L’énigmatique Taux de retour (TRJ), le verrou du système de paris mutuels français.

Que le PMU taise une augmentation du Taux de retour joueur au 1er janvier 2016 est inconcevable : n’importe quel observateur extérieur au monde des courses s’en offusquerait !... 17 février, quarante-huit jours après la mise en œuvre de la mesure, la ‘Bible’, la Pravda, Paris-Turf publiait enfin « Les règles du jeu en 2016..., Lumière sur les TRJ 2016. » Pas un mot sur l’humiliante désinformation.

Un leurre qui masque subtilement les prélèvements sur les jeux

Le taux de retour joueur est l’outil central de manipulation du système de paris mutuels hippiques ; une spécificité du modèle français, ce pari mutuel qu’aucun autre pays au monde n’a osé privilégier comme unique système de jeu. Avant l’adoption de la Loi de 1891, Joseph Oller, son inventeur, prélevait entre 6 et 10 % des mises qui seront portées à 8.7 % dès son étatisation puis autour de 12 % après la Première Guerre mondiale et enfin à 13/13.5 % après la Seconde. C’était la belle époque des courses où l’on pouvait gagner un peu. Vinrent les taux de prélèvements prohibitifs aux gains, plus de 30 % puis une stabilisation autour de 25 % grâce aux subtilités du ‘recyclage’, depuis la première décennie de la Vème République.

S’agirait-il d’annoncer une quelconque évolution de la Taxe à la Valeur Ajoutée (TVA), les médias du régime se mettraient aussitôt à l’œuvre. Le consommateur lambda, même parmi les plus stupides, en déduirait instantanément les conséquences sur son pouvoir d’achat : une hausse et les prix seront à la hausse, une baisse et ils baisseront peut-être. En quelques jours l’affaire serait entendue : le client roi s’acquittera sans coup férir de ses tickets de caisse majorés ou minorés de la nouvelle taxe.

Le calcul du taux de retour joueur (TRJ) est identique à celui de la valeur ajoutée : un pourcentage appliqué au montant à payer. Avec une différence de présentation du résultat : la TVA s’ajoute au prix hors taxe pour donner un prix à payer toute taxe comprise ; le TRJ s’obtient par soustraction de commissions prélevées sur les mises des joueurs. En conséquence, si la TVA se traduit par une multitude de prix différents, nous la retenons d’autant plus aisément que son taux est commun à un ensemble donné de produits ou de services. La déduction des commissions prélevées par le PMU et les opérateurs de jeux ne change rien au montant des mises. Le public des courses ne s’attarde pas sur les taux de prélèvement, d’autant moins qu’ils varient d’une formule de jeu à l’autre, d’autant moins surtout qu’ils font l’objet d’un traitement particulier du PMU et des médias de propagande intra muros du turf, qui sont parvenus à passer leur augmentation de janvier sous silence !...

Le TRJ annuel est une solution miracle, un comble du trompe l’œil, à manier avec subtilité : « il s’est monté à 73.8 % en 2015 contre 73.5 % en 2014..., claironne Sylvain Copier de Paris-Turf, des taux qui restent nettement supérieurs au taux observé à la Française des Jeux où, en 2015, les joueurs ont récupéré seulement 66 % de leurs mises. ». Ces taux moyens annuels, fièrement affichés sur le tableau des résultats d’activité du PMU, ne sont pas comparables avec celui de la FdJ. La moyenne du TRJ hippique estompe des différences considérables entre les taux de prélèvements du Jeu Simple (17 %) pour un tiers des enjeux et ceux des formules de paris multiples (de 25 % à plus de 50 %) ; Multi, Pick5, Quinté+ offrent des TRJ moyens inférieurs à celui de la FdJ.

L’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît, toutes les confusions imaginables sont possibles ; une gymnastique arithmétique mentale est nécessaire pour démêler l’avantage du désavantage des parieurs... Facile de se perdre en conjectures..., la berlue guette. Le TRJ de 73.8 % en 2015 contre 73.5 % en 2014, ça dit quoi ?... Même le sibylle apôtre de la Bible s’y perd : « Ils évoluent en dessous de celui pratiqué de 2007 à 2013 (entre 74 % et 74.8 %) », écrit-il, sibyllin. L’envers et l’endroit, l'avers et le dévers, l’au dessus et l’en dessous du TRJ..., littéralement, la perspective dépend du côté où l’on se situe ! L’en dessous du TRJ de 2007 à 2013, c’est toujours plus de prélèvements pour le parieur en 2014 et 2015 : Sylvain Copier de Paris-Turf se positionne donc du coté du PMU. Un parieur soucieux de ses intérêts traduirait : les prélèvements de 2014 et 2015 sont en dessus de ceux pratiqués de 2007 à 2013. C'est plus parlant ! Et Sylvain Copier de Paris-Turf d’en rajouter une couche : « Car si, mécaniquement, des baisses assurent des recettes ponctuelles, l’effet ‘boomerang’ n’est surtout pas à écarter. Moins de TRJ, c’est moins de recyclage, et la contrainte de remettre plus rapidement la main à la poche pour les parieurs.» C’est le point de vue du PMU !  En clair, pour le parieur..., plus de prélèvements, c’est plus de jeux pour tenter de gagner puis de se 'refaire' et plus de pertes potentielles qui l’obligent à remettre plus rapidement la main à la poche. Responsable de la rubrique des parieurs, Sylvain Copier de Paris-Turf est aux avant-postes de leur conditionnement sémantique : la preuve !

Alors ce TRJ ?... C’est simple ! Il laisse croire au grand public que les parieurs récupèrent au moins les trois quarts de leurs mises alors qu’ils les perdent totalement pour la quasi-totalité d’entre eux. Pour les joueurs, le TRJ ne signifie rien, ils l’ignorent, comme ils ignorent superbement le montant des prélèvements sur leurs mises, puisque le PMU se gardent bien d’en parler. Personne, pas même les ‘journalistes’ intra muros, n’ont d’ailleurs relevé les changements de taux de prélèvements au 1er janvier 2016. Comment est-ce possible ?

Pas plus qu’ils n’ont relevé le privilège des joueurs étrangers qui bénéficieront de taux de prélèvements plus favorables que ceux appliqués aux mises des joueurs français sur les mêmes courses : « La déduction proportionnelle aux enjeux est composée, d’une part, d’une déduction sur les sommes encaissées pouvant être distincte selon que les enjeux sont enregistrés en France ou depuis l’étranger et, d’autre part, d’une déduction pour retour commercial affectée à l’attribution des lots en numéraires ou en nature visés à l’article 2.) » (Art. 14, Règlement du PMU, 26/02/2016). Ce qui donne, au jeu simple, des prélèvements minorés à 14.046 % à l’étranger ; majorés en France à 15.605 % et sur-majorés encore de 1.68 % de CSG et de CRDS, soit 17.285 %..., plus de 3 points de commissions en moins afin d’attirer le chaland par delà les frontières !... Observons surtout que le taux de retour à l’étranger (86 %) permet à quelques joueurs d’espérer des gains nets sur la durée puisque le montant des prélèvements sur leurs mises (14.046 %) est inférieur au 15 % fatidiques.

Le PMU préfère que l’on ne s’attarde pas sur son Règlement, même s’il est tenu d’en informer. Les commissions prélevées sont présentées in extenso et sont accessibles en cliquant sur le lien ‘infos légales’, au bas de la page d’accueil du portail PMU.fr, S’ouvrent alors des pages et des pages d’écran, un galimatias de mots juridico-administratifs émaillé de quelques tableaux de nombres tout aussi impénétrables..., sans aucun exemple de calcul, évidemment.

La Loi fait obligation d’informer les consommateurs de toute modification d’un contrat qui les lie à un prestataire de service et de leur offrir la possibilité de se dédire. Le titulaire d’un compte PMU.fr est présumé en accord avec toute modification du Règlement du PMU, dès lors qu’il a suivi le mode opératoire imposé par l’opérateur. Lorsqu’il souhaite accéder à son compte PMU.fr, si une modification du Règlement est intervenue depuis sa dernière visite, une fenêtre la lui signale : Pour jouer, vous devez l’accepter, Cliquer ici....; ce faisant, le programme l’oriente alors vers..., la première page du Règlement, sans spécifier la teneur de la modification récemment installée ! Face à cette mascarade de consultation ‘pour accord’, les joueurs cliquent sans avoir pris connaissance de ces nouveautés ‘indétectables’. Questionné à ce sujet par des représentants de l’Association Nationale des Turfistes, le directeur du marketing par intérim, Monsieur Gérard Callegari répondait : « C’est une question de financement. Il risque d’y avoir d’autres priorités avant qu’on la traite. » Voici un an maintenant que cette question lui a été posée : le PMU ne la traitera pas.

Un sésame préventif des addictions aux jeux.

Présenté comme la potion magique de la prévention contre les risques d’addiction aux jeux, un taux de retour maximum de 85 % a été imposé aux opérateurs privés concurrents du monopole d’Etat, lors de l’ouverture du marché des jeux en ligne en 2010. Or, à ce taux, le moindre gain net est mathématiquement impossible après une série de mises consécutives. Pour commercer à gagner un peu sur la durée, le TRJ devrait être nettement supérieur à 85 % et les prélèvements nettement inférieurs à 15 %. Le lecteur peut vérifier cette information en consultant  Les notes de l’Office des Jeux, septembre 2012 : « Figure 1 : Taux de retour au joueur et fréquence d’occurrence des gains », en suivant ce lien :

http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/observatoire-des-jeux/Note_1.pdf

La prévention passerait donc par l’accumulation de pertes censées modérer les tensions psychologiques du jeu, l’adrénaline des parieurs. Si l’objectif des pouvoirs public était vraiment de dissuader les joueurs, le plus simple serait de les informer du sort réservé à leurs mises. Chiche !... L’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne a inauguré un site de prévention, où elle dévoile le pot aux roses : le système des « paris est construit de manière à ce que les joueurs perdent de l’argent sur le long terme, même s'ils ont de bonnes connaissances hippiques ou des gains réguliers : des études indiquent que ces joueurs ne sont pas gagnants à long terme. » (5 mai 2015) http://www.evalujeu.fr. Ce site officiel, créé pour satisfaire aux normes internationales, est logé aux confins de la toile internet, ne donne lieu à aucune publicité des médias de l’intra muros hippique et restera ignoré du plus grand nombre.

Les structures associatives, qui prétendent défendre les parieurs, s’abstiennent aussi d’afficher le lien Evalujeu vers le site de l’ARJEL. Ce silence complice est un marqueur de leur volonté de positionnement au sein de la nébuleuse des Principautés. Quelques parieurs à vrai dire, des consommateurs de jeux tenus à la périphérie du système, qui se damnent pour grappiller quelques restes à la table des victuailles. Sous tutelle plus ou moins affichée des quotidiens hippiques, elles prétendent, sans succès probant, s’inscrire dans le spectre des pouvoirs dérisoires du milieu. En réalité, elles se laissent manipuler avec délice, s’adonnent aux entretiens personnalisés, s'entremettent auprès de la copine ministre des logis socialiste, sollicitent des postes consultatifs aux conseils d'administration, astiquent les blasons  'l'extraordinaire spécialiste', le 'formidable journaliste,  prétendent à une représentativité que le public des courses leur dénie de son indifférence, tiennent stands ouverts, échafaudent et discourent et débattent sous les chapiteaux de toile, que les sociétés des courses mettent gracieusement à leur disposition, lors des réunions de prestige. Opportunisme courtisan, besoin de paraître, veulerie de leaders asservis aux basses manœuvres des manipulations de masse de l’institution..., leur incurie signe la constance de leurs mentors à maintenir les joueurs dans l’ignorance et la bêtise. Et pour en finir avec l'ignominie, voici les bistrotiers de Bars-tabac-PMU déboulant sur les pistes déguisés en 'books', battant tambours, soufflants trompettes, xylophones et hélicons, hurlant au nom de parieurs qu'ils grugent..., percepteurs de Cour des miracles tapis au fond de leurs tavernes à bières et à tabacs. 

Une clé de répartition qui maintient mine de rien le parieur en haleine.

Tout mettre en œuvre afin que les joueurs soient incapables de comprendre les méthodes et les technologies qui les contrôlent et les maintiennent sous accoutumance. Voilà l’enjeu !

Le parieur qui escompte sur de petits gains fréquents, qui lui fourniraient une ressource périodique régulière, choisira d’abord le jeu Simple, où il lui suffit de trouver ses favoris sur quelques courses afin d’accumuler ses gains en rente. L’indispensable répétition de ses mises est une bonne aubaine pour le PMU, qui veillera à lui fournir le maximum d’occasions de jouer... Voici quinze ans tout juste, quelques spécialistes intra muros de l’Audiotel soufflèrent aux oreilles de M. Bélinguier, PDG du PMU, que le taux de prélèvement de 21 % était dissuasif. En le ramenant à 17 %  4 points de baisse qui compensaient fort opportunément le coût des appels téléphoniques de leurs propres clients , les enjeux s’amélioreraient sensiblement si le TRJ était maintenu juste à la limite de la zone des pertes mathématiques, juste en dessous de 85 %. Après un certain nombre de tentatives soumises au prélèvement, d’autant plus nombreuses et d’autant plus prélevées que le retour au joueur serait élevé, quelques échecs inévitables, la fureur de se 'refaire' finiraient bien par faire perdre toutes les mises initiales des joueurs. Ainsi fut fait !

A l’opposé, le joueur de Quinté+ doit trouver les cinq premiers chevaux dans l’ordre pour accéder au tirage de la Tirelire et empocher une somme très conséquente. Une mise unitaire quotidienne de 2 € peut suffire et, la probabilité d’un gain est si aléatoire que le parieur ne s’imagine même pas gagner, le prélèvement de base de 24 % soustrait de ses mises lui est indolore.  Si bien que le TRJ peut évoluer à plus de 50 % après une soustraction importante sur ses gains, soustraction d’autant plus indolore encore que le lot est d’autant plus élevé ; le taux de retour joueur peut aller de 76 % pour de petits Quintés+ à moins de 50 % pour les plus rémunérateurs.

Mieux vaut taire les subtilités de niveaux de prélèvements différenciés selon les formules de jeux. Les jeux Simples rapportent peu et supposent des mises très conséquentes qui, affectés de taux ‘présentables’, rapportent gros au PMU ; avec une cote moyenne de 2.5/1 sur l’ensemble des courses du meeting de Vincennes 2015/2016, 1 000 € en une mise gagnante aurait rapporté 250 € au joueur et 156.05 € au PMU plus 16.80 € de CSG et de CRDS. Un joueur de Quinté+, qui aurait tenté sa chance en misant 2 € chaque jour, aurait dépensé 186 € à l’issue des 93 réunions du meeting, qui donne un produit PMU de 48.97 € le prélèvement de 26.3 % est indolore !... Si indolore d’ailleurs que, si par chance extraordinaire, ces mises étaient à la gagne dans l’ordre comme dans le désordre, le PMU s’inviterait discrètement au bonheur du gagnant : les gains dans l'ordre d'abord, sont contenus à cent vingt fois ceux du désordre, l'excédent empoché par l'opérateur evidemment ; puis, lorsque le seuil de 500 € de gains est franchi, le PMU retient encore ni plus ni moins qu’un quart des gains bruts ! Ceci au titre de la déduction progressive sur les rapports, un prélèvement si mystérieux qu’il ne bénéficie même pas dans les documents officiels d’un usage sous le sigle (DPR)... (Au grand dam de mon ami Sylvain Copier de Paris-Turf qui, ne saisissant pas le sens de ce sigle dans l’un de mes mails, avait du se soumettre à la question : ‘C’est quoi la DPR ?’)

Mais à quoi bon insister sur ces multiples prélèvements ?

Les joueurs au quotidien du course à course, les turfistes se sont accoutumés à tout depuis longtemps ! Comme les chercheurs de Tirelires du Quinté+ qui plus est, s’ils la découvrent , habitués au débours de leurs 2 € ou plus au quotidien. Obnubilés par leur plaisir du jeu, que leur importe ces contingences secondaires : ‘- faut bien que le PMU se paie !

A.Gw

 


 Prélèvements et Taux de retour joueur mutualisé PMU (TRJ).

e-Simple

Cas d’une masse d’enjeux de 100 000 € (avec 36 650 rapports unitaires (1.5€) Gagnants. 

Premier niveau de prélèvement: après chaque épreuve, le PMU procède au calcul d’un taux de retour aux parieurs (TRP), c’est le TRP ‘ponctuel’. L’opérateur ôte, de  la somme des enjeux, les prélèvements sociaux d’abord (CSG et CRDS). 

Deuxième niveau de prélèvement sur la masse des enjeux selon les formules de jeux – 1.559 % retour commercial ; 14.046 % déduction sur mises -. L’opérateur calcule une déduction proportionnelle aux enjeux (DPE) :

MRP ‘ponctuel’ = total des enjeux – (CSG + CRDS) – (RC) – DPE

MRP = 100 000 – (100 000 x [1.68  % + 1,559 % + 14.046 %])

MRP = 100 000 – 1 680 – 1 559 – 14 046 = 82 715 €

Répartition entre rapports unitaires (1.5 €) gagnants 85 715 : 36 650 = 2,3 € arrondis, compris entre 0 et 40 € soit 0 % de Réduction progressive sur Rapport.

Montant des prélèvements 17, 285 % (arrondis à 17.3) ; TRJ = 82.7.

 e-Quinté +

Cas d’une masse d’enjeux de 1 000 000 €  (avec 565 rapports unitaires à 2 € Gagnants).

MRP = 1 000 000 – (1 000 000 x [1.68  % + 1,559 % + 24.771 %])

MRP = 1 000 000 – 16 800 – 15 590 – 247 710 = 719 900 €

Répartition entre rapports unitaires (2 €) gagnants 719 900 : 565 = 1 274,1 € arrondis, supérieur à 500 € soit 25 % de Déduction progressive sur Rapport, soit

719 900 x 25 % = 179 975 € nets à répartir entre les 565 rapports Gagnants

MRP net = 719 900 – 179 975 = 539 925 €

Montant des prélèvements 46, 0075 % (arrondis à 46. /) ; TRJ = 54. /

Note 1 : le TRJ varie d’un Quinté à l’autre au gré des déductions progressives sur Rapport. Le TRJ annuel est constitué de la moyenne des TRJ cumulés.

Note 2 : « La Déduction Proportionnelle sur les Rapports (DPR) dépend du mix produit. Le jeu Simple produit, à chiffre d’affaire comparable, deux fois moins de DPR que les autres paris – que le Quinté +, notamment-. En revanche, le simple est gros contributeur d’arrondis centimes du fait des arrivées faciles multipliant le nombre de rapports payés.» Si le Quinté + favorise la DPR..., le jeu Simple étant un gros contributeur ‘d’arrondis centimes’  les fameux ‘tickets impayés’ –  les fameux 40 millions d’euros environs versés chaque année aux ARS, les allocations de retraite supplémentaires du personnel, le vol légal des parieurs, que nous avons déjà évoqué !... –. 


Prélèvements, Charges de jeux et Taux de retour Individualisé Quotidien (TRIQ).

Avant de procéder à ses mises, le turfiste prépare sa réunion à l’aide de supports hippiques quotidiens – journaux papiers ou numériques ; Audiotel –.

Le Taux de Retour Individualisé Quotidien (TRIQ) est la seule donnée de référence qui importe finalement au turfiste conscient. Le TRIQ évolue en fonction du type de jeux, du nombre de paris engagés et du montant des mises du jour.

e-Simple

(Prévisions TRJ 2016 : prélèvements 17 % et TRJ 83 %).

Formules (€) : montant des mises – prélèvements PMU 17 % – Paris-Turf kiosque – Audiotel (4’ à 0.8€ la minute) ; les charges quotidiennes sont divisées par le nombre de mises du jour.

Mises de 10 €.

10 – 1.72 – 2 – 3.2 = 3.08 €

1 jeu sur la réunion : prélèvements et charges 69,2 %; TRIQ = 30.8 % 

10 – 1.72 – (2 + 3.2) : 3 = 10 – 1.72 – 1.73 = 6.55 € par jeu.

3 jeux sur la réunion : prélèvements et charges 34.5 % ; TRIQ = 65,5 %

Mises de 50 €.

50 – 8.6 – 2 – 3.2 = 36.2 €

1 jeu sur la réunion : prélèvements et charges 27.6 % ; TRIQ = 72.4 %

50 – 8.6 – (2 + 3.2) : 3 = 50 – 8.6 – 1.73 = 39.67 €

3 jeux sur la réunion : prélèvements et charges 20.7 % ; TRIQ = 79.3 %

Mises de 100 €.

100 – 17.2  – 2  – 3.2 = 77.6 €

1 jeu sur la réunion : prélèvements et charges 22.4 % ; TRIQ = 77.6

100 – 17.2  – (2 + 3.2) : 3 = 100 – 17.2  – 1.73 = 81.07 €

3 jeux sur la réunion : prélèvements et charges 20 % ; TRIQ = 81. / %

Conclusion : l’achat d’un quotidien et, à fortiori, la consultation d’une aide Audiotel ne sont ‘intéressants’ que pour des mises quotidiennes minimales de 150 €, prélèvements et charges à 20 % environ et le TRIQ flirtant autour de 80 %, soit à portée du TRJ de 82.7 % calculé pour le e-Simple.

 e-Quinté +

(Prévisions TRJ 2016 : prélèvements moyen 36 % et TRJ 64 %).

Formules (€) : montant des mises – prélèvements unitaire PMU 26,27 % – Le Veinard kiosque – Audiotel (4’ à 0.8€ la minute).

Mises de 2 €.

 2 – 0.52 – 1.5 – 3.2 = – 3.22 €

1 jeu sur la réunion : prélèvements et charges 262 % ; TRIQ = NS.

Conclusion : à ce niveau du TRIQ de prélèvements et de charges, sur la seule course e-Quinté+ de la réunion quotidienne, le parieur peut se contenter de jouer pour toucher la tirelire e-Quinté+, sans espérer un quelconque gain net de ses mises sur la longue durée.


 

 

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