50 jours et le “virus” sert toujours!

Depuis 50 jours que nous sommes confinés, la douleur des proches des victimes du Covedi-19 est bien là, le dévouement de celles et ceux qui se confrontent aux conséquences immédiates est manifeste, mais ce “virus” sert toujours et ce pouvoir s'en approprie pour poursuivre sa politique de “flicage”.

Feu, avant même la fin, du “plus jamais comme avant”. La journée d'hier est significative. Un premier-ministre, avec la rigueur d'un chef-comptable égrène devant le Sénat les décisions de l’exécutif, droit dans ses bottes comme autrefois son mentor, pas d'autre alternative, c'est comme ça! Le même jour, presque en même temps le Président aborde tous les sujets, avec des envolées imprécises et assure que le déconfinement, à partir du 11 mai, sera mis en place d'ici à ce jeudi. Et pour ça,  ce sera fait avec "beaucoup d'organisation, de calme... de pragmatisme et de bonne volonté".

En attendant son ministre de l'intérieur et le Préfet de Paris font voler des drones qui guident les patrouilles de police afin qu’elles contrôlent, voire verbalisent, ceux qui sont susceptibles de contrevenir à la consigne générale de confinement.

Pour Maryse Artiguelong, vice-présidente de la LDH. «Visiblement, la Préfecture de police a décidé de faire ce qu’elle veut, et elle n’est pas la seule».

Et compte tenu des orientations et les actions dictées par le gouvernement via son ministre de l'intérieur, depuis 77 samedis, rien ne permet de s'assurer que les enregistrements des images prises par les drones ne soient pas, le cas échéant, utilisées ultérieurement. Même sans attendre que le Front National s'y installe...

«Les images captées peuvent techniquement être partagées avec divers services de l’État ou autres autorités publiques, qui pourront les exploiter pour un nombre virtuellement infini de finalités, légitimes ou non», argumente le texte du recours déposé par la LDH et La Quadrature du Net, convaincus que «la mobilité des drones rend ces derniers infiniment plus liberticides que des caméras fixes».

On assiste par là au renforcement des moyens de sécurité et de pénalisation des citoyens, comme si finalement, le discours officiel (sous couvert de combat au Covid-19) dictait des interdits et des verbalisations dans toute circonstance, venant confirmer la politique répressive que ce quinquennat a rendu prioritaire.

Les “virus” de la Macronie sont bien à l’œuvre, qu'il s'agisse des méthodes à l'éducation nationale, des directives de sa ministre du travail ou des conseils de la secrétaire d’État à l'économie (qui voyait début mars des belles opportunités boursières: «Nous avons aujourd'hui un système financier qui est beaucoup plus solide que pendant la crise de 2008 […] C'est plutôt le moment de faire des bonnes affaires en Bourse aujourd'hui».)

Même si ce “virus peut en cacher d'autres”, le pouvoir ne s'en cache même plus pour s'en servir du Covid-19, pour nous pister à l'aide des drones, livrés plus rapidement aux policiers que les masques aux personnels des hôpitaux!

Les drones à Paris, une pratique illégale… mais banale | Humour ...

Merci Mutio  de Urtikan.net

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