Préambule au Préambule du Préambule

En préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 se trouve la ‘’Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen’’ daté du 27 octobre 1946. Héritée à la fois des principes de 1789 et du traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale. Où toute la France ne fut par résistante...

Au travers du préambule daté de 1946, ce sont bien les principes des révolutionnaires du XVIIIème siècle qui sont ici réaffirmés. À quelques différences prêts, comme l’article 3 stipulant :

‘’La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.’’

Si l’égalité de la femme envers l’homme est bien confirmée, cet article peut cependant faire lever un sourcil tant il rappel la place marginale qu’occupe la femme dans notre société, qui ne semble pas concernée directement par la DDHC.

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Bon, l'idée n'est pas de trop s’attarder sur les DDHC, qui en leurs qualités de textes universels viennent surtout rappeler les principes qui ont fait la France depuis 1789. Libre à chacun de s'en faire sa propre opinion. Parce que les mots c'est beau, mais les actes encore plus!

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Vous pouvez retrouver les DDHC en cliquant sur les liens suivants :


La DDHC de 1789


La DDHC de 1946


La ‘’Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne’’ rédigée en 1791 par Olympe de Gouges.

Pour cette lecture de la Constitution, je prend comme source la version modifiée pour la dernière fois en 2008. Elle est disponible, comme toutes les autres, sur le site internet du Conseil Constitutionnel.

Depuis sa promulgation en 1958, la Constitution a subi 24 révisions. Sur les 92 articles originaux, 62 ont reçu des modifications. Elle est aujourd'hui composée de 108 articles. La dernière révision constitutionnelle remonte au 23 juillet 2008

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Soucieux de positionner son nouveau régimes dans l'héritage du 26 août 1789, de Gaulle et Debré légitiment la prise de pouvoir en s'exprimant au nom du peuple. Faisant de lui le principal détenteur du pouvoir de la jeune République.

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Cette démagogie institutionnalisée reflète, au-delà des mythes bonapartistes, une autre influence : le Boulangisme. Général puis ministre, Georges Boulanger (1837 - 1891), est le père de la fierté nationale française. Ayant élevé le populisme patriotique en art politique.

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Sur une ligne bonapartisto-boulangiste, le rêve de de Gaulle est de (re)faire de la France une ''grande nation''. C’est pourquoi dès le départ il éclaire son régime des principes universels de 1789, et y implique le peuple comme organe décisionnaire du fonctionnement républicain. Parfaitement conscient de sa place dans l’Histoire, le général a savamment élaboré son propre mythe, ainsi que sa prise du pouvoir, en se couvrant du riche héritage de la Révolution Française.

La Vème République est en ce sens l’œuvre d'un homme qui désirait qu'après sa mort le pouvoir revienne au peuple. Mais c'était sans compter sur une bourgeoisie toujours soucieuse de s'assurer les garanties de son confort. Au détriment des vrais détenteurs du pouvoir : Nous.

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