Macron fidèle au ‘’couac qu’il en coûte’’ !

Ce matin, ma boulangère m’annonce que la « tradi » augmente de cinq centimes et passe à 1,20€. Je traverse la rue et mon marchand de journaux me vend le Canard passé à 1,50€ (trente centimes de plus que la semaine dernière). C’était ma journée… où mes « essentiels » du mercredi grimpaient de quelques centimes.

Oui je sais, pas grand-chose tout ça. La baguette baptisée ‘’traditionnelle’’ les mérite bien. Et le Canard du jour avec ce titre « ratés sur les tests, retards sur la vaccination et sur les indemnisations… Macron fidèle au ‘’couac qu’il en coûte’’ ! », les mérite bien aussi.

Et dans un encart à ses lecteurs, le palmipède nous raconte que depuis trente ans (déc.1991) le prix n’avait pas varié et qui, entre le dépôt de bilan de Presstalis, distributeur de la presse et le Covid, les comptes sont au rouge en 2019 et 2020.

L’hebdo du mercredi nous explique aussi que « ces 30 centimes d’augmentation vont également permettre d’améliorer la marche de nos amis les marchands de journaux ». Et cet argument me touche car je vois bien que la vie n’est pas rose pour les kiosquiers…

Tout ça pour dire que je reste fidèle à ce journal qui parfois m’agace, quelques fois je siffle ses partis-pris, ou m’indisposent certains sous-entendus mais qui toujours m’intéresse, m'apprend des choses sur le ''marigot en place'', souvent contribue à mes indignations et le rire en coin me réjouit dans la mare aux canards.

Dans cette édition on découvre des belles sur la guerre des vaccins et les profits des ‘’requins aux médocs’’. Et dans la tradi… page deux on apprend tout sur les décisions imparables du président et les répliques sèches Macroniennes. A la Une un ‘’joyeux coronanniversaire !’’ où les déclarations assurées il y a un an de Mme Buzyn font rire jaune. Mais pas de problème, le Canard rappelle qu’aujourd’hui l’ex-ministre « a quitté la politique mais pas la médecine. Le 4 janvier, elle a été nommée à l’Organisation mondiale de la santé, à Genève ». Elle méritait bien ça !

Et, entre autres, dans la Prise de bec, le portrait d’un futur(peut-être) candidat aux présidentielles, Xavier Bertrand, ‘’l’assureur qui ne manque pas d’assurance’’.

Pour quelques centimes de plus... c’est toujours une lecture qui ragaillardit les neurones !

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