Les “hommes” du Président...

Peut-être pourrait-on aussi dire les “candidats” ou les “choix” de Macron... Zemmour, Bigard, de Villiers, Raoult enfin des valeurs “sûres” dans le langage de la Macronie, qui reçoivent des coups de fil, SMS ou les visites du Président. Dans le sens du poil de la France profonde ou des records d'audience de TF1 ou BFM-télé!

C'est très fort qu'un “premier de cordée” soit aussi disponible, en pleine crise sanitaire, où l’exécutif est en première ligne pour le déconfinement, pour que le Président ait besoin de se pencher sur le sort de personnalités aussi “influentes” et soit à ce point inquiet de leur déconvenue publique, de leurs déclarations, de leur entreprise, de leurs recherches.

Certes, on a le sentiment que ce président n'a “rien à cirer” du vicomte, du saltimbanque, du chroniqueur, du médecin-chercheur, mais ces “attentions”, pas chères, font parler le landerneau et encore une fois font illusion sur sa supposée empathie!

Il y a sûrement d'autres hommes dans la palette du Président, qui font le job et, on pense spontanément à Castaner et Lallement, qui castagnent à tire-larigot pour faire passer les réformes macroniennes à la “trique” et casser à coups de flash-ball ou, plus récemment de drones, les manifestations ou expressions qui dérangeraient l’État qu'ils appellent de droit.

Tout ceci est banal, vulgaire et a peu d'importance. C'est toutefois le révélateur de la méthode en marche et le visage d'un président au-dessus de la mêlée, qui prend sur lui de se rapprocher de ceux dont la vox-populi acclame, avec la même dévotion, que les applaudissements à 20 heures ou le coup de fil de Hanouna pour l'anniversaire de Macron.

Et ces péripéties médiatiques du Président en disent long sur cette parodie entretenue par les nouveaux moyens de communication la plus large, qui cachent le reste, comme ce “virus” signait le détournement de la démocratie et le risque que le “monde d'après” soit, en définitif une nouvelle version du “monde d'avant”!

Un quinquennat dont la politique contribue aux inégalités et au "confinement" social, éducatif, économique, d'une partie de la population dans les banlieues mais aussi dans les quartiers ciblés des grandes villes. Un pouvoir qui semble sourd et aveugle à la dés-errance d'une partie de la jeunesse, laissée pour compte de l'éducation nationale, des jeunes auxquels ont  étiquette de "décrocheurs", sans aller voir ce qui les fait décrocher.

Non, ce n'est pas “désespérant” de le constater ou de le dire, car il me semble que nous sommes de plus en plus nombreux à refuser le piège Macron ou Le Pen. À coup sûr, ni l'un ni l'autre... et de ce fait tout nous reste à faire !

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