Société Générale : déchéance de la nationalité !

Déchoir de la nationalité la Société Générale ? non, bien sûr que non! c’est pour rire si on peut dire. D’ailleurs le général Hollande a battu en retraite. Et le glorieux et performant Daniel Bouton, patron du soldat Jérôme Kerviel, ne risque rien...! Il y a tout de même quelque chose d’impudent que ces «hauts personnages» se gargarisent de patriotisme tout en fricotant avec les paradis fiscaux.

 Dans l’affaire des Panama Papers, révélée par un collectif de Journalistes dont le Monde en France, il y est question, entre autres, de la Société Générale. Un des principaux clients de Mossaka-Fonseca, plaçant la banque française dans le top des 5 établissements bancaires ayant crée le plus grand nombre de sociétés offshore entre 1977 et 2015. Ces sociétés utilisaient des prête-noms, gérants fictifs, pour rendre impossible l'identification du vrai propriétaire, usurpant et contournant ainsi les règles.

 On se souvient que lors de l’affaire Kerviel, en 2008, le Directeur de la Société Générale d’alors avait qualifié Jérôme Kerviel «d’escroc, de fraudeur, de terroriste». Aujourd’hui on peut se demander légitimement si le Directeur de l’époque (Daniel Bouton PDG entre novembre 1997 et mai 2008) n’avait-il pas quelque chose à voir avec ces pratiques. Est-ce que M Bouton et ses comparses, utilisant des moyens pour contourner le droit et faciliter l’évasion fiscale des patriotes de son rang, ne mériterait-il pas les qualificatifs qu’il attribuait à M Jérôme Kerviel, à savoir «escroc, fraudeur, terroriste» ?

Grande agitation ces derniers jours dans la vieille banque française. Son actuel PDG, M Oudéa (apparemment pas «escroc, fraudeur, ou terroriste») paraissant se contredire entre ce qu’il avait affirmé en 2012 devant le Sénat et ce qui ressort aujourd’hui des investigations journalistiques. D’ailleurs la Banque s’est précipitée annonçant qu’elle portera plainte contre Mélenchon et Kerviel qui ont une fois de plus dénoncé les agissements de la Générale. Belle tribune pour le leader du Front de Gauche.

Les "apatrides" du capital

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  Les révélations qui viennent d'être mises à jour, ne surprennent pas et les noms dont on prend connaissance ne sont pas non plus étrangers aux circuits de la corruption, des malversations voire « bien au chaud » des régimes autoritaires.

 Ce sont la plupart du temps des acteurs politiques et économiques bénéficiaires et peut-être acteurs de la financiarisation souterraine de l'économie. Sont aussi les «apôtres» du patriotisme et quelques fois les «hérauts» contre la corruption. Ce sont des jongleurs de l'intérêt de la «nation» et de leur intérêt personnel.

Il ne s'agit pas ici de défendre la vertu érigée en panacée universelle, comme si la condition humaine ne souffrait  d'aucune dérive. Mais c'est peut-être un des combats qui vaille, une de nos mobilisations de l'heure, la détermination, l'indignation, contre la corruption et toutes ses variantes. Car ces pratiques sont dans la réalité des atteintes au bien commun, et participent de la «corruption de la démocratie».

Bien entendu, la question de la déchéance de la nationalité, ici, ce n'est qu'une pirouette sans grand intérêt, sauf à rappeler le fiasco «Hollande». Il reste tout de même que M. Bouton, Société Générale, et leurs multiples consorts ce sont des «apatrides» du capital. Nationaux pour leurs profits personnels, apatrides pour les bénéfices cachés de leur caste.

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