C'était en 2012. Le Front de Gauche et le syndrome de « la gauche édredon »

Le site L'Anti-K reprend un billet de juin 2012, année présidentielle comme on sait, publié sur le blog du NPA 34 : j'y abordais la "stratégie de l'édredon" par laquelle, selon une éditorialiste du Monde, le nouveau président allait neutraliser sa gauche (comme sa droite). J'appliquais plus particulièrement le schéma en question au Front de Gauche.

Le site L'Anti-K reprend un billet de juin 2012, année présidentielle comme on sait, publié sur le blog du NPA 34 : j'y abordais la "stratégie de l'édredon" par laquelle, selon une éditorialiste du Monde, le nouveau président allait neutraliser sa gauche (comme sa droite). J'appliquais plus particulièrement le schéma en question à un Front de Gauche, dont beaucoup de partisans de Mélenchon, aujourd'hui, seront surpris de "découvrir" à quel point il ménageait celui qui, quelques jours auparavant, était pourtant dénoncé comme un irrécupérable Hollandréou ! Utile en ces temps d'amnésie et de relance de la machine à enfumer (qui est une machine à perdre) sur la radicalité de certain vieux routier de la politique ayant "compris" tardivement qu'il fallait rompre avec le PS ! Mais qui ne rompra jamais avec la pensée profonde d'un François Mitterrand en comparaison duquel un François Hollande est, en matière d'opportunisme politique, un "petit bras" !

Si le coeur vous en dit "retour en 2012" pour mettre une pièce dans le juke box des airs des temps passés qui disent tant de choses du présent ! Le site L'Anti-K

...................................

01+06+12+Edredon.jpg?w=620

 « Nous ferons partie d’une majorité de gauche qui n’a pas le droit de décevoir«

C’est Patrice Bessac, porte-parole du PCF, qui s’exprime ainsi en rejetant la proposition unitaire du NPA résumée en ces termes par Olivier Besancenot : « [Le NPA propose de] voir comment ensemble on peut créer un bloc contre l’austérité, un front social et politique pour résister à tous les mauvais coups, pour travailler aux revendications que défendent les uns et les autres, pour voir aussi comment on fait pour sortir de l’Europe libérale« .

 Patrice Bessac préfère parler de la priorité qu’est, pour lui, « l’intérêt de la France, pas de jouer les vierges rouges effarouchées. » L’intérêt de la France en lieu et place de l’intérêt des travailleurs ? La campagne des présidentielles semble bien avoir décuplé les réflexes cocardiers chez nos camarades communistes ! Et une position des plus attentistes envers le gouvernement socialiste s’est substituée à la magique « dynamique » des prises de la Bastille : l’heure est à la bleu-blanc-rouge pause citoyenne et à crucifier virilement les rouges vierges, effarouchées of course, de la contestation radicale ! Pour le PC comme pour le PG.

Eric Coquerel, en effet, pour ce dernier, pose le même refus de préparer dès maintenant un bloc anti-austérité : « Nous ne sommes pas d’accord, dit-il au NPA, avec le terme d’opposition » envers le gouvernement Ayrault. Elles sont loin les proclamations enflammées sur la révolution par les urnes du temps de la présidentielle. Les urnes, au sortir des législatives, cela servira désormais à essayer de tirer le PS à gauche depuis une position « constructive et critique« . Le communiste Bessac, avec toujours un temps d’avance, vend la mèche de ce refus du PG et du Front de Gauche d’être une opposition : « Notre but n’est pas de taper sur le PS. Sans être des béni-oui-oui, nous ferons partie d’une majorité de gauche qui n’a pas le droit de décevoir« . Ben, voyons…une majorité de gauche qui fleure bon le « programme partagé » de toute la gauche cher depuis longtemps (toujours !) au PCF qui avait été remisé au grenier le temps que Jean-Luc Mélenchon la joue radicalité antiHollandréou ! Cliquer ici

Ce billet peut être retrouvé sur le blog du NPA 34 en cliquant ici

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.