L'Union européenne, les animaux et le 26 mai.

Pour améliorer la condition animale, l’Union européenne, c'est à dire l'action conjointe de la Commission, du Conseil et du Parlement, nous a donné :

- La directive 74/577 sur l’étourdissement des animaux avant leur abattage
- La directive 2009/147 sur la conservation des oiseaux sauvages
- Le règlement 338/97 sur les animaux sauvages
- La directive 1999/74 établissant des normes minimales relatives à la protection des poules pondeuses
- La directive 2010/63 sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques
- La directive 65/29 et règlement 1/2005 sur la protection des animaux pendant le transport
- La directive 2008/119 établissant les normes minimales relatives à la protection des veaux
- La directive 2008/120 établissant les normes minimales relatives à la protection des porcs
- La directive 93/119 sur la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort
- La directive 1999/22 sur la détention d’animaux sauvages dans un environnement zoologique
- La directive 2007/43 fixant des règles minimales relatives à la protection des poulets destinés à la production de viande.
Et ce n’est pas exhaustif.

Il n’y a presque aucun État membre qui soit allé plus loin sur son territoire en matière de protection des animaux que ces « normes minimales » prescrites par l’Union européenne, alors qu’ils ont toujours cette possibilité s’ils le souhaitent. Pire, la plupart des États ne les appliquent pas, ne transposent pas les directives ou les sous-transposent… c’est particulièrement vrai sur le transport des animaux qui se fait au travers de toute l’Europe dans des conditions abominables, la France étant un très mauvais élève. C'est vrai sur un tas d'autres sujets que le droit animalier.

Le droit de l’Union est loin d’être suffisant, nous devons progresser bien plus encore. Sur tous les sujets environnementaux et sociaux. Pour cela, la solution n’est pas sortir de l’Union. Seuls et sans sanction de l’Union européenne, nos Etats montrent qu’ils feraient encore pire. La solution, c’est de choisir des député-e-s européen-ne-s et des élu-e-s au niveau national qui voudront aller plus loin. Qui se battront pour des textes encore plus ambitieux au niveau européen et pour les faire appliquer au niveau national. La solution, c’est de contrôler les lobbys et d’éliminer la force de frappe des plus nuisibles. C’est de choisir des élu-e-s qui ne seront pas à leur botte.

La solution, ou plutôt, une partie de la solution, c’est de voter le 26 mai pour des écologistes qui défendent, entre autres, la cause animale depuis des années. De voter pour les écolos qui ont défendu la Terre et le vivant tandis que les autres à gauche et à droite se moquaient et regardaient ailleurs. Tandis que les autres continuent à nous parler de croissance et de productivisme. Tandis que les autres greenwashent à pleines mains.

#VoteGreens #VotezPourLeClimat

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