17 déc... En Marche, c'est pour la santé!

Non, non aucune ironie. Ni aucune moquerie sur tous ceux qui ont des difficultés pour marcher. Mais c'est nous les vrais marcheurs... celles et ceux qui par besoin, nécessité, obligation, solidarité, pas le choix, parcourent les villes à pied pour arriver au boulot, à l'école, au rendez-vous médical, administratif, professionnel, personnel...

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atelier populaire Dugudus

Nos camarades nous mettent à ce dur régime, quand on y est pas habitué. Mais saisissons l'opportunité et marchons, marchons! (pas comme dans la chanson), cela permet «d’entretenir une bonne condition physique, mentale et dans de bonnes conditions de pratique, perdre du poids». Comme dit le docteur «marcher est bon pour la santé, même lorsque les articulations sont atteintes par des phénomènes arthrosiques».

Et notre marche de la République à la Nation, de la place Vaubin à la place Denfert-Rochereau, autour du Capitole, sur la Canebière ou partout ailleurs, complète cet exercice quotidien de marcher, parce qu'il faut y aller!

Et nos marches (en dézinguant ce mot qu'on a voulu nous voler...) sont celles qui dénoncent le ras-le-bol des mesures qu'on nous a déjà imposé à la hussarde, le passage en force sur la SNCF, la réforme du chômage, la réduction des impôts aux plus nantis... tout ceci, à un moment ou à un autre s'exprime, explose, peut-être pas de la meilleure manière, mais à la façon dont on peut tant la désespérance, le désarroi, l'inégalité sont manifestes et nourrit (en expliquant et justifiant) la colère qui gronde.

Ce pouvoir n'a pas su, ni voulu, apporter une réponse politique à nos alertes depuis 56 samedis, ne sachant activer que sa force, disproportionnée car vouée à la répression, dont le Préfet n'hésite à avouer «nous ne sommes dans le même camp» (Lallemant, Préfet de police de Paris). Il devait être là pour protéger les citoyens et la République... mais c'est vrai qu'en fin de comptes nous ne sommes pas dans le même camp, MM Lallement, Delevoye & consorts: c'est ainsi que vous avez éborgné une vingtaine de manifestants.

Çà nous coûte, ça coûte à beaucoup d'entre nous, (aux grévistes et autres salariés qui vont le sentir à la fin du mois) mais c'est par là qu'il faut passer. Pour crier bien haut que ce qu'ils préparent pour les plus jeunes jeunes d'entre nous qui travaillent, ou ceux qui viendront après pour travailler c'est injuste, c'est discriminatoire, c'est le renforcement des inégalités que leur système économique a engendré.

Même les mentors-économistes de la Macronie, dénoncent cette abrupte réforme des retraites, qui ne cherche qu'à réduire ''la dépense de la retraite''. Par tribunes dans les journaux ou interviews à la radio, Bozio, Aghion, Martin, Pisani-Ferry, inspirateurs du programme du candidat Macron en 2017, se rejoignent pour critiquer ces mesures en annonçant ''une impression de formidable gâchis'' (Bozio dans le Monde).

"Je pense que cette réforme pénalise les moins fortunés. Je ne vois pas pourquoi la retraite devrait perpétuer les difficultés de vie de certains. La retraite pourrait être une compensation des années difficiles, ce serait ça l’esprit de justice." a commenté Ariane Mnouchkine sur France Culture, la semaine dernière.

En marche donc pour nous rassembler contre cette politique qui atteint à la cohésion sociale et surtout à nos vies de citoyens et à la démocratie dans ce pays. En Marche citoyens pour ne pas crever!

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Photo du billet * MACRON : MARCHE...OU CRÈVE !* de Camille Lefèvre 

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