Déprime : et si c'était pour toujours ?

Par la grâce du Covid-19 va-t-on vers la descente inexorable de la démocratie, de nos niveaux de vie, de plus en plus de pauvres ?

Je lis, pas que sur Mediapart, des qui nous découvrent leurs désaccords sur le masque.

Je lis, parce que pas d'écoute sur une radio ou vues sur une télé, parmi le peu que je regarde, mais pas sur les réseaux sociaux que je ne suis plus depuis quelques années, trop marre des fausses nouvelles (parlons français)

…que cette pandémie pourrait nous emmener par la grâce de notre chef élu (parce qu'il est le maitre d’œuvre de tout dans notre République, est-elle encore une démocratie ?)

…que les libertés s'en trouvent largement diminuées, mais après tout on en avait déjà fait l'expérience avec les Gilets jaunes, période de 6 mois durant laquelle on comprit qu'il était maintenant interdit de manifester.

Je commence à m'alerter à la vue des nouvelles mesures.

Je vois que le libéralisme se porte de mieux en mieux

que les pauvres vont monter en flèche, ça a déjà commencé,

pendant que les multinationales à la française récoltent du fric que NOUS leur prodiguons, je dis bien nous car ce sont nos impôts (particulièrement la TVA qui "rapporte" le plus et que nous payons tous) dont disposent à son gré notre chef

Donc je commence à me poser la question : et si c'était pour toujours ?

  • que les pauvres soient de plus en plus pauvres
  • que leur nombre augmente
  • que les multinationales françaises deviennent, par la volonté de notre chef, toutes puissantes, en licenciant, en délocalisant vers l'Est et le Sud où les salaires sont plus bas
  • que les libertés qui commençaient déjà à s'amenuiser s'amenuisent plus encore
  • que donc par la grâce de ce bien venu Covid-19 nous ne soyons plus en démocratie
  • que donc encore la pauvreté va toucher une de plus en plus large population

Et donc je me demande si nous n'allons pas dans une régression définitive : toute puissance des Gros, impuissance des Petits,

Avec en conséquence la disparition des quelques conforts de vie que nous avons gagné depuis les années 1960,

Une régression totale de notre civilisation, de nos modes de vie,

Confort des années d'il y a 50 ans

Regardant un film tourné dans le Paris des années 1970, où je suis née -déc 1941- et que j'ai habité jusqu'en 1989. Ce film nous montrait surtout le centre populaire de Paris, l'intérieur des appartements aussi, alors j'ai constaté que les immeubles étaient peu ou pas entretenus, que les appartements, n'étaient certes pas dans le "goût" de nos jours, mais dans un confort largement moindre.

Cependant dans le même temps je rapprochais ces vues de mon souvenir de vie : je ne ressentais pas un inconfort, ni que les immeubles de Paris n'étaient pas entretenus, sans doute parce que j'avais vu une nette amélioration depuis les années 40-50, durant lesquelles j'avais vécu la guerre, les tickets de rationnement, le manque de chauffage, la glace sur les vitres les matins d'hiver ne me procuraient aucun mal être pour n'avoir jamais connu autre chose.

Mais si nous devions revenir à un tel temps bien des choses seraient différentes :

les immeubles parisiens sont entretenus et le resteront, puisqu'ils n'appartiennent maintenant qu'à des classes qui ont les moyens de les avoir acquis et donc de les entretenir,

par contre l'intérieur des appartements iront en se détériorant.

nous aurions, par la contradiction de notre temps, de plus en plus d'appareils se connectant au net,

mais de moins en moins les moyens de se nourrir sainement,

de s'habiller en changeant à notre gré de vêtements, car moins de choix important dans nos armoires,

Enfin quoi …

il est par définition largement plus difficile de descendre en plaisirs du quotidien que de monter !

Donc les jours à venir me paraissent assez sombres,

sans approfondir ce que nos restrictions démocratiques, qui ont commencé, vont engendrer de passivité, qui a déjà commencé, de non choix démocratique.

C'est fini-ni-ni ?

Mais en même temps cette civilisation est basée sur la consommation de plus en plus importante,

Alors comment nos chefs vont-ils gérer ces contradictions ?

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