Le "Sarko-Tour" d'Eva Joly

France Soir : Présidentielle : Le « Sarkotour » de JolyA quelques heures de son dernier meeting, la candidate écologiste a voulu frapper les esprits mercredi matin, en organisant une visite en bus des "zones d'ombres des comptes de campagne" du président sortant.Pour Eva Joly, "le Fouquet's est le contraire d'une république propre"AFP/BERTRAND GUAYEva Joly persiste et signe. Depuis des semaines, la candidate écologiste accusait Nicolas Sarkozy - qui avait promis aux Français une « République irréprochable » - d'avoir « illicitement financé sa campagne de 2007 ». A quatre jour du premier tour, elle est passée à l'acte mercredi matin en organisant un « Sarkotour » au terme duquel elle a déposé un recours pour obtenir la publication des comptes de campagne du candidat de l'UMP en 2007.Livre de chevet sous le bras (« Ces 600 milliards qui manquent à la France », écrit par le journaliste de Mediapart (???????), Antoine Peillon), l'ex-juge d'instruction a donc fait la tournée mercredi matin des lieux qui, selon elle, représentent la «suspicion non élucidée » qui pèse sur le chef de l'Etat.

France Soir : Présidentielle : Le « Sarkotour » de Joly

A quelques heures de son dernier meeting, la candidate écologiste a voulu frapper les esprits mercredi matin, en organisant une visite en bus des "zones d'ombres des comptes de campagne" du président sortant.

Pour Eva Joly, "le Fouquet's est le contraire d'une république propre"

Pour Eva Joly, "le Fouquet's est le contraire d'une république propre"AFP/BERTRAND GUAY

Eva Joly persiste et signe. Depuis des semaines, la candidate écologiste accusait Nicolas Sarkozy - qui avait promis aux Français une « République irréprochable » - d'avoir « illicitement financé sa campagne de 2007 ». A quatre jour du premier tour, elle est passée à l'acte mercredi matin en organisant un « Sarkotour » au terme duquel elle a déposé un recours pour obtenir la publication des comptes de campagne du candidat de l'UMP en 2007.

Livre de chevet sous le bras (« Ces 600 milliards qui manquent à la France », écrit par le journaliste de Mediapart (???????), Antoine Peillon), l'ex-juge d'instruction a donc fait la tournée mercredi matin des lieux qui, selon elle, représentent la «suspicion non élucidée » qui pèse sur le chef de l'Etat.

"Ici, il n'y a que les bonnes qui paient les impôts"

Première étape du bus affrété pour l'occasion : l'ex appartement du président de la République sur l'Ile de la Jatte à Neuilly (Hauts-de-Seine), dont une partie du financement reste un mystère. « Je le disais déjà en 2007 : Avec cette suspicion non élucidée sur cet appartement Sarko n'aurait jamais pu être élu ailleurs », a fustigé Eva Joly sur son compte Twitter. « Dans cette rue, il n'y a que les bonnes qui paient des impôts, pour ainsi dire », a-t-elle ajouté.

Parmi d'autres étapes non moins symboliques : rue Delabordère (où logent Martin Bouygues et Liliane Bettencourt), avenue Grande Armée (où aurait eu lieu le retrait de 50.000€ pour financer la campagne de 2007) ou encore le Crillon, place de la Concorde (où une cinquantaine des donateurs les plus généreux de l'UMP ont déjeuné dimanche dernier selon le Canard Enchaîné).

Le clou du spectacle était certainement l'arrêt d'Eva Joly devant le Fouquet's - emblème des débuts « bling-bling » du Président. « Le Fouquet's est le contraire d'une République propre », a déclaré Eva Joly sur les Champs-Elysées. « La légion d'honneur doit récompenser des actions de courage » a-t-elle surenchéri, faisant allusion aux décorations que le président sortant a remises à certains de ces convives de 2007. « Il y a un lien entre le combat pour l'écologie et pour la transparence démocratique », aime à rappeler la candidate des écolos qui espère bien, grâce à ce coup de communication, glaner encore quelques votes avant dimanche.

Par Chloé Demoulin

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Le "Sarkozy Tour" d'Eva Joly

 

Par Europe1.fr avec agences

 

Publié le 18 avril 2012 à 15h22Mis à jour le 18 avril 2012 à 16h26

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Un "Sarkozy Tour" organisé par Joly sur les "affaires".

Un "Sarkozy Tour" organisé par Joly sur les "affaires". © MAXPPP

La candidate EELV a fait une visite des "zones d'ombre de la campagne de 2007 de Sarkozy".

C'est une initiative pour le moins originale. Eva Joly a affrété un bus mercredi dans lequel elle a emmené la presse dans un "Sarkozy Tour". Objectif : mettre en lumière "les zones d’ombre du quinquennat de Nicolas Sarkozy". Un tour en bus que l'eurodéputée a commenté tout au long de la journée sur son compte Twitter.

Un détour par le domicile de Bettencourt

Micro en main, la candidate écologiste s'est d'abord rendue sur l'Ile de la Jatte à Neuilly, dans les Hauts-de-Seine, où le président sortant a acheté en 1997 un logement avec des fonds dont l'origine est mystérieuse, selon Eva Joly. Un appartement "acquis à un prix qui est sous-évalué quelque part entre 13 et 30%", a-t-elle d'abord expliqué. Et cette dernière de s'interroger ouvertement : "5,4 millions de francs. Comment est-ce que Nicolas Sarkozy l'a payé ? C'est une question très simple".

Entre deux arrêts, l'ex-magistrate s'est livrée à un peu de lecture. Son bouquin ? Ces 600 milliards qui manquent à la FranceEnquête au cœur de l'évasion fiscale, du journaliste Antoine Peillon.

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EÉLVPetite pause devant le Fouquet's pour saluer la "république des potes", dont beaucoup eu le privilège de recevoir la légion d'honneur...
Apr 18 via TweetDeck Favorite Retweet Reply

 

Puis l'ex-juge d'instruction a fait un petit détour par Neuilly, près des domiciles de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt ("c'est ici que beaucoup d'hommes politiques passaient, selon des témoins, prendre des enveloppes", commente-t-elle), et du patron du groupe de BTP Martin Bouygues à Neuilly, devant une agence bancaire à Paris. Celle-là même où auraient été retirés 50.000 euros en espèces des comptes Bettencourt pour la campagne Sarkozy de 2007, selon des dépositions versées à un dossier judiciaire."

"Neuilly c'est 60.000 habitants, 19% des membres du gouvernement en sont originaire", a-t-elle expliqué à la manière d'un guide touristique.

Le Fouquet's et le Crillon

Le bus du "Sarkozy Tour" a également fait étape devant le restaurant Fouquet's, sur les Champs-Elysées, où Nicolas Sarkozy avait célébré sa victoire en 2007 puis devant l'hôtel Crillon place de la Concorde. C'est dans ce palace que Patrick Balkany et son épouse, des proches du chef de l'Etat, ont dormi pour 9.500 euros samedi soir avant un meeting de campagne dimanche.

Eva Joly a ensuite mis le cap sur le bâtiment de la Commission des comptes de campagne où elle a déposé une demande officielle de publication intégrale des comptes de la campagne Sarkozy de 2007. "C'est important d'y regarder de près", a-t-elle conclu.

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Eva JolyJ'ai déposé à la CNCCFP un recours pour obtenir la publication des comptes de campagne de Sarkozy en 2007 #sarkotourhttp://t.co/I86jxNkP
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PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

17 avril 2012 15:19

Eva Joly attaque UBS qui «permet l'évasion fiscale»

Eva Joly attaque UBS qui «permet l'évasion fiscale»par Côme Gallet, Paris/afp - La candidate écologiste s'est rendue mardi devant le siège d'UBS à Paris pour dénoncer «les paradis fiscaux», alors que la banque est visée par une procédure judiciaire en France.

«Je me rends ce matin à l'Union des Banques Suisses (UBS) à Paris pour dénoncer les pratiques des paradis fiscaux qui permettent l'évasion fiscale», a tweeté la candidate écologiste à l’élection présidentielle Eva Joly, mardi matin. «Je veux en finir avec le secret bancaire, et empêcher les banques d'opérer dans les paradis fiscaux, sous peine de perdre leur licence», a-t-elle expliqué. Accompagnée de la sénatrice Corinne Bouchoux et du député européen Pascal Canfin, l'ancienne magistrate s'est rendue devant le siège de la banque à Paris, dans le très chic quartier du Boulevard Haussmann, pour dénoncer les pratiques de la banque.

«UBS acteur clef de ce système d’évasion fiscale»

«Chaque année, à cause des paradis fiscaux, l’Etat perd 30 milliards d’euros, a dénoncé la candidate d'Europe Écologie-Les Verts. Deux fois le déficit de la sécurité sociale!» Et l'ancienne magistrate qui connaît les circuits financiers occultes de viser directement UBS «un acteur clef de ce système d’évasion fiscale qui permet à Mme Bettencourt de payer moins d’impôt qu’un cadre moyen de L’Oréal. Mme Bettencourt détient d’ailleurs de nombreux comptes chez UBS, et notamment ceux de Clymène gérés par Florence Woerth, au centre des soupçons de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007».

«Fermer ces trous noirs démocratiques»

Eva Joly a affirmé sa volonté de «fermer ces trous noirs démocratiques, en adoptant en France l’équivalent de la nouvelle loi américaine contre le secret bancaire et en renforçant les moyens de contrôle de l’Etat.» La candidate écologiste a également déploré qu'il ait fallu attendre un livre «d’Antoine Peillon (ndlr: sur l'évasion fiscale: «ces 600 milliards qui manquent à la France») pour qu’un juge d’instruction soit saisi». Elle a rappelé que «l’Etat était au courant du système de fraude d’UBS depuis longtemps». 

UBS prête à collaborer avec les autorités françaises

UBS, qui fait l'objet d'une information judiciaire en France, a indiqué mardi être disposée à collaborer pleinement avec les autorités françaises en cas de demande. L'établissement helvétique n'a pas été contacté ou informé par les autorités françaises de l'ouverture d'une information judiciaire, a précisé un porte-parole d'UBS. Mais la filiale française d'UBS a pris connaissance de l'information parue récemment dans la presse relative à une information judiciaire qui aurait été ouverte contre elle, a ajouté la banque dans un communiqué.

Si l'ouverture de cette investigation devait être confirmée, UBS (France) collaborerait pleinement avec les autorités en charge, a souligné la banque. L'origine des soupçons des autorités porterait sur une éventuelle liste secrète tenue par la banque sur les mouvements entre les comptes bancaires français légaux et des comptes suisses non déclarés aux services fiscaux français, affirmaient vendredi «les Echos» sur leur site internet.

Négociations avec la France bloquées pour cause de campagne

L'ouverture d'une information judiciaire intervient dans une période particulièrement sensible pour UBS et la Suisse. Berne essaie en effet de mettre en place des accords fiscaux avec ses partenaires pour mettre un terme à l'évasion fiscale et normaliser ses relations avec ses voisins. De tels accords ont été signés avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Autriche, mais les négociations sont bloquées côté français, notamment en raison de la campagne électorale.

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