Samedi Madrid sera catalane pour les libertés de tous et toutes !

Si n’est démocratie que ce qui est légal (roi Philippe VI), si ce qui n’est pas légal est un délit, si les lois et leur interprétation sont chaque fois plus restrictives des libertés, si les manifestations pacifiques sont des tumultes et si la désobéissance est rébellion, alors tous les mouvements sociaux qui visent une transformation de l’ordre des choses sont sérieusement menacés.

16 mars : une manifestation à Madrid qui met l’État en accusation

"L'autodétermination n'est pas un délit"

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L’Assemblée nationale catalane (ANC) et Ómnium cultural [association, fondée en 1961, dont le but initial était la promotion du catalan], avec le soutien de nombreuses associations, organisations et partis, participeront le 16 mars à Madrid à un rassemblement pour exiger la liberté des prisonniers politiques et des indépendantistes exilés, afin de rappeler que « l’autodétermination n’est pas un crime », que le droit de décider fait partie des libertés démocratiques, que le procès qui se déroule devant la Cour suprême est un procès contre la démocratie et un nouvel exemple de la dérive de l’État espagnol vers l’autoritarisme et la restriction des libertés.

[…]

Si nous ne nous mobilisons pas ensemble, nous serons écrasés séparément, en première ou en seconde instance. Le résultat de l’appel en justice des jeunes d’Altsasu (1) devant l’Audience Nationale en est un bon exemple : certes la bagarre de bar n’est plus qualifiée de terrorisme, mais des peines de 2 à 13 ans sont maintenues parce que le Tribunal ratifie que ce fut une agression pour des raisons idéologiques, pour le fait d’avoir blessé des gardes civils. Par contre, on ne considère pas que les policiers et les gardes civils qui ont matraqué les gens lors du référendum du 1er octobre 2017, pour le simple fait qu’ils voulaient voter, l’aient fait pour des raisons idéologiques – malgré la campagne menée autour du mot d’ordre « En finir avec eux ! » – non, ils l’ont fait « en défense de la démocratie ».

Le 16 mars est une bonne occasion d’essayer d’arrêter cette dynamique perverse, pour dénoncer que la justice est utilisée pour réprimer les libertés et droits fondamentaux, pour accuser l’État et sa dérive autoritaire. Lire l'intégralité de l'article

Lu sur internet :

Un meeting-conf. de presse vient de se tenir, ce mardi 12 mars à Madrid, au Théâtre du quartier Lavapies, pour préparer la manifestation du 16 mars prochain à Madrid sur le mot d'ordre ... "Il n' y a pas de démocratie sans droit à décider" qui fait écho à celui que porteront les dizaines de milliers de catalans qui manifesteront aussi "L'autodétermination n'est pas un délit! C'est un droit!"  Toutes et tous exigeront ensemble la "Libération des prisonniers politiques catalans" dont le procès inique est en train de se dérouler à Madrid. Plus de 70 entités madrilènes appellent à la manifestation.(voir ci-après)

          "Aujourd'hui défendre la Catalogne c'est défendre Madrid" a déclaré Elena Martinez de la "Gauche castillane" et notre camarade Jaime Pastor lui a fait écho: "Il y a un autre Madrid très différent de celui de Colon*, très différent du Bloc réactionnaire qui veut appliquer plus de répression encore contre la Catalogne (...) le procès de Madrid est un procès contre plus de 2 millions de personnes qui ont exercé leur droit légitime à la désobéissance civile non violente"  

* Sur la Place Colon, les trois droites: Ciudadanos, le PP et VOX ont réuni récemment environ 45.000 personnes (beaucoup moins qu' espéré par eux) dans une manifestation entièrement dirigée contre le droit d'autodétermination et en défense du procès fait aux 12 responsables catalans.

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           La veille, le Vendredi 15 mars à 19h, à la Bourse du Travail de Paris, 3 rue du Château d'eau, République se tient une réunion de travail publique des signataires en France pour la "Libération des prisonniers politiques catalans" dont beaucoup d' entre nous sommes signataires Nous recevrons et dialoguerons avec Eulalia Raguant (CUP) venue de Barcelone, témoin dans le procès inique et qui a refusé de répondre au nom de ses principes contre le fascisme et le machisme au représentant du parti d'extrême droite VOX qui honteusement tient le rôle de l' accusation populaire dans le procès inique.  Jetant son masque le juge Marchena  vient de la condamner à 2.500 euros d'amende. Nous dialoguerons avec la jeune avocate du Syndicat des Avocats de France, de Toulouse, Maître Claire Dujardin observatrice à ce procès...Vous y êtes toutes et tous invité-e-s.

En espagnol https://www.elnacional.cat/es/politica/manifestacion-madrid-sabado-entitades-madrilenas_363540_102.html

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