Présidentielle, législatives... Mouvement social...

Que comprendre ? Que Faire ?
Quelques remarques, parfois peu amènes, mais toujours fraternelles (point de vue).

Il faut, en remarque liminaire, dire ou rappeler que les partis verrouillant jusqu’à aujourd’hui (hier !) le cercle de fer du bipartisme, soit LR (ex UMP) et PS, ne conservent, 5 ans après les précédentes législatives, que la moitié de ses voix pour le premier et... à peine plus de 10% pour le second (malgré l’appoint d’ EELV qui pesait alors à peine moins que ce que pèsent aujourdhui, réuni-es, les socialistes et leurs allié-es écolos).

Cela étant posé, attardons-nous sur la France Insoumise qui nous est, quoi qu’on en pense par ailleurs, le plus proche : le succès aigre-doux de la présidentielle (un nombre impressionnant en voix pour une élimination dès le premier tour) trouve, nous dit-on, sa rédemption dans le nombre de député-es décroché-es à ces législatives (17 auxquel-les il faut ajouter, malgré le schisme, les 10 du PC, contre 10 en 2012 pour le Front de Gauche). Mais si, comme raisonnait Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne des présidentielles, l’enjeu était la victoire ... ou rien, ces législatives sont, dans la suite de la présidentielle, tout sauf satisfaisantes. La démarche électoraliste de la France Insoumise a buté, elle aussi, sur l’écueil de l’abstention (FI et PC réunis ne "représentent" guère que quelque 2 % des inscrits). Le bond en voix obtenu en 5 ans (des 250 000 voix du Front de Gauche aux quelque 1.100.000 du cumul FI+PC)), entre autres choses, par une probable récupération de voix des déçu-es du PS (1), rate cependant le coche de la fixation du gros des voix perdues par ce dernier (près de 8 400 000). Lesquelles se sont pour partie portées, là aussi parlons en termes de probabilité, sur Macron mais surtout ont opté pour l’abstention. Il y a là matière à faire un sévère bilan sur l’échec de la volonté hégémonique de représenter toute l’opposition de gauche autour d’un "sauveur suprême" pour un "triomphe" qui laisse un champ de ruines à gauche (2) et pour le triomphe d’une autre envergure, certes surfait mais hautement revendiqué, celui de l’ennemi !

Lire la suite dans l’article Le moment télé des élections...Ce maillon clé du putsch permanent de la spectaculatrisation contre la politique

Par ailleurs

La crudité des chiffres absolus

Pour 47 292 967 inscrits...

LREM (Macron) et le Modem cumulés mobilisent 8 927 222 voix

LR : 4 040 016

FN : 1 590 858

PS : 1 032 985

FI (Mélenchon) et PC : 1 101 619

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