Confi-j16 * Un premier avril pour de vrai!

Oui, un premier avril pour de vrai! mais ce n'est pas une farce! Comme disait l'autre «Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est...».

[DE L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL! http://chng.it/vD2LCd2FCq]

Hier la finance... ah, il nous a bien eu, si on peut dire, et nous avons été nombreux à y croire, même si nous étions un peu méfiants... , aujourd'hui c'est le Coronavirus?

Et cet adversaire est là, omniprésent, dans l’hexagone et bien au-delà! Il a pris la forme d'un virus et nous confine, et pour beaucoup déjà, nous tue.

Et le président d'aujourd'hui, chef des armées, nous a dit que nous sommes en guerre et il nous y a lancé sans armes, pas de masques, pas de testes mais avec quelques arguments : la Constitution un peu suspendue, un gouvernement prêt à la bataille avec des ordonnances, sans trop préciser jusqu'à quand et dans quelles conditions les restrictions des libertés, quelques accommodements avec le droit du travail... un plan pour l'hôpital adapté aux mesures d'avant.

Toute ceci sous couvert de l'urgence sanitaire et on sait que les ''états d'urgence finissent souvent, en droit commun. Voire les décisions du parlement à propos des mesures d'urgence sur le terrorisme du quinquennat précédent, dont quelques unes ont été transposées dans le droit commun en novembre 2017.

Et dans son discours de guerre, le président et son premier-ministre ne mobilisent pas car nous ne sommes pas en guerre, ils se justifient beaucoup et ils jettent des fleurs au personnel hospitalier, d'aucuns disent qu'ils se jouent de nous, après avoir pendant plus d'un an ignoré ou minoré les alertes du corps médical voilà qu'ils les reconnaissent.

Avec une ministre de la Santé, médecin très ''compétente'' disait-on en haut lieu, qui en pleine montée des risques d'épidémie, est retirée de ses responsabilités vers une élection municipale avec l'objectif du calcul politique pour l'écurie du président. Avant elle disait que l'épidémie était loin, après se ''mortifie'' disant que ces élections sont une mascarade. Mme Buzyn, en quelques semaines a résumé et révélé à elle seule, le caractère manœuvrier, calculateur de ce quinquennat.

Ce premier avril 2020 que le Canard du jour laisse entendre que ''par mesure de précaution'' il serait ''reporté au 1er avril 2021'', ne donne pas envie de jouer au poisson d'avril car la farce, sans rire, est devenue une sorte de stratégie de la Macronie.

Et ce n'est pas anodin qu'ils nous tiennent un discours guerrier, militaire. Après l'incendie de Notre Dame (15 avril 2019) Macron a fait appel au général Georgelin pour veiller à l'avancement des travaux de reconstruction de la cathédrale. A son tour, le premier-ministre pour coordonner l'action du gouvernement a fait appel au général Lizurey, chargé d’évaluer l’organisation interministérielle de la gestion de crise du Covid-19.

Garde à vous, c'est la guerre, rompez et restez chez vous!

DE L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !

«Par deux fois, le 16 mars lors de son allocution télévisée et le 25 mars à Mulhouse, le résident a fait les louanges de l’action des personnels de santé, leur annonçant des mesures exceptionnelles ainsi que pour tout l’Hôpital.»

«Mais à ce jour, les masques restent contingentés, la rallonge budgétaire de crise ne prévoit que 2 milliards pour l’Hôpital et, encore, le fléchage de cette somme demeure des plus obscurs alors qu’en France 300 milliards sont prévus pour garantir les prêts bancaires des entreprises, sans aucune condition sur l’emploi, 35 milliards pour faire face à leur défaillance fiscale et sociale et que l’on débranche tous les garde-fous sur le temps de travail. Au niveau européen 1.000 milliards sont prévus par la BCE pour soutenir la valeur des titres boursiers

«Au plus profond de la crise du coronavirus, les choix du Président restent les mêmes : sauver le capital et les profits. A mille lieues de la réponse urgente et nécessaire aux besoins de la population. L’obsession de maintenir la chaîne des profits prévaut sur tout ! En face, conditions de travail et de vie des citoyens, détresse sanitaire et psychologique de masse pèsent bien peu. C’est dès maintenant qu’il faut commencer à faire autrement, sans attendre le « jour d’après ». Alors que droits sociaux et libertés publiques sont mis en cause, des citoyens s'engagent et appelent à des mesures immédiates, précises et concrètes pour les salariés et les populations ouvrant sur une alternative de progrès pour toutes et tous».

C'est à signer ici : http://chng.it/vD2LCd2FCq* il y a déjà plus de 60.000 signatures.


Danièle Deschamps's tweet - "#LaPitiéSalpétrière: Dr François ...

 

* * Hôpital public: la note explosive de la Caisse des dépôts

Par Laurent Mauduit et martine orange

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