À l'heure des grands rassemblements contre nos libertés mises à mal, il n'est pas vain de relire cette icône de notre patrimoine artistique pour mieux en saisir les enjeux et ranimer la flamme de notre mémoire collective autour des fondements même de la République.
Il y a des manifestations qui portent leur sens bien au-delà des faits qui s’y déroulent. Ce 28 novembre à Strasbourg des milliers de personnes, dont une majorité de jeunes, ont crié « Liberté !». Mais, entre colère et gravité, elles ont aussi dit « Adieu » à un président qui est associé à un État policier et à la possibilité même d’une nouvelle forme de fascisme.
Toutes sortes d’officiels médiatiques s’entendent à dénoncer la « violence » des casseurs qui discréditeraient la dignité des manifestations. Mais à quoi servent les manifestations ? Elles ne servent pas plus qu’une procession religieuse pour infléchir la volonté divine de la finance. Depuis les gilets jaunes, il serait temps de réfléchir et d’arrêter les réflexes d’indignation médiatique.
Face au terrorisme et à ses ferments, l’autoritarisme est une impasse. Notre démocratie, notre Etat de droit, nos libertés, la promotion partout de l’égalité réelle entre toutes et tous, quelles que soient nos origines et nos convictions, sont justement les forces que les ennemis de la République veulent atteindre. Ne leur cédons rien.
Il existe une loi du 29 juillet 1881 qui a fait l’objet de nombreux amendements de réactualisation depuis sa publication pour répondre aux exigences évolutives de la société. Tout au plus, convenait-il de l’amender pour la réactualiser, au vu des nouveaux outils numériques avec les réseaux sociaux. Pourquoi une nouvelle loi inutile aux relents liberticides ?