Non, ça n’est pas possible…

Je croyais, naïvement, qu’à l’impossible, nul n’était tenu. Nul. Nul à nul autre pareil. Nous, les humains ?

Non, ça n’est pas possible…

Je croyais, naïvement, qu’à l’impossible, nul n’était tenu. Nul. Nul à nul autre pareil. Nous, les humains ?

 

Les petits mots, les formules bien pensées, bien enregistrées, en toute conscience et impunité, bel et bien envoyées.

Quelle audace, quel courage, quelle franchise en responsabilité, générosité, empathie et justice déguisées. Le jeu en vaut-il la chandelle à brûler par les deux bouts ? Jeu dangereux, cher monsieur, du haut de votre présidence. De jouer avec le feu. Cachez ce désastre que je ne saurais voir. Flattez ces puissants qui me font miroir.

 

Oui, ça se répète, oui, ça se dénonce, ça imprègne les esprits, ça encombre, ça ulcère, ça démange, ça colère…

Eh bien oui. Impossible d’oublier. Les mots qui sermonnent, les discours, les confusions, les injonctions, les mensongères certitudes, les lâchetés…

D’ailleurs, ça n’est pas prévu. Oublier. Oh ! Que non.

Mais quelle jouissance d’entendre que tous ont retenu, les medias, les grands, suivis des tweeters, les contradicteurs, les « pour », les « contre », les indifférents, les mécontents…

Oh ! Mais quelle jouissance. Si, si, je vous assure. Un délice. Ca marche. Oui, ça marche ! Ils ont compris. Enfin, ils ont compris ! Compris ? Oui.

Qu’ils méritaient la Leçon ? Retenu la leçon ? Ah ! Ces grands enfants ! Qu’il faut bien faire revenir à la raison. La mienne. La vôtre ? Vous plaisantez, voyons. Non.

L’on ne s’en remet pas. Et l’on répète, l’on répète tant c’est impossible d’y croire. De croire que l’on ait pu dire ça ! Oui, ça !

Mais, ne serait-ce pas un peu trop clivant ? Prévu ? Pas prévu ? Oh, ce mot « clivant ». Gagné !

Il suffit « d’ores et n’avant », de critiquer ou/et de vilipender ceux qui pensent que ça n’est pas mérité. Vous faites les délicats. Vous abusez. Vous voulez me piéger. Le mépris. Le mépris ?

Non. Vous n’avez pas compris, vous vous êtes mépris, sur le sens. Il y va de ma dignité, de ma sincérité.

Oh ! Mais que c’est beau ce retournement du sens, des sens, de l’essence, des mots.

Dommage, à force de se répéter, de répéter la mécanique bien huilée du « j’ai dit », vous avez réagi, « vous n’avez pas compris », « vous ne m’avez pas compris »… Oui, les grains de sable dans les rouages… Tant de grains pour qu’un jour, oui un jour… Comme dans un sable mouvant, vous pourriez être... Ensablé. Enlisé. Enlysée ?

A l’impossible, nul n’est tenu.

 

Mais au possible de votre toute puissance, pour vous comme pour d’autres, vous tenez… Oui. Même si ça prend du temps. Du rêve ? Du rêve, du cauchemar, à la réalité. Cette réalité qu’en toute conscience, en toute arrogance, en toute(s) finance(s), vous niez. Tandis qu’en urgence, en alerte, venues des ouragans, des tempêtes, des guerres, des éruptions, des cataclysmes, les trompettes de la mort ont déjà sonné.

Non, ça n’est pas possible… Que ça puisse être vrai.

 

 

 

 

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