La solidarité contre le coronavirus - 4

Au Centre de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93), animé par Agir tous pour la dignité – Quart Monde (ATD - QM), le mercredi 29 avril, Claire Exertier, 43 ans, et Maïmouna Kebe, 37 ans, organisent des lectures dans les couloirs ou aux pieds des immeubles où vivent les familles fragilisées qu’elles reçoivent habituellement dans les locaux de l’association.

Depuis le début du confinement en France, cinq fois plus de violences conjugales ont été signalées sur la plateforme dédiée. Et les femmes ont été particulièrement touchées par la précarisation générée par le confinement. Les associations, conscientes de cette situation, ont redoublé d’efforts pour leur venir en aide.

AUJOURD'HUI, DANS LA CROIX : "Les femmes et les enfants d'abord" (ATD - Quart Monde, Secours catholique et Friperie solidaire d'Emmaüs)

VENDREDI, DANS LA CROIX : "A Bagnolet, municipalité et associations, main dans la main"

PHOTOS : ISHTA / TEXTES : ANTOINE PEILLON

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Ça faire rire les enfants

Au Centre de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93), animé par d’Agir tous pour la dignité – Quart Monde (ATD - QM), le mercredi 29 avril, Claire Exertier, 43 ans, et Maïmouna Kebe, 37 ans, organisent des lectures dans les couloirs ou aux pieds des immeubles où vivent les familles fragilisées qu’elles reçoivent habituellement dans les locaux de l’association.

Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta) Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta)

Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta) Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta)

En cette mi-journée du mercredi 29 avril un peu pluvieuse, le grand jardin du Centre de promotion familiale d’ATD – Quart Monde, à Noisy-le-Grand (93) est plus verdoyant et fleuri que jamais. Mais il est vide. Enfin, presque, car les très jeunes filles de Claire Exertier, 43 ans, volontaire permanente et directrice du Centre depuis trois ans, profitent du grand espace vert pour égayer leur confinement. Dans le silence inhabituel de son bureau, la jeune femme raconte l’histoire du site, créée en 1970, là où des baraquements - « un bidonville, en réalité » - abritaient plus de 250 familles depuis le milieu des années 1950. Car, « tout de même, c’est ici, en 1957, que Joseph Wresinski a fondé, avec ces familles et leurs amis, l’association qui est devenue le Mouvement ATD Quart Monde », dit-elle non sans émotion.

Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta) Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta)

Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta) Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta)

Claire Exertier explique : « Ici, nous accueillons des familles nombreuses, en grande difficulté de logement et d’insertion sociale, pour une durée de deux ou trois ans, souvent plus longue. Elles ont toutes connu l’errance, la rue, les hôtels, les campements. Parfois, les enfants ont été”placés” ».

Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta) Le Centre (ATD - QM) de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93). © Antoine Peillon (Ishta)

Dans la résidence Geneviève-Anthonioz-de- Gaulle, constituée de petits immeubles construits il y a quatre ans, propriété de mouvement et gérée par Habitat et Humanisme, une trentaine de familles sont logées dans leurs propres appartements. © Antoine Peillon (Ishta) Dans la résidence Geneviève-Anthonioz-de- Gaulle, constituée de petits immeubles construits il y a quatre ans, propriété de mouvement et gérée par Habitat et Humanisme, une trentaine de familles sont logées dans leurs propres appartements. © Antoine Peillon (Ishta)

Aujourd’hui, dans la résidence Geneviève-Anthonioz-de- Gaulle, constituée de petits immeubles construits il y a quatre ans, propriété de mouvement et gérée par Habitat et Humanisme, une trentaine de familles sont logées dans leurs propres appartements : « Les bénéficiaires paient un loyer de droit commun et nous les aidons à conquérir leur autonomie administrative et sociale, mais aussi à assumer leur parentalité, laquelle est souvent problématique ».

La grande inquiétude des familles

Pendant la conversation, Maïmouna Kebe, 37 ans, volontaire du Mouvement en mission particulière « Action enfance », venue du Sénégal en 2013, rejoint le tour de table. Silhouette bleue élancée, visage toujours souriant et paisible, regard joyeux, parfois rieur, elle décrit la complexité de son rôle : « Animer des jeux, des lectures, des séances de théâtre ou de partages culinaires favorisant rencontres et convivialité entre enfants, mais aussi entre parents, organiser des ateliers pédagogiques selon la méthode Montessori, tisser des relations avec les enseignants des deux écoles du quartier, inviter, réinviter les familles à participer aux activités collectives… » En temps normal, avant la pandémie de Covid-19, tout ceci pouvait se réaliser sur place, au Centre, dans un local ouvert à tous, notamment chaque mercredi. Mais, depuis la mi-mars, le confinement général a bien sûr interrompu brutalement toute cette activité culturelle et cette sociabilité. Et le soutien scolaire aussi !

Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta) Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta)

Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta) Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta)

« Le confinement nous est un petit peu tombé sur le nez », dit Claire Exertier, en souriant. « Expliquer ce qui se passait aux familles n’a pas été évident », complète Maïmouna Kebe, avant de préciser : « Le problème de la communication n’est pas rien, la plupart de nos bénéficiaires venant de Roumanie, de Bulgarie, du Maghreb, d’Afrique centrale et de l’Ouest… Beaucoup d’entre eux sont encore marqués par la migration, dans des conditions parfois épouvantables. Plusieurs familles ont tout de suite exprimé leur grande inquiétude quant au respect du confinement, mais aussi leur peur du coronavirus. Depuis, parents et enfants de ces familles très nombreuses ne sont pratiquement pas sortis de leurs appartements. »

Maintenir la relation

La première urgence fut, dès lors, d’assurer la « continuité pédagogique » proposée par les écoles. Claire Exertier et Maïmouna Kebe ont très vite imprimé messages des enseignants et devoirs à faire pour les porter jusqu’aux paliers ou aux boîtes à lettres des familles, dans les immeubles de la résidence Geneviève-Anthonioz-de-Gaulle. Elles ont aussi donné des ordinateurs équipés de messageries vidéo. Elles ont contacté chacune des familles, tous les deux jours, grâce à ces nouveaux outils de communication. « Nous avons maintenu la relation, d’abord sur le thème de l’école », se souviennent-elles, « mais, rapidement, nous avons ressenti que c’était insuffisant ». Maïmouna ajoute donc : « Nous nous sommes alors lancées, dès le début des vacances de Pâques, le samedi 4 avril, dans la lecture d’histoires pour les enfants. D’abord dans le jardin, devant un appartement en rez-de-chaussée, où vit un papa seul avec quatre enfants un peu turbulents. »

Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta) Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta)

Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta) Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. © Antoine Peillon (Ishta)

Ce premier essai a connu très vite un succès encourageant. Les deux jeunes volontaires d’ATD QM racontent : « Dans le jardin, nous étions visibles par les enfants des autres appartements de la résidence. Certains d’entre eux nous ont appelé à passer aussi chez eux, donc sur les paliers de leurs logements : ’’Tu viens ?’’. Petit à petit, ce sont six ou sept familles qui se sont signalées ainsi, tout naturellement. » Maïmouna Kebe ajoute, en riant : « Il y a même une maman, Bénédicte, qui nous suit du début à la fin de nos visites à la résidence… » Chaque lecture et, parfois, les chansons durent environ un quart d’heure, sur la base de livres que les enfants connaissent déjà.

Les enfants écoutent, chantent, rient…

Il est bientôt 16 h 00. Le tandem d’ATD QM arrive devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants, en rez-de-chaussée. Brady, 10 ans, Océane, 7 ans, Lionel, 6 ans, et Jean-Robert Junior, 4 ans, sont d’emblée attentifs, les yeux écarquillés, les oreilles tournées vers les lectrices.

Brady, 10 ans, Océane, 7 ans, Lionel, 6 ans, et Jean-Robert Junior, 4 ans, sont d’emblée attentifs, les yeux écarquillés, les oreilles tournées vers les lectrices. © Antoine Peillon (Ishta) Brady, 10 ans, Océane, 7 ans, Lionel, 6 ans, et Jean-Robert Junior, 4 ans, sont d’emblée attentifs, les yeux écarquillés, les oreilles tournées vers les lectrices. © Antoine Peillon (Ishta)

Brady, 10 ans, Océane, 7 ans, Lionel, 6 ans, et Jean-Robert Junior, 4 ans, sont d’emblée attentifs, les yeux écarquillés, les oreilles tournées vers les lectrices. © Antoine Peillon (Ishta) Brady, 10 ans, Océane, 7 ans, Lionel, 6 ans, et Jean-Robert Junior, 4 ans, sont d’emblée attentifs, les yeux écarquillés, les oreilles tournées vers les lectrices. © Antoine Peillon (Ishta)

Les visages s’animent au rythme des rebondissements de l’histoire lue, La chasse à l’ours, de Michaël Rosen et Helen Oxenbury (L’école des loisirs, 1997) : « Nous allons à la chasse à l’ours. Nous allons en prendre un très gros. La vie est belle ! Nous n'avons peur de rien ! » Puis vient le moment de chanter et c’est l’inusable « Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… » qui est lancé par Claire Exertier, repris en chœur par les enfants…

Océane, 7 ans. © Antoine Peillon (Ishta) Océane, 7 ans. © Antoine Peillon (Ishta)

Maïmouna Kebe, 37 ans, volontaire du Mouvement, arrive à la fin de sa lecture de "La chasse à l'ours". © Antoine Peillon (Ishta) Maïmouna Kebe, 37 ans, volontaire du Mouvement, arrive à la fin de sa lecture de "La chasse à l'ours". © Antoine Peillon (Ishta)

Les fenêtres du premier et du deuxième étage s’ouvrent, d’autres enfants écoutent, chantent, rient… Derrière eux, nous devinons les silhouettes et entrevoyons les visages un peu timides de certains parents, surtout des mamans.

Sur le palier du premier étage, devant la porte de « Monsieur Govatchu », venu de Roumanie. © Antoine Peillon (Ishta) Sur le palier du premier étage, devant la porte de « Monsieur Govatchu », venu de Roumanie. © Antoine Peillon (Ishta)

Les trois plus jeunes enfants de l'étage (6, 4 et 3 ans) s’allongent sur le plancher, mentons posés dans les mains, pieds en l’air, pour écouter, chanter et rire aussi. © Antoine Peillon (Ishta) Les trois plus jeunes enfants de l'étage (6, 4 et 3 ans) s’allongent sur le plancher, mentons posés dans les mains, pieds en l’air, pour écouter, chanter et rire aussi. © Antoine Peillon (Ishta)

Nous voici sur le palier du premier étage, devant la porte de « Monsieur Govatchu », venu de Roumanie, père de nombreux enfants, dont les trois plus jeunes (6, 4 et 3 ans) s’allongent sur le plancher, mentons posés dans les mains, pieds en l’air, pour écouter, chanter et rire aussi.

Au deuxième étage, deux familles ouvrent leurs portes au même moment. Une première maman, Bénédicte, 32 ans, originaire de Côte-d’Ivoire, pousse Leïla, 6 ans, et les jumeaux Hassan et Ouseyne, trois ans et demi, devant elle, tandis qu’elle se tient sur le seuil. Juste à côté, Stefania, 34 ans, venue de Bulgarie, laisse sortir trois fusées : Mariella, 16 ans, Emmanuella, 7 ans, et Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta) Au deuxième étage, deux familles ouvrent leurs portes au même moment. Une première maman, Bénédicte, 32 ans, originaire de Côte-d’Ivoire, pousse Leïla, 6 ans, et les jumeaux Hassan et Ouseyne, trois ans et demi, devant elle, tandis qu’elle se tient sur le seuil. Juste à côté, Stefania, 34 ans, venue de Bulgarie, laisse sortir trois fusées : Mariella, 16 ans, Emmanuella, 7 ans, et Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta)

Au deuxième étage, deux familles ouvrent leurs portes au même moment. Une première maman, Bénédicte, 32 ans, originaire de Côte-d’Ivoire, pousse Leïla, 6 ans, et les jumeaux Hassan et Ouseyne, trois ans et demi, devant elle, tandis qu’elle se tient sur le seuil. Juste à côté, Stefania, 34 ans, venue de Bulgarie, laisse sortir trois fusées : Mariella, 16 ans, Emmanuella, 7 ans, et Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta) Au deuxième étage, deux familles ouvrent leurs portes au même moment. Une première maman, Bénédicte, 32 ans, originaire de Côte-d’Ivoire, pousse Leïla, 6 ans, et les jumeaux Hassan et Ouseyne, trois ans et demi, devant elle, tandis qu’elle se tient sur le seuil. Juste à côté, Stefania, 34 ans, venue de Bulgarie, laisse sortir trois fusées : Mariella, 16 ans, Emmanuella, 7 ans, et Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta)

Maïmouna Kebe raconte les aventures poétiques des chasseurs d’ours en herbe : « Oh, une grotte ! Etroite et ténébreuse. On ne peut pas passer dessus. On ne peut pas passer dessous. Allons-y ! Il n'y a plus qu'à l'explorer ! » Frissons dans le rang des enfants… Claire Exertier reste au chant : « (…) Si le loup y était / Il nous mangerait. » Nouveaux frissons. « Mais comme il n'y est pas / Il nous mangera pas. » Soupirs de soulagement…

« C’est un bon moment, franchement »

Au deuxième étage, le rituel reprend. Mais l’assistance est bien plus nombreuse. Deux familles ouvrent leurs portes au même moment. Une première maman, Bénédicte, 32 ans, originaire de Côte-d’Ivoire, pousse Leïla, 6 ans, et les jumeaux Hassan et Ouseyne, trois ans et demi, devant elle, tandis qu’elle se tient sur le seuil. Juste à côté, Stefania, 34 ans, venue de Bulgarie, laisse sortir trois fusées : Mariella, 16 ans, Emmanuella, 7 ans, et Borislava, 3 ans. Les enfants de Stefania appellent Bénédicte « tata ». Stefania exprime son contentement : « C’est un bon moment, franchement ! Parce que le confinement, c’est difficile. Et cette maladie, partout… »

Leïla et Emmanuella, les grandes amies, se tiennent par le cou, sous le regard admiratif de Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta) Leïla et Emmanuella, les grandes amies, se tiennent par le cou, sous le regard admiratif de Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta)

Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta) Borislava, 3 ans. © Antoine Peillon (Ishta)

Mariella s’est assise sur une chaise, les jumeaux Hassan et Ouseyne sont sur leurs petits tabourets, Leïla et Emmanuella, les grandes amies, se tiennent par le cou… Claire Exertier commence sa lecture : « Retraversons la neige ! Criss criss ! Criss criss ! Retraversons la forêt ! Hou hou ! Hou hou ! Retraversons la boue ! Plaf plouf ! Plaf plouf ! » Et les enfants, focalisés sur les pages illustrées du livre, répètent avec elle le refrain : « La vie est belle ! Nous n'avons peur de rien ! »

Leïla et Emmanuella, les grandes amies, se tiennent par le cou. © Antoine Peillon (Ishta) Leïla et Emmanuella, les grandes amies, se tiennent par le cou. © Antoine Peillon (Ishta)

Mariella s’est assise sur une chaise, les jumeaux Hassan et Ouseyne sont sur leurs petits tabourets... © Antoine Peillon (Ishta) Mariella s’est assise sur une chaise, les jumeaux Hassan et Ouseyne sont sur leurs petits tabourets... © Antoine Peillon (Ishta)

Sur le retour vers le Centre de promotion familiale, Claire Exertier et Maïmouna Kebe échangent leurs sentiments sur l’après-midi. Elles se disent « heureusement surprises de découvrir l’attention d’enfants qu’elles connaissaient difficiles jusqu’alors ». « Nous sommes allées voir d’abord les familles pour lesquels nous avions le plus de souci. Et elles se montrent impatientes de nous recevoir. Les enfants nous attendent, les parents participent à nos lectures du mercredi et du samedi. »

Claire Exertier et Maïmouna Kebe se disent « heureusement surprises de découvrir l’attention d’enfants qu’elles connaissaient difficiles jusqu’alors ». © Antoine Peillon (Ishta) Claire Exertier et Maïmouna Kebe se disent « heureusement surprises de découvrir l’attention d’enfants qu’elles connaissaient difficiles jusqu’alors ». © Antoine Peillon (Ishta)

Claire Exertier et Maïmouna Kebe se disent « heureusement surprises de découvrir l’attention d’enfants qu’elles connaissaient difficiles jusqu’alors ». © Antoine Peillon (Ishta) Claire Exertier et Maïmouna Kebe se disent « heureusement surprises de découvrir l’attention d’enfants qu’elles connaissaient difficiles jusqu’alors ». © Antoine Peillon (Ishta)

Fortes de ce succès, les deux jeunes femmes ont proposé du soutien scolaire sur les paliers, dès la fin des vacances de Pâques. Les deux volontaires d’ATD QM ont trouvé que les enfants étaient « motivés », mais aussi que « le confinement et la peur de la maladie ont instauré une nouvelle confiance » entre elles et les parents. Spontanément, Claire Exertier et Maïmouna Kebe récitent, en riant : « La vie est belle ! Nous n'avons peur de rien ! »

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ATD - Quart Monde à Noisy-le-Grand

Au Centre de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93), animé par Agir tous pour la dignité – Quart Monde © Antoine Peillon (Ishta) Au Centre de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93), animé par Agir tous pour la dignité – Quart Monde © Antoine Peillon (Ishta)

Fondé en 1957 par Joseph Wresinski et des habitants d’un bidonville de Noisy-le-Grand et aujourd’hui présent dans plus de 30 pays, ATD Quart Monde est un Mouvement international qui rassemble celles et ceux qui veulent s’engager pour mettre fin à l’extrême pauvreté et construire une société plus juste, qui respecte les droits fondamentaux et l’égale dignité de toutes et tous.

Le Centre de promotion familiale de Noisy-le-Grand accueille des familles avec au moins un jeune enfant, fragilisées par des précarités dans tous les domaines : logement (habitat précaire ou absence de logement), travail (absence de qualification et d’insertion durable par l’emploi), vie familiale (absence de stabilité familiale avant l’arrivée, enfants élevés par des tiers ou en éventualité d’être placés), santé…

Site : www.atd-quartmonde.fr

Antoine Peillon

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