Blog Anticapitalistes pour le NPA 34

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La note ci-dessous date de mai 2012, au moment de la création de ce blog que je tiens sur Mediapart. Beaucoup de choses ont changé depuis lors : le PS a connu une crise qui l'a réduit comme peau de chagrin. Cela aura été le prix payé pour avoir mené une politique de droite qui n'a pas attiré d'électeurs de droite et a fait fuir nombre d'électeurs de gauche sans évidemment mobiliser parmi les abstentionnistes. Jean-Luc Mélenchon aura réussi à capitaliser une grande partie de ces électeurs de gauche mais sans parvenir à parer le coup venu des forces du système qui, après avoir parié sur le très thatchérien François Fillon vite carbonisé par les scandales, avaient tous les moyens dont dispose le capitalisme pour s'inventer, en un temps record, le candidat de rechange. S'inventer est le mot tellement le candidat Emmanuel Macron a été fabriqué autant médiatiquement que politiquement pour agiter le hochet de l'homme nouveau pourtant clairement issu du vieux monde des riches de toujours... Le mélenchonisme en a pris un coup de vieux, s'est fait ringardiser à jouer du ressort improbable d'une République fantasmée généreuse, alors qu'elle a su et sait être au service des puissants, mais aussi trop personnalisée pour attirer ceux et celles qui ne veulent pas d'un sauveur suprême. Et cela au moment où d'autres se l'ont trouvé, masqué en homme du renouveau et beaucoup de blabla sur l'effet bonnard start up qu'il allait promouvoir et qui, sans surprise, se vérifie être très platement l'une des politiques les plus classiquement capitalistes puisque ponctionnant de la valeur sur les pauvres pour valoriser toujours plus ceux et celles qui ont plus et plus encore...

Dans ce jeux de figures "grandes gueules", celle du FN en a pris un coup derrière la tête mais ce qui devrait inquiéter c'est sa résilience. L'extrême droite n'a pas dit son dernier mot et c'est bien l'une des facettes du problème qu'ont ceux et celles qui, comme moi, ne pensent pas que Mélenchon soit l'antidote à une remontée de la sus-dite que, par ailleurs, Macron provoquera par ses options de brutalité antisociale teintées de mépris pour le bas peuple.  L'alternative au macronisme, à la gauche de Mélenchon, peine encore à trouver ses marques, entre autres choses parce qu'elle garde le cap incontournable du refus de l'électoralisme de gauche qui est une machine à raboter les dynamiques de rupture et à susciter trop de délégation de pouvoir qui installent dans les esprits que le changement pour de bon ne vient pas de soi, de soi se déployant en sujet actif et souverain de son destin. Lequel destin, in fine, se doit d'être un destin collectif.

Ce blog garde donc le cap, en assumant d'être à contre courant mais en refusant de prendre des vessies pour des lanternes : la construction qui est une reconstruction d'une gauche d'alternative, autant dire une gauche de rupture, ne saurait être qu'en s'ancrant dans une autre construction-reconstruction, patiente, parfois laborieuse, celle d'un mouvement social se dotant de la conscience qu'il est l'acteur politique qui peut faire plier le capitalisme.  La bataille des urnes, à mener en sachant ses limites, ne saurait se substituer à la guerre qui est appelée à riposter à celle que lui oppose le capital.

Comme en 2012 et en 2017, autour de Philippe Poutou, nous continuons à porter l'idée de l'anticapitalisme mais en étant ouverts à ce qui participe de l'inédit, de l'inattendu qui est promesse mais aussi difficulté à cerner que, pour parodier le poète espagnol Antonio Machado, c'est en marchant que l'on fait le chemin... Ce chemin que ce blog travaille à ouvrir en particulier en se connectant à ce que l'international nous aide à comprendre du national et vice-versa.

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Militantes et militants du NPA34, issus ou non de différents courants du NPA, nous nous sommes reconnus dans la campagne de Philippe Poutou. Pour nous, la construction d’un parti anticapitaliste large clairement indépendant du social libéralisme, féministe, internationaliste, pour l’écosocialisme , tel que défini dans nos principes fondateurs est toujours d’actualité.


Face à la montée de l’extrême droite, mais aussi face aux politiques d’austérité des gouvernements de droite comme de gauche en Europe, il importe plus que jamais de regrouper toutes les forces politiques et sociales, toutes celles et ceux qui s’opposent à l’austérité, ne font pas confiance au PS, et veulent faire barrage à l’extrême droite.


Mais notre combat c’est aussi celui de la clarté à gauche dans un débat certes fraternel avec les courants qui se sont exprimés à la gauche du PS mais sans compromission aucune avec des forces politiques qui gèrent au quotidien la plupart des institutions avec le PS, parfois même avec le Modem.


La perspective d'intégrer le Front de Gauche défendue par la majorité du conseil départemental du NPA 34, courant Gauche Anticapitaliste, minoritaire au niveau national, n'est pas la nôtre.


Anticapitalistes, nous voulons continuer à construire le NPA et le NPA 34 !

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