraîneur Gilles LEFROU, qui explique l’origine de la présence des dites substances par des aliments donnés à la pouliche «COQUINE D’AMOUR», dont les analyses ont révélé qu’ils contenaient de la CAFEINE et de la THEOBROMINE,

 

BUCKINGHAM PARK/ BO n° 35

Attendu que le rapport d’analyse en date du 15 juillet 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE ACETONIDE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 22 juillet 2015 par l’entraîneur Nicolas RAIMBEAUX, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par à un traitement contenant de la TRIAMCINOLONE ACETONIDE, administré par le vétérinaire traitant le 1er juin 2015 au poulain «BUCKINGHAM PARK»

 

SUD / BO n° 35

Attendu que :

- le rapport d’analyse en date du 17 juillet 2015 de l’urine prélevée le 28 juin 2015,

- le rapport d’analyse en date du 31 juillet 2015 de l’urine prélevée le 12 juillet 2015, ont conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE ACETONIDE dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 23 juillet 2015 et le 3 août 2015 et confirmées par écrit le 17 août 2015 par l’entraîneur Dominique RAFFINI, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 4 mai 2015, d’un traitement contenant de la TRIAMCINOLONE ACETONIDE au cheval «SUD» alors qu’il était sorti provisoirement de l’entraînement et était stationné dans un autre établissement, respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir ledit cheval,

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 Cas de l’apprenti Nicolas MORTAGNE / BO n° 38  – 17 septembre 2015 –

(Le Parisien 20/11/2016)

 LES COMMISSAIRES,

Agissant d’office en vertu des dispositions de l’article 96 du Code des courses au trot, ont ouvert une enquête, le 13 août 2015, concernant les performances du poulain BABY LOU MAX dans les Prix Amiral de Grasse et Silver Line courus à Cagnes-sur-Mer respectivement les 21 juillet et 7 août 2015,

Vu le procès-verbal desdites épreuves,

Vu les explications écrites fournies le 21 août 2015 par l’apprenti Nicolas MORTAGNE, suite au courrier qui lui a été adressé le 13 août 2015 par lettre recommandée avec accusé de réception, qui indique ne pas avoir disposé de la place nécessaire dans la ligne droite d’arrivée pour correctement défendre ses chances dans le Prix Amiral de Grasse couru le 21 juillet 2015,

Vu les explications écrites fournies le 21 août 2015 par l’entraîneur Philippe MORTAGNE suite au courrier qui lui a été adressé le 13 août 2015 par lettre recommandée avec accusé de réception, Considérant que l’apprenti Nicolas MORTAGNE,

Vu le déroulement du Prix Amiral de Grasse et son attitude vis-à-vis des autres concurrents dans la ligne droite d’arrivée, n’a manifestement pas fait son possible pour défendre la chance de son cheval à l’arrivée et obtenir un meilleur classement, ce qui constitue une infraction aux dispositions de l’article 76 du Codes des courses au trot,

Vu les conditions du Prix Silver Line couru le 7 août 2015 sur l’hippodrome de Cagnes sur Mer auquel le poulain BABY LOU MAX a pris part,

Considérant qu’une telle attitude, qui nuit gravement à la régularité des épreuves ainsi qu’à l’image des courses, est inadmissible et ne saurait être tolérée,

Faisant application des dispositions des articles 74, 76, 78 § I et 96 du Code des courses au trot, et pour ces motifs,

DECIDENT:

- de retirer au lad-jockey Nicolas MORTAGNE l’autorisation de monter dans toutes les courses pour une durée de un mois à compter du 25 septembre 2015,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les articles 105 et 107 dudit Code.

Paris, le 14 septembre 2015 MM. Thierry ANDRIEU, Alain PAGES et Olivier de SEYSSEL

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VERTIGE DE VAUVERT / BO n° 40

Attendu que le rapport d’analyse en date du 24 juillet 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence d’AMPHETAMINE et d’HYDROXY AMPHETAMINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 29 juillet 2015, confirmées par écrit le 7 septembre 2015 puis oralement le 22 septembre 2015 par l’entraîneur Henk GRIFT, qui explique l’origine de la présence des dites substances suite à une probable contamination par une personne ayant accompagné ledit cheval sur l’hippodrome de La Capelle le 5 juillet 2015 et qui reconnaît avoir consommé de l’AMPHETAMINE le jour même,

 

TXISTOU D’IRATY/ BO n° 40

Attendu que le rapport d’analyse en date du 31 juillet 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de THEOBROMINE, à une concentration supérieure au seuil internationalement défini en Annexe I du Code des courses au trot, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 6 août 2015 et confirmées par écrit les 16 et 21 septembre 2015 par l’entraîneur Nicolas LOISEAU, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par des aliments donnés au cheval «TXISTOU D’IRATY», dont les analyses ont révélé qu’ils contenaient de la THEOBROMINE,

Considérant que l’hypothèse de la contamination alimentaire peut- être retenue pour expliquer la présence des substances prohibées,

Considérant que, de ce fait, l’entraîneur ne peut être tenu pour responsable de l’infraction relevée,

Compte tenu du fait que Monsieur Nicolas LOISEAU a été avisé que le cheval «TXISTOU D’IRATY» ne pouvait, à titre conservatoire, participer à aucune épreuve à partir du 3 août 2015,

 

AVENIR CLASSIQUE/ BO n° 44

Attendu que le rapport d’analyse en date du 20 août 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 25 août 2015 par l’entraîneur Philippe BENGALA, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 29 juillet 2015, d’un traitement contenant de la DEXAMETHASONE au cheval «AVENIR CLASSIQUE»

 

CASINO D’HAVANE/ BO n° 44

Attendu que le rapport d’analyse en date du 31 août 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE ACETONIDE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 4 septembre 2015 et confirmées par écrit le 15 octobre 2015 par l’entraîneur Christophe CLIN, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 7 juillet 2015, d’un traitement contenant de la TRIAMCINOLONE ACETONIDE au poulain «CASINO D’HAVANE», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir ledit poulain

 

VIENS TU  / BO n° 44

Attendu que :

- le rapport d’analyse en date du 1er septembre 2015 de l’urine prélevée le 16 août 2015,

- le rapport d’analyse en date du 11 septembre 2015 de l’urine prélevée le 30 août 2015,

ont conclu de manière formelle à la présence de CAFEINE dans les échantillons contrôlés, par le vétérinaire de la SECF,

Vu les précisions fournies oralement les 4 et 15 septembre 2015, confirmées par écrit le 15 octobre 2015 puis oralement le 20 octobre 2015 par l’entraîneur Pierre Alain RYNWALT-BOULARD, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par un produit de phytothérapie donné au cheval «VIENS TU» le jour des courses concernées, précisant avoir eu l’assurance par le fabricant que ledit produit ne contenait aucune substance prohibée,

Vu le rapport d’analyse en date du 16 septembre 2015 des prélèvements complémentaires réalisés le jour de la mission, établi par le laboratoire des Courses Hippiques de la FNCF, apportant la preuve de 620 BULLETIN DE LA S.E.C.F. - N° 44. - 29 OCTOBRE 2015 la présence de CAFEINE dans ledit produit,

Considérant que l’hypothèse d’une contamination lors de la fabrication d’un des lots du produit de phytothérapie peut être retenue pour expliquer la présence de CAFEINE,

Considérant que, de ce fait, l’entraîneur ne peut être tenu pour responsable de l’infraction relevée, et qu’en outre les deux cas relèvent d’une seule et même infraction,

Compte tenu du fait que Monsieur Pierre Alain RYNWALT-BOULARD a été avisé que le cheval «VIENS-TU» ne pouvait, à titre conservatoire, participer à aucune épreuve à partir du 4 septembre 2015

 

VOLGA DU PONCHET/ BO n° 44

Attendu que le rapport d’analyse en date du 4 septembre 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE ACETONIDE dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 11 septembre 2015 et confirmées par écrit le 20 octobre 2015 par l’entraîneur Fabien Michel ANDRIEU, qui explique l’origine de la présence de ladite substance d’une part, en raison de l’administration, par le vétérinaire traitant le 7 juillet 2015, d’un traitement contenant de la TRIAMCINOLONE ACETONIDE à la jument «VOLGA DU PONCHET», respectant le délai d’attente préconisé avant de la faire courir, et d’autre part, en raison d’une probable contamination suite à la cohabitation de ladite jument dans un paddock avec une autre jument ayant reçu le même traitement le 12 août 2015,

 

CASINO SMILES/ BO n° 44

Attendu que le rapport d’analyse en date du 14 septembre 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE ACETONIDE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 17 septembre 2015 et confirmées par écrit le 17 octobre 2015 par l’entraîneur Anthony PACARY, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 7 juillet 2015, d’un traitement contenant de la TRIAMCINOLONE ACETONIDE au poulain «CASINO SMILES», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir ledit poulain,

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Jos VERBEEK, driver / BO n° 46 et 53

Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français

BO n° 46

LES COMMISSAIRES,

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 95 du Code des courses au trot,

Vu la lettre en date du 28 août 2015 que le Chef de la Division des courses du Service central des courses et jeux de la Direction centrale de la police judiciaire du Ministère de l’Intérieur, agissant par délégation du Ministre de l’Intérieur et en application de l’article 12-II du décret n°97- 456 du 5 mai 1997 relatif aux sociétés de courses de chevaux et au pari mutuel, modifié par le décret n°2015-338 du 25 mars 2015, a adressée à la SECF pour demander le retrait de l’autorisation de monter en France délivrée à M. Joseph VERBEECK par les Commissaires de la SECF, selon les dispositions des § I et IV de l’article 32 du Code des courses au Trot, par équivalence à celle qui lui a été accordée par la Fédération Belge des Courses Hippiques conformément aux accords de réciprocité entre les deux sociétés,

Vu la lettre adressée en date du 15 septembre 2015, en courrier recommandé avec accusé de réception, à M. Joseph VERBEECK, l’informant de la demande du Ministère de l’Intérieur et l’invitant à fournir ses explications pour la défense de ses intérêts,

Vu la lettre en date du 23 octobre 2015 du Chef de la Division des courses du Service central des courses et jeux dont les éléments ont été transmis, en date du 27 octobre 2015, à M. Joseph VERBEECK par courrier en recommandé avec accusé de réception et par télécopie,

Vu les observations écrites formulées par le conseil de M. Joseph VERBEECK les 27 et 28 octobre 2015, dans le cadre de l’examen contradictoire de ce dossier, Attendu qu’après avoir pris connaissance des dites observations, le Chef de la Division des courses du Service central des courses et jeux a confirmé, par lettre en date du 29 octobre 2015, sa demande de retrait de l’autorisation de monter en France délivrée à M. Joseph VERBEECK,

Faisant droit à la demande formée par le Ministre de l’Intérieur conformément aux dispositions de l’article 12-II du décret susvisé et par application des dispositions de l’article 95 du Code des courses au Trot,

DECIDENT : - de retirer, à compter du 14 novembre 2015, l’autorisation de monter en France délivrée à M. Joseph VERBEECK,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

Paris, le 3 novembre 2015.

Thierry ANDRIEU, Jean Jacques DUMAS, Alain PAGES et Olivier de SEYSSEL.

 

BO n° 53

Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français

La Commission Supérieure,

Agissant en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par les articles 99 et 100 du Code des courses au trot,

Vu la décision prononcée le 3 novembre 2015 par les Commissaires de la SECF à l’encontre de Monsieur Joseph VERBEECK, notifiée à ce dernier par lettre recommandée avec accusé de réception du même jour et publiée au Bulletin de la SECF le 12 novembre 2015,

 Vu le recours formé devant la Commission Supérieure par Monsieur Joseph VERBEECK à l’encontre de cette décision par lettre recommandée avec accusé de réception du 12 novembre 2015, parvenue au siège de la SECF le 16 novembre 2015,

Vu le « Mémoire » adressé par les conseils de Monsieur Joseph VERBEECK au siège de la SECF par courriel le 7 décembre 2015 et transmis aux membres de la Commission Supérieure,

Vu les « Mémoires complémentaires n°2 et n°3 » adressés par les conseils de Monsieur Joseph VERBEECK au siège de la SECF par courriel le 10 décembre 2015 et transmis aux membres de la Commission Supérieure, Attendu qu’aux termes de leur décision du 3 novembre 2015, les Commissaires de la SECF ont, à la demande du Ministre de l’Intérieur et en application de l’article 12-II du décret n°97-456 du 5 mai 1997 relatif aux sociétés de courses de chevaux et au pari mutuel, modifié par le décret n°2015-338 du 25 mars 2015, selon lesquelles la SECF est tenue de retirer l’autorisation si le Ministre de l’Intérieur maintient sa demande au vu des observations émises lors de la procédure contradictoire,

 - retiré, à compter du 14 novembre 2015, l’autorisation de monter délivrée à M. Joseph VERBEECK dans les courses régies par le code des courses au trot en France,

- publié, au bulletin de la SECF, leur décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

Attendu qu’aux termes des mémoires précités, les conseils de Monsieur Joseph VERBEECK ont sollicité que la Commission Supérieure réforme la décision rendue par les Commissaires de la SECF le 3 novembre 2015, exposant principalement,

« - que Monsieur Joseph VERBEECK n’(aurait) pas bénéficié d’un débat contradictoire et qu’il n’(aurait) pas été en mesure de connaître les éléments sur lesquels le Ministère de l’Intérieur par le biais du Service des Courses et jeux aurait fondé sa demande de retrait d’autorisation de monter ;

 - que le Service des Courses et Jeux (aurait) dû réitérer sa demande avant ce jour 10 décembre 2015, que ne l’ayant pas fait, la Commission Supérieure de la SECF ne (pourrait) que constater que les dispositions de l’article 12 du décret du 5 mai 1997 dans sa rédaction issue du Décret du 25 mars 2015 n’(auraient) pas (été) remplies et ne (pourrait) que réformer la décision de première instance en estimant qu’elle n’(aurait) pas (été) valablement saisie par le Ministère de l’Intérieur ;

- que la Commission Supérieure de la SECF (serait) incompétente territorialement pour avoir à statuer sur la demande de retrait d’agrément formée par le Service des Courses et Jeux français à l’encontre de Monsieur Joseph VERBEECK de nationalité belge et titulaire d’une autorisation de monter délivrée par les autorités hippiques belges »,

Attendu que, le 10 décembre 2015, la Commission Supérieure a entendu les observations orales de l’un des deux conseils de Monsieur Joseph VERBECCK, Maître Florence Gaudillière, avocat au Barreau de Paris,

Après en avoir délibéré, SUR LA RECEVABILITE DU RECOURS DECIDE : - de déclarer Monsieur Joseph VERBEECK recevable en son appel, SUR LE FOND

Attendu que par lettre en date du 28 août 2015, le Chef de la Division des courses du Service central des courses et jeux de la Direction centrale de la police judiciaire du Ministère de l’Intérieur, agissant par délégation du Ministre de l’Intérieur et en application de l’article 12-II du décret n°97-456 du 5 mai 1997 relatif aux sociétés de courses de chevaux et au pari mutuel, modifié par le décret n°2015-338 du 25 mars 2015, a demandé aux Commissaires de la SECF “ d’engager la procédure contradictoire informant M. Joseph VERBEECK de (leur) intention de lui retirer, sur demande du ministre de l’intérieur, l’autorisation de driver en France par équivalence, (en) l’invitant à formuler ses observations ”, Attendu que le Ministre de l’Intérieur a motivé cette demande en indiquant que Monsieur Joseph VERBEECK a été condamné “ pour des faits de fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et de TVA ” et que, de ce fait, il ne remplit plus les conditions de moralité exigées pour l’exercice d’une activité agréée dans le monde des courses,

Attendu que le décret n°97-456 du 5 mai 1997 relatif aux sociétés de courses de chevaux et au pari mutuel, modifié par le décret n°2015-338 du 25 mars 2015 dispose en son article 12 § II que les sociétés mères “ délivrent les autorisations de faire courir, d’entraîner, de monter et driver les chevaux de courses, selon les critères définis par leurs statuts et par le code des courses de chaque spécialité. Ces autorisations ne peuvent être accordées qu’après un avis favorable du ministre de l’intérieur émis au regard des risques de troubles à l’ordre public qu’elles sont susceptibles de créer. Elles peuvent être retirées par la société mère concernée à l’issue d’une procédure contradictoire engagée de sa propre initiative ou à la demande du ministre de l’intérieur. La société mère est tenue de retirer l’autorisation si le ministre de l’intérieur maintient sa demande au vu des observations émises à l’occasion de la procédure contradictoire”.

Attendu que par lettres recommandées avec accusé de réception en date des 15 septembre et 27 octobre 2015, Monsieur Joseph VERBEECK a été informé de la demande du Ministère de l’Intérieur et a été invité à fournir ses explications pour la défense de ses intérêts,

Attendu que le conseil de Monsieur Joseph VERBEECK a adressé, par lettres en date des 27 et 28 octobre 2015, des observations dans le cadre de l’examen contradictoire de ce dossier, et qu’après en avoir pris connaissance, le Chef de la Division des courses du Service central des courses et jeux a, par lettre en date du 29 octobre 2015, confirmé sa demande de retrait de l’autorisation de driver en France par équivalence accordée à Monsieur Joseph VERBEECK,

Attendu que l’article 32 du Code des courses au trot dispose notamment que :

- « Les Commissaires de la SECF accordent l’autorisation de monter aux personnes qui satisfont aux critères exposés aux §§ II, II, IV ou V » (§ I), et que

- « Les personnes résidant à l’étranger munies d’une autorisation de monter en cours de validité délivrée par les Autorités Hippiques de leur pays d’origine sont admises à monter en France dans les courses régies par ledit Code. Cette autorisation doit être accompagnée d’une attestation certifiant que son titulaire ne se trouve sous le coup d’aucune sanction lui interdisant de monter en course et permet de participer uniquement aux épreuves correspondant à la catégorie de licence de l’intéressé » (§ IV),

Attendu que Monsieur Joseph VERBEECK est titulaire d’une autorisation de monter délivrée par la Fédération Belge des Courses Hippiques conformément à l’attestation transmise le 8 janvier 2015 par ladite Fédération à la SECF et que, de ce fait, les Commissaires de la SECF, par application des dispositions réglementaires en vigueur, lui ont accordé l’autorisation de monter en France, Considérant que les Commissaires de la SECF sont donc bien territorialement compétents pour procéder au retrait de l’autorisation de monter en France qu’ils ont accordée à Monsieur Joseph VERBEECK,

Faisant application des dispositions de l’article 12-II du décret susvisé et des articles 99 et 100 du Code des courses au trot,

DECIDE : - de confirmer la décision prise par les Commissaires de la SECF le 3 novembre 2015,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

Paris, le 22 décembre 2015

M. Bernard DESMONTILS, Président Mme Marie-France WISSOCQ, MM. Pascal BOEY, Joël BOURGEOIS, Gérard CAZENEUVE, et Claude SIMON.

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AVATAR DU CHENE / BO n° 48 et n° 4 (2016) pou suite appel.

Attendu que le rapport d’analyse, en date du 21 août 2015, du sang prélevé le 29 juillet 2015 sur le cheval “ AVATAR DU CHENE ”, a conclu de manière formelle à la présence de TESTOSTERONE PROPIONATE dans les échantillons contrôlés,

Vu l’absence de réponse de l’entraîneur Salvatore VALENTINO aux courriers adressés en recommandé avec accusé de réception en date du 6 octobre 2015 et du 2 novembre 2015,

 

CONCERTO COINTERIE / BO n° 48

Attendu que le rapport d’analyse en date du 5 octobre 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence d’ODESMETHYLVEN-LAFAXINE, métabolite de la VENLAFAXINE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les indications fournies oralement les 8 et 15 octobre 2015 et par écrit le 14 novembre 2015 par l’entraîneur Nicolas DROMIGNY, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance si ce n’est par une probable contamination dans le box où avait séjourné le poulain «CONCERTO COINTERIE» sur l’hippodrome de Vichy le jour de la course,

 

UNITED POINIERE / BO n° 52

Attendu que le rapport d’analyse en date du 20 octobre 2015 du sang prélevé a conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE ACETONIDE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 23 octobre 2015 et le 15 décembre 2015 par l’entraîneur Damien HEON, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 4 septembre 2015, d’un traitement contenant de la TRIAMCINOLONE ACETONIDE à la jument «UNITED POINIERE», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir ladite jument

 

VALOIS DE BUSSET/ BO n° 52

Attendu que le rapport d’analyse en date du 22 octobre 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de CAPSAICINE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 29 octobre et le 3 novembre 2015 par l’entraîneur Ludovic PELTIER, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’application au cheval «VALOIS DE BUSSET» d’un gel contenant ladite substance, le jour de la course

 

TEHERAN  / BO n° 52

Attendu que le rapport d’analyse en date du 23 octobre 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DICLOFENAC, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 28 octobre 2015 et confirmées par écrit le 13 décembre 2015 par l’entraîneur Michel Paul MARIE, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance,

 

BALSA DE BANVILLE  / BO n° 52

Attendu que le rapport d’analyse en date du 28 octobre 2015 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE, dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 30 octobre 2015 par l’entraî- neur Charles CUILLER, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par une possible contamination par la paille suite au séjour de la pouliche «BALSA DE BANVILLE» dans le même paddock muni d’un abri qu’un autre cheval ayant reçu un traitement contenant de la DEXAMETHASONE

 

BRICE DES EPINES  / BO n° 52

Attendu que le rapport d’analyse en date du 29 octobre 2015 du sang prélevé a conclu de manière formelle à la présence de TRIAMCINOLONE ACETONIDE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 5 novembre 2015 par le représentant de l’entraîneur Robert BERGH, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance,

 

BULLETIN OFFICIEL

de le Société d’Encouragement du cheval français (SECF)

Année 2016.

 

UGOLIN D’EM et DIAGONALE BRENUS / BO n° 2

Attendu que :

- le rapport d’analyse en date du 5 novembre 2015 de l’urine prélevée sur le cheval «UGOLIN D’EM» a conclu de manière formelle à la présence d’ORIPAVINE et de MORPHINE dans les échantillons contrôlés,

- le rapport d’analyse en date du 27 novembre 2015 de l’urine prélevée sur la pouliche «DIAGONALE BRENUS» a conclu de manière formelle à la présence d’ORIPAVINE et de MORPHINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement les 9 et 30 novembre 2015 et confirmées par écrit le 14 décembre 2015 et le 6 janvier 2016 par l’entraîneur Guillaume CARDINE, qui n’explique pas l’origine de la présence des dites substances, si ce n’est par une possible contamination alimentaire,

 

COCKTAIL MESLOIS et SHADOW D’ODYSSEE / BO n° 4

Attendu que l’examen du classeur des ordonnances a permis d’établir que : - le poulain “ COCKTAIL MESLOIS ” avait fait l’objet de l’administration d’un traitement contenant de l’OMEPRAZOLE le 22 septembre 2015, - le poulain “ COCKTAIL MESLOIS ” avait fait l’objet de l’administration d’un traitement contenant de la BETHAMETHASONE le 4 novembre 2015,

- le cheval “ SHADOW D’ODYSSEE ” avait fait l’objet de l’administration d’un traitement contenant de la BETHAMETHASONE le 4 novembre 2015, Attendu que l’OMEPRAZOLE et la BETHAMETHASONE entrent dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I,

Vu les explications écrites fournies le 29 décembre 2015 par l’entraîneur Pierre BELLOCHE qui reconnaît les faits reprochés,

 

BARAKA / BO n° 8

Attendu que le rapport d’analyse en date du 14 janvier 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 22 janvier 2016 et confirmées par écrit le 17 février 2016 par l’entraîneur Franck NIVARD, qui explique l’origine de la présence de ladite substance d’une part, en raison de l’administration, par le vétérinaire traitant le 29 octobre 2015, d’un traitement contenant de la DEXAMETHASONE à la jument «BARAKA», et d’autre part, en raison d’une possible contamination suite au passage de ladite jument dans un paddock muni d’un abri paillé dans lequel un autre cheval ayant reçu un traitement contenant la même substance avait séjourné,

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KALLE / BO n° 8 et BO n° 16 suite à appel.

Attendu que le cheval «KALLE» arrivé premier dans le Prix GRACE DUCAL, couru à Cagnes-sur-Mer le 9 février 2016, était désigné, comme tous les autres chevaux déclarés partants dans ladite épreuve, pour être soumis à l’issue de la course, à des prélèvements biologiques spécifiques pour le dépistage du BICARBONATE DE SODIUM, décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le cheval «KALLE» a néanmoins été soumis à l’issue de la course aux prélèvements biologiques imposés aux concurrents placés aux cinq premières places d’une épreuve support du Pari Evénement,

Attendu que selon les éléments du dossier, il s’avère que l’entraîner Robert BERGH a omis de présenter ledit cheval pour les prélèvements destinés spécifiquement au dépistage du BICARBONATE DE SODIUM, dont l’horaire de présentation avait été notifié à son représentant,

Vu les précisions fournies par écrit le 14 février 2016 par l’entraîneur Robert BERGH qui explique avoir quitté l’hippodrome juste après la course, et que le cheval «KALLE» n’a pas été présenté aux dits prélèvements en raison d’une mauvaise compréhension de son représentant, qui ne parle pas français, sur la procédure à suivre,

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LES COMMISSAIRES, / BO n° 8

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le procès-verbal du Prix Eckmuhl Vro disputé le 5 février 2016 sur l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer, sur lequel il a été relevé que le jockey Robert BERGH aurait tenu des propos incorrects à l’égard de Messieurs les Commissaires de la Société organisatrice, Vu le rapport complémentaire transmis le 6 février 2016 par les Commissaires de la Société des courses de Cagnes-sur-Mer,

Vu les explications écrites du jockey Robert BERGH reçues par courriel en date du 17 février 2016,

Attendu que le jockey Robert BERGH reconnait les faits et justifie son attitude et ses propos incorrects à l’égard de Messieurs les Commissaires de la Société des Courses de Cagnes-sur-Mer par les décisions qu’ils ont prises à son encontre,

Considérant qu’un tel comportement, qui nuit gravement à l’image des courses, est inadmissible et ne saurait être toléré,

Faisant application des dispositions de l’alinéa 2 de l’article 96 précité, DECIDENT : - d’infliger une amende de 150 ¤ au jockey Robert BERGH en raison de ses propos incorrects envers Messieurs les Commissaires.

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UN DIAMANT D’AMOUR / BO n° 8

LES COMMISSAIRES,

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le rapport qui leur a été transmis suite à la mission de contrôle à l’entraînement réalisée le 12 janvier 2016 dans l’établissement de l’entraîneur Charles Antoine MARY,

Attendu que l’examen du classeur des ordonnances a permis d’établir que le cheval “ UN DIAMANT D’AMOUR ” avait fait l’objet de l’administration d’un traitement contenant de la FLUMETHASONE le 26 novembre 2015,

Attendu que la FLUMETHASONE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I,

Vu la date de clôture des engagements du Prix de Bagnoles de l’Orne couru à Vincennes le 28 novembre 2015, auquel le cheval “ UN DIAMANT D’AMOUR ” a pris part, fixée au 22 novembre 2015,

Vu les explications écrites fournies le 15 février 2016 par l’entraîneur Charles Antoine MARY qui reconnaît les faits reprochés,

Considérant qu’aux termes du §I-A de l’article 77 dudit Code, aucun cheval déclaré partant dans une course ne doit faire l’objet, entre la clôture de son engagement dans ladite course et la course concernée, de l’administration d’une substance prohibée,

Attendu que les faits reprochés nuisent gravement à l’image des courses et des socioprofessionnels du trot,

Faisant application des dispositions de l’article 96 précité,

DECIDENT :

- d’infliger une amende de 1 000 € à l’entraîneur Charles Antoine MARY,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

Paris, le 22 février 2016

MM. Thierry ANDRIEU, Jean-Jacques DUMAS, Jean FRERE et Alain PAGES

 

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BOL D’OR OF LOVE

LES COMMISSAIRES,

Agissant d’office en vertu des dispositions de l’article 96 du Code des courses au trot,

Après avoir, d’une part, pris connaissance du procès verbal du Prix du Tertre couru sur l’hippodrome de Laval le 22 février 2016 mentionnant que les Commissaires des courses de la Société des courses de Laval ont infligé une amende de 150 ¤ à l’entraîneur Sébastien ERNAULT, après l’avoir entendu en ses explications, pour avoir utilisé des rênes munies d’accessoires métalliques qui ont blessé l’encolure du cheval BOL D’OR OF LOVE et, d’autre part, visionné le film-contrôle de l’épreuve et les images d’après course,

Vu les précisions fournies par écrit le 24 février 2016 par l’entraîneur Sébastien ERNAULT qui indique avoir “ muni (son) cheval BOL D’OR OF LOVE, comme lors de ses dernières sorties, de petites rênes à rivets, pour l’aider à négocier les tournants, (…) (qui) l’ont malheureusement blessé, en raison de (son) comportement nerveux lors de l’échauffement (avant la course)”,

Attendu que, par mesure conservatoire, le cheval BOL D’OR OF LOVE a été exclu de tous les hippodromes à compter du 25 février 2016, Considérant que le cheval BOL D’OR OF LOVE, par souci de protection, ne pourra participer à une course avant qu’il ne soit constaté l’absence de séquelles de ladite blessure,

Faisant application des dispositions des articles 76 et 96 du Code des courses au trot, pour ces motifs, DECIDENT :

- d’exclure le cheval BOL D’OR OF LOVE de tous les hippodromes pour une durée d’un mois à compter du 25 février 2016,

- d’interdire à l’entraîneur Sébastien ERNAULT de faire courir ledit cheval avant la transmission d’un certificat vétérinaire attestant de l’état physique du cheval BOL D’OR OF LOVE,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

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QUIDAM DE MUTRECY / BO n° 13

Attendu que le rapport d’analyse en date du 28 janvier 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 5 février 2016 et confirmées par écrit le 15 mars 2016 par l’entraîneur Jean-Luc LANGERON, qui explique l’origine de la présence de ladite substance en raison de l’administration, par le vétérinaire traitant le 23 décembre 2015, d’un traitement contenant de la DEXAMETHASONE au cheval «QUIDAM DE MUTRECY», respectant le délai d’attente préconisé avant de faire courir ledit cheval,

 

VIKING DU PILET / BO n° 13   31 MARS 2016 183 

Attendu que l’examen du classeur des ordonnances a permis d’établir que le cheval “ VIKING DU PILET ” avait fait l’objet de l’administration d’un traitement contenant de la FLUMETHASONE le 26 novembre 2015,

Attendu que la FLUMETHASONE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I, Vu la date de clôture des engagements du Prix des Pyrénées couru à Vincennes le 1er décembre 2015, auquel le cheval “ VIKING DU PILET ” a pris part, fixée au 25 novembre 2015,

Vu les explications écrites fournies le 29 février 2016 par l’entraîneur Yann DOCQUIN qui reconnaît les faits reprochés,

 

VANINA GALBE / BO n° 16

Attendu que le rapport d’analyse en date du 8 mars 2016 du sang prélevé a conclu de manière formelle à la présence TRIAMCINOLONE ACETONIDE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 16 mars 2016 et confirmées par écrit le 14 avril 2016 par l’entraîneur Antoine HEBERT, qui n’explique pas l’origine de la présence de ladite substance

 

TREBOL/ BO n° 18

Attendu que :

- le rapport d’analyse en date du 25 mars 2016 de l’urine prélevée le 11 mars 2016,

- le rapport d’analyse en date du 25 mars 2016 de l’urine prélevée le 13 mars 2016, ont conclu de manière formelle à la présence de MORPHINE et d’ORIPAVINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 31 mars 2016 et confirmées par écrit le 3 mai 2016 par l’entraîneur Gabriel Angel POU POU, qui explique l’origine de la présence des dites substance par des aliments donnés au cheval «TREBOL», dont les analyses ont révélé qu’ils contenaient de la MORPHINE et de l’ORIPAVINE,

Considérant que l’hypothèse de la contamination alimentaire peut- être retenue pour expliquer la présence des substances prohibées,

Considérant que, de ce fait, l’entraîneur ne peut être tenu pour responsable de l’infraction relevée, et qu’en outre les deux cas relèvent d’une seule et même infraction,

 

URF DU RIB / BO n° 21

Attendu que le rapport d’analyse en date du 21 mars 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence d’AMBROXOL, métabolite de la BROMHEXINE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 25 mars 2016 et confirmées par écrit le 11 mai 2016 par l’entraîneur Valéry GOETZ, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration d’un traitement contenant de la BROMHEXINE, sur les conseils du vétérinaire traitant, au cheval «URF DU RIB» dans les jours précédant l’épreuve.

 

VAGUE MIKA/ BO n° 25

Attendu que le rapport d’analyse en date du 3 mai 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de MORPHINE et d’ORIPAVINE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 4 mai 2016 et confirmées par écrit le 13 juin 2016 par l’entraîneur Patrice DUBANCHET, qui explique l’origine de la présence des dites substances par des aliments donnés à la jument «VAGUE MIKA», dont les analyses ont révélé qu’ils contenaient de la MORPHINE et de la THEBAINE

Considérant que l’hypothèse de la contamination alimentaire peut- être retenue pour expliquer la présence des substances prohibées,

Considérant que, de ce fait, l’entraîneur ne peut être tenu pour responsable de l’infraction relevée,

 

DOLLY DE BROYE / BO n° 25

Attendu que le rapport d’analyse en date du 27 mai 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de CODEINE, de MORPHINE et d’ORIPAVINE dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 31 mai 2016 et confirmées par écrit le 13 juin 2016 par l’entraîneur Cyprien DUBANCHET, qui explique l’origine de la présence des dites substance par des aliments donnés à la pouliche «DOLLY DE BROYE», dont les analyses, effectuées suite à la mission réalisée le 5 mai 2016 dans l’établissement de Monsieur Patrice DUBANCHET, ont révélé qu’ils contenaient de la MORPHINE et de la THEBAINE,

Attendu que MM. Patrice DUBANCHET et Cyprien DUBANCHET partagent le même établissement et que l’approvisionnement des aliments donnés à leurs chevaux est commun,

Considérant que l’hypothèse de la contamination alimentaire peut- être retenue pour expliquer la présence des substances prohibées,

Considérant que, de ce fait, l’entraîneur ne peut être tenu pour responsable de l’infraction relevée,

DECIDENT :

1°) d’annuler la qualification de la pouliche «DOLLY DE BROYE», 2°) de disqualifier la pouliche «DOLLY DE BROYE» dans le Prix de la Dordogne couru à Vichy le 30 mai 2016,

2°) d’interdire de présenter la pouliche «DOLLY DE BROYE» à toutes épreuves régie par ledit Code jusqu’au 23 juin 2016 inclus,

3°) de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision qui entraîne une modification de l’arrivée des épreuves concernées.

 

DODO / BO n° 26

Attendu que le rapport d’analyse en date du 27 avril 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE, dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 3 mai 2016 et confirmées par écrit le 13 juin 2016 par l’entraîneur Michel Philippe NICOLLE, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 4 mars 2016, d’un traitement contenant de la DEXAMETHASONE au poulain «DODO»,

........................

LES COMMISSAIRES,

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le rapport qui leur a été transmis à l’issue d’un contrôle effectué le 26 mai 2016 dans le centre d’entraînement de Monsieur Michel BIZOUX, constatant l’absence de plusieurs chevaux déclarés à son effectif d’entraînement,

Vu les explications écrites fournies le 13 juin par M. Michel BIZOUX sur la situation constatée,

Vu les explications écrites transmises par M. Olivier PIERCHON, gérant de l’Ecurie TWENTY, propriétaire des chevaux concernés, Vu les dispositions du § I de l’article 30 du Code des courses au trot,

Attendu que M. Michel BIZOUX a reconnu avoir déclaré à son effectif des chevaux qui ne sont pas stationnés dans l’établissement d’entraînement qu’il a déclaré auprès de la SECF,

Attendu que M. Olivier PIERCHON a reconnu que les chevaux n’étaient pas stationnés dans l’établissement de M. Michel BIZOUX,

Attendu que cette situation n’est pas conforme aux dispositions relatives à l’autorisation d’entraîner,

Faisant application des dispositions de l’article 96 dudit Code, DECIDENT : - d’infliger une amende de 500 ¤ à l’entraîneur Michel BIZOUX,

 - d’infliger une amende de 500 ¤ à l’Ecurie TWENTY,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

.......................

LES COMMISSAIRES, / BO n° 26

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu les dispositions de l’article 77 bis § IV et de l’Annexe II du Code des courses au trot, relatives au contrôle des médications des personnes désignées pour monter,

Vu la lettre du 17 juin 2016 du responsable de réunion GTHP, en fonction au cours de la réunion tenue le jour même sur l’hippodrome de Vincennes, Attendu que le jockey Franck NIVARD a été désigné par les Commissaires de la SECF pour subir un contrôle de la concentration d’alcool dans l’air expiré avant ladite réunion de courses,

Attendu que le jockey Franck NIVARD, auquel a été présenté pour signature l’imprimé par lequel la personne désignée pour subir un tel contrôle reconnaît avoir été informée de celui-ci, n’a pas signé cet imprimé et a quitté précipitamment l’hippodrome sans y revenir,

Attendu que le jockey Franck NIVARD a, à raison de son absence, dû être remplacé dans les sept courses dans lesquelles il était déclaré pour la réunion précitée,

Attendu que le jockey Franck NIVARD a, postérieurement aux faits ci-dessus relatés, fait adresser au siège de la SECF un certificat médical mentionnant sans autre précision qu’il devait “ garder la chambre ce jour ”

DECIDENT :

- de retirer au jockey Franck NIVARD l’autorisation de monter dans toutes les courses pour une durée de quinze jours, à compter du 8 juillet 2016,

- de transmettre la présente décision à la Commission médicale à toutes fins que celle-ci avisera,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

............................

 

BEL AMI D’AZUR / BO n° 29

Attendu que le rapport d’analyse en date du 29 avril 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de BENZOYLECGONINE et d’ECGONINE METHYL ESTER dans les échantillons contrôlés,

Vu le compte-rendu de la mission réalisée le 2 mai 2016, établi par le vétérinaire de la SECF,

Attendu que Monsieur Paul HAGOORT a fait procéder à des prélèvements biologiques sur les personnes ayant été au contact de «BEL AMI D’AZUR» le jour de la course,

Attendu que le compte-rendu des analyses, en date du 7 juin 2016, des prélèvements effectués sur les personnes ayant été au contact de «BEL AMI D’AZUR» le jour des courses, pratiquées par un laboratoire néerlandais pour le compte de Monsieur Paul HAGOORT, a conclu à l’absence des substances mises en cause,

Vu les précisions fournies oralement le 2 mai 2016 et confirmées par écrit le 8 juillet 2016 par l’entraîneur Paul HAGOORT, qui ne peut expliquer l’origine de la présence des dites substances,

 

DAYA DU CHAILLOU / BO n° 30

Attendu que le rapport d’analyse en date du 10 juin 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de LIDOCAÏNE et d’HYDROXY-LIDOCAÏNE dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 17 juin 2016 et confirmées par écrit les 27 juin et 16 juillet 2016 par l’entraîneur Raphaël PELLEROT, qui explique l’origine de la présence des dites substances par une probable contamination par la paille suite au séjour de DAYA DU CHAILLOU dans la stabulation d’une autre pouliche ayant reçu un traitement contenant de la LIDOCAÏNE,

 

DIANA DE MONTI / BO n° 35

Attendu que le rapport d’analyse en date du 29 juin 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de STRYCHNINE dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 8 juillet 2016 et celles transmises par écrit le 16 août 2016 par l’entraîneur Philippe Jean POISSON, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par un complément alimentaire donné à la pouliche «DIANA DE MONTI», dont les analyses, effectuées suite à la mission réalisée le 8 juillet 2016 dans son établissement, ont révélé qu’il contenait de la STRYCHNINE,

Vu les précisions fournies par écrit le 18 août 2016 par Monsieur Yannick LECOUILLARD, en sa qualité de propriétaire de «DIANA DE MONTI» et fournisseur dudit complément alimentaire, qui confirme les explications de l’entraîneur Philippe Jean POISSON,

Considérant que l’hypothèse de la contamination alimentaire peut être retenue pour expliquer la présence de la substance prohibée,

Considérant que, de ce fait, l’entraîneur ne peut être tenu pour responsable de l’infraction relevée,

Compte tenu du fait que Monsieur Philippe Jean POISSON a été avisé que la pouliche «DIANA DE MONTI» ne pouvait, à titre conservatoire, participer à aucune épreuve à partir du 8 juillet 2016,

 

DELICIEUSE D’OR / BO n° 35

Attendu que le rapport d’analyse en date du 5 juillet 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de SALBUTAMOL dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 8 juillet 2016 par l’entraîneur Loïc PESCHET et par Monsieur Franck DOYERE en sa qualité de propriétaire de la pouliche «DELICIEUSE D’OR», confirmées par écrit le 19 août 2016 par l’entraîneur Loïc PESCHET, qui expliquent l’origine de la présence de ladite substance par l’utilisation d’un nébulisateur avec lequel avait été administré à une des poulinières appartenant au propriétaire un traitement contenant du SALBUTAMOL,

Considérant qu’aux termes du § IV de l’article 78 dudit Code, l’entraîneur est règlementairement tenu pour responsable de l’infraction relevée,

Compte tenu du fait que Monsieur Loïc PESCHET a été avisé que la pouliche «DELICIEUSE D’OR» ne pouvait, à titre conservatoire, participer à aucune épreuve à partir du 8 juillet 2016,

 

DGIN DU CAUX / BO n° 35

Attendu que le rapport d’analyse en date du 8 juillet 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence d’HYDROCHLOROTHIAZIDE dans les échantillons contrôlés

Vu les précisions fournies oralement le 13 juillet 2016 et confirmées par écrit le 19 août 2016 par l’entraîneur Loïc LERENARD, qui ne peut expliquer l’origine de la présence de HYDROCHLOROTHIAZIDE, si ce n’est par une possible contamination par la paille suite au passage dudit poulain dans le box de passage de l’hippodrome de Feurs le 25 juin 2016, ce qui n’a pu être démontrée par les prélèvements effectués dans ledit boxe,

Considérant qu’aux termes du § IV de l’article 78 dudit Code, l’entraîneur est réglementairement tenu pour responsable de l’infraction relevée, Considérant que cette infraction constitue une récidive par rapport au cas jugé le 9 février 2015, concernant le même entraîneur, relatif à la détection d’une autre substance, sur un autre cheval,

Compte tenu du fait que M. Loïc LERENARD a été avisé que le poulain «DGIN DU CAUX» ne pouvait, à titre conservatoire, participer à aucune épreuve à partir du 13 juillet 2016,

 

DUC DU PLATEAU / BO n° 35

Attendu que le rapport d’analyse en date du 22 juin 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE, dans les échantillons contrôlés,

Vu les précisions fournies oralement le 28 juin 2016 et confirmées par écrit le 12 août 2016 par l’entraîneur Ludovic DELESTRE, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration, par le vétérinaire traitant le 20 avril 2016, d’un traitement contenant de la DEXAMETHASONE au poulain «DUC DU PLATEAU»,

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LES COMMISSAIRES, / BO n° 36

Agissant d’office en vertu des dispositions de l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le procès-verbal du Prix Michel Héry couru sur l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer le 8 août 2016, mentionnant d’une part que les Commissaires des courses de la Société des courses de la Côte d’Azur ont interdit au jockey Nicolas ENSCH de monter dans toutes les courses pour une durée de quinze jours pour “ avoir cessé de solliciter (la) jument (VANIFLOSA GEDE) à 100 mètres de l’arrivée, perdant ainsi la 3ème place ”, et d’autre part, qu’ils ont exclu la jument VANIFLOSA GEDE pour une durée de quinze jours,

 

LES COMMISSAIRES,

Agissant d’office en vertu des dispositions de l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le procès-verbal du Grand Prix de Montendre-Montignac couru sur l’hippodrome de Montignac-Charente le 21 juillet 2016, mentionnant que les Commissaires des courses de la Société des courses Montignac Charente ont interdit au jockey Benjamin GOETZ de monter dans toutes les courses pour une durée de trente jours pour “ s’être livré à des voies de fait sur l’un de ses concurrents et en raison de son comportement inadmissible à l’égard d’un employé de ce dernier entraînant (son) hospitalisation ”,

Vu la demande d’extension des sanctions prises par les Commissaires de la Société des Courses de Montignac-Charente,

Vu le complément d’information transmis par les Commissaires de la Société des Courses de Montignac-Charente en date du 21 juillet 2016,

Après avoir ouvert une enquête complémentaire, le 22 juillet 2016, concernant les faits reprochés au jockey Benjamin GOETZ,

Après avoir visionné le film de la course...,

Vu les observations orales formulées par les jockeys Benjamin GOETZ et Jérôme PAILLE le 22 août 2016, ce dernier reconnaissant s’être déporté volontairement, après le passage du poteau d’arrivée, vers le cheval VAZOUILLIS (Benjamin GOETZ), brisant la roue de son sulky et occasionnant ainsi la chute de son jockey,

DECIDENT :

 - d’interdire au jockey Benjamin GOETZ de monter dans toutes les courses pour une durée d’un mois à compter du 1er août 2016,

- d’interdire au jockey Jérôme PAILLE de monter dans toutes les courses pour une durée de quinze jours à compter du 2 septembre 2016,

- d’assortir lesdites sanctions d’une période probatoire d’un an au cours de laquelle leur comportement fera l’objet d’une surveillance particulière,

.......................

LES COMMISSAIRES, / BO n° 37

Agissant d’office en vertu des dispositions de l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le procès-verbal du Prix de Valence-sur-Baïse couru sur l’hippodrome de Castéra-Verduzan le 11 août 2016, mentionnant que les Commissaires des courses de la Société des courses de Castéra-Verduzan ont demandé qu’une sanction d’un mois de mise à pied soit prise à l’encontre de Monsieur Eric PRUDHON en raison de son comportement et des propos incorrects qu’il a tenu à l’égard de Messieurs les Commissaires de la Société organisatrice et du juge aux allures

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LES COMMISSAIRES,

Agissant d’office en vertu des dispositions de l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le procès-verbal du Prix du Mont Boron couru sur l’hippodrome de BULLETIN DE LA S.E.C.F. - N° 36. - 8 SEPTEMBRE 2016 471 Cagnes-sur-Mer le 12 août 2016, mentionnant que les Commissaires des courses de la Société des courses de la Côte d’Azur ont interdit au jockey Junior GUELPA de monter dans les courses de leur hippodrome pour une période de huit jours en raison de son comportement

 

BELLINO DE PEBRISY  /  BO n° 39

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Attendu que le cheval «BELLINO DE PEBRISY» arrivé deuxième dans le Grand Prix Groupama, couru à Laval le 24 juin 2016, a été soumis, à l’issue de l’épreuve, à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du 20 juillet 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de SOTALOL, dans les échantillons contrôlés,

Attendu que l’entraîneur Robert CHAUVIN a décidé, en date du 22 juillet 2016, de ne pas faire procéder à l’analyse de la deuxième partie du prélèvement conformément aux dispositions du titre II de l’annexe I du Code des courses au trot,

Attendu que le SOTALOL entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

...,

DECIDENT :

1°) de disqualifier le cheval «BELLINO DE PEBRISY» dans le Grand Prix GROUPAMA, couru à Laval le 24 juin 2016,

2°) d’exclure «BELLINO DE PEBRISY» de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur jusqu’au 29 septembre 2016,

3°) d’infliger une amende de 2 000 € à l’entraîneur Robert CHAUVIN...

 

BELLINO DE PEBRISY  /  BO n° 39

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Attendu que le cheval «APOLLON D’OURVILLE» prenant part au Prix MMA de Royan, couru à Royan La Palmyre le 17 juillet 2016, a été soumis, à l’issue de l’épreuve, à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du 5 août 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Attendu que l’entraîneur Yvonnick DOUSSET a décidé, en date du 11 août 2016, de ne pas faire procéder à l’analyse de la deuxième partie du prélèvement, conformément aux dispositions du titre II de l’annexe I du Code des courses au trot,

Attendu que la DEXAMETHASONE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

...,

DECIDENT :

1°) de disqualifier le cheval «APOLLON D’OURVILLE» dans le Prix MMA Royan couru à Royan La Palmyre le 17 juillet 2016,

2°) d’exclure «APPOLON D’OURVILLE» de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur jusqu’au 11 octobre 2016 inclus,

3°) d’infliger une amende de 2 000 € à l’entraîneur Yvonnick DOUSSET,

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ULTRA OAKS  /  BO n° 42 / Cas de maltraitance à animaux)

Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français

La Commission Supérieure,

Agissant en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par les articles 99 et 100 du Code des courses au trot,

Vu la décision prononcée le 25 juillet 2016 à l’encontre de Monsieur Eric VIDOTTO par les Commissaires de la SECF, agissant d’office à la suite de l’intervention de la Société des courses de Gémozac, décision notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception du même jour et publiée au Bulletin de la SECF le 28 juillet 2016,

Vu le recours formé par Monsieur Eric VIDOTTO à l’encontre de cette décision par lettre recommandée avec accusé de réception du 1er août 2016, parvenue au siège de la SECF le 2 août 2016,

Vu les attestations produites par Monsieur Eric VIDOTTO, jointes à sa lettre recommandée avec accusé de réception précitée du 1er août 2016, ainsi qu’à son courrier électronique du 20 septembre 2016,

Attendu qu’aux termes de leur décision du 25 juillet 2016, les Commissaires de la SECF, informés le 13 juin 2016 par les Commissaires des courses de la Société des courses de Gémozac du comportement brutal et incorrect de Monsieur Eric VIDOTTO envers le cheval ULTRA OAKS avant le Prix de la Communauté de Communes couru le 12 juin 2016 à Gémozac et connaissance prise de l’attestation établie le 16 juin 2016 par le vétérinaire mandaté par la Fédération Nationale des Courses Hippiques en charge d’effectuer les prélèvements biologiques lors de cette réunion de courses, ont décidé, en application des dispositions de l’article 96 du Code des courses au trot :

- de retirer à Monsieur Eric VIDOTTO l’autorisation de monter dans toutes les courses pour une durée d’un mois à compter du 5 août 2016,

- d’assortir ladite suspension d’une période probatoire de deux ans au cours de laquelle son comportement fera l’objet d’une surveillance particulière,

- d’infliger une amende de 1 000 € à Monsieur Eric VIDOTTO,

 - de publier, au bulletin de la SECF, ladite décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code,

Attendu qu’aux termes de son recours précité, Monsieur Eric VIDOTTO, qui reconnaît avoir “ peut-être mis des coups de cravache sur les brancards et les flasques ” du sulky alors attelé au cheval ULTRA OAKS, expose notamment, après avoir rappelé qu’il est titulaire d’une autorisation de monter en qualité d’amateur et d’un permis d’entraîner depuis 15 ans et qu’il n’a jamais été sanctionné pour son manque de respect envers les animaux :

- “ (Qu’il s’est) placé avec (son) véhicule à côté du rond de présentation, des tribunes, derrière le bureau des Commissaires (…), (s’il) étai(t) une personne brutale n’ayant aucun respect envers les animaux, (il) se serai(t) placé ailleurs,

- (Que) le cheval a pris panique, (…) voyant la scène, des professionnels sont venus (lui) prêter mains fortes pour calmer et canaliser ce dernier,

 - (Qu’il) (n’a) en aucun cas (mis) des coups de poings dans les flancs (du cheval ULTRA OAKS), car (il) avai(t) les guides en mains et vu la situation il (lui) était impossible de les lâcher,

- (Qu’il s’est) présenté devant les Commissaires des courses de la Société des courses de Gémozac pour s’excuser du comportement de son cheval. ”

Attendu que, le 22 septembre 2016, la Commission Supérieure a entendu les observations orales de Monsieur Eric VIDOTTO,

Après en avoir délibéré,

SUR LA RECEVABILITE DU RECOURS DECIDE :

- de déclarer recevable le recours formé par Monsieur Eric VIDOTTO,

SUR LE FOND

Attendu que les Commissaires des courses de la Société des courses de Gémozac sont intervenus le 13 juin 2016 auprès des Commissaires de la SECF pour leur faire part du comportement brutal et incorrect de Monsieur Eric VIDOTTO envers le cheval ULTRA OAKS avant le Prix de la Communauté de Communes couru le 12 juin 2016,

Attendu que les faits ainsi portés à la connaissance des Commissaires de la SECF ont été rapportés par le vétérinaire mandaté par la Fédération Nationale des Courses Hippiques en charge d’effectuer les prélèvements biologique lors de cette réunion de courses, lequel dans son attestation en date du 16 juin 2016 indique notamment que “ Monsieur VIDOTTO Eric a violenté son cheval, ULTRA OAKS durant une quinzaine de minutes (…). (…) Cette séquence s’est répétée plusieurs fois avec quelques variantes comme des coups de poing portés dans les flancs du cheval ”,

Attendu que si Monsieur Eric VIDOTTO a, le 1er juillet 2016, nié oralement les faits qui lui étaient ainsi reprochés, il n’a cependant fourni aux Commissaires de la SECF aucun élément probant de nature à étayer ses dénégations, la lettre qu’il prétend leur avoir adressée le 2 juillet 2016 et dont il indique ne pas avoir conservé de copie, ne leur étant jamais parvenue,

Attendu que c’est au regard des éléments du dossier faisant alors ressortir un acte de maltraitance sur un équidé et dans le cadre de leur pouvoir souverain d’appréciation, que les Commissaires de la SECF ont sanctionné Monsieur Eric VIDOTTO,

Attendu que Monsieur Eric VIDOTTO verse aux débats, devant la Commission Supérieure, plusieurs attestations de tiers, dont certains déclarent avoir été présents au moment des faits en cause,

Attendu qu’il ressort notamment de la lecture de certaines de ces attestations “ qu’en aucun cas (Monsieur Eric VIDOTTO) n’a porté aucun coup de poing dans les flancs de son cheval ULTRA OAKS, car ce dernier tenant les guides de son cheval il lui était impossible de faire autrement ” et “ qu’en aucun cas il a été porté des coups directs au cheval (coups de poings dans les flancs). Mr. VIDOTTO Eric a su garder son sang froid (…) ”,

Attendu que les attestations précitées divergent dans la relation des faits ce qui conduit à nuancer le contenu de l’attestation précitée en date du 16 juin 2016 établie par le vétérinaire mandaté par la Fédération Nationale des Courses Hippiques,

Attendu toutefois que Monsieur Eric VIDOTTO reconnaît lui-même avoir “ peut-être mis des coups de cravache sur les brancards et les flasques ” du sulky alors attelé au cheval ULTRA OAKS,

Considérant qu’il ressort de l’ensemble de ces éléments que si la qualification de maltraitance sur un équidé ne peut être retenue avec certitude, les faits en cause caractérisent à tout le moins d’une atteinte au bien-être du cheval ULTRA OAKS, DECIDE :

- de confirmer la décision des Commissaires de la SECF du 25 juillet 2016 en ce qu’elle a retiré à Monsieur Eric VIDOTTO l’autorisation de monter dans toutes les courses pour une durée d’un mois à compter du 5 août 2016,

- l’infirmer pour le surplus,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

Paris, le 17 octobre 2016

M. Bernard DESMONTILS, Président, MM. Pascal BOEY, Jacques PLANCQUEEL, Claude SIMON et Mme Marie-France WISSOCQ.

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 UN MEC D’HERIPRE  /  BO n° 43 – 27 octobre 2016.

 FONDS COMMUN DE L’ELEVAGE ET DES COURSES

Etat des primes attribuées aux éleveurs naisseurs de chevaux Trotteur Français, nés et élevés dans un Etat de la C.E.E. (ou assimilé) dont la liste est publiée dans le Bulletin de la S.E.C.F. , gagnant à l’étranger.

La prime fixée à 20 % de l’allocation totale allouée au propriétaire du cheval ayant obtenu une allocation n’est attribuée que pour les seules courses de Groupe I ou Groupe II dont la dotation globale est au moins égale à 150.000 ¤. (Bulletin de la S.E.C.F. n° 8 du 25 février 2016)

 

FINLANDE 

Un Mec d’Heripre (2008), Orlando Vici - I Love You Darling

Melle Eugénie QUINTIN (100%)

17.07.2016 Mikkeli - Prix Saint Michel - GI - 1er - (70.000 €)

14.000 €

 

NORVEGE

Un Mec d’Heripre (2008), Orlando Vici - I Love You Darling

Melle Eugénie QUINTIN (100%)

12.06.2016 Bjerke - Vg Oslo Grand Prix - GI - 3ème - (39.487 €)

7.897 €

 

SUEDE

Un Mec d’Heripre (2008), Orlando Vici - I Love You Darling

Melle Eugénie QUINTIN (100%)

13.08.2016 Aby - Aby Stora Pris - Heat B - GI - 1er - (43.080 €)

8.616 €

13.08.2016 Aby - Aby Stora Pris - Skiljeheat - GI - 1er - (129.240 €)

25.848 €

 

RECTIFICATIF :  Il faut supprimer :

Un Mec d’Heripre (2008), Orlando Vici - I Love You Darling

Melle Eugénie QUINTIN (100%)

29.05.2016 Solvalla - Elitloppet (Eliminatoire) - GI - D1

5.385 €

29.05.2016 Solvalla - Elitloppet (Finale) - GI - D3

12.924 €

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 DRYADE DARCHE   /  BO n° 44

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Attendu que la pouliche «» arrivée troisième du Prix Super U (Groupe B), couru à Rochefort-sur-Loire le 1er août 2016, a été soumise à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du 18 août 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Attendu que la DEXAMETHASONE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

....,

DECIDENT :

1°) de disqualifier la pouliche «DRYADE DARCHE» dans le Prix Super U (Groupe B) couru à Rochefort-sur-Loire le 1er août 2016,

2°) d’exclure «DRYADE DARCHE» de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur jusqu’au 3 novembre 2016 inclus,

4°) d’infliger une amende de 3 000 € à l’entraîneur Anthony Pierre SCHMITT

 

CALL ME JIEL  /  BO n° 44

...

Attendu que le poulain «CALL ME JIEL» arrivé quatrième du Prix des Coreopsis, couru à Cabourg le 12 août 2016, a été soumis à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du 1er septembre 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de SOTALOL dans les échantillons contrôlés,

Attendu que l’entraîneur Jean-Luc DERSOIR a décidé, en date du 7 septembre 2016, de ne pas faire procéder à l’analyse de la deuxième partie du prélèvement, conformément aux dispositions du titre II de l’annexe I du Code des courses au trot,

Attendu que le SOTALOL entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

...,

DECIDENT :

1°) de disqualifier le poulain «CALL ME JIEL» dans le Prix des Coreopsis couru à Cabourg le 12 août 2016,

2°) d’exclure «CALL ME JIEL» de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur jusqu’au 7 novembre 2016 inclus,

4°) d’infliger une amende de 3 000 € à l’entraîneur Jean-Luc DERSOIR,

 

BAGAD D’ULVEINE  /  BO n° 44

Attendu que le cheval «BAGAD D’ULVEINE» arrivé deuxième du Prix de la Société Hippique de Villeneuve créée en 1900, couru à Villeneuve-Sur-Lot le 28 août 2016, a été soumis à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du 19 septembre 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Attendu que l’entraîneur Pascal GODALLIER a décidé, en date du 22 septembre 2016, de ne pas faire procéder à l’analyse de la deuxième partie du prélèvement, conformément aux dispositions du titre II de l’annexe I du Code des courses au trot,

Attendu que la DEXAMETHASONE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

...,

DECIDENT :

1°) de disqualifier le cheval «BAGAD D’ULVEINE» dans le Prix de la Société Hippique de Villeneuve créée en 1900 couru à Villeneuve-surLot le 28 août 2016,

2°) d’exclure «BAGAD D’ULVEINE» de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur jusqu’au 22 novembre 2016 inclus,

4°) d’infliger une amende de 3 000 € à l’entraîneur Pascal GODALLIER,

 

CARISSIMA   /  BO n° 44

...

Attendu que la pouliche «CARISSIMA» a été soumise, lors des épreuves de requalification organisées à Caen le 18 août 2016, à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du 6 septembre 2016 de l’urine prélevée a conclu de manière formelle à la présence de DEXAMETHASONE dans les échantillons contrôlés,

Attendu que l’entraîneur Florian PICOT a décidé, en date du 9 septembre 2016, de ne pas faire procéder à l’analyse de la deuxième partie du prélèvement, conformément aux dispositions du titre II de l’annexe I du Code des courses au trot,

Attendu que la DEXAMETHASONE entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie I et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot,

...,

DECIDENT :

1°) d’annuler la requalification de la pouliche «CARISSIMA»,

2°) de disqualifier la pouliche «CARISSIMA» dans le Prix de la Ville de Petit Mars couru à Nort-Sur-Erdre le 4 septembre 2016,

3°) d’interdire toute présentation de ladite pouliche aux épreuves de requalification avant le 9 novembre 2016,

4°) d’infliger une amende de 1 500 € à l’entraîneur Florian PICOT,

 

* * * * * * * * *

 ANNEXE 5.

 

Analyse comparative des gains cumulés en un an (du 18 octobre 2015 au 14 octobre 2016) par les chevaux engagés dans le Prix de l’Union Européenne du Trot aux Pays Bas 2015, à Wolvega, le 18 octobre.

Données extraites du site Gény Courses : http://www.geny.com/

Chevaux de Groupes (entraînement M. S. Guarato)  :  

1 536 341 €32 courses / 11 victoires, 9  places –

1er   Bold Eagle  = 1 319 500 €   12 courses / 11 victoires, 1 place

2ème Billie de Montfort  =  216 841€  20 courses /  8 places  

 

Chevaux scandinaves courants en France entraînement M. Souloy:

69 497 € – 8 courses / 2 places

5ème Cash Gamble  =  69 457 €   3 courses en fr et 3 à l’étr. / 3 places

12ème From Dust to Dawn  =   0 €   – 2 courses  

 

Chevaux français courants en France : 

54 320 €  24 courses / 1 place

6ème Black d’avril  (F. Prat)  =  25 270 €   10 courses / 1 place

8ème Bocage d’Ortige  (M. S. Guarato)  =  29 050 €   14 courses 

 

Chevaux scandinaves courants en France avec entraîneurs étrangers:

32 406  €   – 30 courses / 2 places

3ème Sorbet (M. Reden)  =  11 397 €   3 courses / 1 place

9ème Gross Weight (M. Melander)  =  13 563 €  19 courses

12ème From Dust to Dawn(B. Goop) =  7 446 €   8 courses / 1 place  

Chevaux restés aux Pays-Bas ou en Scandinavie :

 ?  €  45 courses / 10 places

4ème    Flex Lane  = ?  €   8 courses /  1 place  –

7ème    Al’s Winnermede  = ?  €   14 courses  –

10ème  Errol Boko  = ?  €   11 courses / 3 places

11ème Emmett Brown  = ?  €   12 courses / 6 places

 

 ANNEXE 6. 1

Classement des écuries sanctionnées en 2015 et 2016 selon le nombre de courses courues en 2016 ;  données extraites du site Gény Courses : http://www.geny.com/

Patronyme / courses courues/ victoires (réussite à la gagne) / placé dans les 3 premiers (réussite à la place) / (rapport gagnants/placés) ; intensité du nombre de courses du 1 01 2016 au 9 09 2016, soit  252 jours / 36 semaines / 9.33 mois.

Plus de deux courses par jour (1) :

M. Vincent MARTENS – 656 / 94 (14%) / 213 (32%) / (2.26) – ;

Plus d’une course par jour (11) :

M. Fabrice SOULOY – 487 / 76 (15.6%) / 168 (34.49%) / (2.21) ;

Septembre 2016  31 / 3 (9.67%) / 6 (19.35%) / (2.00) 

Août 2016    30 / 4 (13.33%) / 7 (23.33%) / (1.75) 

Du 10/09/2016 au 17/10/2016  42 / 6 (14.28%) / 8 (19.00%) / (1.33) 

Du 16/07/2016 au 09/09/2016  58 / 9 (15.51%) / 13 (22.41%) / (1.44) 

Du 16/07/2016 au 17/10/2016  100 / 15 (15.00%) / 21 (21.00%) / (1.40) 

Du 1/01/2016 au 17/10/2016  529 / 82 (15.40%) / 176 (33.27%) / (2.15) 

Du 1/01/2016 au 15/07/2016  387 / 61 (15.76%) / 147 (37.98%) / (2.41) 

Au 24 11 2013 – 494 / 79 (15.99%) / 173 (35.02%) / (2.189)

M. Mickaël CORMY384 / 49 (12%) / 119 (30%) / (2.43) – ;

M. Jean-Marie ROUBAUD362 / 35 (9%) / 96 (26%) / (2.74) – ;

M. Franck BLANDIN – 336 / 20 (5%) / 62 (18%) / (3.10) – ;

M. Philippe MOULIN – 325 / 34 (10%) / 92 (28%) / (2.70) – ;

M. Charles Antoine MARY  – 287 / 23 (8%) / 62 (21) / (2.70) – ;

M. Bruno BOURGOIN – 285 / 7 (2%) / 38 (13%) / (5.43) – ;

M. Pierre BELLOCHE280 / 21 (7%) / 75 (26%) / (3.57) – ;

M. Robert BERGH – 271 / 40 (14%) / 85 (31%) / (2.13) – ;

M. Jean-Luc DERSOIR261 / 30 (11%) / 74 (28%) / (2.47) – ;

M. Henk GRIFT253 / 19 (7%) / 54 (21%) / (2.84) – ;

Moins de 7 courses par semaine(2) :

M. Philippe BENGALA227 / 13 (5%) / 42 (18%) / (3.23) – ;

M. Franck NIVARD – 221 / 24 (10 %) / 66 (29%) / (2.75) – ;

Moins de 6 courses par semaine(2) :

M. Guy VERVA – 198 / 9 (4%) / 33 (16%) / (3.67) – ;

M. Loic LERENARD197 / 12 (6%) / 45 (22%) / (3.75) – ;

Moins de 5 courses par semaine(0) :

Moins de 4 courses par semaine(7) :

M. Hervé Chauve-Laffay – 173 / 15 (8%) / 53 (30%) / (3.53) – ;

M. Pierre CALLIER170 / 13 (7%) / 40 (23%) / (3.08) – ;

M. Eric AUDEBERT133 / 8 (6%) / 16 (12%) / (2./) – ;

M. Philippe ROUER – 120 / 9 (7%) / 21 (17%) / (2.33) – ;

M. Yvonnick DOUSSET120 / 11 (9%) / 33 (27%) / (3./) – ;

M. Christophe CLIN118 / 4 (3%) / 24 (20%) / (6./) – ;

M. Gilles CURENS115 / 8 (6%) / 24 (20%) / (2.50) – ;

Moins de 3 courses par semaine(9) :

M. Gabriel Angel POU POU106 / 10 (9%) / 27 (25%) / (2.70) – ;

M. Pierre COIGNARD – 99 / 8 (8%) / 23 (23) / (2.87) – ;

M.  Nicolas DROMIGNY97 / 9 (9%) / 23 (23%) / (2.56) – ;

M. Sébastien HOUYVET – 90 / 5 (5%) / 19 (21%) / (3.80) – ;

M. Pascal DAULIER90 / 2 (2%) / 7 (7%) / (3.50) – ;

M. Anthony LAIGRON86 / 4 (4%) / 15 (17%) / (3.75) – ;

M. Gilles LEFROU78 / 5 (6%) / 14 (17%) / (2.80) – ;

M. Ludovic PELTIER75 / 11 (14%) / 24 (32%) / (2.18) – ;

M. Charles CUILLER73 / 8 (10%) / 18 (24%) / (2.25) – ;

Moins de 2 courses par semaine(16) :

M. Paul HAGOORT72 / 8 (11%) / 28 (38%) / (3.50) – ;

M. Damien HEON71 / 5 (7%) / 7 (9%) / (1.40) – ;

M. Nicolas RAIMBEAUX71 / 6 (8%) / 16 (22%) / (2.67) – ;

M. Jean-Paul FICHAUX – 70 / 7 (10%) / 24 (34%) / (3.43) – ;

M. P-A RYNWALT-BOULARD65 /6 (9%) / 12 (18%) / (2./) –;

M. Mickaël PERRIL63 / 3 (4%) / 5 (7%) / (1.67) – ;

M. Hervé BIHEL – 60 / 5 (8%) / 11 (18%) / (2.20) – ;

M. Régis Jack JULIEN57 / 6 (10%) / 15 (26%) / (2.50 ) – ;

M Valéry GOETZ54 / 6 (11%) / 15 (27%) / (2.50) – ;

M. Julien Degardin  – 45 / 1 (2%) / 4 (8%) / (4./) – ;

M. Guillaume CARDINE42 / 0 (0%) / 6 (14%) / (0) – ;

M. Anthony Pierre SCHMITT41 / 0 (0%) / 2 (4%) / (0./) – ;

M. Michel-Paul MARIE40 / 1 (2%) / 3 (7%) / (3./) – ;

M. Ludovic DELESTRE37 / 0 (0%) / 4 (10%) / (0) – ;

M. Philippe Jean POISSON37 / 2 (5%) / 6 (16%) / (3./) – ;

M. Markku VARTIAINEN37 / 6 (16) / 16 (43%) / (2.67) – ;

3 courses par mois (4) :

M. Bruno THEVENOUX – 35 / 2 (5%) / 3 (8%) / (1.50) – ;

M. Yves VIDAL29 / 1 (3%) / 9 (31%) / (9./) – ;

M. Anthony PACARY27 / 2 (7%) / 5 (18%) / (2.50) – ;

M. Robert CHAUVIN21 / 0 (0%) / 3 (14%) / (0./) – ;

2 courses par mois (8) :

M. Christophe MARIE – 18 / 1 (5%) / 3 (16%) / (3./) – ;

M. Olivier PICQARD – 15 / 2 (13%) / 3 (20%) / (1.50) – ;

M. Fabien Michel ANDRIEU14 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Dominique RAFFINI14 / 3 (21%) / 4 (28%) / (1.33) – ;

M. Gilbert SORIEUX13 / 0 (0%) / 2 (15%) / (0) – ;

M. Pascal GODALLIER11 / 0 (0%) / 2 (18%) / (0./) – ;

M. Florian PICOT – 11 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0./) – ;

M. Marc RAULLINE 10 / 1 (10%) / 2 (20%) / (2/) – ;

1 course par mois (8):

M. Cyprien DUBANCHET8 / 0 (0%) / 2 (25%) / (0) – ;

M. Jean-Luc LANGERON7 / 0 (0%) / 2 (28%) / (0) – ;

M. Patrice DUBANCHET6 / 1 (16%) / 2 (33%) / (2./) – ;

M. Michel Philippe NICOLLE6 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Antoine HEBERT2 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Raphaël PELLEROT0 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Salvatore VALENTINO 0 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Nicolas LOISEAU 0 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

 

 ANNEXE 6. 2

 

Tableau des performances des entraîneurs du trot

(sur les 100 dernières courses au 9/09/2016).

Données extraites du site Gény Courses : http://www.geny.com/

Patronyme / courses courues/ victoires (réussite à la gagne) / placé dans les 3 premiers (réussite à la place) / (rapport gagnants/placés).

Les patronymes en gras indiquent les écuries sanctionnées d’une ‘Décision’ des commissaires en 2015 et 2016.

 Entraîneurs sans engagements de chevaux depuis 12 mois :

M. Nicolas LOISEAU – 0 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Raphaël PELLEROT – 0 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Salvatore VALENTINO – 0 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

Pas de chevaux gagnants ou placés :

M. Fabien Michel ANDRIEU – 14 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Antoine HEBERT – 2 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Michel Philippe NICOLLE – 6 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0) – ;

M. Florian PICOT – 11 / 0 (0%) / 0 (0%) / (0./) – ;

Pas de chevaux gagnants et des placés :

M. Guillaume CARDINE – 42 / 0 (0%) / 6 (14%) / (0) – ;

M. Robert CHAUVIN – 21 / 0 (0%) / 3 (14%) / (0./) – ;

M. Ludovic DELESTRE – 37 / 0 (0%) / 4 (10%) / (0) – ;

M. Cyprien DUBANCHET – 8 / 0 (0%) / 2 (25%) / (0) – ;

M. Pascal GODALLIER – 11 / 0 (0%) / 2 (18%) / (0./) – ;

M. Jean-Luc LANGERON – 7 / 0 (0%) / 2 (28%) / (0) – ;

M. Anthony Pierre SCHMITT– 41 / 0 (0%) / 2 (4%) / (0./) – ;

M. Gilbert SORIEUX – 13 / 0 (0%) / 2 (15%) / (0) – ;

 Un cheval gagnant pour moins de deux placés :

M. Dominique RAFFINI – 14 / 3 (21%) / 4 (28%) / (1.33) – ;

M. Damien HEON – 71 / 5 (7%) / 7 (9%) / (1.40) – ;

M. Olivier PICQRD – 15 / 2 (13%) / 3 (20%) / (1.50) – ;

M. Bruno THEVENOUX – 35 / 2 (5%) / 3 (8%) / (1.50) – ;

M. Mickaël PERRIL – 63 / 3 (4%) / 5 (7%) / (1.67) – ;

M. Alain Laurent – 141 / 26 (18%) / 46 (32%) / (1.77) – ;

M. Phillippe Allaire – 351 / 97 (27%) / 172 (49%) / (1.97) – ;

M. Jean-Luc Bigeon – 207 / 31  (12%) / 61 (29%) / (1.97) – ;

Un cheval gagnant pour deux placés :

M. Eric AUDEBERT – 133 / 8 (6%) / 16 (12%) / (2./) – ;

M. Patrice DUBANCHET – 6 / 1 (16%) / 2 (33%) / (2./) – ;

M. Marc RAULLINE – 10 / 1 (10%) / 2 (20%) / (2/) – ;

M. Pierre-Alain RYNWALT-BOULARD – 65/6(9%)/12(18%)/(2./) –;

Un cheval gagnant pour moins de trois placés :

M. Jean-Michel Bazire – 597 / 105 (17%) / 212 (35%) / (2.02) – ;

M. Thomas Levesque – 236 / 47 (19%) / 95 (40%) / (2.02) – ;

M. Robert BERGH – 271 / 40 (14%) / 85 (31%) / (2.13) – ;

M. Jean-Michel Baudoin – 229 / 29 (10%) / 62 (27%) / (2.14) – ;

M. Ludovic PELTIER – 75 / 11 (14%) / 24 (32%) / (2.18) – ;

M. Hervé BIHEL – 60 / 5 (8%) / 11 (18%) / (2.20) – ;

M. Fabrice SOULOY – 487 / 76 (15%) / 168 (34%) / (2.21) ;

M. Louis Baudron – 145 / 23 (15%) / 52 (35%) / (2.26) – ;

M. Charles CUILLER – 73 / 8 (10%) / 18 (24%) / (2.25) – ;

M. Vincent MARTENS – 656 / 94 (14%) / 213 (32%) / (2.26) – ;

M. Michel Lenoir – 181 / 18 (10%) / 41 (22%) / (2.28) – ;

M. Philippe ROUER – 120 / 9 (7%) / 21 (17%) / (2.33) – ;

M. Laurent-Claude Abrivard – 682 / 78 (11%) / 186 (27%) / (2.38) – ;

M. Mickaël CORMY – 384 / 49 (12%) / 119 (30%) / (2.43) – ;

M. André Dreux– 91 / 7 (7%) / 17 (18%) / (2.43) – ;

M. Sébastien Guarato – 758 / 124 (16%) / 303 (39%) / (2.45) – ;

M. Richard Westerink – 84 / 11 (13%) / 27 (32%) / (2.45) – ;

M. Arnaud Randon – 115 / 13 (11%) / 32 (27%) / (2.46) – ;

M. Jean-Luc DERSOIR – 261 / 30 (11%) / 74 (28%) / (2.47) – ;

M. Gilles CURENS – 115 / 8 (6%) / 24 (20%) / (2.50) – ;

M Valéry GOETZ – 54 / 6 (11%) / 15 (27%) / (2.5./) – ;

M. Régis Jack JULIEN – 57 / 6 (10%) / 15 (26%) / (2.50 ) – ;

M. Anthony PACARY – 27 / 2 (7%) / 5 (18%) / (2.50) – ;

M. Franck Leblanc – 699 / 77 (11%) / 196 (28%) / (2.54) – ;

M.  Nicolas DROMIGNY – 97 / 9 (9%) / 23 (23%) / (2.56) – ;

M. Philippe Mortagne – 185 / 14 (7%) / 36 (19%) / (2.57) – ;

M. Philippe Boutin – 77 / 8 (10%) / 21 (27%) / (2.62) – ;

M. Markku VARTIAINEN – 37 / 6 (16) / 16 (43%) / (2.67) – ;

M. Nicolas RAIMBEAUX – 71 / 6 (8%) / 16 (22%) / (2.67) – ;

M. Roberto Donati – 140 / 13 (9%) / 35 (25) / (2.69) – ;

M. Junior Guelpa – 351 / 29 (8%) / 78 (22 %) / (2.69) – ;

M. Charles Antoine MARY  – 287 / 23 (8%) / 62 (21) / (2.70) – ;

M. Philippe MOULIN – 325 / 34 (10%) / 92 (28%) / (2.70) – ;

M. Gabriel Angel POU POU – 106 / 10 (9%) / 27 (25%) / (2.70) – ;

M. Christian Bigeon – 331 / 31 (9%) / 85 (25%) / (2.74) – ;

M. Jean-Marie ROUBAUD – 362 / 35 (9%) / 96 (26%) / (2.74) – ;

M. Franck NIVARD – 221 / 24 (10 %) / 66 (29%) / (2.75) – ;

M. Jérémy Koubiche – 125 / 9 (7%) / 25 (20%) / (2.78) – ;

M. Gilles LEFROU – 78 / 5 (6%) / 14 (17%) / (2.80) – ;

M. Henk GRIFT – 253 / 19 (7%) / 54 (21%) / (2.84) – ;

M. Pierre COIGNARD – 99 / 8 (8%) / 23 (23) / (2.87) – ;

M. Yannick-Alain Briand – 805 / 78 (9%) / 225 (27) / (2.88) – ;

M. Arnaud Desmottes – 160 / 15 (9%) / 44 (27%) / (2.93) – ;

Un cheval gagnant pour trois placés :

M. Matthieu Abrivard – 402 / 42 (10%) / 126 (31%) / (3./) – ;

M. Jean-Etienne Dubois – 52 / 5 (9%) / 15 (28%) / (3./) – ;

M. Jean-Philippe Dubois – 38 / 3 (5%) / 9 (23%) / (3./) – ;

M. Yvonnick DOUSSET – 120 / 11 (9%) / 33 (27%) / (3./) – ;

M. Stéphane Guelpa – 186 / 13 (6%) / 39 (20%) / (3./) – ;

M. Lutfi Kolgini – 252 / 22 (8%) / 66 (26%) / (3./) – ;

Melle Camille Levesque – 18 / 1 (6%) / 3 (16%) / (3./) – ;

M. Christophe MARIE – 18 / 1 (5%) / 3 (16%) / (3./) – ;

M. Michel-Paul MARIE – 40 / 1 (2%) / 3 (7%) / (3./) – ;

M. Philippe Jean POISSON – 37 / 2 (5%) / 6 (16%) / (3./) – ;

Un cheval gagnant pour moins de quatre placés :

M. Pierre CALLIER – 170 / 13 (7%) / 40 (23%) / (3.08) – ;

M. Franck BLANDIN – 336 / 20 (5%) / 62 (18%) / (3.10) – ;

M. Philippe BENGALA – 227 / 13 (5%) / 42 (18%) / (3.23) – ;

M. Jean-Paul Piton – 91 / 7 (7%) / 23 (25%) / (3.28) – ;

M. Mike Lenders – 101 / 10 (9%) / 33 (32%) / (3.30) – ;

M. William Bigeon – 100 / 9 (9%) / 30 (30%) / (3.33) – ;

M. Martial Viel – 38 / 3 (7%) / 10 (26%) / (3.33) – ;

M. Sylvain Roger – 656 / 56 (8%) / 188 (28%) / (3.36) – ;

M. Franck Anne – 409 / 37 (9%) / 125 (30%) / (3.38) – ;

M. Jean-Paul FICHAUX – 70 / 7 (10%) / 24 (34%) / (3.43) – ;

M. Pascal DAULIER – 90 / 2 (2%) / 7 (7%) / (3.50) – ;

M. Paul HAGOORT – 72 / 8 (11%) / 28 (38%) / (3.50) – ;

M. H. CHhAUVE-LAFFAY – 173 / 15 (8%) / 53 (30%) / (3.53) – ;

M. Pierre-Yves Verva – 232 / 16 (6%) / 57 (22%) / (3.56) – ;

M. Pierre BELLOCHE – 280 / 21 (7%) / 75 (26%) / (3.57) – ;

M. Guy VERVA – 198 / 9 (4%) / 33 (16%) / (3.67) – ;

M. Anthony LAIGRON – 86 / 4 (4%) / 15 (17%) / (3.75) – ;

M. Loic LERENARD – 197 / 12 (6%) / 45 (22%) / (3.75) – ;

M. Philippe Daugeard – 312 / 19 (6%) / 72 (23%) / (3.79) – ;

M. Sébastien HOUYVET – 90 / 5 (5%) / 19 (21%) / (3.80) – ;

 Un cheval gagnant pour quatre placés :

M. Julien DEGARDIN  – 45 / 1 (2%) / 4 (8%) / (4./) – ;

M. Julien Dubois – 32 / 2 (6%) / 8 (25%) / (4./) – ;

Un cheval gagnant pour moins de six placés :

M. Maxime Bézier – 245 / 9 (3%) / 43 (17%) / (4.78) – ;

M. Joël Van Eeckhaute – 184 / 6 (3%) / 29 (15%) / (4.83) – ;

M. Yves Dreux– 135 / 5 (3%) / 25 (18%) / (5.00) – ;

M. Philippe Verva – 107 / 2 (1%) / 10 (9%) / (5./) – ;

M. Bruno BOURGOIN – 285 / 7 (2%) / 38 (13%) / (5.43) – ;

M. Eric Lambertz – 53 / 2 (3%) / 11 (20%) / (5.50) – ;

M. Christophe CLIN – 118 / 4 (3%) / 24 (20%) / (6./) – ;

M. Yves VIDAL – 29 / 1 (3%) / 9 (31%) / (9./) –.

 

ANNEXE 6. 3

 

Tableau des performances des entraîneurs du galop

(sur les 100 dernières courses au 9/09/2016).

Patronyme / courses courues/ victoires (réussite à la gagne) / placé dans les 3 premiers (réussite à la place) / (rapport gagnants/placés) ; données extraites du site Gény Courses : http://www.geny.com/

 

Un cheval gagnant pour moins de deux placés :

M. J.-P. Carvalho – 59 / 14 (23%) / 27 (45%) / (1.93) – ;

Un cheval gagnant pour moins de trois placés :

M. Stéphan Cerulis – 140 / 13 (9%) / 28 (20%) / (2.15) – ;

Melle Brigitte Renk – 92 / 6 (6%) / 13 (14%) / (2.17) – ;

M. Jean-Luc Pelletier – 66 / 5 (7%) / 11 (16%) / (2.20) – ;

M. Rodolphe Collet – 155 / 19 (12%) / 42 (27%) / (2.21) – ;

M. Thomas Fourcy – 126 / 19 (15%) / 54 (42%) / (2.21) – ;

M. A. de Royer Dupré – 277 / 58 (20%) / 131 (47%) / (2.26) – ;

M. François Rohaut – 302 / 51 (16%) / 120 (39%) / (2.35) – ;

M. Freedy Head – 276 / 47 (17%) / 112 (40%) / (2.38) – ;

M. J.-C. Rouget – 696 / 172 (24%) / 410 (58%) / (2.38) – ;

M. André Fabre – 565 / 113 (20%) / 271 (47%) / (2.40) – ;

M. Frédéric Rossi – 234 / 45 (19%) / 114 (48%) / (2.53) – ;

M. Yohann Gourraud – 181 / 19 (10%) / 49 (27%) / (2.56) – ;

M. Nicolas Clément – 258 / 37 (16%) / 96 (37%) / (2.59) – ;

M. Maxime Cesandri – 149 / 14 (9%) / 37 (24%) / (2.64) – ;

M. Bruno de Montzey – 102 / 11 (10%) / 29 (28%) / (2.64) – ;

M. Christophe Ferland – 353 / 63 (17%) / 172 (48%) / (2.73) – ;

M. Didier Guillemin – 227 / 37 (16%) / 102 (44%) / (2.76) – ;

M. Yan Durepaire – 160 / 22 (13%) / 61 (38%) / (2.77) – ;

M. Norbert Leenders – 288 / 26 (9%) / 72 (25%) / (2.77) – ;

Mme Carina Fey – 148/ 18 (12%) / 50 (33%) / (2.78) –.

M. Keven Borgel – 457 / 53 (11%) / 148 (32 %) / (2.79) – ;

M. D. de Watrigant – 156 / 17 (10%) / 48 (30%) / (2.82) – ;

M. H.-A. Pantal – 856 / 103 (12%) / 292 (34%) / (2.83) – ;

M. L.-A. Urbano-Grajalez – 69 / 6 (8%) / 17 (24%) / (2.83) –

M. Stéphane Wattel – 360 / 47 (13%) / 133 (36%) / (2.83) – ;

Mme Pia Brandt – 320 / 45 (14%) / 128 (40%) / (2.84) – ;

M. William Walton – 108 / 7 (6%) / 20 (18%) / (2.86) – ;

M. Ramon Avial-Lopez – 154 / 13 (8%) / 38 (24%) / (2.92) – ;

M. Nicolas Caullery – 466 / 36 (7%) / 106 (22%) / (2.94) – ;

Un cheval gagnant pour trois placés :

M. Pascal Bary – 190 / 27 (14%) / 81 (42%) / (3./) – ;

M. Philippe Demercastel – 90 / 7 (7%) / 21 (23%) / (3./) – ;

M. Carlos Laffon-Parias – 230 / 25 (14%) / 75 (32%) / (3./) – ;

 

Un cheval gagnant pour moins de quatre placés :

M. Jean-Vincent Toux – 210 / 13 (6%) / 40 (19%) / (3.08) – ;

M. P. Van de Poële  – 175 / 11 (6%) / 34 (19%) / (3.09) – ;

M. Matthieu Palussière – 330 / 29 (8%) / 90 (27%) / (3.10) – ;

M. Philippe Soborb – 381 / 55 (14%) / 158 (41%) / (3.10) – ;

M. David Smaga – 198 / 28 (14%) / 89 (44%) / (3.18) – ;

M. Didier Prod’homme – 276 / 16 (5%) / 51 (18%) / (3.19) – ;

M. Cédric Boutin – 707 / 34 (4%) / 117 (16%) / (3.44) – ;

M. Elie Lellouche – 283 / 26 (9%) / 91 (32%) / (3.50) – ;

M. Mathieu Boutin – 542 / 36 (6%) / 127 (23%) / (3.53) – ;

M. Antoine de Watrigant – 73 / 8 (10%) / 29 (39%) / (3.62) – ;

M. Freddy Lemercier – 155 / 7 (4%) / 26 (16%) / (3.71) – ;

M. X. Thomas-Demaulte – 154 / 15 (9%) / 56 (36%) / (3.73) – ;

M. Christian Baillet – 134 / 8 (5%) / 31 (23%) / (3.87) – ;

Un cheval gagnant pour quatre placés :

M. Patrick Montfort – 572 / 39 (6%) / 156 (27%) / (4./) – ;

Un cheval gagnant pour moins de treize placés :

Mme C. Barande-Barde – 145 / 11 (7%) / 50 (34%) / (4.54) – ;

Mme C. Head-Maarek – 123 / 5 (3%) / 24 (18%) / (4.80) – ;

Mme M. Bollack-Badel – 177 / 12 (6%) / 58 (32%) / (4.83) – ;

M. Alain Junk – 71 / 2 (2%) / 12 (16%) / (6./) – ;

M. Jean-Marie Béguigné – 58 / 2 (3%) / 13 (22%) / (6.50) – ;

M. Alban de Mieule – 21 / 1 (4%) / 8 (38%) / (8./) – ;

M. Tony Clout – 57 / 1 (1%) / 13 (19%) / (13./) – ;

 

Observons les résultats de l’entraîneuse du galop, Madame Carina Fey, anonymement soupçonnée de doper ses chevaux sur des commentaires du Cercle Tourbillon : http://www.cercle-tourbillon.com/?p=1045 sont les suivants :

Mme Carina Fey – 148/ 18 (12%) / 50 (33%) / (2.78) –.

 

ANNEXE 6. 4

 

Tableau des performances des entraîneurs obstacles.

(sur les 100 dernières courses au 9/09/2016).

Patronyme / courses courues/ victoires (réussite à la gagne) / placé dans les 3 premiers (réussite à la place) / (rapport gagnants/placés) ; données extraites du site Gény Courses : http://www.geny.com/

Les patronymes en gras indiquent les écuries sanctionnées d’une ‘Décision’ des commissaires en 2015 et 2016.

 

Un cheval gagnant pour moins de deux placés :

M. Jean-Raymond Breton – 28 / 3 (10%) / 5 (17%) / (1.67) – ;

Un cheval gagnant pour moins de trois placés :

M. Guillaume Macaire – 621 / 172 (27%) / 363 (58%) / (2.11) – ;

M. Guy CHEREL – 690 / 89 (12%) / 212 (30%) / (2.38) – ;

M. Yannick Fouin – 471 / 54 (11%) / 139 (29%) / (2.57) – ;

M. A. Chaillé Chaillé – 318 / 46 (14%) / 128 (40%) / (2.60) – ;

M. Eric Leray – 196 / 16 (8%) / 42 (21%) / (2.62) – ;

M. Serge Foucher – 218 / 30 (13%) / 84 (38%) / (2.80) – ;

Au 24 11 2016 M. Serge Foucher – 219 / 26 (11%) / 75 (34%) / (2.88) – ;

M. François Nicolle – 451 / 70 (15%) / 204 (45%) / (2.91) – ;

M. Marcel Rolland – 183 / 17 (9%) / 50 (27%) / (2.94) – ;

 Un cheval gagnant pour trois placés :

M. Gilles Chaignon – 100 / 9 (9%) / 27 (27%) / (3./) – ;

 Un cheval gagnant pour moins de quatre placés :

M. D. Sourdeau Beauregard –145/17 (11%)/53 (36%)/(3.12) – ;

M. Patrice Lenogue – 299 / 24 (8%) / 80 (26%) / (3.33) – ;

M. Christian Le Galliard – 48 / 3 (6%) / 10 (20%) / (3.33) – ;

M. A.A. de Boisbrunet –170/16(9%) /54 (31%)/(3.37 ) – ;

M. David Windrif – 376 / 34 (9%) / 118 (31%) / (3.47) – ;

M. Jean-Paul Gallorini – 300 / 25 (8%) / 87 (28%) / (3.48) – ;

M. Dominique Bressou – 146 / 14 (9%) / 50 (34%) / (3.57) – ;

M. Philippe Cottin – 123 / 8 (6%) / 29 (23%) / (3.62) – ;

M. F. M. Cottin – 596 / 33 (5%) / 126 (21%) / (3.82) – ;

M. Gabriel Leenders – 117 / 8 (6%) / 31 (26%) / (3.88) – ;

Un cheval gagnant pour quatre placés :

M. Mickaël Seror – 237 / 12 (5%) / 48 (20%) / (4./) – ;

Un cheval gagnant pour moins de six placés :

M. Jacques Ortet – 164 / 5 (3%) / 24 (14%) / (4.8) – ;

M. Philippe Peltier – 69 / 4 (5%) / 21 (30%) / (5.25) – ;

 

Galop/ obstacles au 9/09/2016

Melle Sonia Delaroche – 62 / 4 (6%) / 5 (8%) / (1.25) – ;

M. N. Bertran de Balanda – 100 / 9 (9%) / 25 (25%) / (2.78) – ;

M. Etienne Leenders – 36 / 3 (8%) / 9 (25%) / (3./) – ;

M. Etie. et Guil. Leenders – 283 /30(10%) / 91(32%)/ (3./) – ;

M. Laurent Viel – 289 / 28 (9%) / 91 (31%) / (3.25) – ;

M. J. Bertran de Balanda – 224 / 12 (5%) / 53 (23%) / (4.42) –. 

 

 

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