À l'Assemblée, 1 écolo repenti et 363 convertis

Pour l'acte II, le premier-ministre a fait un aveu «J’ai mis du temps, comme d’autres Français, à considérer que ces enjeux étaient aussi urgents que la défense de l’emploi ou la sécurité», De même que le Président avait fait un mea-culpa, sans confession, sur les gilets jaunes, voilà qu'un 'repenti' pilotera «Ces douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique» à Matignon!

Et voilà que 363 "convertis" ont voté la confiance.

On ne peut pas dire que sa "repentance" lui ait donné du courage pour un élan écologique. L'occasion de dire au pays que l'écologie soulève des questions sociales et économiques importantes voire contradictoires avec les attentes exprimées sur les ronds-points. D'où un besoin de mesures fortes qui bouleversent le mode de produire, de consommer, de prendre des décisions sur la préservation de l'environnement et de son adéquation avec le travail, avec le service public.

Il y a deux jours le président, ami des capitalistes, s’enflammait à Genève contre les «inégalités de ce capitalisme devenu fou». Son premier-ministre, écologiste-sceptique, pour l'acte II, lève le rideau forcé d'une pièce de théâtre comme «plus personne n’a aujourd’hui le monopole du vert», il souhaite 100% de plastique recyclé, et pour cela «les collectivités d'outre-mer pourront, si elles le souhaitent, en devenir des territoires pilotes»... belle perspective pour ces terres lointaines!

Pendant ce temps là les Gauches se rencontrent, monologuent et, diraient certains se gargarisent... nous aussi! Les En Marche font leur "mercato" chez les Républicains pour les municipales et les frontistes sans effort récoltent pour leur entreprise Le Pen (père, fille & nièce...)

 

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