Ferrand et "son camarade" Cambadélis

La cohérence politique, l'éthique personnelle, la décence, pourraient -ou devraient- inciter M Ferrand à se mettre «en réserve» en attendant que tout soupçon (puisque il dit que «tout est légal») soit levé. Mais voilà qu'il fait du Fillon, épaulé par son premier-ministre et même le nouveau Président semble se confondre avec le rôle de la presse, estimant qu'une révélation c'est un jugement.

Et voilà que ce grain de sable, est en train de devenir un gros caillou dans la chaussure d'En Marche...

La révélation du Canard Enchaîné, les suites publiées par d'autres organes de la presse écrite comme Le Parisien ou Le Monde, semblent suffisamment éclairantes. Quelque que soit la légalité des procédés, il ressort une sorte de promiscuité, une relation incestueuse, dans le rapport et le mélange des genres, entre vie publique et affaires privées.

L'espoir qu'on était en droit d'attendre du bouleversement qui se veut en cours des mœurs politiques, est en train de s’effilocher avec la «jurisprudence Ferrand», que le nouveau pouvoir semble vouloir installer. Les calculs politiques qui donnaient déjà M Ferrand au perchoir de l'Assemblée dans la future législature, ressemblent à la façon "politicienne" de conduire les affaires!

Et cette affaire révèle par ailleurs une autre indécence, un procédé minable et une prise de position opportuniste et indigne. Il s'agit des déclarations de Cambadélis, le chef du PS, exigeant la «démission» du ministre l'accusant d'enrichissement personnel. Or il s'agit d'un «camarade socialiste» depuis 1980, avec des responsabilités électives depuis 1998 avec l’étiquette PS. On pourrait conclure que les ex-PS, camarades de Cambadélis, pressés qu'ils sont de «tourner casaque ou retourner sa veste» partagent, où qu'ils soient, les mêmes arrangements entre copains et accommodements familiaux. Le patron des "socialistes" se révèle ainsi  plutôt soucieux de sa cuisine électorale, semblant ignorer ce qu'il serait des pratiques de ce député de son parti,  qui a pu apparemment se servir pendant son appartenance au PS.

L’association AntiCor a eu raison de vouloir «qu’une enquête soit diligentée pour déterminer les responsabilités», aussi bien du nouveau ministre mais également des membres du Conseil d'Administration des Mutuelles de Bretagne, ayant autorisé la transaction. Au fond, à qui profite ce négoce?

« La question est de savoir si la convention de bail qui liait les Mutuelles de Bretagne à la compagne de M. Ferrand à travers une SCI a été réalisée ou conclue dans l’intérêt des Mutuelles ou dans l’intérêt de cette proche en violation des droits des adhérents qui versent des cotisations, ce qui serait constitutif d’un enrichissement personnel », a expliqué Jérôme Karsenti, l’avocat d'Anticor.

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