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Billet de blog 16 déc. 2015

Au jeu à qui perd gagne, Bartolone revient!

Et la boucle est bouclée, Le candidat battu aux Régionales en Île-de-France, Claude Bartolone revient au perchoir de l'Assemblée nationale. En guise de consolation!

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 C'est le patron du groupe socialiste de l'Assemblée, Bruno Le Roux qui a joué au maître de cérémonie en proposant aux élus de lui "redonner leur confiance", malgré sa défaite. Comme un seul homme (ou femme) les députés socialistes se sont levés pour applaudir Barto (c'est son petit nom). Ceci dispense d'un vote formel, selon Le Monde.

 Ils font vite, on est encore dans les premiers pas du grand chambardement lepeniste (après avoir entendu de tous les côtés, "on ne fera plus de la politique comme avant") et voilà que rien ne les arrête. Même si le vote populaire s'est exprimé et relayé à la seconde place Claude Bartolone et sa liste. Lui n'a pas été en capacité de reconnaître sa défaite et démissionner spontanément de ses prérogatives précédentes. Ses petits camarades n'ont pas vu d'objection en reconduisant par acclamation le candidat recalé qui retrouve son perchoir d'avant, comme si rien ne s'était pas passée ces deux derniers dimanches!

 Depuis presque 40 ans (élu pour la première fois en 1979) que M Bartolone est aux «affaires». Le renouvellement du personnel politique, la limitation du cumul et du nombre de mandats, le respect stricte des règles et du droit ce sont, entre autres, des questions récurrentes quand on parle de l'état de la démocratie dans ce pays. Le «coup de semonce» que les états majors jurent leurs grands dieux, avoir entendu, on constate aisément, c'est en tout cas ma lecture, qu'ils sont sourds mais pas muets.

 Cette façon de faire de la politique est en quelque sorte une variante de corruption de la démocratie, l'utilisation du vote électoral pour s'approprier, en bénéfice personnel ou de son clan, de postes et de places.

 On se souvient de l'affaire François Pérol, de François Brottes, L'emploi "aidé" de Véronique!... de toutes ces manœuvres qui minent la démocratie. Par cette façon de faire, le Pouvoir a répondu à l'électorat frontiste, prouvant ainsi que leur vote ou leur manifestation de colère c'était dimanche soir. Depuis, la semaine a démarrée et les affaires reprennent.

 Rappelons qu'un des vice-présidents de l'Assemblée, Marc Le Fur, ex-UMP-les- Républicains, a été également battu dimanche dans la Région de Bretagne, et ne semble pas non plus décidé à se conformer à ce que le vote des citoyens a exprimé. 

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