Onfray versus Manu, en plein dans le Besson!

On sait bien que les “lettre ouverte à...” sont ignorées (presque toujours) par le destinataire. Cette fois-ci c'est surtout de l'expéditeur qu'on va causer : «Lettre ouverte au président Manu / Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy», par Michel Onfray...!

Résultat de recherche d'images pour "onfray dessins" Notre cher philosophe (autant aimé que détesté), a posté une lettre ouverte au président Manu. “Dans la tradition littéraire des pamphlets et de la satire politique”, explique-t-il. Il a le talent pour ça, la gouaille, pas toujours la justesse.

Cette-fois-ci il n'y va pas par quatre chemins et il est imparable sur le sieur Besson, écrivain de son état et “serviteur” par la plume du couple qui forment Brigitte et Emmanuel (ordre alphabétique). Il se voyait déjà en haut de l'affiche, là où Roman Gary a été consul de France à Los Angeles. Des envieux (de la CFDT, mais de quoi se mêle-t-elle? au lieu de débrayer avec les cheminots) contestent cette nomination auprès du Conseil d’État.

Du coup et puisque c'est du même gabarit il titille mesdames Saal (l'amie des chauffeurs de taxi à l'INA) et Nyssen (ministre de la culture et amie des travaux en cachette du fisc), l'ange-gardien matraquer Benalla, tout en se laissant aller à propos de Stéphane Berne et des inénarrables frères Bogdanov.

Par la bande il évoque, sans s'y attarder, l'ex-socialiste Ferrand, qui a fructifié son patrimoine concubin, avant de se lancer en marche avvéléré auprès de Macron, avec profit. Par une astuce de ses avocats et, peut-être une maladresse d'Anticor, l'affaire (pour malversations et de prises illégales d'intérêts) a été délocalisée à Lille.

L'intitulé de sa diatribe ...président Manu..., me paraît aussi quelconque que la surprenante décision des journalistes au Palais de Chaillot de ne pas l'appeler pour ce qu'il est, le Président. Ça ne mange pas de pain mais ça ne fait pas avancer le schmilblick...

Ceci dit c'est sans doute opportun, et bravo, que le maître de l'Université Populaire de Caen, use de sa tribune pour souligner l'iniquité de l’ère Macron qui, si elle a pu abuser pendant la campagne plus d'un, ne laisse plus de doutes sur les méthodes, les pratiques et les intentions du jeune Président.

Reste qu'au-delà de ses péripéties, à laquelle on pourrait ajouter la plus récente avec la démission de ministre de l'écologie, le quinquennat installé en mai 2017 n'est sur ces points nullement différent du ou des précédents où des nouveaux venus s’octroient les mêmes petites baronnies que leurs aînés, toutes étiquettes confondues.

Et ce que toutes ces affaires (quelque soit l'ampleur, voir la «nouvelle» affaire Kohler) révèlent c'est une sorte de corruption de la démocratie au plus haut niveau de l’État. De même que la démission de Hulot met en évidence le désintéressement du Président et de la majorité des obligés qu'il a nommé ministres, qui dégainent en chœur, quand ils entendent le mot écologie, “ça commence à bien faire” qu'un autre Nicolas avait évoqué au Salon de l'Agriculture pendant la Sarkozie. Les lobbies à la manœuvre, que ce soit les chasseurs, les marchands d'armes à feu ou la FNSEA, sont proches du pouvoir comme Areva semble être dans les petites papiers du premier-ministre.

En attendant la réponse du président Manu à la lettre ouverte d'Onfray , sachant que la Macronie considère déjà comme un libelle, forcement diffamatoire!

Résultat de recherche d'images pour "lettre ouverte dessins"

Extrait de la lettre ouverte au président Manu dans le premier commentaire.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.