Numérique : les architectes du Net ont un bel avenir devant eux

Apparu au début des années 1990, le métier de créateur de sites web se professionnalise sous l’effet des innovations technologiques et de la diversification des usages et des services. État des lieux.

Apparu au début des années 1990, le métier de créateur de sites web se professionnalise sous l’effet des innovations technologiques et de la diversification des usages et des services. État des lieux.










De plus en plus utilisé par les consommateurs pour s’informer, comparer, acheter, Internet constitue un puissant levier de développement pour les entreprises qui, de fait, sont elles aussi toujours plus nombreuses à s’offrir une vitrine sur la toile.

Un marché atomisé par la multiplication des supports 

Dans son rapport de 2013, la FEVAD – Fédération de la Vente À Distance – recensait 117 500 sites marchands actifs, soit une progression de 17% par rapport à 2012. Et cette tendance ne fait que s’accentuer. Pour autant, l’essor du commerce électronique ne constitue que la partie émergée de l’iceberg, car bien entendu tous les sites internet ne sont pas des sites marchands.

En l’occurrence, un autre facteur alimente la croissance du marché de la création de sites web : la diversification des usages d’internet, liée au développement des réseaux sociaux et des blogs, ou encore au boom des applications mobiles (sur Smartphones et tablettes).

En toute logique, ce marché dynamique, où se côtoient à l’échelle nationale SSII – Société de Service et d’Ingénierie Informatique – opérateurs télécoms, web agencies, agences de communications et de marketing, consultants, informaticiens, etc. demeure concurrentiel. De son côté, l’APCE – Agence pour la Création d’Entreprises – évalue à plusieurs milliers en France le nombre d’entreprises dont l’activité principale ou secondaire concerne la conception de sites web. Un chiffre auquel viennent s’ajouter de nombreux créateurs freelance (webmasters, développeurs, web designer).

Un fort potentiel de développement pour les PME-TPE

Dans le même temps, ce métier apparu au début des années 1990 se professionnalise, sous l’effet des innovations technologiques notamment. Les applications « Rich Media » mariant son, photos et vidéos s’affichent désormais sur les sites grâce aux possibilités offertes par l’Internet fibre très haut débit (via Numéricable par exemple). De la même manière, en complément des activités purement liées à la conception (design et graphisme par exemple), les prestations d’intégration des applications et les services d’exploitation (mises à jour, référencement, etc.) se développent. Si bien que le métier de concepteur de sites web recouvre aujourd’hui une mission plus globale de conseil et d’accompagnement des clients dans les différentes phases de leurs projets.

Pourtant, aujourd’hui, seules 30% des PME-TPE possèdent leur propre site internet (35% en Île-de-France et 25% en région). À noter toutefois que ce pourcentage varie de manière sensible en fonction de la taille des entreprises. Ainsi, 20% seulement des sociétés de moins de trois salariés ont une présence sur le net, tandis que cette proportion grimpe à 38% pour les entreprises de trois à neuf salariés et à 40% pour celles dont l’effectif est supérieur à dix personnes.

Autre facteur différenciant : le domaine d’activité. Les entreprises officiant dans les services, dont 30% disposent d’un site web, font en effet la course en tête devant celles du secteur du commerce (22%) et de l’industrie (17%). Une belle voie d’avenir donc, pour tous les constructeurs du Net !

 

 

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